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antarctique
2026
Si des recherches antérieures avaient déjà permis de découvrir la présence de microplastiques, notamment dans les glaces et les eaux de l’Antarctique, une récente étude a apporté du nouveau. Cette fois, les chercheurs ont retrouvé ce type de particules fines dans l’estomac d’insectes endémiques de la région. Or, il est ici question d’une espèce de moucheron que l’on considère comme étant le seul animal exclusivement terrestre de l’Antarctique.
De récentes études font état d’une propagation du virus H5N1 sur le continent glacé, notamment une variante particulièrement dangereuse, fragilisant la biodiversité.
Au-dessus du continent le plus glacial de la planète, là où les températures descendent jusqu’à moins quatre-vingt-dix degrés, se joue un phénomène climatique aussi contre-intuitif que déterminant pour notre avenir. Les nuages de l’Antarctique, contrairement à toute logique, restent désespérément pauvres en glace. Cette anomalie atmosphérique, récemment documentée par des scientifiques allemands, agit aujourd’hui comme un bouclier thermique pour l’hémisphère sud. Mais ce rempart fragile pourrait bien s’effondrer sous l’effet du réchauffement climatique.
Depuis plusieurs mois, l’iceberg A23a se situe dans l’océan Austral, dans une zone où les eaux sont bien trop chaudes pour sa survie. Il y a peu, des observations par satellite ont confirmé que le monstre arborait désormais d’immenses traces bleues, signe de sa proche fin de vie. Pourquoi faut-il s’inquiéter des conséquences de ce phénomène ?
Des scientifiques français, italiens et suisses ont creusé une cave dans l’Antarctique pour y stocker des carottages des glaciers de montagne, menacés de disparition par le réchauffement climatique, et conserver les informations cruciales qu’ils renferment.
Le mercredi 14 janvier 2026, la première bibliothèque de carottes de glace au monde a été inaugurée à Concordia, en Antarctique. Des échantillons provenant de glaciers du monde entier commencent à y être stockés. Ils permettront notamment aux générations futures de continuer à étudier les traces des climats passés piégés dans la glace, alors que les glaciers de tous les continents fondent à un rythme effréné.
Une équipe de près de 40 scientifiques internationaux et journalistes est en route pour une expédition vers le tristement célèbre « glacier de l’apocalypse » afin d’évaluer de près son état. Si des preuves croissantes indiquent une fonte accélérée en raison du réchauffement climatique, son avenir, ainsi que ses impacts sur la planète, demeurent incertains. On espère désormais que l’expédition apportera davantage de réponses quant aux catastrophes face auxquelles le monde devrait se préparer si l’on venait à perdre le glacier.
2025
Avec une voile et des skis pour tout moyen de transport, les Français Heïdi Sevestre – glaciologue – et Matthieu Tordeur – explorateur – ont entamé début novembre une traversée de l’Antarctique. Ils ont trois mois pour parcourir 4000 km et pour mieux comprendre l’impact du réchauffement climatique sur le continent blanc. Le tout, sans assistance.
L’avenir de l’Antarctique au-delà de 2100 inquiète : des émissions élevées entraîneront une perte de glace majeure à long terme. Une étude publiée le 05 décembre 2025 dans Nature Communications avertit que le destin de la calotte glaciaire antarctique, le plus grand réservoir de glace d’eau douce de la planète, jouera un rôle décisif dans l’élévation future du niveau de la mer.
Si mers et océans fonctionnaient comme une immense baignoire, l’eau s’élèverait partout de la même façon. Ce n’est pas ce qui se passe, du fait notamment de la gravité et du rôle du manteau terrestre.



