Jean-Pascal Van Ypersele

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2026

Des scientifiques ont rédigé à l'avance la nécrologie d'une plaque de glace grande comme 15 fois Paris. Derrière elle : le glacier Thwaites, surnommé « le glacier de l'apocalypse ». Sauf que si vous ouvrez les études, le mot « apocalypse » n'y est nulle part. Alors on l'a pesé. Dans cette vidéo, avec le glaciologue Frank Pattyn (ULB), on prend les chiffres qui font peur forcément... 58 mètres, 3 mètres 30, 65 centimètres, 6 centimètres — et on remet chacun à sa vraie échelle de temps. Et on explique un mécanisme dont vous n'avez probablement jamais entendu parler : quand l'Antarctique fond, c'est en Europe que la mer monte le plus.
Suite à un manque de volontaires, la Russie voudrait recruter des personnes qui n'ont pas les compétences pour passer leur service militaire.
On croyait l’été caniculaire derrière nous, mais les fortes températures sont de retour sur le territoire hexagonal en cette fin de semaine. Le réchauffement climatique intensifie et multiplie ces épisodes de chaleur tardifs.
Si le glacier Thwaites, en Antarctique, disparaissait complètement, cela pourrait accélérer drastiquement la montée du niveau des mers sur toute la planète. “The New York Times” s’est appuyé sur des données scientifiques pour évaluer les conséquences potentielles de ce phénomène sur les villes de 300 000 habitants ou plus, situées à moins de 160 kilomètres de la côte.
On imagine souvent la montée des océans comme un phénomène uniforme, une sorte de grande baignoire planétaire qui se remplirait de la même manière partout. L’image est séduisante par sa simplicité, mais elle est complètement fausse. La réalité est bien plus surprenante, presque contre-intuitive : lorsque la calotte du Groenland fond, le niveau de la mer baisse juste à ses pieds, tandis qu’il grimpe des milliers de kilomètres plus loin. Autrement dit, ce sont les côtes les plus éloignées de la glace qui trinquent le plus. Pour comprendre ce paradoxe, il faut s’intéresser à une force que l’on oublie souvent quand on parle de glaciers : la gravité. Plongeons dans cette mécanique céleste terrestre qui redessine la carte des risques littoraux.
En raison du manque de pluie, le niveau d’eau à Kaub, entre Coblence et Mayence, point de référence essentiel pour la navigation et l’économie, devrait tomber pour la première fois cette semaine sous les 10 centimètres d’eau.
Il faut arrêter de se faire des illusions. Il n'est pas possible de décarboner nos sociétés sans réduire drastiquement notre niveau de vie. Ni l'État ni l'industrie ne supporteront l'effort à notre place. […] En supprimant la voiture, l'avion, les produits d'origine animale dans son alimentation, les services de streaming, les réseaux sociaux, les loisirs (festivals, parcs d'attractions, compétitions sportives…), on fait seulement la moitié du chemin. Quel politicien proposant des mesures aussi drastiques serait élu ou réélu ? Les services publics que nous utilisons représentent déjà 2 tonnes par an et par citoyen, ce qui ne laisse aucune place pour la consommation individuelle. Alors, que faire ?
Le manque d’eau menace des régions cruciales pour l’agro-industrie transalpine. L’apport des zones montagneuses est en recul en raison du déficit neigeux hivernal.
L’humanité peut améliorer les niveaux de vie, réduire les inégalités et maintenir le réchauffement climatique en dessous d’une hausse de 2 °C, selon une vision ambitieuse de la survie de la planète rapportée la semaine dernière par The Guardian. À une époque marquée par l’angoisse écologique, c’est une affirmation remarquablement optimiste. Cet optimisme provient du Global Justice Report, élaboré par le World Inequality Lab de Thomas Piketty. […] Ce rapport va à contre-courant de l’époque actuelle. La démagogie anti-immigration, le retour en grâce des combustibles fossiles, les attaques contre le multilatéralisme et la captation du pouvoir par les milliardaires s’opposent tous à la capacité redistributive de l’État que le rapport juge nécessaire. Pourtant, l’équipe du professeur Piketty affirme que la décarbonation, la « sobriété » et l’égalité peuvent permettre à la majorité de mener une vie agréable.
Les climats se dérèglent, les écosystèmes se dégradent et pourtant, à l’échelle mondiale, le revenu moyen par habitant, l’espérance de vie et les niveaux d’éducation continuent d’augmenter. Ce décalage constitue l’un des paradoxes les plus dérangeants du débat environnemental contemporain. Explorer tous les facteurs explicatifs est primordial pour réfléchir aux manières d’agir et de communiquer à l’ère du changement climatique.