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Terres
2026
Valérie Masson-Delmotte, Jean Jouzel ou Christophe Cassou regrettent que les alertes formulées depuis des années par la communauté scientifique sur les conséquences du réchauffement climatique n’aient pas davantage été prises au sérieux.
Et si la prochaine crise alimentaire mondiale n’était pas due à un manque de terres cultivables, mais à un manque de bras pour les cultiver ? Une étude du KAIST publiée dans Nature Sustainability intègre pour la première fois la démographie rurale dans les modèles de sécurité alimentaire — et les résultats sont plus préoccupants que prévu.
En 2025, plusieurs maraîchers wallons ont dû détruire leurs cultures car elles ne respectaient pas la norme en cadmium. Présent naturellement dans le sol, le niveau dans l’environnement de ce métal lourd cancérogène augmente avec les activités humaines. Si la Wallonie est historiquement contaminée par les anciennes retombées industrielles, cette enquête révèle que les engrais phosphatés, principalement issus du Maroc, sont désormais la première source de pollution de nos sols.
C’est en Europe que l’histoire des terres rares a commencé, mais ce n’est plus sur le Vieux Continent que s’écrivent désormais les grandes réussites industrielles autour de ces ressources. La Chine en a aujourd’hui le monopole, mais l’Europe – et notamment la France – veulent inverser la vapeur. Est-ce possible, et à quelles conditions ? Le sujet a été placé en tête de l’agenda dans le cadre de la présidence française du G7, qui se déroule du 15 au 17 juin à Évian.
Dans leur baromètre, 29 experts de 14 pays avertissent que les systèmes dont les scientifiques dépendent pour surveiller l'océan sont menacés.
Pendant des millénaires, les terres gelées de l’Arctique ont joué le rôle d’un immense coffre-fort naturel, retenant prisonnières des quantités astronomiques de carbone. Mais sous l’effet de la hausse des températures, ce bouclier est en train de céder. Une nouvelle étude britannique vient de démontrer que la fonte de ce pergélisol ne se contente pas de libérer des gaz à effet de serre : elle modifie radicalement la structure même du sol. En devenant une véritable passoire, la terre menace désormais de relâcher un fléau sanitaire totalement invisible.
Les controverses autour des pollutions des sols disparaissent aussi rapidement qu’elles émergent. Une alerte suscitera de fortes inquiétudes sur le moment, auxquelles la science offrira souvent une réponse plus tardive, en décalage avec l’expérience locale vécue par les habitants. Le cas du site Kodak, à Vincennes, dans le Val-de-Marne, offre un exemple de cette disparition progressive de la mémoire des sols.
En août 2025, le rapport annuel avait prévenu qu’Israël pourrait être ajouté à la liste des parties suspectées ou responsables de violences sexuelles en situation de guerre, sur laquelle figure déjà le Hamas.
Dans l’enclave en grande partie dévastée ou occupée par l’armée israélienne, quelques agriculteurs cultivent les 4 % des terres agricoles qui restent disponibles.
L’humanité vit-elle à crédit sur une planète dont le coffre-fort est déjà vide ? Si la question semble familière, une étude couvrant deux siècles de données démographiques vient d’apporter une réponse d’une brutalité scientifique inédite. Selon les chercheurs de l’université Flinders, nous avons déjà franchi le point de non-retour de la durabilité, masquant notre chute par une dépendance toxique aux énergies fossiles. Pour que chaque être humain vive dignement sans détruire son propre foyer, la population mondiale devrait être divisée par trois. Un constat vertigineux qui place notre civilisation face à un mur biologique que nous ne pourrons plus contourner très longtemps.



