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2026
Dans une tribune au « Monde », la directrice de l’Institut Momentum Agnès Sinaï estime que « l’habitabilité des territoires » devra se construire sur des infrastructures repensées afin de les proportionner à ce que les vivants et les milieux peuvent accueillir.
Le pays nordique a identifié 180 000 hectares de zones humides dont la restauration pourrait bénéficier aussi bien au climat et à la biodiversité qu’à la défense. Si l’armée y est favorable, certains écologistes mettent en garde contre toute précipitation.
Nous avons subi cet été une chaleur à laquelle nos corps ne sont pas habitués. Pendant plusieurs jours, et surtout nuits, des mots que l’on croyait réservés aux rapports scientifiques sont devenus des sensations concrètes : le bitume qui colle, les rails qui se dilatent, les nuits sans sommeil, les décès qui s’accumulent, les corps épuisés, les animaux d’élevage qui meurent en masse, la nature qui souffre autour de nous… L’inhabitabilité de nos territoires et les limites planétaires ne sont plus des hypothèses à discuter mais une expérience que nous vivons dans notre chair.
Exclusive: As wildfires rage, Frank Elderson says more work needed to assess risk from collapse of ecosystem services
Imaginez un dernier bastion. Un abri, tapi dans la pénombre bleutée des océans, à l’écart des tempêtes de chaleur qui ravagent la surface. Pendant des années, les scientifiques ont porté un espoir tenace envers ces récifs cachés, situés bien plus bas que les coraux tropicaux que nous connaissons. On les surnommait parfois les arches de Noé des mers, ces refuges où la vie corallienne pourrait se réfugier le temps que la crise climatique passe. Mais cet espoir vient de se fissurer. Les instruments plongés dans ces profondeurs racontent désormais une tout autre histoire, et elle n’a rien de rassurant.
Le phénomène climatique, qui accentue l’effet du réchauffement des océans, pourrait provoquer l’extinction d’espèces localisées dans le récif corallien. Les scientifiques alertent sur les conséquences environnementales de ce risque.
Ils se disent « démotivés », « éprouvés », « angoissés ». Les agriculteurs luttent comme ils peuvent pour sauver leurs légumes ou refroidir leur bétail. Installés dans l’Essonne, le Loir-et-Cher ou l’Ille-et-Vilaine, ils témoignent.
Avec la sécheresse et les canicules, les débits des cours d’eau s’amenuisent et leur température monte dangereusement pour la faune. Plusieurs fédérations de pêche, « en alerte permanente », tentent de sauver certains poissons.
Ces organisations estiment que le projet d’affaiblir une loi majeure sur les espèces menacées pourrait avoir des effets immédiats sur des animaux comme les lamantins de Floride, les grizzlis et les insectes pollinisateurs.
Récemment, une équipe a élaboré la toute première cartographie mondiale interactive des réseaux de champignons mycorhiziens arbusculaires. Il s’agit là d’un projet titanesque révélant l’étendue et la biomasse d’une infrastructure fongique souterraine essentielle à la vie terrestre et à la régulation du climat, entre autres. Les scientifiques devraient présenter leur carte lors des prochains sommets de l’ONU avec l’objectif de modifier les actuelles politiques de conservation mondiale des sols.



