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microplastiques pollution
2026
Les déchets plastiques sont omniprésents dans l’environnement marin, avec des impacts écologiques et sanitaires préoccupants. Cette problématique est de plus en plus médiatisée : les images de continents flottants de plastiques sur les océans du globe, obtenues lors de campagnes océanographiques associées à des actions de dissémination scientifique de grande ampleur (la mission Tara Microplastiques ou l’expédition Septième Continent, par exemple), ont marqué les esprits.
Véritable fléau, les microplastiques se retrouvent notamment dans l’eau, l’air, la nourriture et finissent leur course dans les organismes. En Indonésie, le phénomène est gravissime. En effet, ce pays est celui où la population est la plus impactée par ces particules fines. Dans les faits, les indonésiens ingèrent et respirent en moyenne 15 grammes de microplastiques chaque mois.
... Mais derrière ce liquide limpide et rassurant, des chercheurs viennent de révéler un chiffre qui bouscule tout ce que l’on croyait savoir. Le compte est bon, et il donne le vertige - Le résultat tient en quelques chiffres : les chercheurs ont détecté en moyenne environ 240 000 particules de plastique par litre d’eau en bouteille, dont près de 90 % appartenaient à la catégorie des nanoplastiques. Un résultat bien supérieur aux estimations précédentes : les nouvelles mesures ont révélé 10 à 100 fois plus de particules que les travaux antérieurs, qui s’intéressaient principalement aux microplastiques de plus grande taille.
Une nouvelle méthode de détection révèle une pollution jusqu'à 656 fois supérieure aux estimations précédentes dans le Léman. Des chercheurs et chercheuses de l'Université de Lausanne ont développé une technique capable de mesurer les microplastiques ultra-petits, invisibles aux méthodes traditionnelles.
La Science sait depuis plusieurs années que les microplastiques jouent un rôle dans le réchauffement de la planète. Cependant, une récente étude menée par des chercheurs chinois et étasuniens démontre que ce rôle est beaucoup plus significatif que ce que les précédentes études affirmaient. Selon les chercheurs, leurs résultats pourraient justifier pleinement une décision radicale concernant la production de plastique.
Ils sont en plein essor en Bretagne : les déconditionneurs retirent de leur emballage les rebuts de l’industrie agro-alimentaire pour alimenter des méthaniseurs. Mais cette technologie utilisée par des agriculteurs génère des microplastiques, déversés dans les champs.
Le lancement par Emmanuel Macron de «concertations» pour accélérer sur la consigne des bouteilles en plastique, annoncé mi-mai, n’a pas convaincu les ONG spécialistes du sujet. Dans cette tribune à Vert, elles proposent des solutions pour réduire l’utilisation des emballages en polymère, lutter contre cette pollution et prévenir les conséquences sanitaires.
240 000. C’est le nombre de particules de plastique qu’une équipe de l’université Columbia a dénombré dans un seul litre d’eau en bouteille. Publiée en janvier 2024 dans la revue scientifique PNAS, l’étude révèle des quantités jusqu’ici insoupçonnées de minuscules particules de plastique dans l’eau embouteillée. Un chiffre qui renverse une conviction profondément ancrée : celle que la bouteille, c’est la garantie de boire propre.
Une pincée de sel marin, c’est environ un gramme. Selon les données les plus récentes issues de plusieurs études européennes ayant passé au crible des dizaines de marques commerciales, ce gramme contiendrait en moyenne une centaine de microparticules de plastique. Pas des substances chimiques abstraites, pas un risque théorique : des fragments de polypropylène, des filaments de nylon, des lambeaux de film plastique. Directement dans votre salière.
Si les images d’îles de déchets flottant à la surface des océans ont fait le tour du monde, une autre forme de pollution plastique, totalement invisible, est en train de s’infiltrer dans notre organisme. Pour la première fois en Allemagne, une équipe de chercheurs de Leipzig a réussi à quantifier les micro et nanoplastiques que nous respirons au quotidien. Leurs conclusions sont alarmantes : non seulement l’air urbain est saturé de polymères, mais la transition vers les véhicules électriques ne suffira absolument pas à régler le problème.



