Jean-Pascal Van Ypersele

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2026

Plus gros, plus dangereux et plus polluants. Les rues, les panneaux publicitaires et l’ensemble du parc automobile français s’encombrent chaque année de véhicules toujours plus massifs, la faute à un marché automobile guidé par la mode des SUV, les « sport utility vehicle ». Que faire de ces monstres, dont la simple existence est contradictoire avec nos objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre ? La réponse ne sera pas la même selon que votre priorité est le confort des conducteurs, les marges des constructeurs ou l’avenir climatique et la sécurité des personnes qui se déplacent hors SUV. En route, on vous donne les clés dans cet article.
La voiture électrique pose à l’État un paradoxe budgétaire. Si elle répond aux objectifs nationaux de réduction des émissions de CO₂ et de dépendance aux hydrocarbures, elle fait disparaître une ressource fiscale particulièrement rentable et simple à recouvrer : les taxes sur l’essence et le gazole. En France, les seuls carburants consommés par les voitures particulières ont rapporté en 2024 près de 24 milliards d’euros en accises et TVA. Dans ces conditions, comment compenser cette perte de recettes fiscales avec un parc automobile majoritairement électrique ? Deux petits pays novateurs nous éclairent en imposant non plus le carburant mais les kilomètres.
En 2025, 72% des ménages belges possédaient au moins une voiture. Chez les couples avec enfants, ce pourcentage atteignait 90%, tandis que près d'une personne seule sur deux n'avait pas de voiture. C'est ce qui ressort mardi d'un rapport de l'office belge des statistiques Statbel.
Une étude de l'ICCT relève un écart croissant entre les émissions de CO2 homologuées des hybrides rechargeables et celles mesurées en conditions réelles.
Un article de recherche du FMI remet en cause les fondements mêmes de la logique de transition écologique. Certes, les énergies propres progressent, mais sans qu’elles se substituent aux hydrocarbures, en raison d’une constante augmentation de la consommation énergétique. La démonstration des auteurs pulvérise la logique à l’œuvre depuis trois décennies.
9 millions de ventes au premier semestre - Au premier trimestre 2026, les ventes de voitures électriques dans le monde ont chuté, à l'image du marché automobile. Mais, contrairement à celles des modèles thermiques, elles ont augmenté très significativement au deuxième trimestre (+ 35 % par rapport aux trois premiers mois de l'année et + 4 % par rapport au 2e trimestre 2025), atteignant un niveau record dans 50 pays, selon l'AIE (le niveau trimestriel record au niveau mondial a été atteint au 4e trimestre 2025). Au total, plus de 9 millions de voitures électriques neuves (100 % électriques "BEV" et hybrides rechargeables "PHEV") ont été vendues dans le monde lors des 6 premiers mois de 2026, dont plus de 5 millions d'avril à juin. C'est environ 1 % de moins qu'au premier semestre 2025, en raison de la chute des ventes en début d'année, particulièrement sensible en Chine (marché phare de l'électromobilité) et aux États-Unis.
Si les images d’îles de déchets flottant à la surface des océans ont fait le tour du monde, une autre forme de pollution plastique, totalement invisible, est en train de s’infiltrer dans notre organisme. Pour la première fois en Allemagne, une équipe de chercheurs de Leipzig a réussi à quantifier les micro et nanoplastiques que nous respirons au quotidien. Leurs conclusions sont alarmantes : non seulement l’air urbain est saturé de polymères, mais la transition vers les véhicules électriques ne suffira absolument pas à régler le problème.
On l’oublie parfois, mais l’histoire du véhicule électrique commence au XIXᵉ siècle, époque où il battait des records de vitesse et dominait au sein des flottes de taxis de grandes villes comme New York.
En 2025, plus de 20 millions de voitures électriques ont été vendues dans le monde, soit environ 20 % de plus qu'en 2024. Ce nombre pourrait encore augmenter cette année (malgré une chute au 1er trimestre), dans le contexte de la guerre au Moyen-Orient, indique l'Agence internationale de l'énergie (AIE) dans sa publication annuelle sur l'électromobilité publiée ce 20 mai (accessible en bas de l'article).
Ces véhicules de moins de 3,40 mètres représentent plus d’un tiers du marché automobile japonais. Populaires et économes, elles n’ont pourtant jamais été lancées en Europe.