Jean-Pascal Van Ypersele

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robustesse

2026

Pouvoir nourrir sa population, en toutes circonstances, devrait être une priorité pour tout politicien qui se soucie du bien être des citoyens de son pays. Et pourtant, la politique agricole belge et européenne est orientée sur la productivité et le rendement, avec très peu de considération pour la robustesse et l’autonomie.
⚠️ L'intolérance à la frustration, qui transparaît dans de nombreux récits écologiques, peut motiver la production d'énoncés aussi dénués de sens et psychologiquement déstabilisants que les célèbres citations de George Orwell : "La guerre c'est la paix", "La liberté c'est l'esclavage", "L'ignorance c'est la force". 👉 En #écologie désormais, il n'est pas rare d'entendre que le renoncement ne serait pas un sacrifice, que l'estimation de la baisse du PIB à venir serait inutile, que cet indicateur pourrait de toute façon être remplacé par un autre, en particulier le "bien-être", qui ne dit rien de l'évolution du pouvoir d'achat. La négativité est parfois opportunément masquée par des stratégies dont la mise en œuvre est inquantifiable, telles que la résilience ou la robustesse.
Dans cette vidéo, nous vous invitons à repenser le culte de l'hyper performance et imaginer de nouveaux modèles socio-économiques pour promouvoir la robustesse. Avec le chercheur de l’INRAE, Olivier Hamant ! L’occasion de comprendre comment le monde biologique incarne ce concept et les raisons pour lesquelles nous devrions nous en inspirer.
Les lois de puissance s’appliquent aussi aux catastrophes climatiques. L’économie classique du climat et les modèles utilisés sont inadaptés. Les approches robustes permettent de combiner prudence pour éviter la catastrophe, et raisonnement économique.
Olivier Hamant, docteur honoris causa de l’UCLouvain, oppose la quête de la performance à la nécessité de bâtir des sociétés robustes, capables d’affronter un monde devenu instable.
Tribune - des experts déplorent que rien n'ait changé depuis la crise liée au Covid-19, l'optimisation technologique, insoutenable à terme, restant le seul horizon.
Retranscription de la conférence d'Olivier Hamant organisée par le CAL Namur […] Olivier Hamant nous invite à questionner notre quête permanente de contrôle et de performance. A l'heure des bouleversements écologiques, il propose un regard original : et si nous nous inspirons du vivant ? Lent, imparfait et vulnérable, il nous montre qu'une autre manière d'organiser nos sociétés est possible, plus robuste et plus humaine.
Dans une tribune au « Monde », des experts déplorent que rien n’ait changé depuis la crise liée au Covid-19, l’optimisation technologique, insoutenable à terme, restant le seul horizon.

2025

L'humanité entre dans une phase chaotique. Un monde instable. Pour Olivier Hamant, le monde va radicalement changer dans les années à venir. Notre monde, basé sur un climat stable, va en grande partie s'effondrer. L'économie globalisée, reposant sur des infrastructures, des transports, ou des technologies ultra-performantes va être violemment percutée par un climat chaotique comme par l'effondrement du vivant. Pour Olivier Hamant, le paradigme de la performance va être remplacé par celui de la robustesse.
Comment survivre à un monde instable ? Et si l’avenir n’était ni dans la croissance… ni dans la décroissance ? Dans cet épisode lumineux, Olivier Hamant nous revient sur la chaîne et approfondi la troisième voie : la robustesse. À rebours de la quête d’efficacité et de performance, il nous invite à penser comme le vivant : diversifié, lent, redondant, résilient. Face à l’instabilité systémique (climat, économie, numérique…), il démontre que nos modèles productivistes sont devenus fragiles car trop optimisés. Son approche bio-inspirée révolutionne notre rapport au progrès, au risque, et à la politique. Une ode à l’imperfection, à la coopération et à l’acceptation du chaos comme condition de vie. Pourquoi être performant ne sert à rien ?