Format court numéro 1
Commentaire
David Hercot (*)
26 mars 2026
Pouvoir nourrir sa population, en toutes circonstances, devrait être une priorité pour tout politicien qui se soucie du bien être des citoyens de son pays. Et pourtant, la politique agricole belge et européenne est orientée sur la productivité et le rendement, avec très peu de considération pour la robustesse et l’autonomie.
Dans cet article, George Monbiot rappelle à quel point le système alimentaire mondial est concentré dans quelques mains et dépendant d’un équilibre mondial de plus en plus fragile. Il est de plus dépendant de goulots d’étranglements tel le détroit d’Ormuz ou le canal de Suez qui peuvent à tout moment devenir inutilisables comme nous le rappelle l’actualité.
Et pourtant des alternatives existent. Les chercheurs ont démontré qu’il est possible de réduire notre dépendance aux importations d’engrais, d’aliments, de pesticides. Mais cela nécessite une réforme de la politique agricole, un soutien aux agriculteurs pour transformer les pratiques, rendre leur activité viable économiquement tout en réduisant leur exposition et celle de la population générale aux pesticides. Je soutiens terre-en-vue et agricovert. De nombreuses autres initiatives existent que vous pouvez aussi soutenir. Au niveau individuel, la première étape c’est d’acheter plus de produits locaux, végétaux, entiers et bio.
On ne peut plus laisser la politique agricole aux mains de grandes sociétés aux pieds d’argile.
Références :
- L’article de George Monbiot en français : https://obsant.eu/blog/2026/03/25/famine-mondiale/
- Le rapport du MI5 sur la sécurité alimentaire : https://obsant.eu/veille/?rch=mi5#res
- sur les pesticides: https://obsant.eu/entrees/20260319_etude.pdf
- et sur l’agriculture sans pesticides : https://www.inrae.fr/actualites/etude-experimentale-menee-10-ans-montre-potentiel-systemes-production-agricoles-pesticides



