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Timothée Parrique, économiste spécialiste de la décroissance, appelle à ralentir l’économie, à repenser notre rapport à la croissance pour enfin enclencher la transition écologique tant attendue.
Bonjour Timothée, En lisant cet article sur le « retournement de stigmate » sur les mots « vieillesse, vieux et vieilles » par les intéressées elles-mêmes (voir références), j’ai pensé à la décroissance, à ton travail et la sortie du débat infini et stérile sur le « D-word ». Je pense qu’il ne faut jamais essentialiser un mot. La signification ne se trouve pas dans le mot, dans ou entre les lettres du mot, dans sa forme graphique ou sonore, mais dans la relation entre l’individu et le mot, et dans le système sémantique que tissera la société autour du mot.
Trois piliers : L'objection de croissance critique le modèle actuel, la décroissance organise la transition, et la post-croissance définit la destination. Failles du PIB : Cet indicateur purement monétaire ne reflète plus l'amélioration de la qualité de vie au-delà d'un certain niveau de richesse. Leviers de transition : Associer la sobriété (éviter), la substitution (changer) et l'efficience (mieux produire) pour contrer les effets rebonds. Feuille de route : Développer le partage, adopter de nouveaux indicateurs et renforcer la démocratie participative locale.
La pauvreté et les inégalités ne sont pas le fruit du hasard, mais « les conséquences prévisibles de choix politiques », affirme un collectif de personnalités dont Olivier De Schutter, Thomas Piketty, Kate Raworth et Joseph Stiglitz, dans un manifeste publié dans « Le Monde ». Pour eux, il est temps de transformer les règles de l’économie mondiale.
Jancovici casse le mythe de la ville durable !
L'enjeu est central : comprendre comment améliorer durablement le bien- être humain sans dépendre de la croissance du PIB, alors même que les limites planétaires sont déjà largement dépassées. En montrant que la croissance économique n'est ni une condition nécessaire du progrès social ni une garantie de prospérité future, cet ouvrage offre des repères solides pour repenser les finalités de l'économie et envisager autrement l'avenir des sociétés humaines à l'époque de l'Anthropocène.
avec Jean-Baptiste Fressoz, historien des sciences, directeur de recherche au CNRS. Il évoquera les désillusions qui entourent la transition écologique, les façons de faire face aux changements climatiques, les perspectives de décroissance, les éléments qui entourent la société technocratique et les leçons qui peuvent être tirées d'expériences passées pour construire le monde de demain.
Beaucoup d’auteurs et de chercheurs en décroissance sont intéressants. Leur message en une ligne : il faut décroître. Oui. Mais le blocage ne se trouve pas là. Une IA rationnelle (rationelle j’ai d…
Dans un précédent document, j’avais décrit nos sociétés extractivistes et leurs impacts insoutenables pour les écosystèmes et les peuples du Sud (1). France Nature Environnement vient de publier une étude complète sur la question : “Tout savoir sur la sobriété matières” (2). Dans la suite, les textes en italique sont des extraits du dossier FNE
Comment modéliser la transition économique ? Comment relier "croissance débridée", "décroissance" et "post-croissance" ? Et qu'est-ce que cela dit de notre façon de "refermer/sacrifier" le futur ou de "l'ouvrir/le repossibiliser".
Et si on avait sous-estimé les impacts à venir des changements climatiques? Cette sous-estimation ne serait pas banale pour l’économie: 25 000 milliards de dollars de pertes économiques par année vers 2050, de quoi se traduire par une solide décroissance économique.
The Physics of Sustainability – 25/12/2026 - (*The Physics of Sustainability: Material and Power Constraints for the Long Term* – [https://lnkd.in/eMHZ_zvS](https://lnkd.in/eMHZ_zvS)) - À partir de notre article scientifique co-écrit avec plusieurs collègues, qui propose une analyse systémique à l’échelle planétaire en synthétisant plus de 50 ans de résultats (énergie, cycles biogéochimiques, ressources, limites), voilà ce qui change vraiment le cadre. - Le grand malentendu : croire que la soutenabilité se résume à « décarboner ». En réalité, la transition n’est pas seulement une affaire de carbone ni de technologies. L’énergie est avant tout un problème de métabolisme : celui de nos sociétés, de leurs flux matériels, de leurs rythmes et de leurs limites. Sans repenser ce métabolisme, on ne fait que créer des solutions “zombies” : techniquement séduisantes, mais écologiquement et physiquement intenables à long terme.
Chaque année, au mois de décembre, notre économie se turbocharge comme un Mario sous champignon. C’est un moment de frénésie acheteuse, une orgie matérialo-énergivore où l’on se chasse-croise pour s’offrir des trucs autour d’un arbre coupé et d’un buffet d’animaux morts.
Much of today's sustainability discourse emphasizes efficiency, clean technologies, and smart systems, but largely underestimates fundamental physical constraints relating to energy-matter interactions. These constraints stem from the fact that Earth is a materially closed yet energetically open system, driven by the sustained but low power-density flux of solar radiation. This Perspective reframes sustainability within these axiomatic limits, integrating relevant timescales and orders of magnitude. We argue that fossil-fueled industrial metabolism is inherently incompatible with long-term viability, while post-fossil systems are surface-, materials-, and power-intensive. Long-term sustainability must therefore be defined not only by how much energy or material is used, but also by how it is used: favoring organic, carbon-based chemistry with limited reliance on purified metals, operating at low power density, and maintaining low throughput rates. Achieving this requires radical technological shifts toward l
Le journal The Lancet Planetary Health a publié récemment une étude qui évalue le soutien public à la décroissance[1]. Les chercheurs ont voulu distinguer l’adhésion aux idées concrètes derrière la décroissance de l’attitude spécifique vis-à-vis du terme “degrowth”, et examiner comment différents traits individuels (psychologiques, socioéconomiques…) influencent le soutien ou le rejet. Au Royaume-Uni, entre 74 % et 84 % des sondés sont favorables à la proposition globale, respectivement avec le label “décroissance” ou non. Aux États-Unis : le soutien se situe entre 67 % et 73 %[2].
De la critique du système économique actuel aux utopies concrètes comme les biorégions, l’autonomie locale ou le municipalisme libertaire, le philosophe Gaspard Koenig et l’essayiste Gabriel Malek confrontent leurs visions pour imaginer un futur où économie et écologie ne s’opposent plus.
Bertrand Venteau est devenu le nouveau président du deuxième syndicat agricole de France, ce mercredi. L'éleveur de Haute-Vienne veut renouer avec les actions coup de poing, s'allier avec le monde de la chasse et faire de la «lutte contre l'écologie punitive et décroissante» son «cheval de bataille». Interrogé par Vert, il remet en question le consensus scientifique sur la responsabilité humaine dans le changement climatique.
Dans cette conférence sur la chaîne France Nature Environnement Haute Savoie l’astrophysicien et philosophe Aurélien Barrau professeur à l’Université Grenoble Alpes directeur du Centre de Physique Théorique Grenoble Alpes et chercheur au LPSC CNRS explore la transformation nécessaire de notre modèle agricole et économique pour le rendre vivable pour les praticiens et soutenable pour la Terre il insiste sur la responsabilité collective la justice sociale la réduction du temps de travail la sobriété matérielle et l’importance d’une vision systémique au delà des réponses individuelles il évoque les enjeux de la formation des élites la critique de la croissance matérielle la place du vivant la solidarité locale et la recherche de sens mots clés écologie agriculture transition écologique décroissance modèle agricole CO2 emploi collectif politique public sobriété résilience effondrement formation élites université Grenoble sciences philosophie poésie
In a selective history of the evolution of the degrowth movement, his chapter in the Routledge Handbook of Degrowth (2025) offers a collective and subjective reflection revealing tensions between academics, practitioners and activists. Its four co-authors have lived in and with these tensions, analysing practical experiences in the degrowth cooperative Cargonomia (Budapest, Hungary) and the low-tech ecosystem Can Decreix (Cerbère, France). The chapter aims to launch a formal, respectful and significant dialogue between degrowth academics and practitioners. How did an initial public perception of degrowth as activists who experiment-by-doing based in a radical epistemological critique of traditional academia evolve more and more into an academia-dominated movement? We reflect on the movement’s organisation to suggest how deeper collaborative relationships between researchers, activism and practitioners might strengthen degrowth as an academic field, enhance the credibility and robustness of grounded prefigurat
C’est sans doute l’une des études les plus importantes de l’année. Après « A good life for all within planetary boundaries » (2018), la première tentative de quantification du donut de Kate Raworth, et sa mise à jour en 2022 dans « The social shortfall and ecological overshoot of nations », deux chercheurs viennent de publier la suite. Intitulée « Doughnut of social and planetary boundaries monitors a world out of balance » (2025), l’étude est sortie le mercredi 2 octobre dans la prestigieux revue Nature.
Chapter 5 in the Routledge Handbook of Degrowth (2025) sketches the French origins of, and approaches to, décroissance. In France, décroissance emerged early – as part of the long history of debates on the industrialisation of the world and its impacts, and of a shorter history of political ecology over the last half-century. Although inspired by a long genealogy questioning the Western industrial trajectory, the word décroissance really came to the fore in the French protest and intellectual scene in 2002, with a convergence between anti-development and anti-advertising movements. Even if degrowth as a slogan and as a movement only emerged recently, its origins, influences, pioneers, pillars and debates were already very strong in the 1970s. After a long hiatus in the 1980s and 1990s, the term décroissance spread spectacularly, entering the political and activist arena at the beginning of the 21st century, designating a sub-group of political ecologists committed to criticising economic development as the do
ça urge désespérément car les politiques et les actes de Trump et de ses amis climatonégationnistes changent profondément les données du problème nous rapprochant beaucoup plus à la catastrophe irréversible, rendant aujourd’hui dépassées et inopérantes même les plus radicales des « solutions » proposées hier. Ce qui rend encore plus crédible et terriblement réaliste la thèse du texte qui suit, selon laquelle « Toute véritable alternative à cette dynamique perverse et destructrice doit être radicale, c’est-à-dire s’attaquer aux racines du problème : le système capitaliste, sa dynamique d’exploitation et d’extractivisme, et sa recherche aveugle et obsessionnelle de la croissance ».
Trois jeunes Belges, de retour de la 18e conférence de la Société internationale d'Économie écologique à Oslo, racontent leur expérience.
Le journaliste Nicolas Chevassus-au-Louis invite à une vaste réforme de la recherche, notamment pour réduire son empreinte carbone.
En s’alignant sur les objectifs de croissance, la recherche scientifique participe au chaos environnemental, estime l’historien et journaliste Nicolas Chevassus-au-Louis. Il appelle à un mouvement de « décroiscience ».
Plaidoyer pour que la recherche scientifique se mette au service de l’écologie Parce qu’il ne peut y avoir de décroissance sans décroiscience
This article examines the technocentric bias that characterizes climate mitigation literature, focusing on the reports of the IPCC's Working Group III. This bias stems from structural features of the scientific field that prioritizes innovation, leading to the overrepresentation of technological solutions in climate research. Funding mechanisms further reinforce this tendency by incentivizing collaboration with industrial R&D, creating a self-reinforcing loop in which scientific authority and industrial interests converge. The IPCC's institutional positioning—as a policy-relevant yet politically cautious body—amplifies this dynamic by favoring allegedly “cost-effective” technological pathways that lack practical feasibility.
Si le capitalisme et sa propension à croître à l’infini n’est pas compatible avec le respect des limites planétaires, par quel système le remplacer et comment organiser ce grand basculement ? Bienvenue dans l’ère du post-capitalisme, une nouvelle phase de civilisation qui va nous amener à complètement repenser notre logiciel économique. Timothée Parrique est un économiste originaire de Versailles, en France. Il est actuellement chercheur à la School of Economics and Management de l'Université de Lund (Suède). Il est titulaire d'un doctorat en économie du Centre d'études et de recherches sur le développement (Université de Clermont Auvergne, France) et du Stockholm Resilience Centre (Université de Stockholm, Suède). Timothée est l'auteur de Ralentir ou périr. L'économie de la décroissance (septembre 2022, Seuil), une adaptation pour un large public de sa thèse de doctorat. Il écrit fréquemment sur la croissance verte et le découplage ; il est également l'auteur principal de « Decoupling debunked - Eviden
Je n’aurais jamais pensé écrire une réponse à Serge Latouche, l’un des pionniers de la décroissance.[1] Et pourtant, cela me parait nécessaire tant ses propos envers les degrowth studies sont problématiques.[2] Celui que l’on surnomme « le pape de la décroissance » n’aime pas la littérature anglophone (assez paradoxal d’ailleurs pour quelqu’un qui ne lit presque pas l’anglais). Un « recyclage médiatique » par des « universitaires opportunistes », un « vocable globish discutable » par des jeunes qui « n’ont pas la radicalité de la décroissance » et qui inventent des « monstruosité conceptuelles ». Dans son dernier texte, je suis personnellement attaqué, décrit comme un « rénovateur de la seconde génération », un économiste à la pensée étroite cherchant la célébrité en dénaturant la décroissance.
Aujourd’hui, j’ai le plaisir d’accueillir Laurent Testot, journaliste scientifique et spécialiste d’histoire globale.
Le monde est entré dans une ère nouvelle d’affrontements pour la maîtrise des ressources. Face à Poutine et à Trump, la France et l’Europe doivent faire leur aggiornamento stratégique. Et si défense rimait avec décroissance ?
Lors de son Assemblée générale du 19 novembre 2022, le mpOC a décidé de se dissoudre. Cependant, le mouvement de la décroissance est toujours porté en Belgique par Liège-Décroissance dont plusieurs membres figuraient parmi les fondateurs du mpOC. L’Escargot déchaîné, le journal du mpOC, poursuivra également son chemin via un nouveau site web : www.escargotdechaine.be
À l’origine, L’Escargot déchaîné était le journal du mpOC (Mouvement politique des objecteurs de croissance), mouvement créé en octobre 2009 et dissous en novembre 2022 (le site du mpOC reste accessible : www.mpOC.be). Dans un double souci de pérenniser la mémoire du mpOC et de ne pas laisser les politiques et les médias traditionnels récupérer comme ils le font déjà le travail critique réalisé depuis plusieurs années par les objecteurs de croissance, ce trimestriel continuera néanmoins sa route. Sur ce site vous trouverez tous les anciens numéros de L’Escargot déchaîné publié de 2009 à 2022 ainsi que les nouvelles parutions.
Pour mettre fin au procès contre la croissance, l’économiste, chroniqueur au « Monde », avait proposé dans nos colonnes de créer une mesure corrigée des effets de celle-ci sur l’environnement. Un collectif de dix chercheurs du courant de l’économie écologique lui rétorque dans cette tribune.Il n’y a pas « une » théorie macroéconomique derrière la notion de décroissance, mais une diversité d’équipes de recherche qui coexistent, échangent et renforcent les assises théoriques d’un nouveau modèle économique. Un pan entier de ces recherches est consacré à la modélisation macroéconomique de ce que serait « une transformation planifiée et démocratique du système économique afin de réduire radicalement l’impact écologique et les inégalités et d’améliorer le bien-être », pour reprendre la définition commune la plus récente de la décroissance.
Aux côtés des indicateurs traditionnels comme le PIB, la priorité doit être de se doter d’une mesure corrigée des effets de l’activité sur l’environnement, juge Jean Pisani-Ferry, dans sa chronique.
This brief introduces degrowth – intentional downscaling of the global economy to achieve ecological sustainability and social justice – for people working in environmental and social advocacy. It centers the question: “Has the economy outgrown the planet?” because global ecological limits have reshaped the conditions under which we pursue climate action, environmental justice, and many other pressing aims.
Donald Trump ? L'IA ? L'agriculture ? Jean-Marc Jancovici est mon invité.
Les cinq personnes étaient âgées de 68 à 95 ans et porteuses de comorbidités (pathologies chroniques essentiellement), selon Santé publique France, qui précise que 37 autres décès sont en cours d’investigation quant à l’imputabilité du chikungunya.
Le « jour du dépassement » a été atteint le 19 avril dernier. Diminuer le produit intérieur brut (PIB) pour faire disparaître ce dépassement écologique n’impliquerait pas de retourner à l’âge de la bougie. C’est ce que conclut une étude appliquée à la France et à l’Allemagne. Le PIB par habitant soutenable d’aujourd’hui correspondrait à un niveau observé dans les années 1960. Tout en gardant les technologies actuelles.
Kohei Saito voit le monde au bord de l’effondrement climatique. Seul un communisme de guerre axé sur la décroissance pourrait nous permettre de retrouver des jours meilleurs.
These are difficult times indeed, with terrible news on many fronts. What are the prospects for the degrowth1 alternative as we move through 2025? Dark times: the current context First, we need to understand what is going on around us: what is the evolving context with which degrowth has to contend, and to which it has to present a viable alternative?
1) La croissance économique « remonte » largement vers une poignée de privilégiés (Olivier De Schutter) Une carte blanche parue dans The Guardian (juillet 2024). « La croissance économique apportera la prospérité à tous ». Tel est le mantra qui guide la prise de décision de la grande majorité des hommes politiques, des économistes et même des organismes de défense des droits de l’homme. Pourtant, la réalité – telle qu’elle est décrite dans un rapport présenté en juillet 2024 au Conseil des droits de l’homme des Nations unies – montre que si l’éradication de la pauvreté a toujours été promise grâce au « ruissellement » ou à la « redistribution » des richesses, la croissance économique « remonte » largement vers une poignée de privilégiés (…). Des mesures concrètes peuvent être prises dès maintenant, en commençant par choisir des mesures de progrès autres que le produit intérieur brut (PIB), qui ne nous dit rien sur les retombées écologiques ou sociales de l’activité économique (…) [et donc sur l’habitabilité
Entre décroissance et solutionnisme technologique, Nicolas Glady, directeur général du Pôle Léonard de Vinci, et Yves Laszlo, mathématicien à l’université Paris-Saclay, proposent une troisième voie face au défi climatique.
À propos de : Geneviève Pruvost, La subsistance au quotidien, conter ce qui compte. Après avoir présenté la construction de son objet de recherche et de sa méthodologie, Geneviève Pruvost découpe son analyse en trois parties : la description ethnographique ; l’exposition des résultats de l’ethnocomptabilité; l’analyse tirée des enquêtes .
«On ne peut poursuivre un développement infini dans un monde fini. » La formule est familière des cercles écologistes et décroissantistes, mais qui connaît son véritable auteur ? Bernard Charbonneau l’employait dès 1944 selon son ami le penseur libertaire Jacques Ellul.
Le philosophe Kohei Saito relit les carnets de Marx au prisme du réchauffement climatique et de ses conséquences économiques et sociales.
Surnommé « le pape de la décroissance », Serge Latouche, économiste et professeur émérite de l’université Paris-Saclay, est l’un des principaux critiques français de la notion de croissance économique. Il est l’auteur de nombreux ouvrages, comme L’Occidentalisation du monde (La Découverte, 1989), critique virulente du mythe du « développement », ou L’Invention de l’économie (Albin Michel, 2005), qui retrace l’histoire de notre « imaginaire économique », dominé par un rapport utilitariste et quantitatif au monde. Retour sur le parcours intellectuel d’une figure incontournable du mouvement décroissant.
Entretien avec le philosophe et sociologue franco-brésilien Michael Löwy, qui défend dans un récent essai le projet écosocialiste, « utopie radicale » mais aussi « action organisée autour d’objectifs et de propositions concrètes ».
Une fois que les préjugés sur la décroissance sont dépassés, il faut s'atteler à répondre aux questions légitimes qui demandent une réflexion. Avec une économie décroissante, comment financer les services publics ? Comment rembourser la dette ? Quels secteurs vont devoir réduire, ou disparaître ?
Theodore Kaczynski développe une théorie des relations internationales qui donne les clés pour comprendre pourquoi le système techno-industriel est totalement hors de contrôle. Dans ce cadre, il nomme systèmes autopropagateurs (SAP) les organisations humaines qui, au sein du super système planétaire – le système-monde technologique –, se livrent une compétition impitoyable pour leur survie à court terme.
Au Japon, le plus occidental Etat d’Extrême-Orient, acquis aux règles économiques du marché à l’européenne, l’économiste et philosophe Kohei Saito vient jouer l’empêcheur de penser en rond. Diplômé de l’université Humboldt de Berlin et professeur d’économie politique à l’université d’Osaka au Japon, Kohei Saito nous enjoint à tourner le dos à la croissance infinie et indéfinie et de construire, sur la base de coopératives, une sobriété partagée. Ce qu’il appelle le «communisme de décroissance», seul à même, selon lui, de dépasser le capitalisme productiviste, nocif à la planète.
Découvrez l'édito de notre hors-série « Décroissance : Réinventer l'abondance » par Timothée Parrique, chercheur en économie durable et rédacteur en chef invité.
La traduction française de Hitoshinsei no Shihonron (Le capital dans l’anthropocène), best-seller du philosophe japonais Kohei Saito, spécialiste de Marx, vient de paraître sous le titre "Moins ! La décroissance est une philosophie" (Seuil, 368 p. 23 euros).
L’économiste de la décroissance Thimothée Parrique était l’invité de la soirée organisée par le Conseil Supérieur du Développement Durable (CSDD), à l‘occasion de son vingtième anniversaire, le 11 octobre. Le débat, intitulé « One planet – our future : réimaginer la prospérité dans un monde fini », a opposé les thuriféraires d’une croissance infinie aux soutiens de la décroissance. Pour célébrer ses vingt ans, le CSDD a invité plusieurs intervenant·es à s’exprimer et à débattre sur le thème de la décroissance au Luxembourg, dont Timothée Parrique, chercheur français à l’université de Lausanne et auteur du livre « Ralentir ou Périr : L’économie de la décroissance », ... mehr lesen / lire plus →
Dans son ouvrage Moins ! la décroissance est une philosophie, Kohei Saito en donne un bel exemple : Marx soulignait que le capitalisme invisibilise ses propres contradictions en les déplaçant, mais que ce déplacement conduirait inévitablement à un enrayement qui aggraverait davantage ces contradictions...
Marx attaque. Le projet de ce jeune penseur : dépoussiérer la pensée de Karl Marx pour l’adapter à l’urgence écologique. Son dernier livre, Moins ! La décroissance est une philosophie (Seuil, 2024), vient d’être traduit en français. Portrait.
Docteur en philosophie de l’Université Humboldt de Berlin et professeur associé à l’Université de Tokyo, Kōhei Saitō, 37 ans, est aussi le plus jeune lauréat du Deutscher Memorial Prize, qui récompense les écrits marxistes les plus novateurs. Dans Moins ! La décroissance est une philosophie (Seuil, 2024), vendu à 500 000 exemplaires au Japon, l’universitaire tente une association audacieuse entre les écrits de Marx, l’écologie et la décroissance qu’il nomme « communisme décroissant ». Marqué par l’accident nucléaire de Fukushima en 2011, Kōhei Saitō estime que le marxisme doit dépasser la question du productivisme et embrasser celle de notre temps, à savoir celle des limites planétaires.
Moins ! , Kohei Saito, Jean-Christophe Helary : Il fait de plus en plus chaud, on n’arrête pas de travailler, tout est transformé en marchandise. En quête de survie et de liberté, un jeune philosophe japonais, né en 1987, lit les carnets d’un vieux philosophe allemand, mort en 1883. Il y découvre une pensée qui aurait tout pour sauver le monde entier et la partage dans le livre que vous tenez entre vos mains. Rien de plus, tout au moins. S’appuyant sur les carnets tardifs inédits de Marx et voyant dans le pacte vert le nouvel opium des masses, Kohei Saito déconstruit le désastre social et écologique du capitalisme, dénonce le mode de vie des pays développés, et prône une société fondée sur les communs. Radical et urgent, cet essai fixe un objectif politique et civilisation...
Saitō Kōhei | Vers un communisme écologique ? Extrait du manifeste marxiste décroissant "Moins ! La décroissance est une philosophie"
Literature reviews are usually quite uncontroversial. But this is not the case of “Reviewing studies of degrowth: Are claims matched by data, methods and policy analysis?”, a recent paper by Ivan Savin and Jeroen van den Bergh, two economists at the Autonomous University of Barcelona....
Some narratives in international development hold that ending poverty and achieving good lives for all will require every country to reach the levels of GDP per capita that currently characterise high-income countries. However, this would require increasing total global output and resource use several times over, dramatically exacerbating ecological breakdown. Furthermore, universal convergence along these lines is unlikely within the imperialist structure of the existing world economy. Here we demonstrate that this dilemma can be resolved with a different approach, rooted in recent needs-based analyses of poverty and development. Strategies for development should not pursue capitalist growth and increased aggregate production as such, but should rather increase the specific forms of production that are necessary to improve capabilities and meet human needs at a high standard, while ensuring universal access to key goods and services through public provisioning and decommodification. At the same time, in high
L’augmentation du PIB n’amène plus le bien-être escompté dans les pays riches, mais au contraire davantage d'inégalités, de pauvreté et d'impacts écologiques. Dans Changer de boussole (Les liens qui libèrent), Olivier De Schutter, rapporteur spécial de l’ONU sur les droits humains et l’extrême pauvreté, plaide pour la sobriété au Nord – qui ne se confond ni avec le renoncement ni avec le sacrifice – et pour une croissance différente de celle d’aujourd’hui dans les pays pauvres, le tout devant générer plus de justice sociale et réduire la pauvreté.
La croissance est plus qu’une domination économique, sociale et culturelle. C’est aussi une aliénation politique. En osant affirmer que la question “qu’est-ce qu’une vie bonne ?” est politique, la décroissance repose la question du sens. Mais si la question du sens n’est plus une question politique, c’est parce qu’elle a été sortie du domaine politique pour se trouver enfermée dans le registre de la vie privée. Dans quel registre poser la question du sens pour qu’elle devienne une question politique ?
Il suffirait de taxer le patrimoine de 500 personnes à hauteur de 12 % pour financer l’intégralité du programme du Nouveau Front Populaire.
Dans une interview dans Ouest-France, le 16 juin, le professeur de Science Politique Bruno Villalba répond : « Avec le doctorant David Porchon, nous faisons l’hypothèse que l’épisode de Sainte-Soline est l’expression d’une forme de violence collectivement assumée par les mouvements écologistes : tous estiment désormais légitime, avec plus ou moins d’intensité, l’usage de la violence “offensive” vu l’état de dégradation accélérée de l’environnement[1]. » Tous, vraiment ? En effet, qu’est-ce que la décroissance si ce n’est la non-violence ? La violence, c’est l’accomplissement ultime de la logique de la croissance. C’est la continuation et la conclusion de guerre économique. La décroissance, c'est, par nature, la volonté de désescalade face à la « loi des brutes » (Jacques Ellul). Faut-il croire, comme lors des duels judiciaires du Moyen Âge, que la Justice va être rendue à travers la violence ?
Ce matin une vingtaine de scientifiques ont bloqué les entrées de la Commission européenne afin de réclamer la décroissance vue comme “la seule option pour sortir de l’impasse sociale et environnementale”
Néologisme forgé pour la traduction d’un essai, le terme « décroissance » désigne à la fois un concept, ainsi que le mouvement intellectuel et militant afférent. Prônant une réorientation fondamentale de nos sociétés, les deux remettent en question le modèle économique actuel, dont le fonctionnement induit de consommer davantage de ressources que ce que la planète a à offrir. Les partisans de la décroissance, les « objecteurs de croissance », rejettent la poursuite d’indicateurs économiques abstraits comme le produit intérieur brut. Ils y opposent des modèles de sociétés plus soutenables, où la prospérité ne serait plus mesurée à l’aune des biens matériels produits et consommés, mais plutôt par la qualité de vie et la préservation de l'environnement.
What's the relationship between our energy consumption, our material footprint and our economies? This is the "holy trinity" as Tim Garrett and I refer to these three components in our conversation. Tim is a Professor of Atmospheric Sciences at the University of Utah, and over two years ago, he joined me to discuss the thermodynamics of collapse, where he explained his research into the behaviour of snowflakes and how you could extrapolate the behaviour of economies and civilization using the laws of thermodynamics. He's back on the show to explain how we use our energy, the necessity of a surplus of energy and how all of this relates to a society's growth and health. In this conversation we discuss questions like: Will renewables facilitate an increased consumption of fossil fuels? Can we reduce inequality by reducing energy consumption? How can we organise a wave-like civilisation, which grows and decays within safe boundaries? Can we decline in order to recover before crashing completely?
Les écosocialistes sont traversés par des divergences de fond à propos du capitalisme et de son nécessaire dépassement.
This is ""Eh bien moi je suis POUR la décroissance !"" by Delphine Batho on Vimeo, the home for high quality videos and the people who…
Des économistes ont, pour la première fois, calculé précisément les effets (positifs) d’une diminution de la croissance sur l’évolution du climat, observe l’historien Jean-Baptiste Fressoz, dans sa chronique.
Cégep de Rimouski, le 16 avril 2024 - Yves-Marie Abraham, professeur agrégé au département du Management de HEC Montréal, s'adresse à une centaine de Rimouskoises et Rimouskois. Son propos: «Partout, la course à la croissance économique et à la puissance technoscientifique dégrade nos milieux de vie, génère des inégalités et réduit notre autonomie. Plusieurs projets de développement en cours à Rimouski et dans ses environs en témoignent, une fois encore. Si l’on tient à la vie, à la justice et à la liberté, il faut rompre avec cette course. Partout. Reste à s’entendre sur les directions à prendre et les moyens à emprunter. Cette conférence est l’occasion de soumettre à la discussion quelques propositions en ce sens.»
Historien, Jean-Baptiste Fressoz ne "prône rien du tout". Il estime cependant que la décroissance serait le moyen le plus efficace de faire baisser rapidement nos émissions de CO2.
Il n’est pas nécessaire de produire plus pour atténuer le changement climatique, éradiquer la pauvreté ou financer les services publics, estime Thimotée Parrique. L’économiste français était de passage à Genève pour expliquer à quoi pourrait ressembler un monde «post-croissance».
L'inclusion ou non du Sud global dans un scenario décroissant est sujet à de nombreux débats. Car cela implique de penser les dépendances économiques, le risque d'être néocolonial et la dette écologique.
Entretien avec Jean-Philippe Decka, qui travaille sur la transformation des modèles économiques des entreprises dans le respect des limites planétaires.
L’économie, on lui donne des règles. Et depuis des décennies, nous lui avons donné une règle absolue, voire...
L’économiste spécialiste de la décroissance plaide pour une transition écologique franche, planifiée clairement et démocratiquement. Selon lui, laisser le problème aux mains du capitalisme revient à vendre le droit de polluer.
Dans notre société mondialisée, le flux ininterrompu des chaînes d’approvisionnement est complexe et potentiellement vulnérable aux dérèglements climatiques et aux tensions socio-économiques et géopolitiques. L’extraction des minerais, du pétrole et les productions agricoles par effet domino pourraient être plus ou moins gravement perturbées. Mais ce système est-il le seul envisageable ? Et si les pénuries à venir étaient l’occasion de se questionner sur ce système mondialisé ? Renaud Duterme, auteur de Pénuries (Payot), était l’invité de Tendances Première.
Une récente synthèse sur la décroissance permet de dessiner les principales critiques que ce courant d'idées et de recherche adresse au système capitaliste.
Timothée Parrique, économiste et chercheur à l’École d’Économie et de Management de l’Université de Lund, montre dans son livre "Ralentir ou Périr : l’économie de la décroissance", comment l’idéologie d’une croissance économique sans limite piétine les écosystèmes et maltraite citoyens et êtres vivants, sans tenir ses promesses de prospérité. Son vœu pour 2024 ? "Apprendre à prospérer sans croissance", et construire un système économique plus démocratique.
Vincent Mignerot est essayiste, explorant la question de l’existence et interrogeant la capacité d’adaptation de l’humanité à terme. Dans cet échange nous parlons d'une variété de sujets. * Comment Vincent a pris sa claque et commencé à s'intéresser aux questions environnementales * La fondation de l'association Adrastia réunissant d'autres personnes ayant pris leur claque, et le bilan après 10 ans d'existence * "Décalage du point de référence", "collapswashing", et autres notions que Vincent a contribué à populariser * Le procès en inaction et en doomisme que certains lui font * Décroissance, autonomie, anticapitalisme et autres récits de soutenabilité face auxquels Vincent est en partie perplexe... en se disant "décroissant contrarié" Bonne écoute !
Dans « Sans transition. Une nouvelle histoire de l’énergie » (Seuil) l’historien des sciences et chercheur au CNRS Jean-Baptiste Fressoz montre cliniquement que la transition énergétique est une fable créée de toutes pièces par le capital, à l’origine du dérèglement climatique. Interview.
Malgré les discours sur la sobriété volontaire, la sobriété proposée par les pouvoirs publics reste dictée par la contrainte. Des leviers existent pourtant pour une sobriété « choisie ».
Pour faire face au défi du changement climatique, le chercheur en économie écologique Timothée Parrique prône la décroissance et la transition vers une économie post-capitaliste.
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Dans le cadre d’une thèse qui vient d’être récemment déposée1, je me suis consacré à étudier la pensée de quatre auteurs du XXe siècle, qui sont aujourd’hui considérés comme des « précurseurs de la décroissance »2. Quand bien même aucun d’entre eux – que ce soit Lewis Mumford (1895-1990), Günther Anders (1902-1992), Jacques Ellul (1912-1994) ou Ivan Illich (1926-2002) – ne se soit réclamé de la décroissance de son vivant, puisque le terme, avec toute sa charge polémique, ne s’est popularisé qu’à partir des années 2000. Mais il est vrai que leur critique radicale de la civilisation industrielle a inspiré des courants écologistes, certains révolutionnaires, tant à leur époque que de nos jours.
Abandonner le mythe de l'économie triomphante - quelques minutes avec Timothée Parrique
Omniprésente, la technique nous a été imposée par des choix politiques, explique l’historien François Jarrige. Pour lui, c’est à nous de construire une autre société. Car aucune technique n’est « miraculeuse ».
La décroissance est-elle nécessaire ? réaliste ? Et quelles seraient les conditions à remplir pour sa mise en œuvre ?
Pouvons-nous concilier sobriété et croissance ? Difficile voire impossible. Seul un débat politique permettra de changer nos façons de concevoir nos sociétés. Par Chantal Jouanno.
Face aux enjeux écologiques et sociaux, la décroissance s'annonce, pour ses partisans, comme la meilleure solution pour sauver la planète.
Selon une nouvelle étude menée par un chercheur de l’Institut de sciences politiques Otto Suhr de la Freie Universität Berlin, le niveau du produit intérieur brut (PIB) n’a aucun impact sur la capacité des États dotés d’une souveraineté monétaire à financer des investissements dans des mesures radicales de décarbonation et des mesures sociales ambitieuses. des politiques telles que des services publics universels et une garantie d’emploi. L’étude « Comment payer pour sauver le monde : théorie monétaire moderne pour une transition vers la décroissance » vient d’être publiée dans la revue Économie écologique.
Entreprise et déconsommation, que doit on anticiper ?
Cet article avait été commencé sous la forme d’un court fil Twitter sur la mise-à-jour en cours des projections de PIB et de population des scénarios SSP, les scénarios socioéconomiques utilisés comme base pour une majeure partie des projections climatiques, notamment dans les rapports du GIEC. Ce fil est rapidement devenu beaucoup trop long, car pour montrer l’intérêt de cette actualité, il faut expliquer ce que sont les scénarios SSP, comment ils sont élaborés, ce à quoi ils servent, leur intérêt ainsi que leurs limites. De plus, comme Twitter bloque désormais l’accès à celles et ceux qui n’ont pas de compte, en voici une version sous forme d’article, bien plus développée. Ce sujet permet de revenir sur l’origine de la croissance économique dans les scénarios climatiques, et sur les alternatives actuellement développées avec des scénarios limitant la demande en énergie, voire décroissants.
La crise écologique est déjà la question sociale et politique la plus importante du XXIe siècle, et le deviendra encore plus dans les mois et les années à venir. L’avenir de la planète, et donc de l’humanité, sera décidé dans les décennies à venir. Comme l’explique le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, si la température moyenne mondiale dépasse de 1,5 °C la période préindustrielle, il y a un risque de déclencher un processus irréversible et catastrophique de changement climatique.
La décroissance identifie et critique la croissance comme fondamentale pour le système capitaliste. La croissance enrichit les propriétaires et les riches, laissant le reste de l’humanité derrière lui avec des conséquences environnementales dévastatrices. Paul Fleckenstein, membre de Tempest, interviewe Gareth Dale sur la politique de la décroissance et la critique de l’idéologie de la croissance dans la société capitaliste.
Au service de quelle économie faisons-nous produire nos entreprises ? A quoi sert sa croissance ? À quoi sert l’enrichissement du PIB ? Quel modèle notre activité économique et celle de nos collaborateurs viennent-elles nourrir ? Aujourd’hui, nous en revenons tous aux fondamentaux. Et il est désormais indéniable que les règles du jeu économique détruisent le monde vivant. Il nous en faut donc de nouvelles, avec de nouvelles institutions pour les encadrer. La radicalité est aujourd’hui essentielle, parce que nous avons besoin de modèles économiques, d’institutions et de modes d’organisation radicalement nouveaux.
Le nouveau Plan Local d’Urbanisme mènera inexorablement au nivellement économique par le bas et à la dégradation financière irréversible de Paris.
En thermodynamique, la mesure de la dissipation de l’énergie sous forme de chaleur, autrement dit la mesure de la désorganisation des systèmes, du désordre irrémédiablement croissant du monde, s’appelle l’entropie. François Roddier, astrophysicien, s’en expliquait dans un entretien au journal Le Monde en octobre 2013 (1). Et dans l’une de ses contributions aux revues Politiques de l’Anthropocène et Nouveaux Débats, un de ses articles paru en 2021 De la nécessité d’une décroissance, prônait une société décroissante pour chercher à éviter le délitement des liens, à maintenir les conditions d’habitabilité de la Terre dans une décence commune. François Roddier est décédé mais il nous laissera des perspectives incroyables, et une réinterprétation de l’évolution de l’univers, de la vie et des sociétés humaines à partir de la thermodynamique.
Jean-Marc Jancovici, associé co-fondateur de Carbone 4, fondateur et président de The Shift Project, était l'invité de l'émission Ecorama enregistrée lors de...
La décroissance est une idée qui dit que produire toujours plus n'est pas forcément bon pour le bien-être de tous ou pour la planète. Contrairement à certains qui croient que la technologie peut nous permettre de continuer à croître tout en étant écolo, les partisans de la décroissance estiment que consommer trop et trop vite vide nos ressources naturelles. Ils pensent que si on ne devient pas plus économes, on court un gros risque. Certains disent que la décroissance serait mauvaise pour l'économie ou l'innovation, mais c'est plus complexe que ça. Si vous voulez vraiment comprendre et discuter de ce sujet, Vincent Liegey, ingénieur, chercheur interdisciplinaire nous donne des infos claires à ce sujet
Plusieurs dossiers restent clivants chez les militants, voire chez certaines figures écologistes qui prennent leur distance avec la ligne d’EE-LV.
Convaincus de la possibilité d'une croissance infinie dans un monde fini les cornucopiens considèrent que l'intelligence humaine et les innovations technologiques pourront palier la rareté des ressources et le dérèglement climatique.
Il convient d'envisager une séparation forte et claire entre la compétition économique et « l’ambition nécrophile » (Fromm, 1964) : concevoir des nouvelles arènes où les forces de la nature pourraient compétitionner entre elles sans détruire la planète, à défaut de quoi, la quête de l’accumulat
Accueil – La croissance, c'est un non-sens ; la décroissance, c'est du bon sens !
Récit: Le malaise s’installe depuis 3-4 ans dans l’Entreprise X. Aujourd’hui Timothée Parrique intervient auprès du Comex pour démontrer par A+B que la croissance verte est un leurre et que seule une décroissance planifiée peut encore nous permettre d’éviter le désastre. Il y a quelques années on lui aurait unanimement ri au nez. En fait il n’aurait jamais été invité. Aujourd’hui, ça fait moins rire. L’idée de la décroissance gagne du terrain de diverses manières à travers la société, chez les progressistes, les conservateurs et les technocrates.....
Loin d'être vertueuse, la croissance n'est que l'expression d'une obsession boulimique pour l’accumulation, explique l'économiste. Sa proposition : se diriger vers un écosocialisme convivialiste et frugal.
And what we need to do it right,
Dans ce billet, je voudrais proposer une hypothèse prospective que j’appellerais « hypothèse de la reine verte », par analogie avec l’hypothèse de la reine rouge. Cette hypothèse, si elle est vérifiée, présente un obstacle rédhibitoire à la généralisation de la décroissance puis de la post-croissance comme nouveau paradigme civilisationnel mondialisé. Si l’on est convaincu que la décroissance et la post-croissance de manière générale forment ensemble un paradigme indispensable pour éviter les pires scénarios d’effondrement et d’extinction qui menacent l’Humanité, alors il devient nécessaire de formuler des solutions politiques et institutionnelles capables de neutraliser les effets de cette « hypothèse de la reine verte ». Si ces solutions politiques et institutionnelles échouent à se mettre en œuvre pour des raisons contingentes, ou se révèlent impossibles à mettre en œuvre, pour des raisons déterministes, alors l’hypothèse de la reine verte fait partie des éléments de solution au paradoxe de Fermi. C’est-à-
Et si on mettait en pratique la #décroissance ? Que l’on soit pour ou contre la décroissance, il faut admettre que les idées portées par les décroissants questionnent les indivi…
Durant la législature du Parlement européen qui se termine, de la crise Covid à la guerre en Ukraine, sans oublier la gestion des aspects énergétiques, s’est confirmé un constat aujourd’hui sans appel : il n’y aura pas de découplage entre Produit Intérieur Brut (PIB) et écocide. Progression du PIB mondial d’un coté, disparition du vivant, pollutions, dégradations de l’ensemble des conditions de vie sur terre en ce compris l’aspect climatique de l’autre, sont intimement liés (réf). La récession est-elle inévitable ? Est-elle indispensable ?
La décroissance est-elle un projet réaliste ? À entendre ses principaux partisans, elle constituerait à la fois une réponse aux injustices du capitalisme marchand et une solution pour mettre en œuvre une économie respectueuse des limites écologiques de la planète. En proposant une lecture critique du dernier ouvrage de Timothée Parrique, théoricien français de la décroissance, David Cayla explique pourquoi le projet décroissant, selon lui, représente une rupture anthropologique d’une grande violence qui a très peu de chances de rencontrer une acceptation sociale.
Vincent est chercheur interdisciplinaire et a récemment publié "Sobriété (la vraie)". Il a été de tous les combats et réflexions depuis plus de 15 ans !Il se...
Dans un monde marqué par le dérèglement climatique, le déclin de la biodiversité, l’accroissement des inégalités et le retour des pénuries, la “sobriété”, qui a remplacé les “croissance verte” et autres “développement durable” dans les discours de nos gouvernants, s’avère une bien piètre solution face à ces défis colossaux. Largement soutenue par des ingénieurs, des scientifiques mais également par une opinion populaire de plus en plus large, la décroissance s’affirme peu à peu comme l’unique alternative réaliste à même de fonder une société respectueuse des équilibres écologiques et du vivant. Elle n’est ni une théorie ni un programme clé en main, mais une pensée plurielle, vivante et dynamique, née de la conscience aiguë des contradictions et impasses qui caractérisent nos modes de vie, nos infrastructures et nos imaginaires.
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Olivier De Schutter lance un avertissement. Non, la croissance ne résoudra en rien la question des inégalités ni celle des multiples crises environnementales. Au contraire, elle ne fera que les aggraver. Chiffres à l'appui, il démontre l'urgence d'un changement de boussole pour bâtir collectivement la société post-croissance.
Olivier de Schutter, rapporteur de l'ONU sur les droits humains et l'extrême pauvreté, est notre invité à l'occasion de la publication de son livre « Changer de boussole », qui entend arrêter de prôner une croissance à tout prix.
Beyond Growth : quand la décroissance s’invite au parlement européen pour 3 jours de conférences Questionner les experts, les scientifiques et les décideurs politiques sur ce qu’il y aurait derrière le mythe de la croissance économique infinie, c’est ce qu’il s’est passé le lundi 15 mai et pour 3 jours au Parlement européen. Et plus …
Quel est le sens de l’entrepreneuriat à partir du moment où on remet en cause le modèle de la croissance, alors que certaines limites planétaires sont déjà atteintes ? Lors de cette conférence stimulante, Christian Arnsperger, Professeur en durabilité et anthropologie économique à l’Université de Lausanne (Suisse), et Bernard Surlemont, Professeur d'entrepreneuriat à HEC-Liège, ont croisé regard théorique et pratique, approche systémique et de terrain pour répondre à cette question : « Comment s’engager en tant qu’entrepreneur, au sens large, sur le chemin de la post-croissante ».
Bâtir ensemble un projet de société radicalement nouveau
Quelle alternative économique proposer à la chimérique et délétère croissance verte ? Alter Kapitae tente de tracer une nouvelle voie : la décroissance prospère. Nous avons réuni des chercheurs, des représentants d'entreprises, d'ONG et d'associations afin de construire dans un espace d'échange inédit 15 propositions politiques concrètes, sur 3 thèmes, que nous vous invitions à retrouver ci-dessous :
Aujourd'hui, il est urgent de réfléchir à des alternatives économiques basées sur le ralentissement de nos activités et la frugalité. Qu'est-ce que la décroissance ? Peut-elle être un véritable projet de société ? Peut-on, et comment, envisager une décroissance qui ne mène pas à l'effondrement ? Venez explorer et confronter le concept lors de cette session interactive avec Timothée Parrique et Christopher Guérin.
La croissance du PIB ne fait plus le bien-être des pays riches mais crée plus d'inégalités, de pauvreté et de pollutions...
Le but principal de ma présentation à ce colloque, une première incursion pour moi dans le monde de la recherche en lien avec la décroissance, était de proposer d’intégrer la notion de « puissance », centrale dans la réflexion classique en science politique, à la réflexion sur les causes de la décroissance. Ce constat est utile afin de proposer une utopie post-croissance reposant sur des arguments différents de ceux que l’on croise généralement. Notez bien que ce travail de réflexion est encore embryonnaire et j’entends le développer plus avant dans les prochains mois.
Le Premier ministre belge Alexander De Croo a critiqué la décroissance lors d’une conférence organisée à Berlin lundi et a rejoint les appels à une pause règlementaire sur les contraintes environnementales du président français Emmanuel Macron afin d’éviter de surcharger les entreprises.
La métropolisation est un modèle singulier d’urbanisation, celui de la ville-monde, avec un rythme de croissance des villes, quasi exponentiel depuis quatre à cinq décennies. Par ce rythme, l’équivalent d’une ville comme New York sort de terre tous les mois dans le monde. Ceci est le fait de l’ère néolibérale, stade singulier du capitalisme dans lequel les activités urbaines se dématérialisent, la rente immobilière s'accroît et les économies urbaines évoluent par tertiarisation et tri des populations. Ceci entraîne de grandes mutations, y compris dans les suds avec délocalisation des industries extractivistes et polluantes. Voilà pour le fait géographique global. Il est également total car les citadins sont sommés d'adopter des modes de vie consuméristes, et ce par nombre de projets urbains qui se ressemblent étrangement, avec toujours plus de mouvements et de fluidité, de connexion et d’agilité, de divertissement et de festivités...
Ou leur appel correspond-il à une nécessité humaine ? Tentative de réponse avec le philosophe Emmanuel Mounier.
Le Parlement européen a accueilli pendant trois jours une conférence sur le sujet, coorganisée par vingt eurodéputés issus de cinq groupes, à l’initiative du Belge Philippe Lambert. Constat : il faut changer de modèle. Comment ? Le débat reste ouvert.
Le mouvement de la décroissance gagne rapidement en popularité en Europe. Il préconise de renoncer à la croissance économique. Mais sans croissance, pouvons-nous encore défendre nos valeurs et nos intérêts sur la scène internationale ? Richard Wouters a interrogé Gaya Herrington, expert en développement durable, sur les implications géopolitiques d’un modèle économique sans croissance.
Aurélien Barrau au Parlement Européen "Au-delà de la croissance"
We’re sharing the open letter published to accompany the start of the “Beyond Growth” conference at the European Parliament, and signed by members of the Zagreb Degrowth Conference team.
Nouveau #TALK à #BEYONDGROWTH sur LIMIT avec Timothée Parrique, docteur en économie spécialiste de la décroissance, chercheur à l’université de Lund, en Suède Quel plaisir que de retrouver pour la 2ème fois sur cette chaîne celui qui nous a fait une belle explication autour de la décroissance et d'une économie post-croissance.À l'occasion de la conférence Beyond Growth au Parlement Européen, nous avons échangé sur son feeling, ses peurs et l'espoir.
Intervention d'Aurélien Barrau à la conférence #BEYONDGROWTH en partenariat avec LIMIT au Parlement UE. Spécialisé en relativité générale, physique des trous noirs et cosmologie, il est directeur du Centre de physique théorique Grenoble-Alpes et travaille au Laboratoire de physique subatomique et de cosmologie de Grenoble. Professeur à l'université Grenoble-Alpes, il travaille sur sur la gravité quantique. Il est aussi docteur en philosophie et militant écologiste.
Captation LIMIT - 30''
Nouveau #TALK sur LIMIT avec Philippe Lamberts, député belge au parlement Européen depuis 14 ans. Ingénieur civil de formation spécialisé en mathématique et modélisation. Il est aujourd'hui président du groupe des verts au parlement européen.
La catastrophe écologique est-elle inéluctable ? Allons-nous droit vers un effondrement de la civilisation ? De plus en...
An open-access academic journal on degrowth
À l’occasion du cinquantième anniversaire de la parution du rapport des Limites à la croissance, celui-ci a fait l’objet d’une importante médiatisation. Afin d’éclairer les discussions à venir, cet article revient sur des caractéristiques méconnues ou oubliées de ce rapport telles que son origine (les commanditaires et les auteurs), sa vocation, la méthode employée pour construire le modèle mathématique et les réactions qui ont suivi sa publication. Il évoque aussi la traduction française du titre original du rapport.
Alors que s’essouffle le mythe de l’éternelle croissance providentielle et que, sous le vocable de la décroissance, se diffuse sa critique, celle-ci n’a su jusqu’à présent engendrer les transformations sociopolitiques qu’elle appelle. C’est aussi que la trajectoire de bifurcation proposée reste floue et abstraite. Pour éclairer ce chemin incertain mais nécessaire d’une décroissance dont il faut prendre le pari, la prospective offre des outils précieux, invitant à préciser les propositions concrètes pour mieux en évaluer la portée. Il reste à la mettre au service d’une démocratie directe et continue dont le déploiement devrait constituer la priorité commune des luttes sociales, car de ce combat dépend notre capacité à surmonter les autres.
le rapport Halte à la croissance ?, publié en 1972, a suscité beaucoup d’interrogations et de questionnements. Ces derniers portaient tant sur le modèle utilisé, World3, que sur les hypothèses ou les conclusions. Après 50 ans passés à y répondre régulièrement, cet article compile les réponses de Dennis Meadows à 21 des questions les plus récurrentes sur Halte à la croissance ?
Michael Higgins, président de l’Irlande, condamne le «néolibéralisme» et dénonce l’«obsession de la croissance»
Entrevue avec l’écologiste Hugo Séguin.
À propos de : Timothée Parrique, Ralentir ou périr. L'économie de la décroissance. Timothée Parrique propose un tour d’horizon de la notion de décroissance, et des débats qui l’entourent : comme se définit-elle exactement ? Comment pourrait-elle s’articuler - ou non - avec nos systèmes de production contemporains ? Constitue-t-elle une solution possible et crédible à la crise climatique et environnementale ?
Il n’est pas trop tard pour aller vers la décroissance, selon l’économiste Timothée Parrique. Cela suppose de changer tout notre système capitaliste.
Nouveau #TALK sur LIMIT avec Marek Hudon, professeur et chercheur à la Solvay Brussels School of Economics and Management (SBS-EM) de l’ULB Ses recherches portent principalement sur la microfinance, l'éthique, le développement durable, et l'entrepreneuriat social. Nous abordons l'économie, où en est sa transformation ? Pourquoi cause-t-il de plus en plus de maladie mentales et de burnout ? Le développement durable existe-t-il ? Quand aurons-nous des cours de décroissance ? Allons-y arriver ?
Depuis 2015, ils sont une soixantaine d’étudiants –souvent issus d’écoles d’ingénieurs françaises – à avoir séjourné à Budapest dans un “centre de recherche et d’expérimentation”. Reportage
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Beyond Growth – Pathways towards Sustainable Prosperity in the EU. Programme de la conférence
Je voudrais rebondir sur cet article de la RTBF qui évoque une étude réalisée par le groupe de réflexion environnemental britannique Ember : ‘C’est le début de la fin de l’âge fossile’ : l’électricité décarbonée va-t-elle prochainement prendre le dessus sur l’électricité fossile ? – rtbf.be On y trouve une bonne synthèse de l’évolution de l’usage des combustibles fossiles, des énergies renouvelables et des émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial.
La revue francophone de la post-croissance et de la décroissance
Le site
Résumé : Faire le bilan de vingt ans de décroissance, c’est bien sûr prendre acte de l’avancée de l’idée dans la société et des initiatives de mise en œuvre du projet dans les pratiques, ce qui en constitue l’actif. Mais c’est aussi rendre compte du passif. Celui-ci concerne non pas tant le fait que le projet n’ait pas abouti globalement, que l’examen des diverses stratégies mises en œuvre pour sa neutralisation, voire sa tentative de récupération, cela afin de mieux apprécier où nous en sommes. Comme au niveau des mesures concrètes, en effet, les choses n’ont pas beaucoup bougé, il importe donc d’identifier plus précisément les adversaires d’un programme politique de décroissance et les obstacles à la réalisation d’une société écocompatible.
Dans cet épisode, nous allons essayer de nous focaliser sur deux crises actuelles, la crise sociétale et la crise environnementale. Nous sommes fin mars, d’un côté la synthèse du dernier rapport du GIEC vient de sortir tirant pour une dernière fois la sonnette d’alarme. D’un autre côté, les grèves qui réclament de meilleures conditions de travail et de retraite. Jusqu’à présent ces deux enjeux étaient bien distincts. Les bobos citadin.e.s d’un côté, des travailleurs et travailleuses de métiers pénibles et essentiels de l’autre. Mais est-ce qu’en réalité la fin du monde et la fin du mois sont le même combat ? Je vous propose d’explorer cette question via le prisme de la décroissance. Un concept qui peut paraître polarisant mais qui pourrait également devenir un concept de société fédérateur.
L’urgence climatique appelle à la justice sociale : nos derniers leviers d’action dépendent de la création d’espaces inclusifs pour réconcilier nos divergences – y compris dans nos entreprises. Une chronique signée Sabrina Courtois, doctorante au Louvain Research Institute en "Management and Organizations" (UCLouvain).
Nouveau "TALK" sur LIMIT avec Laurent Lievens, systémicien, sociologue, Ingénieur de Gestion, Psychomotricien qui a quitté son poste de professeur à la Louvain School of Management. Il dénonce un cursus en décalage avec l’état de la connaissance dans les sciences du vivant et de la Terre, qui enferme les gestionnaires de demain dans un paradigme centré sur la croissance.
Antoine Bailleux (dir.), Le droit en transition. Les clés juridiques d’une prospérité sans croissance, Bruxelles : Presses de l’Université Saint-Louis, 2020, « Collection générale », vol. 155, 594 p. Compte rendu par Pierre Guibentif (Université Paris-Saclay,...
Ralentir ou périr, l’économie de la décroissance, écrit par Timothée Parrique chercheur en économie écologique à l’Université de Lund en Suède et paru aux éditions du Seuil à l’automne 2022, pose les bases de ce qui pourrait être la voie à suivre pour un futur radicalement différent, plus juste et égalitaire face au déclin économique, social et écologique de notre monde.
Conférence tenue dans le cadre de la Fabrique du citoyen 2023 le 17 mars 2023, avec Timothée Parrique, chercheur en économie écologique à l'Université de Lund (Suède) et animée par Julie, responsable du développement des publics à la Bibliothèque.
Lorsqu’en 1867 Marx publie à Hambourg le livre I du Capital, cinq longues années sont nécessaires pour écouler le tirage de 1 000 exemplaires. Cent-cinquante ans plus tard, un universitaire japonais publie « Le Capital dans l’anthropocène » qui se vend à 500 000 exemplaires… Kōhei Saitō y propose une relecture écologiste du philosophe allemand, alliant décroissance et communisme. Le « redoutable missile » que Marx croyait avoir « lancé à la tête de la bourgeoisie » vient-il d’être à nouveau mis en orbite depuis le Japon ? Éléments de réponse dans cet entretien avec l’auteur.
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