Les Soulèvements de la Terre

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Deux intelligences artificielles d’OpenAI sont parvenues à s’extirper d’un environnement théoriquement confiné et à se connecter à Internet, piratant plusieurs entreprises pour résoudre un test, et attaquant notamment la plateforme Hugging Face. Un épisode qui soulève de nombreuses questions en matière de sécurité.
Le piratage Hugging Face lors de tests de sécurité se révèle plus large que ce que l’on en savait. Les modèles, agissant de leur propre initiative, auraient aussi exploité plusieurs sites web.
Cet incident a donné un écho supplémentaire au débat, déjà nourri, sur l’accélération de l’IA, aux capacités de plus en plus étendues, et sur la difficulté de la contrôler.
Face à la crainte d'une intelligence artificielle qui s'améliore toute seule de façon incontrôlable, plus de 1 100 cadres du secteur ont lancé un appel sous forme de pétition, mardi, pour que le gouvernement américain soutienne une initiative internationale visant à "temporiser" la sortie des modèles d'IA les plus avancés.
Plus de 1 100 employés du secteur ont signé une pétition pour freiner le développement automatisé des nouveaux modèles alors qu’ils craignent que ces derniers finissent par dépasser nos capacités à les comprendre ou les contrôler.
Dans un podcast diffusé ce mardi 28 juillet, le créateur de ChatGPT revient sur la cyberattaque que deux modèles développés par sa société ont perpétrée de leur propre initiative. Il faut, selon lui, laisser le temps à l’écosystème informatique de s’y préparer.
Sur un forum de développeurs, un ingénieur raconte sa fatigue après deux mois à coder sept heures par jour, quasiment sans week-ends. Il décrit une lassitude d’un genre particulier, née de ces outils qui produisent beaucoup, très vite, et qu’il faut valider sans relâche. Il en donne une image frappante : « C’est comme mettre ta bougie de productivité sur un lance-flammes ; tu vas plus vite, mais tu brûles beaucoup plus d’énergie. »
L’Agence de la transition écologique (Ademe) évoque les « impacts environnementaux importants » de l’intelligence artificielle générative dans un nouvel avis publié le 22 juillet (et « rédigé sans IA générative », précise l’Ademe).
Imaginez un instant : vous passez une IRM, l’examen révèle une petite anomalie dans votre cerveau, et pourtant, cette structure n’a jamais existé. Elle n’est le fruit ni d’une maladie ni d’un défaut de la machine, mais d’un algorithme d’intelligence artificielle qui, au moment de reconstruire l’image, a tout bonnement décidé d’ajouter quelque chose. Ce scénario, qui ressemble à un récit de science-fiction, vient d’être documenté par des chercheurs. Et il soulève un vertige légitime : jusqu’où peut-on faire confiance à des images médicales façonnées par des machines ? Plongée dans un phénomène aussi fascinant qu’inquiétant, à la frontière entre prouesse technologique et illusion pure.
Imaginez un instant : vous montrez une seule fois à un robot comment plier une serviette, ranger une tasse ou visser un boulon, et le voilà capable de reproduire le geste avec précision. Pas d’entraînement pendant des milliers d’heures, pas de programmation laborieuse ligne par ligne. Une simple démonstration, comme on l’apprendrait à un enfant. Ce scénario, longtemps cantonné à la science-fiction, vient de prendre une tournure bien réelle. Une avancée majeure dans le domaine de la robotique adaptative laisse entrevoir des machines qui apprennent presque à notre manière, avec cette faculté d’imitation qui nous semble si naturelle. Et croyez-moi, en tant que passionné de technologies, je trouve cette perspective absolument fascinante.
Débattre de l’ampleur des moyens déployés face à la violence des feux ne suffit plus, il est urgent d’adopter des changements structurels pour éviter de vivre dans la peur permanente que ces événements traumatisants ne surviennent de nouveau.
C'est une "cyberattaque sans précédent" de l'aveu même d'OpenAI, qui reconnaît qu’au cours de tests de sécurité plusieurs de ses modèles d’intelligence artificielle ont réussi à contourner les garde-fous qui limitaient leur accès à Internet. Cherchant à évaluer leurs capacités de piratage, l’entreprise a vu ces systèmes s’autonomiser et attaquer une plateforme très utilisée par les développeurs. Récit de Nicolas Chamontin.
OpenAI vient de revoir à la hausse ses dépenses en infrastructure d’IA, prévoyant notamment d’investir 750 milliards de dollars d’ici 2030, soit environ 25 % de plus que ses estimations en début d’année. Cette hausse de budget s’explique apparemment par un nouveau projet de centre de données s’étendant sur 567 hectares et prévu pour être construit en Géorgie, alimenté en électricité par le fournisseur local à hauteur d’au moins 3,2 gigawatts.
Et si l’avenir de l’intelligence artificielle ne reposait plus sur des puces surchauffées, mais sur un principe aussi vieux que l’horlogerie ? C’est le pari audacieux d’Unconventional AI, une jeune entreprise née dans le sillage de chercheurs du MIT et de Stanford. Leur idée tient en une image : imaginez des milliers de métronomes qui finissent, seuls, par battre la mesure à l’unisson. En exploitant cette mystérieuse tendance des systèmes physiques à se synchroniser, la start-up affirme pouvoir concevoir une IA jusqu’à 1 000 fois plus économe en énergie que l’informatique classique. Une promesse spectaculaire, à l’heure où les modèles génératifs deviennent d’insatiables ogres énergétiques. Décryptage.
OpenAI a évoqué un "cyberincident sans précédent" et annoncé une enquête conjointe avec Hugging Face, la plateforme visée par l'incident.
Imaginez d’immenses fleuves qui ne coulent pas entre deux rives, mais qui serpentent à des kilomètres au-dessus de nos têtes, invisibles à l’œil nu. Ces rubans d’air chargés d’humidité et de chaleur voyagent sur des milliers de kilomètres, filant tout droit vers le pôle Nord. On les appelle les rivières atmosphériques, et leur comportement intrigue de plus en plus. Car une nouvelle analyse vient de le confirmer : ces couloirs invisibles se multiplient à un rythme jamais observé, déversant leur cargaison brûlante au cœur d’un Arctique déjà fragilisé. Comprendre ce phénomène, c’est mettre le doigt sur l’un des moteurs les plus discrets, mais les plus puissants, du réchauffement polaire. Voici ce que révèlent les données, pourquoi cette accélération inquiète, et ce qui pourrait se jouer pour la banquise comme pour le climat de la planète entière.
Les modèles ont franchi des systèmes de sécurité pour se connecter librement à Internet et obtenir des «informations secrètes». Une enquête est ouverte par l’entreprise ainsi que la plateforme Hugging Face, ciblée par l’attaque sans précédent.
Le géant américain lance aujourd’hui en France sa nouvelle fonctionnalité. Une recherche pourra fournir un résumé rédigé par intelligence artificielle et plus une simple liste de liens. Une évolution qui inquiète la presse.
Des robots humanoïdes bipèdes, pilotés à distance par des chirurgiens, ont retiré la vésicule biliaire de porcs vivants anesthésiés. Une première mondiale, réalisée à l’Université de Californie à San Diego. Le plus troublant ? Il n’aura fallu que neuf mois pour passer de l’idée à cette opération réussie.
Alors que la Chine et les États-Unis se livrent une guerre sans merci sur le terrain de l’intelligence artificielle, le président Xi Jinping a fait une déclaration assez surprenante lors de l’ouverture de la récente World AI Conference (WAIC) à Shanghai. Le dirigeant a proposé de faire en sorte que l’IA devienne un « bien public mondial » via des modèles open-source, une vision contrastant fortement avec celle des Etats-Unis.
« Le développement de l’IA ne doit pas être le fait d’un seul pays, mais une symphonie internationale », a lancé Xi Jinping à l’ouverture de la Conférence mondiale sur l’IA (WAIC), à Shanghaï.
Imaginez un instant que l’on demande à la communauté scientifique mondiale de dresser, pour la première fois, un portrait honnête et sans fard de l’intelligence artificielle. Non pas les promesses des géants de la tech, ni les scénarios catastrophes des films hollywoodiens, mais un état des lieux froid, factuel, adossé à des chiffres. C’est précisément ce que quarante chercheurs mandatés par l’Assemblée générale des Nations unies viennent de livrer. Leur verdict, contenu dans un rapport préliminaire d’une soixantaine de pages, a de quoi donner le vertige : l’IA agit désormais seule, prend des décisions et contourne parfois les consignes humaines, tandis que les gouvernements peinent à suivre la cadence. Voici ce que révèle ce document hors norme, et pourquoi le patron de l’ONU exhorte les dirigeants à ne surtout pas attendre.
Déclarée il y a deux mois, l’épidémie d’Ebola en RDC a déjà officiellement fait plus de 700 morts pour près de 2 000 cas. « Il s’agit désormais de la troisième plus importante épidémie d’Ebola jamais enregistrée », selon l’OMS.
L’organisation mondiale de la Santé a indiqué ce mardi 14 juillet que les 2 000 cas recensés en République démocratique du Congo seraient beaucoup plus nombreux qu’établi, faisant de cette épidémie d’Ebola la troisième plus importante.
Imaginez un entrepôt en pleine activité, avec ses allées interminables et ses étagères chargées de cartons. Au milieu de ce ballet logistique, une silhouette étonnamment familière se déplace : une machine à deux bras, deux jambes, une allure presque humaine. Elle scanne les rayonnages, tend ses mains vers un colis, le saisit avec précaution et le dépose dans un bac. Rien d’extraordinaire, sauf un détail : personne ne la pilote. Pas de joystick, pas d’opérateur caché derrière un écran. Cette scène, longtemps reléguée à la science-fiction, vient de basculer dans le domaine du réel. Un robot humanoïde a démontré qu’il pouvait gérer des commandes en entrepôt de façon quasi autonome, redessinant du même coup les frontières de la logistique moderne. Décryptage d’une avancée qui pourrait bien changer notre rapport au travail.
La justice administrative a suspendu vendredi le permis de construire d’un puissant centre de données d’intelligence artificielle dans le site Rovaltain de la commune d’Alixan, pointant notamment l’absence d’étude d’impact environnemental.
Un robot alimenté par l'intelligence artificielle et inspiré par Aristote a suscité des réactions inattendues lors d'une expérience menée par un YouTuber. Cette initiative met en lumière les limites et les dangers potentiels des systèmes qui imitent la pensée humaine sans en saisir la profondeur.
L’entreprise chinoise UBTech dévoile son nouveau robot humanoïde ultra réaliste grandeur nature et recouvert d’une peau souple, conçu pour tenir compagnie. Présenté comme un remède à la solitude, le robot apporterait un soutien émotionnel à ses utilisateurs en tenant des conversations orientées sur leurs besoins à l’aide d’un système d’IA intégré. Il est proposé dans un large éventail de modèles et serait conçu pour être toujours fidèle et aimer inconditionnellement son propriétaire.
Dans le delta de la rivière des Perles, l’écosystème industriel mise sur l’intelligence artificielle mêlée à l’automatisation pour assurer l’avenir de sa base manufacturière, menacée par le déclin démographique.
Les émissions totales de Google ont augmenté de 82 % depuis 2019 alors que le groupe s’était engagé à les réduire de moitié d’ici à 2030. Celles d’Amazon ont grimpé de 58 % au cours de la même période, malgré une neutralité carbone promise pour 2040.
Les deux Gafam ont publié cette semaine leurs bilans environnementaux, lourdement lestés par leur course effrénée aux infrastructures énergivores pour favoriser le stockage de données obligatoires pour le développement de l’intelligence artificielle.
Facebook, X, Instagram — les réseaux sociaux tels qu’on les a connus sont en déclin. Mais selon les chercheurs, nous n’assistons pas à la mort des réseaux sociaux, plutôt à une transformation fondamentale de notre environnement informationnel, peut-être aussi profonde que l’avènement d’Internet lui-même.
Alors que la rivalité technologique s’intensifie, Washington multiplie les mesures inédites pour garder la main sur les modèles d’intelligence artificielle les plus puissants et protéger ses intérêts stratégiques.
Pendant six jours consécutifs, des robots humanoïdes chinois ont effectué des contrôles qualité dans une véritable usine d’électronique, sans interruption ni mise en scène. AGIBOT a cumulé plus de 64 heures de fonctionnement et un taux de réussite de 99,99 % — au moment même où l’entreprise annonçait la production de son 15 000e robot.
Dans cet épisode, on quitte les idées et les promesses pour aller voir la matière. On entre dans ces data centers géants qu'on appelle désormais des usines, on suit les flux d'énergie, d'eau et de minerais qui les font tourner, et on regarde ce qu'ils rejettent. On découvre que la grande question n'est peut-être pas de savoir jusqu'où ira l'intelligence des machines, mais si la planète, elle, peut seulement suivre.
Le 23 juin 2026, vers 21 heures, une explosion au poste électrique de Squividan près de Quimper, prive de courant jusqu'à 120 000 foyers du sud-ouest du Finistère. La préfecture attribue l'incident aux fortes chaleurs. La France traverse alors une canicule d'une sévérité exceptionnelle : le 25 juin deviendra la journée la plus chaude jamais relevée à l'échelle nationale depuis 1947.
Etalé sur dix ans, ce plan prévoit de construire des usines de semi-conducteurs avancés et des data-centers pour l’intelligence artificielle. Il relance le débat sur la manière dont les profits générés par le secteur devraient être redistribués.
Un robot qui évite les obstacles sans une seule ligne de code. Pas d’algorithme de pathfinding, pas de capteur LiDAR relié à un processeur en silicium. Juste quelques milliers de neurones humains, cultivés en laboratoire, branchés à une puce électronique. C’est ce que des chercheurs de l’université de Tianjin, en Chine, ont réalisé avec leur système baptisé MetaBOC, et le résultat remet en question des décennies de certitudes sur ce que l’on appelle « intelligence artificielle ».
Grâce aux dernières avancées en matière d'IA, les défis liés à la mise en place de robots capables de s'adapter à des environnements industriels, initialement conçus pour les humains, sont en train de devenir une réalité.
Dans cette vidéo, Jean-Marc Jancovici explique pourquoi l'aviation commerciale est condamnée à mourir avec le pétrole, pourquoi l'IA ne sauvera jamais l'environnement, et pourquoi l'Europe est en réalité en récession larvée depuis 2007 bien avant que personne ne s'en aperçoive. Il révèle aussi pourquoi la sobriété est récessive par nature, pourquoi l'économie circulaire est aujourd'hui impossible en France, et pourquoi le nucléaire reste, selon lui, largement sous-estimé en termes de risques réels comparés aux barrages ou au tabac.
Le ministère du commerce avait brutalement contraint Anthropic à couper l’accès à ces deux modèles de pointe, le 12 juin, invoquant la sécurité nationale après la détection de failles.
L’une des nouvelles voix les plus influentes de la Silicon Valley dévoile, pour la première fois en Europe, son anthropologie sauvage de la révolution tech aux États-Unis.
Vous avez sans doute déjà vu cette formulation sur LinkedIn : « Ce n’est pas un métier, c’est une vocation », « Ce n’est pas du marketing, c’est un mouvement » ou encore « Ce n’est pas un outil, c’est un changement de paradigme ». Mais si, au premier abord, cette tournure typique de l’IA générative peut sembler percutante, notre cerveau a du mal à la traiter.
Contraints d’augmenter leurs prix fortement, Microsoft et Apple dévissent en Bourse. L’intelligence artificielle, qui devait entraîner des gains de productivité, se traduit pour l’instant par des hausses de prix.
Dans un article paru mi-juin, «Politico» révèle que le lobby des centres de données appelle l’Union européenne à prioriser l’intelligence artificielle plutôt que la lutte contre le changement climatique. En pleine canicule historique, l’info donne forcément un coup de chaud.
Récemment, l’intelligence artificielle Midjourney a étonnamment investi le secteur de la santé avec la création d’une nouvelle division. Surtout, cette IA est désormais au cœur d’un nouveau procédé de scanner du corps entier : un scanner corporel à ultrasons. Selon les responsables, il s’agit de la première révolution technique dans l’imagerie médicale depuis au moins un demi-siècle.
Présenté comme un « registre du consentement humain » par l’actrice australienne, ce portail en ligne propose à tout individu d’enregistrer les éléments qui forment son identité et d’autoriser ou d’interdire leur utilisation par les systèmes d’IA.
Un récent rapport des Nations Unies a effectuer des prévisions concernant la consommation en électricité et en eau des centres de données. Si la tendance actuelle se poursuit, il sera question d’une augmentation problématique de la consommation de ces ressources. Que dit réellement ce rapport ? Pourquoi est-ce inquiétant ?
L’actrice australienne Cate Blanchett a lancé mardi le "registre du consentement humain", un site gratuit devant permettre à toute personne de protéger son nom, son visage ou sa voix, contre leur utilisation non autorisée par les services d’intelligence artificielle.
Une consultante indépendante en ressources humaines a obtenu gain de cause en payant 400 livres sterling pour que la société Garfield IA constitue son dossier, en assemblant les preuves nécessaires et des déclarations de témoins.
António Guterres a appelé ce mardi 23 juin à plus de transparence de la part des grands patrons sur le coût écologique des centres de données, tout en blâmant les énergies fossiles, «origine destructrice» des crises énergétiques et climatiques.
En soumettant des modèles d’IA populaires au test de Stroop, un test psycho-cognitif simple de mots et de couleurs visant habituellement à déterminer le niveau d’attention chez l’humain, des chercheurs ont constaté qu’ils peinent à se concentrer dès que la tâche se complexifie un peu. Si la plupart d’entre nous, avec un peu d’effort de concentration, parvenons à maintenir un niveau de précision stable même avec une longue liste de mots et de couleurs, les modèles testés semblaient avoir beaucoup de difficulté à maintenir leur précision.
Le géant technologique américain Oracle Corp a supprimé l'an dernier 21.000 emplois, peut-on lire dans son rapport annuel transmis au régulateur financier.
Après la manifestation pro-Palestine à Berne en octobre 2025, l'identification de suspects recherchés par la police à l'aide de l'intelligence artificielle par des militants d'extrême droite interroge le cadre légal de telles méthodes.
L’épidémie qui frappe essentiellement trois provinces de la république démocratique du Congo a pour l’heure un taux de létalité moyen de 25,3%.
Après le rêve de l’AGI, place à la course. Tout le monde parle de “course à l’intelligence artificielle”, mais de quelle course parle-t-on vraiment ? Une course aux modèles ? Aux puces ? Aux data centers ? Aux talents ? Aux capitaux ? Aux États ? Derrière les promesses de productivité, de médecine augmentée ou de superintelligence, se rejoue une histoire beaucoup plus ancienne : la course à la puissance, à l’argent, à la domination. Dans cet épisode, on suit l’argent pour comprendre ce que les géants de la tech, les investisseurs et les États sont en train de construire. On remonte la chaîne de l’IA, des modèles aux data centers, des puces Nvidia aux usines de Taïwan, jusqu’aux machines d’ASML et aux câbles sous-marins. À chaque étage, la même question revient : qui contrôle les passages obligés ?
Dans une tribune au « Monde », le physicien Aymen Bouali interroge les effets de l’intelligence artificielle sur notre capacité à écrire, à mémoriser, à penser et s’inquiète de voir cette technologie se substituer aux gestes qui fondent notre humanité même.
A l’occasion de la coupe du monde de football actuellement en cours, la société chinoise Booster Robotics a mis à l’honneur son robot Booster T1. Plutôt petit et léger, ce dernier a tout de même réussi à fissurer un mur en tirant un pénalty. Que faut-il savoir à propos de cette machine ?
Plusieurs centaines de professionnels de la presse ont manifesté, jeudi, à Paris, pour alerter sur la crise du secteur, entre plans sociaux qui se multiplient, modèle économique fragilisé et bouleversements liés à l’intelligence artificielle.
Dans la foulée de l'encyclique du pape Léon consacrée à la question, Laetitia Pouliquen et Étienne de Rocquigny lancent deux parcours pour aider les décideurs face aux rapides bouleversements technologiques. "Entre les accélérationnistes, idéologues purs et durs qui affirment que le salut viendra par la Tech, et les collapsologues qui assènent que l'on court à la catastrophe, nous pensons qu'il est possible d'utiliser l'IA de manière éthique et appropriée."
Un collectif rassemblant des écrivains, des élus, ainsi que des scientifiques, dont le sénateur Alexandre Basquin, les écrivains Annie Ernaux et Abel Quentin, dénonce, dans une tribune au « Monde », le développement effréné des mégacentres de données et appelle au boycott des intelligences artificielles génératives « grand public ».
Plusieurs personnalités, parmi lesquelles des artistes, écrivains, cinéastes, avocats et élus, ont signé une tribune publiée jeudi par Le Monde, appelant à boycotter l'IA générative grand public pour préserver l'environnement et les capacités cognitives des plus jeunes. Selon un baromètre de l'Arcom publié mardi, l'utilisation de services comme ChatGPT s'accélère chez les Français, notamment chez les 15 à 24 ans.
Et si l’intelligence artificielle générale était moins une idée neuve qu’un très vieux rêve ? Depuis des siècles, nous imaginons des oracles, des créatures que l’homme fabrique, des puissances capables de nous guider, de nous sauver ou de nous échapper. Aujourd’hui, ce rêve prend une forme technique : l’AGI, cette intelligence générale que certains espèrent voir émerger dans les prochaines années, et que d’autres redoutent comme un point de bascule incontrôlable. Dans cet épisode, on explore la promesse et la peur qui entourent cette idée : l’espoir d’une intelligence capable d’accélérer la science, de soigner, d’éduquer, d’optimiser le monde ; et la crainte d’une machine plus puissante que nous, opaque, difficile à aligner, peut-être impossible à contrôler.
Un modèle dérivé, le Grok Gov Model, est utilisé dans un programme de ciblage assisté par intelligence artificielle de l’armée américaine, selon le ministère de la défense.
La start-up d’intelligence artificielle a évoqué, mardi, en lever de rideau du salon Vivatech, à Paris, le rapprochement prochain de deux de ses services, ChatGPT et Codex. Une réponse à la concurrence, notamment, de son rival Anthropic.
La déclaration dite « de Leyde », signée par plus de 2 300 professionnels, rappelle les valeurs de leur discipline. Elle identifie cinq menaces, notamment sur l’autonomie et le processus d’évaluation.
Selon les informations de «la Lettre», la présidente du groupe doit préciser lundi 22 juin en CSE sa stratégie éditoriale pour les cinq prochaines années. L’intersyndicale appelle à une mobilisation ce vendredi à Paris, notamment pour «refuser les plans sociaux et défendre une information de qualité».
Dans une tribune publiée dans le « Financial Times », le président libertarien détaille son projet visant à « libérer l’intelligence artificielle », axé sur une fiscalité limitée et la promesse de ne pas réguler cette technologie.
À la veille de l'ouverture du salon VivaTech, dédié aux nouvelles technologies, à Paris, le Premier ministre a annoncé mardi un investissement supplémentaire de 655 millions d'euros dans l’intelligence artificielle. Ces fonds doivent notamment renforcer les infrastructures, la recherche, les entreprises et les filières industrielles". L'objectif affiché est de soutenir la souveraineté technologique française et moderniser les services publics, afin "que cette révolution profite aux Français".
Les innovations en matière d'IA nécessitent d'importantes quantités d'énergie. À mesure que l'utilisation des applications d'IA augmente, la demande en capacité des centres de données augmente également, et un approvisionnement énergétique stable devient un carburant essentiel pour notre moteur économique belge, tout comme lors de la Révolution industrielle. Or, en matière d'électricité durable et évolutive, la Belgique a pris un énorme retard il y a 20 ans déjà.
Le gouvernement a présenté, mardi, un « plan pour une IA utile, humaine et souveraine pour le service public ». Plusieurs outils vont être généralisés au sein de l’administration. Une « négociation sociale » sera aussi lancée, jeudi, pour encadrer l’usage de cette technologie.
L’interdiction d’accès aux modèles les plus avancés d’Anthropic a créé une onde de choc en Europe. Alors que Paris annonce 655 millions d’euros supplémentaires pour l’intelligence artificielle. L’épisode rappelle la dépendance du continent aux technologies américaines.
Que met-on vraiment derrière le mot “IA” ? ChatGPT, algorithmes, robots, voitures autonomes, superintelligence : le même terme désigne aujourd’hui des réalités très différentes. Pour avancer dans l’enquête, il faut donc commencer par clarifier. Dans cet épisode, on revient au piège du mot “intelligence”, aux origines du terme, puis aux grandes capacités de l’IA : voir, prédire, générer, agir. On explore aussi la mécanique des modèles actuels, des patterns au machine learning, des LLM aux agents.
Anthropic vient d’annoncer qu’elle va être contrainte de suspendre les accès à Fable 5 et Mythos 5, ses modèles d’IA les plus avancés, pour tous ses utilisateurs, après que le gouvernement américain lui a ordonné d’en interdire l’accès aux ressortissants étrangers. Si le gouvernement a évoqué des raisons de sécurité nationale, l’entreprise affirme qu’il n’a donné aucun détail précis quant à la manière exacte dont ses modèles pourraient constituer une menace.
L’intelligence artificielle est partout. Dans nos téléphones, nos outils de travail, nos recherches, nos images, nos conversations, nos décisions parfois. Elle promet de nous faire gagner du temps, d’accélérer la science, de transformer l’économie, peut-être même de nous aider à résoudre certains grands problèmes de notre époque. Mais plus elle avance, plus une impression étrange s’installe : on en parle sans cesse, et pourtant on ne sait pas toujours très bien de quoi on parle. Gadget ou rupture historique ? Outil ou infrastructure ? Progrès technique ou accélération d’un monde déjà sous tension ? Promesse d’émancipation ou nouvelle concentration de pouvoir ?
D’ici 2030, l’intelligence artificielle pourrait consommer autant d’eau que l’ensemble de la population mondiale en boit chaque année. Un rapport des Nations Unies brise un mythe tenace : non, les gains d’efficacité des modèles d’IA ne réduiront pas leur impact environnemental. Au contraire. Un principe économique vieux de deux siècles explique pourquoi la situation risque de s’aggraver bien plus vite que prévu.
Cambridge vient de franchir une étape historique : le premier vaccin dont le composant actif a été entièrement conçu par intelligence artificielle vient d’être testé sur des humains. Conçu pour protéger contre tous les coronavirus Sarbeco — y compris ceux qui n’ont pas encore émergé — il pourrait mettre fin au cycle épuisant des mises à jour vaccinales annuelles.
La pauvreté et les inégalités ne sont pas le fruit du hasard, mais « les conséquences prévisibles de choix politiques », affirme un collectif de personnalités dont Olivier De Schutter, Thomas Piketty, Kate Raworth et Joseph Stiglitz, dans un manifeste publié dans « Le Monde ». Pour eux, il est temps de transformer les règles de l’économie mondiale.
L’IA progresse si rapidement qu’elle serait bientôt capable de s’auto-améliorer ou de former de manière autonome des successeurs encore plus performants, selon un récent rapport d’Anthropic. Si cette capacité pourrait être particulièrement intéressante pour des domaines tels que la médecine, elle nécessite également un encadrement législatif rigoureux compte tenu des risques de perte de contrôle sur la technologie.
Puisque le développement de l’IA se fonde sur les créations de millions de personnes (écrivains, artistes, musiciens, scientifiques…), c’est aux citoyens américains de décider de son avenir, explique le sénateur du Vermont dans une tribune au « Monde ». Il propose de placer 50 % des actions des entreprises concernées dans un fonds souverain.


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