Les Soulèvements de la Terre

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TotalEnergies est jugé à Paris jeudi et vendredi, accusé d'avoir manqué à son devoir de vigilance en matière de risques environnementaux par des associations et la Ville de Paris, qui demandent l'arrêt des nouveaux projets pétro-gaziers.
Un an s’est écoulé depuis que Donald Trump a prêté serment pour son second mandat. Sa campagne de 2024 s’était construite sur la promesse du « retour de l’abondance ». L’un des engagements était de diviser par deux les factures énergétiques des Américains en douze à dix-huit mois, en « libérant » les hydrocarbures des réglementations de l’administration Biden. Un an après, le bilan d’étape de cette politique énergétique révèle un contraste saisissant entre promesses et réalités. L’exploitation massive des énergies fossiles a effectivement battu des records, faisant des États-Unis le premier producteur et exportateur mondial de pétrole et de gaz. Mais cette « domination énergétique » se construit aux dépens des ménages et des entreprises américaines, qui font face à des coûts en nette hausse, à rebours des espoirs suscités. Analyse d’un piège économique qui se referme sur la base électorale du président républicain et résonne mal avec les promesses de l’America First.
Lors du procès intenté par une coalition d’associations et la Ville de Paris, qui s’ouvre jeudi 19 février, le ministère public fera valoir que « le champ d’application de la loi sur le devoir de vigilance ne s’étend pas au changement climatique ».
Le "culte du climat" a fragilisé l'économie européenne, a dit mardi le secrétaire américain à l'Energie Chris Wright dans un entretien avec l'AFP, qualifiant de "fermeté affectueuse" la manière dont les Etats-Unis voient la relation avec l'Europe, décrite comme "un allié solide". "L'expérience menée ces 17 dernières années, que l'on peut à juste titre qualifier de culte du climat, n'a fait qu'augmenter le prix de l'énergie. L'Europe dans son ensemble produit aujourd'hui moins d'énergie qu'il y a 17 ans, et les prix ont considérablement augmenté", a lancé M. Wright, après avoir participé à une conférence au siège de l'Institut français des relations internationales (IFRI) à Paris.
L’abrogation de l’Endangerment Finding (qu’on peut traduire par « constat de mise en danger »), annoncée depuis la Maison-Blanche le 12 février 2026 marque un retour en arrière de près de vingt ans. Ce texte de l’EPA réunit en effet les éléments scientifiques permettant l’application d’une décision de la Cour suprême des États-Unis datant de 2007, qui appelait l’Agence environnementale américaine (EPA) à inclure les six principaux gaz à effet de serre parmi les rejets atmosphériques qu’elle a mission de réguler. Nouvelle illustration du backlash climatique de l’Amérique trumpienne, cette abrogation promet de multiples contentieux juridiques qui remonteront sans doute jusqu’à la Cour suprême, dont la décision de 2007 n’a pas été abrogée.
L’Agence de protection de l’environnement américaine a abrogé, jeudi 12 février, un texte capital qui permettait notamment d’imposer des normes d’émissions pour les véhicules thermiques ou les centrales électriques. Le président américain nie ainsi les risques que représente le changement climatique pour ses concitoyens.
Le président Trump a annoncé l’abrogation de l’Endangerment Finding, un texte de l’Agence environnementale américaine (EPA) à la base de toutes les régulations fédérales concernant les émissions de gaz à effet de serre (GES) du pays. Après le retrait de l’accord de Paris et des institutions internationales traitant du climat, c’est un renforcement du backlash climatique qui souffle sur les États-Unis.
Donald Trump a annoncé jeudi abroger un texte servant de fondement à la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre aux Etats-Unis, un revirement majeur contre lequel s’opposaient les scientifiques et les défenseurs de l’environnement.
Les émissions de CO₂ du deuxième pollueur mondial sont reparties à la hausse en raison d’un hiver froid et du recours au charbon pour les data centers. Les conséquences des attaques de Donald Trump contre la transition devraient prochainement aggraver la situation.
Une décision adoptée en 2009 par l’Agence de protection de l’environnement, sur laquelle reposent de nombreuses réglementations pour limiter les gaz à effet de serre, devrait bientôt être supprimée par l’administration américaine.
L'administration Trump s'apprête à abroger le texte de 2009 qui servait de base à la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre aux États-Unis.
Dans un récent post, Jean Boissinot s’interroge sur la note à donner à la suite de l’estimation des émissions de gaz à effet de serre en 2025 par le CITEPA : E ou D ? Je propose ici une grille de notation portant sur la qualité du baromètre du CITEPA, l’évolution attendue des émissions en 2025 et la procrastination des gouvernants en matière d’action climatique.
Après deux ans de baisse, les émissions américaines de gaz à effet de serre ont augmenté de 2,4 % en 2025, notamment à cause du froid et de l’IA. Alors même que la politique pro-fossiles du président républicain ne s’est pas encore fait sentir.
Selon les dernières estimations, les émissions devraient baisser de 1,6 % en 2025 comparativement à 2024, une petite amélioration par rapport à la précédente prévision. Il faudrait aller trois fois plus vite.
Les gaz à effet de serre en Suède ont augmenté de 7% en 2024, la plus importante augmentation depuis 2010, à cause de l'utilisation accrue du diesel sur les routes du pays, a annoncé mardi l'agence pour la protection de l'environnement. Les émissions de l'année se sont élevées à l'équivalent de 47,5 millions de tonnes de dioxyde de carbone, une hausse de plus de 3 millions de tonnes par rapport à 2023, relève l'agence dans un communiqué.
Pour se passer plus facilement du gaz russe, l'Union européenne va appliquer de manière "pragmatique" ses nouvelles règles sur les émissions de méthane, puissant gaz à effet de serre, censées s'étendre à partir de 2027 aux importations d'hydrocarbures.
L’association de surveillance de la qualité de l’air Airparif salue, ce vendredi 12 décembre, une réduction de l’émission de nombreux polluants atmosphériques dans la région parisienne. Celles de particules fines PM2,5 ont aussi reculé de 43 %.
UN GEO report says ending this harm key to global transformation required ‘before collapse becomes inevitable’
Émissions CO₂ de la consommation électrique en temps réel | Electricity Maps
Contrairement aux idées reçues, ce n’est pas grâce aux véhicules électriques, mais par le développement des trains à grande vitesse que les Chinois ont réussi à limiter leur consommation de pétrole, constate dans sa chronique au « Monde » Jean-Baptiste Fressoz.
L’administration américaine a dévoilé jeudi un plan pour autoriser l’extraction d’énergies fossiles sur des millions de kilomètres carrés le long de ses côtes.
Fait exceptionnel, le président brésilien est venu en personne, mercredi 19 novembre, au chevet de la grand-messe annuelle sur le climat. Il entend user de son poids politique sur la scène internationale pour obtenir une feuille de route sur la sortie du charbon, du pétrole et du gaz et une autre sur la lutte contre la déforestation.
Chaque pays doit pouvoir déterminer à quel rythme il veut sortir des énergies fossiles, "selon ses possibilités", a déclaré mercredi le président brésilien Lula à Belém à la COP30, la conférence de l'ONU sur le climat.
Seule une poignée de délégations a pris des engagements volontaires pour combattre ce puissant gaz à effet de serre, pourtant responsable d’un tiers du réchauffement depuis l’ère préindustrielle.
Alors que l’essentiel de la facture climatique repose aujourd’hui sur les contribuables et les budgets publics, une quinzaine de chercheurs en droit proposent, dans une tribune au « Monde », un dispositif pour redistribuer la charge en la faisant peser principalement sur les grandes entreprises productrices de pétrole, gaz et charbon.
Selon le rapport annuel du Global Carbon Project, les émissions de CO2 issues des énergies fossiles seront supérieures en 2025 de 1,1 % à celles de l'année précédente, pour atteindre 38,1 milliards de tonnes (GtCO2). À ce rythme, il sera quasiment "impossible" de limiter le réchauffement planétaire à moins de 1,5 °C.
Les émissions mondiales de CO2 causées par la combustion des énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz « naturel » fossile) continuent de progresser au niveau mondial. Le réchauffement induit affaiblit les puits naturels de carbone.
Parce que les énergies renouvelables coûtent moins cher que les fossiles, leur croissance exponentielle est désormais inarrêtable. Mais cela reste insuffisant pour réduire les émissions mondiales de gaz à effet de serre, alors que la demande énergétique est hors de contrôle, prévient l’Agence internationale de l’énergie.
Dans le World Energy Outlook 2025 de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) rendu public ce 12 novembre(1), le « Current Policies Scenario » (CPS), tombé en disgrâce en 2019, refait surface. Ce scénario suppose la pleine application des « politiques et régulations déjà en place ». C’est un scénario de triomphe de l’Amérique trumpienne : le pétrole et le gaz dominent encore le système énergétique en 2050 ; les émissions de CO2 diminuent à peine d’ici 2050 ; la température mondiale n’est pas stabilisée avant la fin du siècle.
Les émissions de CO₂ chinoises sont restées stables au troisième trimestre, comme depuis mars 2024. Elles pourraient même baisser cette année. La pollution générée par le secteur des transports a notamment diminué de 5 %, grâce à l’essor des voitures électriques.
Depuis l’accord de Paris sur le climat en 2015, le solaire et l’éolien se développent à un rythme phénoménal mais le charbon, le pétrole et le gaz restent dominants. La COP30 de Belem, au Brésil, permettra de tester la volonté politique des Etats d’organiser une sortie des énergies fossiles.
Des dizaines de dirigeants mondiaux doivent encore s'exprimer, vendredi à Belém, au Brésil, avant le début, lundi, des négociations climatiques de la COP30. Les participants ont admis que le monde ne réussirait pas à se maintenir sous 1,5 °C de réchauffement. Mais la phrase du président Lula, qui dans son discours d'ouverture a appelé à une "feuille de route" pour "surmonter la dépendance aux combustibles fossiles", a été particulièrement applaudie.
Le président brésilien Lula a estimé vendredi que "le modèle de développement basé sur l'utilisation intensive de combustibles fossiles" était intenable, au deuxième jour du sommet de dirigeants mondiaux en prélude à la COP30 à Belem. Deux ans après l'adoption inédite à la COP28 à Dubaï d'un engagement général à sortir progressivement des énergies fossiles, le thème ne figure pas comme tel à l'agenda de la conférence climat qui s'ouvrira lundi dans cette ville d'Amazonie brésilienne. Mais certains pays comme le Brésil - pourtant huitième producteur mondial de pétrole - tiennent à remettre le sujet au coeur des débats.
Le président brésilien Lula a appelé vendredi à une sortie "juste" et "ordonnée" des énergies fossiles, envoyant un signal politique fort au sommet de dirigeants mondiaux en prélude à la COP30 à Belem. Deux ans après l'adoption inédite à la COP28 à Dubaï d'un engagement général à sortir progressivement des énergies fossiles, le thème ne figure pas officiellement à l'agenda de la conférence de l'ONU sur le climat, qui s'ouvrira lundi pour près de deux semaines dans cette ville d'Amazonie brésilienne. Mais certains pays comme le Brésil, huitième producteur mondial de pétrole, veulent remettre le sujet dans les débats, en l'absence notable de grands pays pétroliers, à commencer par les Etats-Unis de Donald Trump.
Le rapport annuel du Programme des Nations unies pour l’environnement vient de tomber avec une révélation que personne ne souhaite entendre : quand bien même l’intégralité des engagements climatiques seraient honorés à la lettre, l’objectif phare de l’accord de Paris sera pulvérisé avant 2035. Cette projection n’émane pas de militants écologistes alarmistes, mais d’une analyse rigoureuse menée par des dizaines de scientifiques mandatés par l’ONU. Les chiffres sont sans appel et redessinent brutalement notre avenir climatique.
La Terre passera officiellement au-dessus du seuil de réchauffement de 1,5 °C d’ici la prochaine décennie, selon le dernier rapport du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE). Pour rester en-dessous de cette limite, il faudrait en effet réduire les émissions annuelles de gaz à effet de serre de 55 % d’ici 2035 par rapport à 2019 – un objectif non réaliste compte tenu du temps qui reste et des mesures insuffisantes prises jusqu’à présent par les pays.
La capitale pourrait atteindre son objectif climatique de 2030, soit une réduction de 50 % de ses émissions par rapport à 2004, révèle une étude ce jeudi 6 novembre. Pas assez, en revanche, pour atteindre la neutralité carbone en 2050.
Ce mercredi, Donald Trump fête le premier anniversaire de son élection à la tête du pays, le 5 novembre 2024. Depuis, le président d’extrême droite a détruit la politique climatique des États-Unis. Vert dresse le bilan de sept attaques portées au climat et à la santé des Américain·es.
Les émissions brutes dans le pays ont été réduites de 16,7 % en 2024 par rapport à 2023, selon les calculs du réseau brésilien d’ONG Observatoire du climat.
D’après les prévisions du groupe pétrolier, la réalisation de l’accord de Paris est « hors de portée ». La décarbonation du système énergétique nécessite d’investir d’abord dans les pays émergents.
L'ONG qui lutte contre les inégalités et la pauvreté publie un rapport sur les différents niveaux d'émissions de gaz à effet de serre selon les revenus.
Le dépassement de l’objectif de Paris est devenu inéluctable d’ici la fin de la décennie. A la veille de la COP 30 au Brésil début novembre, l’ONU et des climatologues s’y résignent mais militent pour que ce soit temporaire.
Des données inédites révèlent que des projets d’exploitation déjà planifiés à travers la planète sont susceptibles de rejeter à eux seuls des quantités de CO₂ largement supérieures au budget carbone restant à l’humanité pour limiter le réchauffement global à 1,5 °C.
Vingt-huit projets d'extraction de pétrole, gaz ou charbon de grande ampleur sont entrés en exploitation depuis 2021 malgré leur catastrophique impact à venir sur le climat, selon des données publiées lundi par plusieurs ONG. Les "bombes carbone" ont été définies en 2022 dans un article de recherche comme des projets d'énergies fossiles capables de générer chacun plus d'un milliard de tonnes de CO2 sur leur durée de vie. Les auteurs en dénombraient alors 425 dans le monde. Les organisations autrices du nouveau décompte (Lingo, Data for Good, Reclaim Finance, Eclaircies) estiment que 28 projets de ce type ont démarré entre 2021 et 2025, et 12 ont été annulés. Leur décompte total est de 601, dont 365 projets dont les émissions sont encore évaluées à plus d'1 milliard de tonnes. La différence est due aux projets ayant été consommés ou réévalués. Leur analyse se fonde sur des bases de données des secteurs énergétiques et financiers.
À deux semaines de la conférence mondiale sur le climat au Brésil, un consortium d’ONG publie de nouvelles données sur les «bombes carbone», ces projets d’extraction fossile qui pourraient générer des quantités faramineuses de CO2 sur l'ensemble de leur durée de vie. Pétrole, gaz, charbon : les associations ont recensé 601 mégaprojets.
Vingt-huit projets d'extraction de pétrole, gaz ou charbon de grande ampleur sont entrés en exploitation depuis 2021 malgré leur catastrophique impact à venir sur le climat, selon des données publiées lundi par plusieurs ONG. Les "bombes carbone" ont été définies en 2022 dans un article de recherche comme des projets d'énergies fossiles capables de générer chacun plus d'un milliard de tonnes de CO2 sur leur durée de vie. Les auteurs en dénombraient alors 425 dans le monde.
Le monde compte désormais 600 bombes carbone et plus de 2 300 projets fossiles, selon l'actualisation de la carte carbonbombs publiée ce lundi 27 octobre par quatre associations, dont Data for Good et Reclaim Finance. Une tendance à la hausse alors que le scénario 1,5°C de l'Accord de Paris impose la fin de tout nouveau projet fossile depuis 2021.
TotalEnergies s’apprête à relancer une « bombe carbone ». Quatre ans après avoir suspendu un mégaprojet de gaz naturel liquéfié au Mozambique, le groupe français a annoncé samedi 25 octobre avoir levé l’état de « force majeure » pesant sur le chantier. Pour redémarrer, celui-ci ne doit plus qu’avoir le feu vert du gouvernement mozambicain.
« L’avenir n’est pas un destin écrit, c’est une décision collective. » L’humanité a franchi toutes les frontières visibles. Du feu à la roue, de la poudre à canon à la bombe atomique, de la voile au saut vers la Lune. Nous avons ouvert la croûte terrestre pour en extraire des minéraux, construit des villes qui brillent comme des étoiles artificielles, connecté la planète entière en quelques secondes, et pourtant nous sommes toujours prisonniers des mêmes guerres tribales d’il y a 3 900 ans, aujourd’hui maquillées de drones, d’algorithmes et d’ogives nucléaires.
Pour appréhender l’ampleur de la destruction du climat, le chercheur Gaspard Lemaire plaide pour l’utilisation du concept d’« atrocité climatique ». Un terme qui permettrait de mieux pointer les responsabilités des États.
Pour baisser les émissions de gaz à effet de serre, la consommation de viande doit diminuer, mais toutes les trajectoires ne sont pas identiques.
À un peu moins de deux mois de l’ouverture de la COP30 à Belém, deux informations importantes : pour la première fois la Chine va s’engager sur un objectif de baisse de ses émissions ; le rapport Production Gap(1) indique que les émissions mondiales de CO2 résultant de la combustion d’énergie fossile devraient continuer d’augmenter si l’on se fie aux prévisions d’extraction des grands producteurs.
À l’échelle mondiale, les systèmes agricoles, alimentaires et forestiers produisent plus du tiers des émissions de gaz à effet de serre, contribuant ainsi au changement climatique de façon significative. Pourtant, l’agriculture n’a été intégrée que tardivement aux négociations des COP sur le climat. Entre enjeux d’adaptation, d’atténuation et de sécurité alimentaire, les avancées restent timides. De récentes initiatives essaient toutefois de mieux intégrer les systèmes agricoles et alimentaires à l’agenda climatique mondial.
Le président chinois a annoncé en personne le nouvel engagement climatique de son pays, s’engageant à réduire les émissions de gaz à effet de serre de 7 à 10% d’ici 2035.
Récemment , une vaste étude a permis de faire le lien entre les émissions de gaz à effet de serre (GES) de dizaines de grandes entreprises et de nombreuses vagues de chaleur ayant sévit dans plusieurs pays. Ayant fait l’objet d’une publication dans une revue scientifique, ces travaux pourraient changer la donne en ce qui concerne les contentieux climatiques.
D’ici cinq ans, les gouvernements envisagent de produire une quantité d’énergies fossiles plus de deux fois supérieure à celle compatible avec la limitation du réchauffement de la planète à 1,5 °C, alerte un rapport publié ce lundi 22 septembre.
L’écart ne cesse de se creuser entre la quantité de charbon, de pétrole et de gaz que les gouvernements des pays producteurs projettent de mettre sur le marché et celle qui permettrait de limiter le réchauffement sous la barre des 1,5 °C.
The Production Gap Report finds that 10 years after the Paris Agreement, governments plan to produce more than double the volume of fossil fuels in 2030 than would be consistent with limiting global warming to 1.5°C, steering the world further from the Paris goals than the last such assessment in 2023.
Les pays producteurs d'énergies fossiles du monde entier prévoient d'augmenter toujours plus leurs extractions ces prochaines années, à des niveaux radicalement incompatibles avec les objectifs climatiques internationaux, selon un rapport publié lundi par plusieurs instituts de référence. "Les gouvernements, au total, prévoient de produire beaucoup plus d'énergies fossiles que ce qui serait cohérent avec une limitation du réchauffement mondial entre 1,5°C et 2°C", a souligné devant des journalistes Derik Broekhoff, de l'Institut de l'environnement de Stockholm (SEI), coauteur de cette étude. "Les pays prévoient désormais une production de ces énergies encore plus élevée comparé à il y a deux ans", lors de sa dernière édition, souligne-t-il, pointant du doigt la "déconnexion entre les ambitions climatiques et ce que les pays prévoient réellement de faire".
Canberra se fixe une cible comprise entre 62 % et 70 % de baisse d’ici à 2035 par rapport aux niveaux de 2005. Le pays est candidat à l’organisation de la COP31 en 2026.
Les 50 sites industriels français qui émettent le plus de gaz à effet de serre en ont un peu moins rejeté dans l'atmosphère en 2024, mais surtout à cause d'un recul de la production, selon un rapport d'ONG environnementales publié jeudi. Les émissions industrielles, qui avaient connu une "baisse marquée" (-10,2%) entre 2022 et 2023, n'ont "reculé que de 1,4% en 2024", ont constaté le Réseau Action Climat (RAC), principal réseau d'ONG environnementales, et France Nature Environnement dans un rapport.
Les ministres de l’environnement de l’UE ont adopté, jeudi, une fourchette de baisse des émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2035, comprise entre − 66,25 % et − 72,5 % par rapport à 1990. Ils ont reporté à octobre la discussion concernant la cible 2040.
A chaque étape de leur utilisation, le pétrole, le gaz et le charbon affectent la santé humaine, avertit ce mardi 16 septembre l’Alliance mondiale pour le climat et la santé. Celui-ci appelle les Etats à des actions ambitieuses, dont l’interdiction du «lobbying» et de la «désinformation».
La Commission espérait arracher jeudi 18 septembre un accord sur la baisse des émissions de gaz à effet de serre de 90 % d’ici quinze ans. Mais la France et l’Allemagne s’opposent à ce calendrier. Un signal fâcheux à l’aube de la COP30 au Brésil et des dix ans de l’accord de Paris.
Après des années de baisse régulière, les émissions de gaz à effet de serre risquent de se stabiliser aux États-Unis, au moment où la politique menée par le gouvernement Trump favorise les combustibles fossiles et restreint les énergies renouvelables, selon une analyse publiée mercredi. « Le changement le plus abrupt en matière de politique énergétique et climatique dans l'histoire récente » Le centre de recherche américain Rhodium Group a modélisé plusieurs trajectoires en tenant notamment compte de la croissance économique et des prix des énergies.
Hamza Hamouchene · Derrière le génocide en cours à Gaza, il y a un écocide au long cours. Et derrière le colonialisme, l'impérialisme.
Earth’s average temperature rose more than 1.5°C above pre-industrial levels in 2024 for the first time – a critical threshold in the climate crisis. At the same time, major armed conflicts continue to rage in Ukraine, Gaza, Sudan and elsewhere. What should be increasingly clear is that war now needs to be understood as unfolding in the shadow of climate breakdown. The relationship between war and climate change is complex. But here are three reasons why the climate crisis must reshape how we think about war.
Les rejets carbonés mondiaux croissent toujours. Mais, contrairement aux dernières années, les émissions de gaz à effet de serre sont en hausse au premier semestre dans l’Union européenne et aux Etats-Unis, tandis qu’elles baissent en Chine.
Les militants de l’ONG de défense de l’environnement ont escaladé mercredi 13 août une plateforme offshore de la compagnie Shell, avant de faire couler du faux sang sur une œuvre du plasticien britannique Anish Kapoor.
Et si, à chaque passage d’un navire, les océans relâchaient un puissant gaz à effet de serre dans l’atmosphère ? C’est ce que révèle une étude suédoise récente, qui met en lumière une source d’émissions de méthane totalement ignorée jusqu’ici. Longtemps associé à l’élevage ou à l’exploitation des énergies fossiles, le méthane — gaz à effet de serre redoutable — pourrait aussi être relâché en grande quantité par le simple brassage des eaux peu profondes par les navires. Une découverte qui remet en question l’évaluation environnementale du transport maritime mondial.
Le président russe a signé, ce mercredi 6 août, un décret fixant un objectif climatique a priori ambitieux, mais qui permet en réalité à la Russie, quatrième émetteur mondial, de polluer encore plus.
Quatrième émetteur mondial de dioxyde de carbone, la Russie veut parvenir à zéro émission nette d'ici 2060 mais, selon des militants, ses objectifs actuels sont insuffisants pour lutter contre le réchauffement climatique.
Le Parlement néo-zélandais a décidé jeudi d'autoriser la prospection offshore pour le gaz et le pétrole, revenant sur une interdiction mise en place par le gouvernement de Jacinda Ardern (2017-2023). Ce projet de loi adopté par le Parlement était fortement critiqué par des organisations de défense de l'environnement. Le ministre de l'Energie et des Ressources naturelles, Shane Jones, a affirmé que de nouvelles lois permettraient de stimuler l'investissement dans l'exploration de gisements pétroliers et contribueraient à atténuer les problèmes d'approvisionnement en énergie pendant l'hiver.
Le patron de l'Agence fédérale de protection de l'environnement, nommé par le président Trump, a annoncé revenir sur une décision fondamentale pour la régulation des émissions de gaz à effet de serre. Un recul de plus qui pourrait représenter "la plus grande mesure de dérégulation de l'histoire des Etats-Unis".
Le patron de l'Agence fédérale de protection de l'environnement a annoncé mardi s'attaquer à une décision clé de l'administration Obama pour la régulation des émissions de gaz à effet de serre. De quoi permettre une vaste dérégulation pour le secteur automobile en assouplissant les règles sur les émissions des véhicules.
Cette réforme, qui devra passer par une phase de consultation publique, devrait notamment entraîner une vaste dérégulation du secteur automobile.
L’administration y voit l’une des plus grandes mesures de dérégulation de l’histoire des Etats-Unis.
D'une dépendance à l'autre. A mesure que l'Union européenne se sèvre du gaz russe, elle ouvre grands ses portes (et ses ports) au GNL américain. En échange de droits de douane abaissés à 15%, Ursula von der Leyen a promis d'augmenter significativement les importations d'hydrocarbures américains. Un deal loin d'être gagnant pour la transition.
Le deal conclu comprend l'achat de 750 milliards de dollars d'énergie américaine sur trois ans. Cette hausse des importations concerne notamment le gaz naturel liquéfié. Un signal environnemental et climatique catastrophique.
Le gouvernement de Donald Trump s'apprête à renverser la décision qui sert de fondation à la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre aux États-Unis, deuxième plus gros émetteur mondial. […] En 1970, le Congrès américain a donné, via le Clean Air Act, le pouvoir à l'Agence de protection de l'environnement (EPA) de réguler "la pollution de l'air qui peut raisonnablement mettre en danger la santé publique".


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