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- Brice L.
Huit milliards trois cent millions d’êtres humains peuplent aujourd’hui la planète, un chiffre qui donne le vertige mais qui, jusqu’ici, ne semblait pas franchement alarmant. Après tout, la Terre a toujours fini par nourrir, tant bien que mal, les nouvelles bouches qui apparaissaient. Sauf qu’un chercheur australien vient de bousculer cette certitude confortable en avançant un chiffre radicalement différent : notre planète ne pourrait, de façon réellement durable, subvenir aux besoins que de deux milliards et demi de personnes. Soit environ trois fois moins que sa population actuelle. Un écart aussi vertigineux mérite qu’on s’y attarde. […] Ce qui rend cette histoire de capacité de charge d’autant plus étonnante, c’est son origine, très éloignée des questions environnementales modernes. Le concept trouve en effet ses racines dans l’industrie maritime de la fin du dix-neuvième siècle, à une époque où il fallait calculer précisément la quantité de cargaison qu’un navire à charbon pouvait transporter sans risque
Piégé par l’échec de sa stratégie de conquête de l’Ukraine après quatre ans et demi de guerre, Vladimir Poutine a choisi l’escalade : détruire l’Ukraine, déstabiliser l’Europe, constate Sylvie Kauffmann, chroniqueuse au « Monde ».
Les scénarios qui serviront de repères au prochain rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat sont scientifiquement intenables, constatent, dans une tribune au « Monde », l’historien des sciences Jean-Baptiste Fressoz et l’ingénieure et doctorante en sciences sociales Lou Stührenberg.
Les technofascistes ont fait de l’intelligence artificielle le bras armé de leur projet de société. Pourtant, rien ne leur appartient vraiment : ni les outils, ni les savoirs qui les nourrissent. Cet essai est un manuel de combat qui appelle à s’emparer de l’IA pour transformer cette arme d’oppression en outil d’émancipation. Contre le mythe de la « super- intelligence », des contre-cultures interrogent la possibilité d’un autre imaginaire technologique. Des artistes, activistes et hackers détournent déjà l’intelligence artificielle pour inventer de nouveaux usages, subversifs et libérateurs. Les mini-IA , l’open source, les serveurs locaux, l’espace latent et les failles du système sont à la fois le nouveau front et les nouvelles munitions pour sortir de l’impuissance technologique. Car l’IA est plus qu’une arme dans la bataille culturelle, elle est le terrain de cette bataille. Entre le technosolutionnisme béat et le rejet en bloc, une alternative se dessine. Détourner, dévoiler, saboter, désaligner, décolo
Le Programme des Nations unies pour l’environnement prend acte du dépassement prochain de l’objectif le plus ambitieux de l’accord de Paris, et dessine une nouvelle trajectoire afin de repasser dessous avant la fin du siècle. Celle-ci implique des efforts gigantesques et des transformations radicales.
- Brice L.
Il y a quelques mois encore, tout portait à croire que le plus fort de la chaleur marine était derrière nous. Les eaux du globe avaient connu leur pic saisonnier au printemps, comme chaque année, et la logique voulait que la courbe s’assagisse doucement à l’approche de l’automne. Sauf que la nature n’a pas suivi le scénario prévu. Le 22 août, les compteurs se sont affolés : la température de surface des océans a atteint 21,1 °C, un niveau jamais mesuré depuis le début des relevés satellitaires en 1979. Ce chiffre dépasse celui de mars 2024, pourtant établi en pleine saison chaude, et il s’agit d’un signal que les scientifiques du service Copernicus sur les changements climatiques prennent très au sérieux.
L’épidémie d’Ebola a franchi désormais le seuil des 5000 cas confirmés en République démocratique du Congo (RDC). Le nombre de victimes s’approche de 2400, selon les chiffres congolais relayés mercredi par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à Genève.
Deux jours après l’attaque de deux pétroliers en mer Rouge par les rebelles yéménites soutenus par l’Iran, Riyad a répliqué, vendredi soir, en frappant des installations militaires houthistes à Hodeïda, sur la côte ouest du Yémen.
- Brice L.
Le riz nourrit plus de la moitié de l’humanité depuis 9 000 ans. Mais selon une étude publiée dans Communications Earth & Environment, le réchauffement climatique progresse désormais 5 000 fois plus vite que la capacité d’adaptation de cette plante. Les régions rizicoles atteignent des températures jamais enregistrées dans toute l’histoire de cette culture — et le milliard de personnes qui en dépendent directement commence à manquer de temps.
Trente-trois ans après l’interdiction du chlordécone aux Antilles, 85,5 % des Martiniquais adultes présentent encore du pesticide détectable dans le sang. Et parmi eux, près d’un sur six dépasse le seuil à partir duquel les effets sanitaires ne peuvent plus être écartés. Ce n’est pas une projection, ni une alerte préventive : c’est le résultat publié le 24 juin 2026 par Santé publique France, issu de l’étude Kannari 2.
- Yohan D
À Phoenix, Arizona, en juin 2017, le mercure a frôlé les 50 degrés Celsius. Au moins 50 vols régionaux d’American Airlines ont été annulés à cause de températures avoisinant les 48-49°C. Pas de tempête, pas de brouillard épais, pas de neige sur les pistes. Juste de la chaleur. Ce jour-là, une réalité méconnue du grand public a brusquement émergé : les avions peuvent être cloués au sol par les seuls effets de la canicule, aussi sûrement que par un blizzard. Ce cas n’est pas un accident de l’histoire météorologique. C’est un aperçu de ce qui attend plusieurs dizaines d’aéroports à travers le monde si le réchauffement climatique suit sa trajectoire actuelle.
- Brice L.
L’été approche et nos océans sont déjà en train de bouillir. Alors que les températures de surface des mers frôlent des seuils historiques en ce printemps, les météorologues européens tirent la sonnette d’alarme : le redouté phénomène climatique El Niño est sur le point de faire son grand retour. Couplée aux émissions continues de gaz à effet de serre, cette colossale anomalie thermique du Pacifique pourrait bien transformer l’année prochaine en un brasier planétaire inédit, multipliant les sécheresses et les désastres météorologiques.
En mai 2024, le mercure a dépassé 50 °C dans plusieurs villes du nord de l’Inde, plus de 40 000 cas d’insolation ont été recensés à travers le pays, et une étude d’attribution rapide a établi que le réchauffement climatique avait rendu cet épisode quarante-cinq fois plus probable. Deux ans plus tard, le bulletin de l’India Meteorological Department pour mai 2026 dessine un tableau plus contrasté — chaleur, mais aussi pluies au-dessus de la normale et orages — alors que l’Organisation météorologique mondiale prévoit le retour probable d’El Niño dès mai-juillet. Entre la fournaise documentée d’hier et le climat instable d’aujourd’hui, une même question : à partir de quelle température le corps humain cesse-t-il simplement de pouvoir vivre ?
Le chemin vers la fusion thermonucléaire est long et semé d’embûches. Une des nombreuses étapes a récemment été franchie dans le plus grand tokamak chinois, EAST, où la limite de densité de plasma qui était observée jusque-là a été dépassée.
Le chikungunya pourrait s'installer plus facilement en Belgique que prévu, selon une étude qui abaisse le seuil de transmission du virus.
Depuis 2009, la communauté scientifique s’appuie sur le concept des limites planétaires (PB) pour évaluer la stabilité de notre environnement. Ce modèle définit neuf seuils écologiques critiques qui, s’ils sont franchis, pourraient sceller le sort des écosystèmes et compromettre l’avenir de l’humanité sur Terre. À ce jour, les humains ont déjà transgressé six de ces neuf seuils fatidiques. Cependant, une nouvelle inquiétude émerge des laboratoires de recherche : une dixième frontière potentielle, jusqu’ici méconnue, vient d’être mise en lumière. Cette nouvelle menace concerne la désoxygénation aquatique à l’échelle mondiale, affectant les lacs, les réservoirs, les océans et d’autres plans d’eau.
Nestlé, Lactalis et Danone… Plusieurs géants de l’agroalimentaire procèdent depuis fin décembre à des rappels de laits pour bébés, notamment en France, en raison de la présence de cette bactérie potentiellement dangereuse pour la santé.
Le seuil de + 1,5 °C, établi comme un jalon à ne pas dépasser dans l'accord de Paris en 2015, devrait être définitivement franchi avant la fin de la décennie, affirme le service européen de référence Copernicus. Les températures mondiales des trois dernières années ont en moyenne déjà dépassé de 1,52 °C le niveau préindustriel, selon son dernier rapport.
La Terre passera officiellement au-dessus du seuil de réchauffement de 1,5 °C d’ici la prochaine décennie, selon le dernier rapport du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE). Pour rester en-dessous de cette limite, il faudrait en effet réduire les émissions annuelles de gaz à effet de serre de 55 % d’ici 2035 par rapport à 2019 – un objectif non réaliste compte tenu du temps qui reste et des mesures insuffisantes prises jusqu’à présent par les pays.
Invisible à l’œil nu mais indispensable à la vie sur Terre, Prochlorococcus règne silencieusement sur nos océans depuis des millions d’années. Cette cyanobactérie marine, plus petite qu’un virus mais plus puissante qu’une centrale électrique biologique, vient pourtant de révéler sa talon d’Achille dans une étude qui bouleverse nos certitudes sur l’avenir des écosystèmes marins. La découverte est troublante : l’organisme qui produit un tiers de l’oxygène que nous respirons pourrait être beaucoup plus fragile face au réchauffement climatique qu’on ne l’imaginait.
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