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La Science-based targets initiative (SBTi) a publié son très attendu standard pour permettre aux institutions financières d’atteindre la neutralité carbone. Pour obtenir la précieuse validation, les banques, assureurs et investisseurs devront exclure les entreprises développant de nouveaux projets liés aux énergies fossiles. Le standard SBTi sur les énergies fossiles, au contraire, semble mis en pause.
Les financements aux industries du pétrole et du gaz repartent de plus belle. Le rapport Banking on climate chaos, signé par huit ONG, estime à près de 900 milliards de dollars les financements octroyés en 2024 par 65 banques aux industriels du secteur, en augmentation de 23%. Le backlash contre la finance durable n’est pas étranger à ce nouvel appétit de la finance pour les hydrocarbures.
Les besoins de financements pour les projets permettant de préserver et restaurer la nature marine sont loin d’être atteints par les acteurs financiers. A l’occasion de la 3e Conférence des Nations Unies sur les océans (Unoc 3), des initiatives de finance bleue commencent à émerger de la part d’acteurs publics et privés.
La COP16 Biodiversité s'est achevée à Cali, en Colombie, samedi 2 novembre sur un sentiment d'inachevé. Les pays ont échoué à trouver un accord sur le financement.
Pour atteindre nos objectifs climatiques, il faudrait doubler les financements de transition. Un effort atteignable, et pourtant, l'Europe recule.
À l'origine d'un tiers de l'alimentation mondiale, les petites structures agricoles sont menacées par la crise climatique. Pourtant, le financement de leur adaptation et de leur décarbonation, provenant en majorité de structures publiques, a chuté. Cela constitue un risque majeur pour l'économie de nombreux pays.
Des efforts très loin d’être suffisants. Dans son rapport annuel "Adaptation Gap Report", publié le 2 novembre, le Programme des Nations unies pour l’Environnement souligne que les sommes nécessaires pour s’adapter au changement climatique sont "10 à 18 fois plus importantes que les flux financiers publics internationaux actuels". Et cet écart risque d’être difficile à rattraper, tant l’action "patine", selon l'ONU.
À la COP15 Biodiversité, qui se tient depuis le 7 décembre à Montréal, au Canada, les négociations n’ont pas avancé sur les points majeurs que sont les financements Nord-Sud et l’objectif de protéger 30% de la planète. L’arrivée des ministres de l’Environnement du monde entier pour le segment de haut niveau, jeudi 15 décembre, devrait permettre de donner un coup d’accélérateur. Mais il est d’ores et déjà acté qu’un certain nombre d’éléments ne seront finalisés que l’an prochain à la COP16 en Turquie.
À l'occasion de la Journée de l'environnement, ce 5 juin, l'ONU lance la Décennie pour la restauration des écosystèmes. Un objectif qui demande des moyens. Quelques jours auparavant, un rapport du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) alertait l'insuffisance des financements destinés aux solutions fondées sur la nature. Les investissements devraient tripler d'ici 2030, et les auteurs appellent le secteur privé à multiplier les efforts, alors que plus de 80 % des financements sont actuellement issus du secteur public.



