La pollution est la destruction ou dégradation d’un écosystème ou de la biosphère par l’introduction, généralement humaine, d’entités (physiques, chimiques ou biologiques), ou de radiations altérant le fonctionnement de cet écosystème1. La pollution a des effets importants sur la santé et la biosphère, comme en témoigne l’exposition aux polluants et le réchauffement climatique qui transforme le climat de la Terre et son écosystème, en entraînant l’apparition de maladies inconnues jusqu’alors dans certaines zones géographiques, des migrations de certaines espèces, voire leur extinction si elles ne peuvent s’adapter à leur nouvel environnement biophysique. Source : wikipedia
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Il y a plus d’une cinquantaine d’années, l’industrie du pétrole savait déjà que le recyclage du plastique allait être un échec. Et pourtant, ce matériau a tout de même fait l’objet d’une production et d’une commercialisation massive. Récemment, une journaliste environnementale britannique vient de publier un ouvrage relatant l’histoire de ce mensonge impactant aujourd’hui l’ensemble des humains et du vivant sur Terre.
En général, le commun des mortels semble tout à fait au courant des défis relatifs à la pollution plastique et plus spécifiquement, aux microplastiques. Toutefois, tout le monde n’est pas forcément au fait des différentes sources d’où proviennent ces particules de plastiques. Une infographie récente permet de comprendre l’origine de ce phénomène incarnant l’un des plus importants défis de l’humanité pour les décennies à venir.
Une expérience sur des rats révèle qu’une exposition in utero au bisphénol A (BPA), un composant courant du plastique, masculinise les femelles et féminise les mâles. Les femelles présentaient notamment des profils d’expression génique typiquement masculins en grandissant, tandis que les mâles présentaient des profils surtout observés chez les femelles. Même une exposition à faible dose peut altérer de manière permanente le métabolisme et l’immunité, et ce, de manière spécifique au sexe.
Depuis quasiment une décennie, les microplastiques sont une préoccupation sur le plan environnemental et depuis peu, ceux-ci interrogent également en ce qui concerne la santé publique. Si les microplastiques se retrouvent plus ou moins partout sur Terre, leur teneur dans l’air est semble importante à connaitre. En revanche, il n’existe encore aujourd’hui aucun consensus relatif à la meilleure façon de les mesurer.
Vous répétez machinalement ce geste chaque semaine : soulever ces packs de six bouteilles, lourds et encombrants, pour les empiler dans le caddie. Même en ce début de mois de février 2026, où les températures hivernales pourraient nous faire oublier la soif, l’hydratation reste une préoccupation majeure pour le bon fonctionnement de notre corps. Persuadés de faire le meilleur choix pour votre santé, vous ignorez peut-être que derrière cette transparence immaculée se cache une réalité microscopique bien moins pure. Alors que l’eau coule à flot et en toute sécurité dans nos cuisines, il est temps de lever le voile sur le contenu réel de ces milliards de bouteilles plastiques qui envahissent nos supermarchés.
Une étude montre que les microplastiques modifient le fonctionnement des bactéries de l’intestin sans en réduire le nombre à court terme, avec des effets variant selon le type de plastique. Certaines modifications provoquées par les microplastiques ressemblent à celles décrites dans certaines maladies, telles que la dépression ou le cancer colorectal, sans que cela n’établisse un lien de cause à effet.
Les plastiques synthétiques fabriqués à partir de combustibles fossiles étaient pratiquement inexistants en 1950, lorsque l’Anthropocène a commencé. Aujourd’hui, ils sont partout. On les trouve au sommet de l’Everest et au fond de la fosse des Mariannes, la partie la plus profonde de l’océan (partie ouest-nord-ouest de l’océan Pacifique). Ils sont présents dans les aliments que nous mangeons, l’eau que nous buvons et l’air que nous respirons. Chaque personne sur Terre a des fragments de plastique microscopiques dans son sang et ses organes.
Regardez autour de vous. L’air semble limpide, transparent. Pourtant, une guerre invisible se joue à chaque instant dans l’atmosphère terrestre. Des déserts brûlants du Sahara aux glaces immaculées de l’Arctique, aucune zone n’est épargnée par les microplastiques. Jusqu’à présent, les scientifiques avançaient à l’aveugle pour quantifier cette pollution aérienne. Une nouvelle étude majeure, publiée dans la prestigieuse revue Nature, vient de poser un chiffre sur l’incommensurable : chaque année, ce sont des centaines de quadrillions de particules synthétiques qui s’envolent pour rejoindre les courants aériens.
Bouteilles d'eau, couverts, pailles... Le plastique reste omniprésent dans nos vies, notamment aux Etats-Unis, où moins de 10% de la matière est recyclée. Dans son ouvrage "The problem with plastics", l'autrice Judith Enck retrace le parcours du plastique, de son invention en Belgique jusqu'aux problématiques environnementales actuelles, abordant ainsi que le "mythe du recyclage" de la matière.
Le lait maternel est universellement reconnu comme l’aliment « en or » pour le nourrisson, une recette parfaite de la nature. Mais une nouvelle étude menée par l’Université McGill vient écorner cette image de pureté absolue. En utilisant des techniques d’analyse de pointe, des chercheurs ont découvert que ce « liquide vital » contient désormais un cocktail surprenant de contaminants chimiques, allant des résidus de plastiques aux composants de nos savons quotidiens. Faut-il s’inquiéter ? Voici ce que la science dit vraiment.
Le syndicat des industriels de la plasturgie Polyvia a lancé une opération de communication dans les supermarchés pour redorer l’image du plastique. Le ministre délégué à la transition écologique, Mathieu Lefèvre, la juge « inappropriée ».
Dans le nord de la Colombie, des petits crabes violonistes ont une capacité exceptionnelle, à savoir ingérer et fragmenter d’impressionnantes quantités de microplastiques. Si ce lien avait déjà été établi auparavant en laboratoire, une nouvelle étude a permis de comprendre si ces crabes tentaient d’éviter la présence de plastique dans leur milieu naturel ou s’ils s’en accommodaient.
Il y a un peu moins d’un an, près d’une centaine de pays dont la France ont signé l’Appel de Nice, une étape importante vers un traité mondial pour mettre fin à la pollution plastique. Seulement voila, les négociations ayant eu lieu par la suite se sont soldées par un échec. En quoi cette proposition était-elle pertinente ? Pourquoi cet échec ?
Dans son arrêté publié ce mardi dans le Journal officiel, la ministre de la Transition écologique invoque la «faisabilité technique d’une absence de plastique dans les gobelets» pour justifier ce report.
Mettre un film alimentaire en plastique au-dessus d'une assiette de restes, ou pour protéger un plat au frigo ou au micro-ondes, est une habitude encore souvent pratiquée. Elle ne serait pourtant pas sans danger. On vous explique.
Une poignée de pays, dont les Etats-Unis, l’Arabie saoudite et l’Iran, se sont opposés à l’adoption du « résumé à l’intention des décideurs » d’une vaste synthèse onusienne, en raison de mentions sur la sortie des énergies fossiles ou sur la production de plastique.
En Europe, au moins 28 % des décharges seraient situées en zones inondables. Des dépôts qui polluent les eaux avec des métaux lourds et des microplastiques. Reporterre a enquêté avec The Guardian, Investigate Europe et Watershed Investigations sur ce risque écologique et sanitaire majeur.
Entre 1950 et 2020, environ 32 millions de tonnes de plastique se seraient accumulées dans les océans. Face à cette menace pour la vie marine et le climat, des chercheurs ont mis au point un robot capable d'identifier et de ramasser les déchets au fond des océans grâce à l'intelligence artificielle.
Des chercheurs chinois viennent de franchir une étape décisive dans la quête d’un plastique à la fois durable, performant et biodégradable. En exploitant les propriétés uniques du bambou, ils ont mis au point un matériau révolutionnaire capable de rivaliser avec les polymères issus du pétrole tout en se décomposant naturellement en moins de deux mois.
L’analyse post-mortem de plusieurs milliers de tortues, oiseaux et mammifères marins révèle que l’ingestion de plastique est un phénomène répandu et que quelques débris peuvent provoquer la mort.
La planète étouffe sous le plastique et même l’ONU n’a pas réussi à s’entendre pour y mettre fin. Après l’échec des négociations à Genève, les pigeons sont allés sur le terrain. Dans les rayons des supermarchés, le plastique est partout — jusque dans les fruits et légumes “prêts à l’emploi”. Alors, que valent vraiment les promesses des grandes enseignes face à cette marée qui ne cesse d’enfler ?
Chaque jour, nous consommons des légumes que nous considérons comme sains et naturels. Pourtant, de nouvelles recherches mettent en évidence un problème inquiétant : même les produits frais peuvent être infiltrés par des particules de plastique si petites qu’elles échappent à l’œil nu. Une étude récente menée par l’Université de Plymouth révèle en effet que des nanoplastiques présents dans le sol peuvent pénétrer dans les parties comestibles des légumes, ce qui ouvre la voie à une exposition alimentaire insoupçonnée à cette pollution omniprésente.
De l’air que nous respirons à l’eau que nous buvons, les microplastiques sont omniprésents dans notre environnement. Ce deuxième épisode de notre série dresse l’état des connaissances sur les sources d’exposition à ces particules et les moyens de les éviter. (2/3)
Le gouvernement souhaite taxer les emballages et bouteilles en plastique non recyclés. Pour s’y opposer, les industriels du secteur trouvent des soutiens jusque chez les députés macronistes, au grand dam des associations environnementales.
C'est un granulé de plastique, rond et translucide le plus souvent, de 5 mm en moyenne, qui pris isolément semble inoffensif. Mais ce roi de l'évasion voyage en bande et quand ils se déversent par millions dans l'océan, il est quasiment impossible de les ramasser et d'enrayer leurs dégâts. Leur nom officiel? Granulés plastiques industriels ou GPI. Ils sont aussi appelés pellets ou "larmes de sirènes". Ces GPI sont les premiers maillons de la chaîne de fabrication du plastique, "l'intermédiaire entre le pétrole principalement et les produits plastiques finis", explique à l'AFP Kevin Tallec, du Cedre (organisme expert en pollution des eaux), docteur en biologie marine. L'usine est le milieu naturel de cette microbille qui, fondue avec des milliers d'autres, deviendra bidon, barquette ou tout autre objet plastique. Elle est produite par les géants de la pétrochimie, puis livrée par bateau ou camion aux plasturgistes qui la transforment.
"Une bombe à retardement": pour Ika Paul-Pont, écotoxicologue au Laboratoire des sciences de l'environnement marin (Lemar), entre sa "production exponentielle", "l'absence de gestion de fin de vie des déchets" et "sa haute toxicité", le plastique fait peser de gros risques sur l'environnement et les écosystèmes marins. "Nous ne mesurons pas encore l'étendue des dégâts de ce matériau et de sa toxicité, liée à ses composants chimiques, une boîte noire, avec 16.000 additifs dont environ un quart sont considérés comme préoccupants", développe auprès de l'AFP la directrice de recherche au CNRS qui, depuis 12 ans, étudie au sein de l'université de Brest les effets du plastique sur les invertébrés marins, et plus spécialement les mollusques bivalves comme les huîtres. "Quand nous avons commencé il y a une quinzaine d'années, nous pensions que c'était un matériau assez simple, que le seul problème était l'ingestion ou l'étranglement mais plus on l'étudie et plus on se rend compte de sa complexit
Principal composant des déchets marins, le plastique, charrié par les fleuves le plus souvent, arrive par millions de tonnes depuis des décennies dans l'océan. Histoire d'une submersion annoncée. - Une production exponentielle
Sur le plastique recyclé, autant que sur les polymères vierges, la Chine gagne du terrain. Une production à bas coût qui vient en concurrence directe avec l’industrie du recyclage européenne, au point de mettre en péril plusieurs sites et projets français.
Traversées par le Rhône, les eaux du lac Léman ne sont pas aussi propres qu’elles semblent l’être. Depuis sa source, un glacier au cœur des Alpes suisses, le fleuve est déjà pollué aux microplastiques. Vert a cherché à comprendre pourquoi, dans le troisième et dernier épisode de notre série en trois volets, «Méditerranée, le syndrome du fleuve plastique».
Des serres agricoles aux bouteilles d’eau, en passant par la recette du pain de mie, le plastique a transformé en profondeur toute l’industrie agroalimentaire. Face au problème grandissant de la pollution plastique, on peut s’inspirer, à travers l’approche des « métabolismes urbains », de ce qui était fait au début du XXe siècle.
Issus à 99 % du pétrole, les plastiques alimentent la crise écologique et climatique tout au long de leur cycle de vie. Derrière l’image trop familière des déchets qui polluent les rivières puis les océans, la production et le recyclage des plastiques sont aussi source d’émissions considérables de gaz à effet de serre, de quoi compromettre les efforts mondiaux de réduction des émissions. Surtout, les plastiques, un débouché du pétrole, entretiennent la dépendance de l’économie aux énergies fossiles. Le risque serait qu’ils deviennent la planche de salut des industriels de la pétrochimie à l’occasion de la COP30 sur le climat, qui se déroulera du 10 au 21 novembre 2025, à Belem, au Brésil.
Chaque jour, sans même le savoir, vous ingérez l’équivalent d’une carte de crédit en microplastiques. Ces particules invisibles ne se contentent pas de traverser votre organisme : elles modifient profondément l’écosystème bactérien de votre intestin, avec des conséquences que la science commence tout juste à comprendre. Une étude autrichienne présentée ce mois-ci révèle pour la première fois comment ces fragments de plastique reprogramment littéralement votre flore intestinale.
La production européenne de plastique est "au bord du gouffre" et son poids dans un marché mondial en hausse constante continue de s'éroder, a assuré mercredi l'organisation professionnelle Plastics Europe, en appelant à l'aide les autorités politiques européennes et nationales. L'Europe a produit plus de matières plastiques en 2024 qu'en 2023, 54,6 millions de tonnes (+0,4%). Mais l'année précédente avait été marquée par une forte baisse et sur le long terme le déclin est notable (62,3 millions de tonnes produits en 2018), selon le bilan annuel rendu public mercredi par Plastics Europe.
On parle souvent de “continents de plastique”… mais la réalité est bien plus surprenante (et inquiétante). La majorité du plastique des océans n’est pas là où on pense. 🧐 Dans cette vidéo, on suit le parcours d’un simple déchet de Nantes jusqu’aux profondeurs marines, pour comprendre où disparaissent les 99% de plastiques invisibles. Microplastiques, nanoplastiques, pollution des fonds marins, impacts sur la santé et sur le climat : le problème est partout, et il nous concerne directement. Alors, qui est vraiment responsable de cette pollution ? Et surtout, comment peut-on agir pour stopper l’hémorragie ?
Près de la métropole lyonnaise, 900 microplastiques transitent chaque seconde dans le Rhône. Ici, les répercussions environnementales sont immédiates et en partie dues aux rejets des industriels du secteur. Cette pollution se retrouve même dans la mer, à 300 kilomètres de là. Voici le deuxième épisode de notre série en trois volets «Méditerranée, le syndrome du fleuve plastique».
Des chercheurs ont développé un système pouvant capturer le CO₂ présent dans l’eau de mer et de le convertir en précurseurs de plastique biodégradable. Basé sur une conversion électrochimique facilitée par une bactérie marine génétiquement modifiée, le procédé atteindrait un rendement de 70 % pour une consommation d’environ 3 kWh par kilogramme, ce qui permettrait de réduire le coût de capture du CO₂ par rapport aux systèmes actuels.
Et si une seule invention permettait de s’attaquer à deux des plus graves crises environnementales du siècle ? C’est le pari d’une équipe de chercheurs de l’Université de Copenhague, qui vient de dévoiler un matériau capable de capturer le dioxyde de carbone tout en recyclant les plastiques les plus polluants. Une avancée qui pourrait bien changer la donne dans la lutte contre le réchauffement climatique et la pollution des océans.
Hausse de la température de surface, pollution plastique et perte de la biodiversité… Toutes les zones de l’océan sont désormais affectées par les activités humaines, selon un rapport du programme européen Copernicus Marine.
Le service européen Copernicus publie ce mardi son grand rapport annuel sur l'état de l'océan. Produite par plus de 70 scientifiques, cette évaluation mondiale alerte sur la crise écologique multiforme qui touche les mers en chaque point de la planète.
En août 2025, le sommet de Genève sur la pollution plastique a encore échoué à négocier un traité international. En cause, notamment : des désaccords sur le recyclage et ses limites. Une question au cœur d’une récente expertise scientifique collective portée par le CNRS et l’Inrae.
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