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Incendie

août 2026

L’Algérie a décrété un deuil officiel de trois jours et l’annulation de toutes les festivités culturelles et compétitions sportives après les incendies meurtriers qui ont ravagé l’est et le nord du pays.
Comme en 2022, l’été 2026 condense les manifestations les plus tangibles et les plus extrêmes du réchauffement climatique, avec des températures record et des phénomènes traumatiques, comme les canicules à répétition, la sécheresse qui dure et les incendies qui se propagent. Devant une telle crise, les rédactions n’ont pas pu faire l’impasse sur la question écologique. Avec leurs biais habituels : couverture événementielle et racoleuse, informations silotées d’une rubrique et d’un sujet à l’autre, dissonance discursive entre le traitement des catastrophes et la promotion du business as usual.
A Jijel et Béjaïa, des incendies d’une violence inédite ont balayé montagnes et littoraux, faisant des centaines de victimes.
Après un été 2026 marqué par 52 jours cumulés de vagues de chaleur, des milliers de décès liés aux canicules et plus de 100 000 hectares de forêts détruits par les incendies, Jean-Marc Jancovici est l’invité de la matinale de France Inter. Pour lui, une chose est claire : ce que nous avons vécu cet été n’aurait pas dû nous surprendre. Le dérèglement climatique est documenté depuis des décennies et, sur certains événements extrêmes, nous nous situons désormais dans le haut de la fourchette de ce qui avait été anticipé. Mais au-delà du constat climatique, Jean-Marc Jancovici pose une question plus profonde : sommes-nous réellement prêts à accepter que le climat du passé ne reviendra pas ? Canicules, sécheresses, incendies, forêts qui dépérissent, cours d’eau qui disparaissent l’été, agriculture fragilisée, bâtiments qui se fissurent, production électrique sous contrainte : l’adaptation ne consistera pas simplement à installer davantage de climatisation ou quelques équipements supplémentaires. Il faudra faire de
Avec des températures extrêmes, un important déficit en eau et des feux ravageurs, le climat de l’été 2026 s’est révélé hors norme, battant un nombre de records impressionnant en seulement quatre-vingt-douze jours.
Le sinistre, survenu dans une zone de maquis et d’espaces boisés, n’avait fait ni victime ni dégâts aux habitations, samedi soir. Les secours prévoyaient de maintenir un important dispositif durant la nuit.
Face à un sinistre qui s'éternise, les moyens déployés dépassent les frontières belges.
La reprise du feu au nord de Cléfays a détruit six hectares supplémentaires, dans une zone tourbeuse propice à des foyers pouvant couver en profondeur.
Les feux qui ont ravagé la Gironde, les Landes et le Var durant l’été ont occasionné 25 000 sinistres, a annoncé, vendredi, la fédération d’assureurs. Un bilan susceptible d’être revu à la hausse, les sinistrés ayant jusqu’au 31 août pour déclarer leurs dégâts.
Canicule de tous les records, incendies dévastateurs, sécheresse intense, rivières mourantes, récoltes compromises, surmortalité,... L'été 2026 s'inscrit dans l'histoire comme l'un des plus brûlants.
En raison d’une combinaison incluant des canicules extrêmes, des épisodes de sécheresse précoce et le développement du phénomène El Niño, l’année 2026 est particulièrement rude en ce qui concerne les incendies de forêt. Quels pays sont les plus impactés ? Dans quelles proportions ? Qu’en est-il de la France ?
Une reprise du feu dans le secteur nord-est a mobilisé des renforts et un hélicoptère, avec de nouvelles fermetures de routes et des opérations de noyage prolongées.
Un été infernal aux airs d'avertissement : nous avons plus de chance de devenir réfugié climatique que milliardaire.
Alors que les canicules, les sécheresses et les mégafeux s’intensifient, faut-il continuer à consacrer toujours plus d’énergie, de matières premières et d’argent aux datacenters, à l’IA ou à de nouveaux équipements scientifiques géants ? Philippe Bihouix, ingénieur et auteur spécialiste des ressources, de la transition énergétique et des enjeux technologiques, appelle à faire preuve de "techno-discernement" et à choisir collectivement ce qui mérite vraiment nos ressources limitées.
L'Algérie n'est pas épargnée par les feux de forêt estivaux : au moins 12 personnes ont péri mercredi dans des incendies près de la ville de Béjaia, dans le nord-est du pays. Plusieurs autres personnes ont été blessées et de nombreuses familles ont été évacuées.
Nos confrères de la RTBF ont mené leurs investigations. Avec un résultat interpellant.
Alors que l’Europe traverse ce qui sera sans doute l’été le plus chaud jamais enregistré, une prise de conscience climatique va-t-elle s’affirmer ? Ce n’est pas acquis pour le chercheur François Gemenne. Entre une forme de déni, un rejet de la culpabilisation et les biais cognitifs qui nous piègent, le changement comportemental ne semble pas acquis.
Des vagues de chaleur, de la sécheresse et des incendies un peu partout en Europe : l’été 2026 a été particulièrement intense sur le plan climatique. Cette situation pourrait-elle se transformer en opportunité politique pour Ecolo ? Alors que son parti est dans l’opposition et peine à convaincre dans les urnes, Gilles Vanden Burre, coprésident d’Ecolo, espère pouvoir remettre les questions climatiques au centre du débat politique et public.
Kamel El Hilali, docteur en droit public, et Jean-Pierre Mignard, avocat, défendent, dans une tribune au « Monde », la création d’une instance indépendante composée de climatologues, de météorologues, de médecins, de sapeurs-pompiers, chargée d’anticiper et de coordonner la lutte contre le feu et l’eau.
Les incendies des Fagnes et d'ailleurs, ne peuvent plus être traités indépendamment d'autres catastrophes. Penser les catastrophes ensemble, c'est non pas s'adapter mais révolutionner nos modes de vie et en particulier nos modes de pensée. […] Une carte blanche de Prof. Sébastien Brunet (ULiège – Laboratoire des Transitions), Aline Thiry, doctorante (ULiège – PlaniCom & PlaniCrise), Prof. Sybille Mertens (HEC-Liège) et de Prof. Marc Dufrêne (ULiège – Gembloux Agro-Bio Tech)


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