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L’écologie et les luttes pour la défense de l’environnement ne datent pas des années 1970. François Jarrige retrace dans ce livre, très accessible, l’histoire de deux siècles de combats. L’opposition aux accaparements des ressources et à la destruction de la faune et de la flore n’a pas attendu la fin du XXe siècle. Les milieux populaires du passé n’étaient pas insensibles à la qualité de leur milieu de vie, c’était la condition même de leur subsistance. Dès lors, qu’est ce qui fait la spécificité des luttes pour la nature ? Comment s’articulent-elles ?
Un ouvrage ambitieux et accessible qui synthétise une histoire environnementale sur le temps long, mettant en lumière des luttes bien antérieures au XXIe siècle.
À Minneapolis, épicentre du déploiement de la police de l’immigration de Trump, les raids de l’ICE ont freiné les luttes écologistes, en désorganisant les mobilisations dans les territoires les plus exposés aux pollutions.
L’Anthropocène : une distraction idéologique ou comment un concept bien-pensant permet de ne rien changer. Le terme « Anthropocène » s’est imposé dans le débat public comme le cadre privilégié pour penser la crise écologique. Ce qui est déjà suspect, non ? Quand un concept devient privilégié dans le débat public, c’est généralement qu’il arrange quelqu’un quelque part. Et ce n’est pas les ours polaires.
Vincent Verzat filme les mobilisations écologiques depuis 10 ans sur la chaîne YouTube Partager c’est Sympa (310k abonné·es). Partant d’un récit personnel et sensible, le film “Le VIVANT qui se défend” retrace son cheminement entre militantisme et naturalisme, sa recherche d’un équilibre entre combat et contemplation, traçant un chemin pour vivre dignement et affronter ce qui vient. Des luttes forestières du plateau des Millevaches à la tanière d’une famille de blaireaux, en passant par les méga bassines du Poitou, les cerfs du Vercors et l’autoroute A69, “Le VIVANT qui se défend” fait le lien entre les animaux sauvages et les luttes qui sont menées partout en France contre la destruction de leurs habitats. Le film trace un chemin pour vivre dignement et affronter ce qui vient. Un documentaire de Vincent Verzat, auto-produit et auto-distribué par Partager c'est Sympa.
Les articles sur l’environnement ne trouvent plus le même écho qu’auparavant. Les écrivains, les chercheurs et les militants remarquent ce changement : les contenus sur le climat qui suscitaient autrefois l’engagement passent désormais au second plan. La question n’est pas de savoir si les gens se soucient de la planète, mais plutôt que de nombreux lecteurs dépassent le stade des discours sur la prise de conscience et l’action individuelle (ou du moins, c’est ce qu’ils devraient faire, à mon avis !). Ils veulent comprendre le pouvoir. Ils veulent comprendre les systèmes. Ils veulent un espoir ancré dans la transformation collective, et non un optimisme vendu comme une thérapie personnelle.
Pourquoi l’histoire de l’énergie est-elle intimement liée à celle des inégalités sociales ? Comment penser les débats sur la transition énergétique à l’aune des conflits de répartition des richesses ? Depuis des millénaires, l’usage de l’énergie façonne les sociétés humaines, structurant leurs hiérarchies et leurs rapports de pouvoir. Sa maîtrise est un vecteur d’émancipation autant qu’elle est un outil de domination. La propriété des ressources et des infrastructures énergétiques est un terrain de luttes sociales, politiques et géostratégiques. Selon qui possède l’énergie, des choix de société radicalement différents peuvent advenir. Mais comment le lien entre énergie et inégalités s’est-il construit depuis la Préhistoire ?
Sous la pression des Ukrainiens, un projet de loi a rétabli l’indépendance de deux agences chargées de lutter contre la corruption. Reculer sur ce fléau reviendrait à trahir les sacrifices des soldats sur le front et à compromettre les chances d’adhésion à l’UE.
Militants et militantes écolos avaient-ils besoin d’être davantage caricaturés, raillés, décrédibilisés ? Pas vraiment. Le paysage médiatique et la classe politique s’en chargeaient déjà très bien tout seuls jusqu’ici, dans un exercice collectif de greenbashing chorégraphié à la perfection, où le cynisme le dispute à la mauvaise foi. Mais dorénavant, leur vie va être encore plus facile grâce à l’intelligence artificielle – elle tient décidément toutes ses promesses.
Quand la lutte l'emporte : une étude sur les victoires obtenues dans les dix dernières années face aux projets imposés et polluants !
L’urgence d’un changement de modèle de société gronde de plus en plus lourdement. Malgré un accord présenté comme historique à la COP28, appelant à une transition hors des énergies fossiles, force est de constater que de nombreux blocages fondamentaux persistent. Tous sont entretenus par un mécanisme bien connu, le système dette, outil favori du capitalisme néolibéral.
Rand'eau pour le climat. Une soixante de membres du collectif Bassines non merci et des Soulèvements de la Terre a parcouru 1 300 kilomètres pour se rendre depuis le marais poitevin jusqu’à Vicence, en Vénétie (Italie), où s’est tenu du 5 au 8 septembre un camp pour le climat dans la forêt.
Au Québec, le fleuve Saint-Laurent et ses berges sont artificialisés. Les collectifs de défense se regroupent au sein des Soulèvements du fleuve, inspirés des Soulèvements français.
Les catastrophes environnementales sont là, indubitables. Face à elles, quelle écologie construire, quelles alliances développer, quelles actions collectives mettre en œuvre ? Dans ce livre d’entretiens, Daniel Tanuro, ingénieur agronome et militant écosocialiste, répond aux questions d’Alexis Cukier et de Marina Garrisi. Il propose un diagnostic limpide, des analyses tranchantes et des propositions radicales en vue d’une révolution écologique et sociale. Apports et limites des rapports du GIEC, derniers développements des luttes écologistes (par exemple des Soulèvements de la Terre), transformations du capitalisme et de l’impérialisme, débats au sein du marxisme écologique, enjeux écologiques du syndicalisme, programme de transition écosocialiste… sont expliqués et analysés avec une grande clarté.
Reporterre a lancé son calendrier écolo révolutionnaire, dans lequel le mois de pie-grièche (anciennement « juillet »), est celui de la lutte antinucléaire et contre le technofascisme. En juillet, la pie-grièche écorcheur quitte nos contrées. Ce petit passereau protégé, connu aussi bien pour son joli masque facial noir que pour sa surprenante propension à empaler ses proies sur des épines de buisson, migre vers l’Afrique, où il passera l’hiver. Incidemment, l’espèce est l’alliée de luttes écologistes (...)
la forêt occupe un tiers du territoire métropolitain, que c’est avant tout un écosystème à préserver, un milieu qui implique des travailleurs et des travailleuses ou encore un espace disputé qui suscite des luttes de plus en plus nombreuses. C’est ce que rappelle avec force le journaliste Gaspard d’Allens dans Des forêts en bataille, récemment publié au Seuil. Dans cet entretien il évoque la nécessité de construire un front commun autour des luttes forestières.
Ce livre se présente sous la forme de deux longs entretiens (menés par Alexis Cukier et Marina Garrisi) auxquelles correspondent autant de parties. Dans la première, intitulée « Ce que l’on sait », l’intellectuel et militant anticapitaliste belge propose une analyse globale de la catastrophe écologique. Dans la deuxième, intitulée « Ce que l’on peut faire », il discute de différentes pistes pour y faire face et dessine une stratégie de transformation écosocialiste.
Entretien avec Daniel Tanuro, écosocialiste, membre de la 4e Internationale et de la Gauche anticapitaliste belge, et auteur de nombreux ouvrages sur l’écologie. Il vient de publier un nouvel ouvrage : "Écologie, luttes sociales et révolution"
Ma compagne et moi avons une petite boutique bio depuis 2002. Nous y proposons des vêtements, de l’alimentation et de l’artisanat local ou du sud. Le 25 janvier dernier, nous avons participé à une rencontre entre des acteurs du monde paysan et d’autres acteurs de la société civile. Nous avons envoyé aux personnes de nos réseaux, aux client·es de notre magasin, un résumé de cette rencontre. Nous avons contacté quelques magasins bio que nous connaissons pour leur demander de relayer l’information auprès de leur client·es également. Trois d’entre eux l’ont déjà fait. Le résumé que nous avons envoyé se trouve ci-dessous.
De Sainte-Soline à Calais, les membres de l’Internationale boulangère mobilisée nourrissent les lieux de lutte grâce à leurs fours mobiles, qu'ils ont parfois même fabriqués. Une façon de se réapproprier les outils paysans.
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