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focusBiodiversité

2026

Depuis le mois de septembre 2021, un frelon originaire du bassin méditerranéen et du Moyen-Orient a discrètement posé ses valises à Marseille. Baptisé Vespa orientalis, ou frelon oriental, il chasse les abeilles avec une redoutable efficacité et progresse chaque année un peu plus le long du littoral, sans faire les gros titres réservés à son cousin asiatique.
Ils se disent « démotivés », « éprouvés », « angoissés ». Les agriculteurs luttent comme ils peuvent pour sauver leurs légumes ou refroidir leur bétail. Installés dans l’Essonne, le Loir-et-Cher ou l’Ille-et-Vilaine, ils témoignent.
Avec la sécheresse et les canicules, les débits des cours d’eau s’amenuisent et leur température monte dangereusement pour la faune. Plusieurs fédérations de pêche, « en alerte permanente », tentent de sauver certains poissons.
Ces organisations estiment que le projet d’affaiblir une loi majeure sur les espèces menacées pourrait avoir des effets immédiats sur des animaux comme les lamantins de Floride, les grizzlis et les insectes pollinisateurs.
Récemment, des chercheurs britanniques et étasuniens ont mené une étude majeure démontrant que des catastrophes biologiques d’ampleur se produisent lorsque le rythme des changements environnementaux dépasse la vitesse d’adaptation biologique des espèces. Dans le cadre de leurs travaux, les scientifiques ont analysé des grandes crises qui se sont déroulées lors des 450 derniers millions d’années.
Récemment, une équipe a élaboré la toute première cartographie mondiale interactive des réseaux de champignons mycorhiziens arbusculaires. Il s’agit là d’un projet titanesque révélant l’étendue et la biomasse d’une infrastructure fongique souterraine essentielle à la vie terrestre et à la régulation du climat, entre autres. Les scientifiques devraient présenter leur carte lors des prochains sommets de l’ONU avec l’objectif de modifier les actuelles politiques de conservation mondiale des sols.
Le directeur adjoint scientifique national pour l'écologie et l'environnement au CNRS alerte sur "les conséquences dramatiques" de ce début d'été caniculaire sur le milieu naturel.
Elles bourdonnent dans nos jardins, butinent nos fleurs et assurent, en coulisses, une part immense de notre alimentation. Pourtant, les abeilles domestiques traversent une période difficile, et les chiffres venus des Pays-Bas viennent le confirmer une nouvelle fois. Au terme du dernier hiver, près d’une colonie sur quatre n’a pas survécu. Ce n’est pas un accident isolé : c’est la quatrième année de suite que le même seuil d’alerte est franchi. De quoi interroger sérieusement la santé de ces insectes pollinisateurs, aussi discrets qu’indispensables. Derrière ces statistiques se cache une réalité complexe, faite de parasites tenaces, de maladies, et d’un nouvel arrivant qui inquiète : le frelon asiatique. Plongée dans un phénomène que même les scientifiques peinent encore à décortiquer entièrement.
Le ministère de l’intérieur américain, responsable des terres fédérales, restreint l’interprétation d’un texte majeur adopté en 1973. Cette modification pourrait faciliter l’implantation d’activités industrielles néfastes pour l’habitat de certains animaux.
Ils sont millionnaires, écolos et achètent des forêts…pour surtout ne rien en faire. C'est une démarche qui gagne en popularité chez les entrepreneurs à succès : sanctuariser des domaines entiers pour protéger la biodiversité. C'est le cas du domaine du Costil, 170 hectares de forêt normande laissés en libre évolution, devenu un refuge pour des centaines d’espèces animales et végétales. C'est aussi un lieu de partage à travers les évènements de sensibilisation à la protection du vivant.
En dépit de l’état préoccupant de la biodiversité en Wallonie, la destruction des habitats naturels se poursuit, en raison notamment de la forte pression immobilière. Cette artificialisation galopante met également en péril la sécurité de la population, comme nous l’ont encore une fois rappelé les inondations survenues lors des orages du 30 mai…
L’isoproturon a quasiment disparu des champs. Mais pour être immédiatement remplacé par d’autres substances dévastatrices pour les milieux aquatiques.
Des associations demandent la suspension de la chasse pendant les canicules afin de protéger une faune déjà éprouvée par les fortes chaleurs.
Si, dans la plupart des régions, les effets des récentes vagues de chaleur ne sont pas encore apparents, ces aléas climatiques extrêmes contribuent au dépérissement des massifs.
Dernièrement, des chercheurs norvégiens ont publié un rapport concernant le déclin des pollinisateurs en Europe. Selon les auteurs, l’Europe risque une crise importante si cette dernière ne parvient pas à endiguer ce déclin. Quelles sont les conséquences systémiques en cas d’effondrement des populations d’insectes pollinisateurs ? Que peut-on faire pour limiter la casse ?
Avec la récente canicule, l’établissement géré par la Ligue pour la protection des oiseaux à Audenge (Gironde) a enregistré, à l’instar de nombreux autres sites, un nombre record d’arrivées d’animaux victimes des chaleurs extrêmes.
Les rapports sur l’état de la biosphère et du climat se succèdent, chaque année plus alarmants. En parallèle, les prescriptions sont de plus en plus élaborées, détaillées, prometteuses. Les ambitions de transition énergétique, par exemple, s’accompagnent d’un déploiement rapide des infrastructures de production d’énergie dite de substitution (ENS), quand la nécessaire réforme des modèles agricoles est étayée par des expérimentations de plus en plus encourageantes. Malgré tout, les résultats se font attendre. L’exploration des mythes et mythologies montre par ailleurs que nos inquiétudes environnementales sont anciennes : nous avons de longue date conscience de la fragilité de notre milieu et nous semblons, peut-être depuis toujours, avoir fait de notre mieux pour protéger le vivant ! Comment comprendre nos interrogations écologiques ancestrales, au regard des constats et des connaissances d’aujourd’hui ? Pourrions-nous envisager une "théorie écologique de l’esprit", qui réinscrirait notre parcours et notre
La vague de chaleur est terminée. En mer aussi, la situation est préoccupante. La Méditerranée enregistre en ce moment des températures de surface jusqu’à 8 degrés au-dessus des normales, avec des conséquences directes sur les écosystèmes marins.
Depuis un an, un virus tropical décime des populations d’oiseaux sur l’île d’Arran, en Écosse. Véhiculé par des moustiques, ce virus commence à proliférer de plus en plus au nord en raison du réchauffement climatique. Sans surprise, les scientifiques s’inquiètent d’une telle diffusion puisque d’autres virus plus dangereux pourraient faire leur apparition à l’avenir.
Le petit groupe avance sur des galets secs où coule d’ordinaire la rivière Albarine. Dans ce coin de l’Ain, son lit s’est asséché sur deux kilomètres, et là où il reste de l’eau, elle est trop chaude pour les poissons. "Les arbres font comme nous, ils transpirent. Du coup ils ont besoin d’eau, ils assèchent les sols, ils assèchent les nappes", explique Thibault Datry, directeur de recherche en écologie aquatique à l’Inrae, venu constater les dégâts de la canicule de juin sur la vie aquatique.
«Ce plan devra viser l’amélioration de l’état de conservation des dauphins communs, des marsouins communs et des grands dauphins, ainsi que la diminution durable des captures accidentelles» demande la justice, saisie par des ONG.
Depuis le début de la canicule, le centre de soins Faune Alfort est débordé par les arrivées de centaines d’animaux victimes de la chaleur en Île-de-France. Martinets, chauves-souris, goélands… Nombre de nouveaux-nés suffoquent et quittent leur nid trop tôt.
En 25 ans, près d'un oiseau commun sur cinq a disparu en France. Les populations d'oiseaux ont diminué de 18,2 % depuis 2001. « Ce sont les oiseaux des plaines agricoles qui diminuent le plus. La cause ? Elle est clairement identifiée par toutes les publications scientifiques : c'est l'agriculture intensive et les produits phytosanitaires »
Quelles seront nos conditions d’existence dans vingt-cinq ans et quelle sera l’habitabilité humaine à Thessalonique, en Laponie ou à Rennes ? A quoi ressemblerait notre vie quotidienne, en 2049, sur une Terre qui franchirait les principaux points de basculement ? Fort de savoirs actualisés, ce séminaire de Nathanaël Wallenhorst, qui s’est tenu à Paris le 19 mai 2026, anticipe d’une façon concrète ce que pourrait être 2049 pour les écosystèmes, le climat et la société. Aurons-nous toujours des saisons en 2049 ? De quoi sera faite notre alimentation ? Quels seront nos loisirs ? Climat, eau, santé et migrations, Nathanaël Wallenhorst raconte notre quotidien dans ce futur proche si rien ne change.
Les températures anormales des eaux peuvent augmenter les flux d’humidité dans l’atmosphère ou annihiler la brise de mer. Les scientifiques redoutent leurs effets sur la flore et la faune marines.
Les 10 % de la population mondiale qui consomment le plus causent entre 1 700 et 5 700 milliards de dollars de dommages environnementaux chaque année — plus que les fonds internationaux disponibles pour lutter contre le changement climatique et la perte de biodiversité réunis. Une étude publiée dans Communications Sustainability chiffre pour la première fois cette responsabilité, et les États-Unis se détachent nettement.
En quatre jours, une seule tempête tropicale a tué 7 % de l’ensemble des orangs-outans de Tapanuli — les grands singes les plus rares au monde. Novembre 2025, nord de Sumatra : le cyclone Senyar a précipité 556 millimètres de pluie, déclenché plus de 50 000 glissements de terrain et détruit l’habitat d’une espèce qui ne comptait déjà que 767 individus.
Les scientifiques écossais ne pensaient pas voir ça de leur vivant: un virus tropical provoque des décès massifs d'oiseaux sur l'île d'Arran, véhiculé par des moustiques jusqu'alors peu présents dans ces contrées où ils commencent à proliférer en raison du changement climatique.
En se fondant sur des documents internes à EDF, le réseau Sortir du nucléaire alerte sur les conséquences des systèmes de refroidissement des réacteurs pour les organismes aquatiques. L’électricien tricolore assure que cela n’a pas d’impact sur le maintien des espèces.
Le lac Baïkal contient à lui seul 20 % de toute l’eau douce liquide de la surface terrestre. Plus d’eau que les cinq Grands Lacs américains réunis. Assez pour alimenter l’humanité entière pendant 40 ans si toutes les autres sources venaient à disparaître. Ce réservoir exceptionnel, vieux de 25 millions d’années, est aussi l’un des écosystèmes les plus uniques et les plus fragiles de la planète — et il est aujourd’hui sous pression.
Les climats se dérèglent, les écosystèmes se dégradent et pourtant, à l’échelle mondiale, le revenu moyen par habitant, l’espérance de vie et les niveaux d’éducation continuent d’augmenter. Ce décalage constitue l’un des paradoxes les plus dérangeants du débat environnemental contemporain. Explorer tous les facteurs explicatifs est primordial pour réfléchir aux manières d’agir et de communiquer à l’ère du changement climatique.
Pendant près de dix jours, la France et une bonne partie de l’Europe de l’Ouest a connu des records de chaleur sans précédent pour un mois de mai. Dix jours pendant lesquels l’actualité était suspendue aux niveaux du mercure et où la canicule s’est imposée comme l’invitée principale de tous les plateaux télé, et comme le sujet central de nos conversations. Par son intensité, sa précocité et sa durée, la vague de chaleur qui s’est abattue sur le pays est historique, selon Météo-France, avec des centaines – voire des milliers – de records de température battus ou égalés, en seulement quelques jours. En plus de ses conséquences pour les populations humaines, cet épisode climatique extrême a eu des impacts dramatiques sur la faune et la flore, qui restent encore difficiles à estimer. Le printemps 2026 a été le plus chaud jamais enregistré en France depuis 1900, c’est un “ovni” climatique, tel que le dénomme le climatologue Christophe Cassou. Et pourtant, il va falloir commencer à s’y habituer et à s’adapter, ...
Alors que les discours officiels célèbrent la transition écologique et la protection de la biodiversité, les forêts françaises sont saignées à blanc. Derrière les promesses de gestion durable se cache une réalité bien moins reluisante : industrialisation des massifs forestiers, mécanisation croissante, plantations monospécifiques et exploitation toujours plus intensive du vivant.
In the icy waters of the Southern Ocean, whales and other marine mammals rely on krill to survive. But as the market for human dietary supplements and animal feeds booms, and climate change reduces krill populations, scientists worry there may not be enough to go around.
Depuis quelques années, une présence étrange s’étire en silence à la surface de l’Atlantique. Vue de l’espace, elle dessine un immense ruban brun reliant deux continents. Ce phénomène, quasi inconnu il y a peu, intrigue les scientifiques autant qu’il inquiète les riverains.
Halting and reversing the global decline in biodiversity is now urgent to avoid destabilizing Earth's vital systems that support human well-being. That's the stark message of a new paper published today in Frontiers in Science. The authors warn that without protecting remaining intact biomes and ecosystems, climate and development goals will be impossible to achieve.
Les coquilles se dissolvent en temps réel. Ce n’est pas une métaphore, ni une projection à l’horizon 2100. Des chercheurs de la NOAA ont observé des ptéropodes, ces minuscules escargots marins qui constituent la base de nombreuses chaînes alimentaires — dont les coquilles présentaient des piqûres et des signes d’érosion active dans le Pacifique Nord, là même où les eaux sont aujourd’hui les plus corrosives. « The shells are already dissolving » : c’est le constat, lapidaire, d’une chercheuse en océanographie de la NOAA lors d’une conférence de presse. Pas un avertissement. Un bilan.
Dans la première édition de son «baromètre de l’avifaune», présentée ce vendredi 5 juin, la Ligue pour la protection des oiseaux met au jour un déclin massif des oiseaux communs ces cinquante dernières années mais aussi le sauvetage des cigognes ou des vautours.
Entre 2001 et 2025, 40 % des hirondelles rustiques ont disparu de France. Pas à cause d’un virus, d’un prédateur ou d’une catastrophe naturelle. À cause de nos travaux de rénovation. Le même chantier qui permet de réduire la facture de chauffage d’une famille française condamne, à quelques centimètres de là, un nid construit depuis des générations.
Le WWF, dont la présidente a été poussée à la démission pour sa présence à une marche antiraciste, a des fondements colonialistes toujours d’actualité, rappelle l’historien Guillaume Blanc. Liens avec des multinationales, « colonialisme vert »... « C’est impossible pour le WWF de s’impliquer dans la lutte antiraciste. »




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