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2026
Ces derniers jours, des échanges de tirs entre les houthistes, soutenus par l’Iran, et l’Arabie saoudite, alliée du gouvernement yéménite reconnu internationalement, font craindre une reprise de ce conflit supposé arrêté depuis 2022.
Chaque camp s’enferme dans une surenchère sans issue : Téhéran ne pourra pas surmonter durablement le blocage de ses ports, et Donald Trump prend le risque de mécontenter davantage l’opinion publique à quatre mois des élections de mi-mandat. Une escalade qui fragilise encore l’économie mondiale.
La reprise des hostilités au Moyen-Orient et les perturbations du trafic dans le détroit d'Ormuz pourraient avoir de "graves conséquences socio-économiques et humanitaires", a prévenu mardi le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme.
L’armée américaine revendique une série de frappes en Iran Le temps de la diplomatie est passé. L’armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche 12 juillet une série de frappes contre «des dizaines de cibles» en Iran, pour la deuxième journée consécutive, se disant prête à «garantir que la liberté de navigation reste assurée» dans le détroit d’Ormuz. Les forces américaines «ont visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations», a écrit le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X. Ces frappes ont fait au moins deux morts.
Les gardiens de la révolution ont annoncé, dans la nuit de samedi à dimanche, interdire toute traversée « jusqu’à nouvel ordre », après avoir tiré des coups de semonce contre un porte-conteneurs. L’armée américaine a répondu par une nouvelle vague de frappes, suivie de répliques iraniennes.
Le Commandement central de l’armée américaine (Centom) annonce avoir mené environ 140 frappes contre des cibles militaires en Iran, la troisième série depuis mardi. Téhéran avait auparavant visé deux navires marchands.
Le journal iranien Hamshahri, quotidien au ton résolument ultraconservateur et provocateur de la municipalité de Téhéran, a publié une liste de personnalités devant payer pour la mort de l'ayatollah Ali Khamenei sur laquelle figurent notamment Donald Trump, Benjamin Netanyahu et Emmanuel Macron.
Weather cycle threatens harvests worldwide, adding to inflation already fuelled by the Iran war
Le président américain Donald Trump a menacé vendredi de "décimer et détruire complètement" l'Iran si le gouvernement de ce pays essayait de le faire assassiner.
Les autorités cubaines accusent Washington d’avoir aggravé la crise énergétique avec son blocus pétrolier, alors que l’île peine à assurer une production électrique suffisante avec des infrastructures vieillissantes.
Ali Khamenei, l’ancien dirigeant de la République islamique d’Iran, a été tué le 28 février dans des frappes américano-israéliennes. Retardées en raison de la guerre, ses funérailles ont eu lieu cette semaine.
Les planètes semblent alignées pour une tempête parfaite. Le Détroit d’Ormuz est refermé, la précision des drones ukrainiens devient chirurgicale pour les installations pétrolières russes et El Nino promet de ralentir la production agricole en Asie, en Amérique et en Amérique latine. Au coeur de ce réacteur : le Diesel. Ce carburant est en charge de la mobilité du commerce mondial avec ses navires et ses camions. Depuis plusieurs mois les stocks sont au plus bas et la situation n'est pas prêt de s'arranger.
Le nombre de navires traversant le détroit d'Ormuz n'a pas diminué ces derniers jours, malgré les attaques contre des navires, ressort-il des données d'AXSMarine. Chaque jour cette semaine, des dizaines de navires ont emprunté le détroit. Ce chiffre reste toutefois bien inférieur à celui enregistré avant le début de la guerre au Moyen-Orient.
Les États-Unis ont repris dans la nuit de mercredi à jeudi des frappes en Iran, confirmant la fin du cessez-le-feu après des attaques iraniennes contre des navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz. L'armée américaine dit avoir visé 90 cibles en Iran alors que les Gardiens de la révolution répliquent dans les pays du Golfe.
Trois navires ont été attaqués en 24 heures dans le détroit d'Ormuz, a rapporté l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO. Dans un cas, le Qatar accuse l'Iran d'avoir ciblé l'un de ses méthaniers, malgré le cessez-le-feu entre Téhéran et Washington.
La reprise des tensions entre Washington et Téhéran survient vingt jours après la signature d’un protocole d’accord entre les deux parties, censé garantir la sécurité de cette voie maritime, essentielle au commerce mondial des hydrocarbures.
Dans les trois cas, l’agence de sécurité maritime britannique UKMTO a fait savoir qu’il n’y avait eu ni blessés ni dégâts environnementaux.
Les Etats-Unis ont annoncé, mardi, avoir bombardé plus de 80 cibles en Iran en riposte à des tirs iraniens sur des navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz, déclenchant mercredi des représailles de Téhéran.
La reprise des tensions entre Washington et Téhéran survient vingt jours après la signature d’un protocole d’accord entre les deux parties, censé garantir la sécurité de cette voie maritime, essentielle au commerce mondial des hydrocarbures.
L'armée américaine a annoncé avoir lancé de nouvelles frappes contre l'Iran mercredi pour "affaiblir la capacité" de Téhéran à cibler des navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz, après que Donald Trump a déclaré que Washington allait "frapper fort" dans la nuit.
L'ambassadeur d'Iran à Pékin a affirmé samedi que des frais seraient imposés aux navires transitant par le détroit d'Ormuz - une idée déjà rejetée par Washington -, tout en assurant que les pays "amis" bénéficieraient d'un traitement "spécial".
Depuis la signature du protocole d’accord entre Washington et Téhéran, à la mi-juin, aucune discussion profonde visant l’avenir du programme nucléaire iranien n’a été amorcée. La République islamique semble vouloir imposer un système de péage en collaboration avec Oman pour circuler dans le passage maritime.
Même si Téhéran refuse à ce stade tout échange direct avec les Américains à Doha, les parties ont approuvé l’instauration d’ici à jeudi d’un canal de communication pour signaler et recenser les éventuelles violations du protocole d’accord.
Des prix du kérosène qui restent élevés, des baisses de réservations pour l’automne, des trésoreries tendues, des marges qui fondent… Le congrès de la fédération des compagnies aériennes françaises a fait le constat que le conflit au Moyen-Orient va continuer à peser sur la profession.
Depuis le début du conflit au Moyen-Orient, qui a eu pour conséquence immédiate le blocage du détroit d’Ormuz, les prix des engrais ont en moyenne crû de 25 %, et davantage pour les engrais azotés, selon l’indice de suivi de la FAO.
Le président français, Emmanuel Macron, et le sultan d'Oman, Haïtham ben Tariq, ont plaidé lundi pour une "navigation libre, sans conditions ni restrictions" dans le détroit d'Ormuz, et convenu d'y mener des "opérations de déminage conjointes". Pourquoi la France s'allie-t-elle avec le petit sultanat dans la crise au Moyen-Orient ? Décryptage
« La gestion et le rétablissement complet du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz relèvent de la responsabilité de l’Iran », a rappelé dimanche le chef de la diplomatie iranienne.
Badr Al-Busaidi, le ministre des affaires étrangères du sultanat d’Oman, appelle à une nouvelle architecture de sécurité dans la région, incluant l’Iran, et assure qu’une redevance réclamée aux navires pourrait être compatible avec le droit.
Le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz a ralenti au cours du week-end après qu'un pétrolier a été touché par un projectile samedi, tandis qu'une nouvelle série de frappes entre les États-Unis et l'Iran est venue fragiliser leur accord préliminaire visant à mettre fin au conflit.
Pour la deuxième nuit consécutive, Téhéran et Washington ont violé le cessez-le-feu signé le 17 juin. L'aviation américaine a visé samedi soir dix cibles en Iran, en représailles à une attaque par un drone iranien d'un pétrolier dans le détroit d'Ormuz. Dimanche à l'aube, les Gardiens de la Révolution iraniens ont répondu en lançant des missiles et des drones vers le Koweït et Bahreïn.
L’Iran a affirmé samedi 27 juin avoir attaqué des cibles américaines dans le Golfe, en réponse à des frappes menées la veille par les Etats-Unis contre son territoire.
L’Iran condamne les frappes américaines et dénonce une « violation flagrante » du protocole d’accord
- Le Monde,Afp,
L’armée américaine a annoncé, vendredi, avoir frappé des cibles en Iran en réponse à l’attaque, qu’elle impute à Téhéran, d’un cargo venant de franchir le détroit d’Ormuz la veille.
Le Premier ministre israélien a prévenu que les habitants qui avaient dû fuir des zones où l’armée de l’Etat hébreu est désormais déployée dans le sud du Liban ne pourront pas revenir chez eux, malgré la signature.
Les autorités iraniennes vantent la stabilité du secteur énergétique du pays, mais derrière le discours officiel, la guerre a mis en lumière la désorganisation des circuits d’exportation et les fragilités structurelles.
Donald Trump a qualifié de «violation stupide» du cessez-le-feu le tir de quatre drones iraniens. L’ONU a suspendu son évacuation des bateaux bloqués.
L’AIEA appelle vendredi à un dispositif de vérification "très poussé" en Iran, après la guerre. Malgré un accord censé empêcher le développement d’armes nucléaires, l’accès aux sites reste limité et le sort des stocks d’uranium demeure flou, au cœur de négociations tendues avec Washington.
Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaeil Baghaei, réagissait à des propos du secrétaire général de l’Alliance atlantique, Mark Rutte. En visite à Washington, celui-ci a affirmé que des avions américains avaient pu utiliser des bases européennes pendant le conflit.
Le Pentagone se verrait attribuer à lui seul plus de 67 milliards de dollars pour éponger les « coûts opérationnels » de la guerre et « reconstituer les stocks de munitions ».
Le Sénat a adopté, mardi, une résolution déjà approuvée par la Chambre des représentants. Quatre élus républicains se sont joints aux voix démocrates. Même si le texte est symbolique, il s’agit d’un camouflet pour le président américain.
À chaque crise énergétique revient la tentation d’annoncer un tournant historique. Le blocage du détroit d’Ormuz, devenu, depuis la fin février, le point de rupture d’une guerre ouverte, n’échappe pas à cet audit. Une fois les marchés apaisés et les tankers de retour, la crise d’Ormuz aura peut-être moins changé le monde de l’énergie qu’elle n’en aura révélé les failles quasi sismiques.
L'Iran et les Etats-Unis ont bouclé aux premières heures lundi une première séance de pourparlers afin de mettre fin de manière durable à la guerre au Moyen-Orient. Les négociations, organisées en Suisse, doivent durer toute la semaine. Voici ce qu'il faut retenir en à ce stade.
Sous médiation pakistanaise et qatarie, Washington et Téhéran ont annoncé des progrès dans les discussions menées au Bürgenstock, en Suisse. Les deux camps évoquent des mécanismes pour apaiser le front libanais et éviter les incidents dans le détroit d’Ormuz, mais les tensions restent vives autour du Hezbollah, d’Israël et du programme nucléaire iranien.
L'Iran a annoncé samedi "fermer" le détroit d'Ormuz en réaction aux frappes israéliennes sur le Liban qui ont fait au moins 24 morts dans la journée. Des négociations doivent commencer dimanche en Suisse entre Téhéran et Washington en vue d'un accord sur la fin du conflit au Moyen-Orient.
Des délégations de haut niveau doivent prolonger dès dimanche le protocole d’accord signé mercredi, en abordant la question du programme nucléaire, mais l’Iran exige la fin des attaques israéliennes dans le sud du Liban.
Donald Trump a enjoint à Téhéran d'empêcher ses alliés au Liban de "causer des problèmes", sans quoi les Etats-Unis reprendraient leurs frappes sur l'Iran, en pleines négociations dimanche en Suisse entre les deux pays.
En critiquant avec véhémence l’Etat hébreu, accusé de faire obstacle à l’accord signé entre Washington et Téhéran mercredi 17 juin, le vice-président américain met au jour une fracture durable entre les deux pays.
Le 17 juin, après cent dix jours de guerre, Washington et Téhéran ont signé un protocole d’accord pour mettre fin au conflit qui les oppose. Ce document devrait être suivi de négociations sur les sujets qu’il ne règle pas. « Le Monde » le publie dans son intégralité, avec des éléments d’explication.
Depuis le château de Versailles, Donald Trump a signé, mercredi soir, le protocole d'accord avec l'Iran, dans lequel Téhéran s'engage à rouvrir immédiatement le détroit d'Ormuz et, dans le cadre de futures négociations, à diluer son uranium enrichi en échange de la levée des sanctions internationales. Le document a été ratifié dans la foulée par son homologue iranien Massoud Pezeshkian.
Les États-Unis ont dévoilé mercredi le texte du protocole d'accord conclu avec l'Iran, avant la signature officielle du document prévue vendredi. Dans ces quatorze points, Téhéran s'engage notamment, a minima, à diluer ses stocks d'uranium enrichi dans le cadre de négociations à mener sous 60 jours. En contrepartie, les États-Unis prévoient une levée progressive des sanctions.
Le protocole d’accord paraphé par Washington et Téhéran mercredi 17 juin permet de mettre un terme aux hostilités et de rouvrir le détroit d’Ormuz mais reste flou sur la question centrale du nucléaire.
La fermeture du détroit d’Ormuz par l’Iran, dans le golfe Arabo-Persique, a paralysé en quelques heures une fraction significative des approvisionnements mondiaux en hydrocarbures et en engrais phosphatés. Ce choc est le produit d’une vulnérabilité structurelle. Les points de fragilité accumulés en trois décennies de mondialisation offrent des prises importantes aux acteurs qui souhaitent perturber, contraindre ou rançonner les économies ouvertes.
Guerre au Moyen-Orient : le projet d’accord en 14 points entre les Etats-Unis et l’Iran – Libération
- Libération,
L’agence «Bloomberg» a dévoilé ce mercredi matin le projet de mémorandum entre les deux pays, qui sont supposés parapher le texte ce vendredi en Suisse.
Moscou soutient l'accord entre les États-Unis et l'Iran pour mettre fin au conflit au Moyen-Orient, a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov mercredi lors d'un appel téléphonique avec son homologue iranien, soulignant qu'Israël devrait le respecter.
Les autorités américaines ont dévoilé mercredi le texte du protocole d'accord conclu avec l'Iran, dans lequel Téhéran s'engage notamment à diluer ses stocks d'uranium enrichi dans le cadre de négociations à venir sous 60 jours, en échange de la levée des sanctions. La signature est prévue fin de semaine, en Suisse
Le détail du protocole d’entente signé par les États-Unis et l’Iran a été dévoilé par plusieurs médias. À quelques jours de la signature officielle de ce document qui doit servir de feuille de route pour les négociations de paix, ce texte semble aller dans le sens de l’Iran. Surtout d’un point de vue financier. Et au détriment du peuple iranien ?
Le patron de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) Fatih Birol plaide pour une "réouverture totale et sans condition du détroit d’Ormuz" afin de sortir de la crise énergétique mondiale, qui amène déjà les pays touchés à revoir leurs politiques.
A la Une de la presse, ce lundi 15 juin, les premières réactions à l’annonce d’un «accord de paix» entre les Etats-Unis et l’Iran, qui survient au moment où débute le sommet du G7 à Evian, en France. Les réactions, non loin de là, en Suisse, au «non» au référendum d’hier proposant de plafonner la population à 10 millions d’habitants. Le trophée de l’équipe la plus chic du Mondial de foot. Et la nouvelle sobriété capillaire des joueurs.
Le texte final sur lequel se sont entendus Washington et Téhéran n’a pas encore été rendu public. Les rares certitudes de ce lundi 15 juin portent donc sur les sujets épineux dont on sait déjà qu’ils vont vite revenir sur la table des négociations.
Le protocole, qui doit être signé vendredi 19 juin, fixe les principes d’une fin des combats, avant une phase de négociations de soixante jours sur le programme nucléaire iranien, les stocks d’uranium enrichi et la levée des sanctions américaines.
Le protocole d’accord entre les Etats-Unis et l’Iran prévoit la réouverture du détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transitait avant son blocage un baril sur cinq produit dans le monde.
Le président américain aura du mal à présenter l’accord annoncé avec Téhéran comme un succès si sa traduction principale se limite à la réouverture du détroit d’Ormuz. Il se serait sans doute épargné ce qui ressemble à un fiasco avec l’Iran s’il avait écouté ses alliés du G7, qu’il retrouve lundi à Evian. Le même constat vaut pour l’Ukraine.
Après des semaines de négociations laborieuses, les États-Unis et l'Iran ont annoncé dimanche un protocole d'entente pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient sur tous les fronts, y compris le Liban. France 24 fait le point sur les différents points du texte et sur les questions toujours en suspens.
Les Etats-Unis et l’Iran sont parvenus lundi à un accord pour mettre fin immédiatement à la guerre au Moyen-Orient sur tous les fronts, y compris le Liban, avec une cérémonie de signature prévue vendredi à Genève.
Le médiateur pakistanais et le Premier ministre de ce pays, Shehbaz Sharif, ont annoncé dans la nuit de dimanche à lundi qu'un accord de paix avait été conclu entre les États-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre qui oppose Washington et Téhéran au Moyen-Orient.
Selon plusieurs sources diplomatiques, les belligérants seraient sur le point de conclure un protocole d’accord visant à mettre fin aux hostilités et ouvrir une période de 60 jours de négociations.
Au lendemain d’une nouvelle vague de bombardements de l’armée américaine contre la République islamique, Téhéran a annoncé, tôt jeudi, la fermeture du point de passage stratégique, ce que Washington a démenti. Les gardiens de la révolution ont dit avoir mené des tirs de riposte au Koweït, à Bahreïn et en Jordanie.
La tension montre encore entre l’Iran et les États-Unis. L’Iran a annoncé ce 11 juin la fermeture du détroit d’Ormuz. Cette annonce fait suite à de nouvelles frappes américaines sur des sites militaires iraniens. Pourtant, l’administration Trump a annoncé à plusieurs reprises qu’un accord était imminent avec l’Iran. Après plus de 100 jours de conflit, pourquoi est-il si difficile de négocier un accord de paix ? Explications de Guillaume Ancel, ancien officier et chroniqueur de guerre, dans Le Monde en direct sur RTBF La Première.
L’armée américaine a mené une action « proportionnée », le 9 juin au soir, en réponse à l’attaque qui a abattu un hélicoptère Apache près du détroit d’Ormuz. Mais le président des Etats-Unis, qui espère toujours un accord avec Téhéran, semble vouloir éviter l’escalade.
La République islamique a lancé des missiles balistiques en direction de l’Etat hébreu en réponse à un bombardement israélien sur la banlieue sud de Beyrouth. Entraînant une riposte immédiate sur son territoire.
Cent jours après le début de la guerre au Moyen-Orient et la quasi-fermeture du détroit d'Ormuz, les marchés ont évité le scénario catastrophe sur le pétrole. Mais derrière cette relative résistance, les économies de la région ralentissent fortement et certaines plongent déjà dans la récession.
L'Iran a mené des frappes sur le Koweït et Bahreïn, samedi, en riposte à des attaques américaines, mettant encore davantage à mal des négociations qui patinaient déjà. Depuis la trêve signée le 8 avril, les hostilités avaient quasiment cessé entre les États-Unis et l'Iran. Mais elles ont récemment repris, notamment autour du détroit d'Ormuz.
Retour sur ce graphique2 : le système économique continue de foncer vers le précipice. La situation des stocks pétroliers mondiaux atteint un niveau alarmant et une limite physique imminente. Le monde ne manque pas simplement de pétrole "à vendre". Il manque de pétrole pour faire fonctionner ses infrastructures. Les stocks mondiaux affichent encore près de 7,9 milliards de barils, un chiffre qui apparaît confortable mais qui est très trompeur. Il y a d'abord dans ce chiffre le "pétrole prisonnier" : une part massive est bloquée derrière le détroit d'Ormuz ou dans des zones de conflit.
Depuis près de trois mois, le blocage du détroit d’Ormuz et le conflit États-Unis–Iran paralysent le marché mondial d'hydrocarbures. Quels nouveaux rapports de force émergent dans le Golfe, et quelles leçons l’Europe peut-elle tirer de sa dépendance au pétrole et au gaz ? - avec : Marc-Antoine Eyl-Mazzega, Camille Lons, Anna Creti, Matthieu Auzanneau.
Le négociant suisse Trafigura annonce 4,1 milliards de dollars de profit au cours du premier semestre de son exercice, clos fin mars, plus du double de l’an dernier. La réorganisation des routes de livraison de pétrole s’avère très rentable.
La résolution possède cependant une portée avant tout symbolique, en raison du droit de veto dont dispose le président américain, Donald Trump.
Les conséquences de la guerre au Moyen-Orient se font sentir sur les marchés pétroliers depuis un moment déjà. La question de la durée de cette crise et de ses impacts à long terme se posant avec toujours plus d’acuité. Et, les dernières informations ne sont pas rassurantes :
Exxon warns oil inventories will hit dangerously low levels in weeks, forcing prices to shoot higher. […]
Exxon prévient que les stocks de pétrole atteindront des niveaux dangereusement bas d'ici quelques semaines, ce qui fera flamber les prix. Exxon Mobil a averti jeudi que les stocks de pétrole allaient chuter à des niveaux historiquement bas dans les semaines à venir, ce qui entraînera une flambée des prix et freinera la demande
Que la guerre au Moyen-Orient se prolonge ou pas, l'OCDE a dit mercredi s'attendre à moins de croissance et plus d'inflation dans le monde en 2026, en raison de la hausse des prix de l'énergie et de ceux des engrais qui pénalise l'économie. L'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a abaissé sa prévision mondiale de croissance économique en établissant deux scénarios, selon la persistance ou non du conflit au Moyen-Orient jusqu'en 2027, mais elle a estimé que dans tous les cas, l'économie était "sous pression", notamment en France.
La centrale nucléaire de Barakah, aux Émirats arabes unis, a été "délibérément ciblée" le mois dernier par des personnes qui cherchaient à provoquer un incident majeur, a affirmé mardi le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). L'attaque de drone du 17 mai contre une installation électrique de la centrale aurait pu provoquer l'arrêt du réacteur, un scénario "extrêmement grave", a déclaré Rafael Grossi à des journalistes à Abou Dhabi après une visite de la centrale de Barakah. La frappe aurait pu "entraîner l'arrêt du réacteur en raison de la perte de l'alimentation électrique externe", a-t-il poursuivi.
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