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février 2026

Cantonné aux marges d’Internet avant la réélection du milliardaire à la Maison Blanche, l’informaticien d’extrême droite a été présenté par certains médias comme « intellectuel », lui conférant de fait ce statut, analysent le sociologue Oliver Alexandre et l’experte en diplomatie du numérique Rayna Stamboliyska, dans une tribune au « Monde ».
Suivre l’actualité internationale récente, c’est aussi s’intéresser à la constellation néoréactionnaire américaine. Pour mieux comprendre les comportements autoritaristes, anti-démocratiques, viole…
Des modèles économiques défaillants pourraient faire s’effondrer l’économie mondiale à cause de la crise climatique, préviennent des experts. Les États et les institutions financières utilisent des modèles qui ignorent les chocs liés aux événements météorologiques extrêmes et aux points de bascule climatiques.
La production alimentaire et les combustibles fossiles causent 5 milliards de dollars de dégâts environnementaux par heure Un rapport du PNUE affirme que mettre fin à ces dommages est essentiel à la transformation mondiale nécessaire « avant que l’effondrement ne devienne inévitable ».
L’avancée des modélisations sur le dérèglement climatique alerte les climatologues et physiciens allemands : la terre se réchauffe de plus en plus vite et l’Humanité ne ralenti pas ses émissions de gaz à effet de serre. Cette dernière alerte en date nous amène à notre tour à appeler à une adaptation plus rapide de nos villes, nos campagnes et nos systèmes de gestion de crise.

janvier 2026

HAMBOURG — Depuis quelque temps déjà, les climatologues débattent d’une hypothèse inquiétante : le réchauffement climatique est-il en train de s’accélérer ? La Société allemande de physique et la Société météorologique allemande mettent désormais en garde contre ce phénomène dans une déclaration commune. L’hebdomadaire allemand Die Zeit s’est entretenu à ce sujet avec Klaus Richter, président de la Société allemande de physique, et Frank Böttcher, président de la Société météorologique allemande.
L’effondrement de la biodiversité menace la sécurité du Royaume-Uni, avertissent les chefs du renseignement […] La destruction des écosystèmes va accroître les pénuries alimentaires, le désordre et les migrations de masse, des effets déjà visibles.
Nous vivons une époque de polycrises. Si vous vous sentez coincé·e, vous n’êtes pas seul·e. Je n’avais pas pleinement compris à quel point l’idée d’un avenir meilleur me soutenait – aujourd’hui, comme beaucoup d’autres, j’ai du mal à être productive
« Il y a toujours eu des canicules en France, on vous ment » ou « nous vivons toujours des vagues de froid ». Au risque de paraître insolent au vu de l'épisode de neige que nous connaissons actuellement en France, l'épisode de froid actuel et les discours qui l'accompagnent, illustrent à quel point notre perception s’est progressivement déconnectée de la réalité climatique du XXᵉ siècle. Démonstration, graphiques à l'appui. 
Voici un article véritablement fascinant sur les origines physiques de la crise au Venezuela et une explication des raisons pour lesquelles il était dans l’intérêt des États-Unis de mener une guerre économique afin de prendre le contrôle des réserves pétrolières vénézuéliennes, à un moment où la rentabilité du pétrole américain était en déclin.

décembre 2025

Le premier quart du XXIième siècle arrive à sa fin et le bilan est catastrophique. Les avertissements des scientifiques sur les risques systémiques ne sont toujours pas à l’ordre du jour des débats…
Voilà des mois que le contexte politique, en particulier le champ de bataille que sont devenues l’agriculture et l’écologie, me hante. Pour ne pas rester sans rien faire, j’ai écrit un texte qui, je l’espère, contribuera à éclairer les dynamiques fétides actuellement à l’œuvre. Merci d’avance pour vos partages.
Voilà des mois que le contexte politique, en particulier le champ de bataille que sont devenues l'agriculture et l'écologie, me hante. Pour ne pas rester sans rien faire, j'ai écrit un texte qui, je l'espère, contribuera à éclairer les dynamiques fétides actuellement à l’œuvre. Merci d'avance pour vos partages.
Les réserves d’eau de l’Europe s’assèchent en raison du dérèglement climatique Des scientifiques de l’UCL constatent que de vastes zones du sud de l’Europe s’assèchent, avec des conséquences « de grande envergure » […] D’immenses pans des réserves d’eau européennes sont en train de s’assécher, révèle une nouvelle analyse basée sur deux décennies de données satellitaires, montrant une diminution des stocks d’eau douce en Europe du Sud et centrale, de l’Espagne et de l’Italie jusqu’à la Pologne et certaines régions du Royaume-Uni.

novembre 2025

Je dis toujours que les modèles ne sont pas des prédictions, mais des illustrations qualitatives de ce que pourrait être l’avenir. Cependant, à mesure que l’avenir se rapproche du présent, les modèles peuvent commencer à être considérés comme des outils prédictifs. Il s’agit de la dichotomie entre météo et climat, si habilement exploitée par les politiciens pour semer la confusion dans les débats sur le climat. À l’heure actuelle, nous nous rapprochons du point où nous pourrions prévoir un effondrement de la même manière que nous pouvons prévoir la trajectoire d’une tempête tropicale.
Compromis, mesures volontaires et absence de mention des combustibles fossiles : points clés de l’accord de la COP30 […] Le sommet des Nations unies sur le climat COP30 a fait avancer la lutte contre la crise climatique et les dommages qu’elle cause déjà aux vies et aux moyens de subsistance. Mais les mesures convenues constituent des pas en avant, plutôt que les bonds en avant nécessaires.
Ce qui me frappe dans les COP, depuis que je les suis de près ou de loin (soit depuis 2010), c’est cette insistance sur le « consensus unanime », « pour sauver le multilatéralisme ». Or il existe, représentés à l’ONU et négociateurs lors des COP, des pays comme l’Arabie Saoudite (une monarchie absolue de droit divin, une dictature cruelle qui dissout le corps d’un journaliste dans l’acide, un des régimes autoritaires les plus sanglants de la planète) et la Russie (une dictature aggressive qui torture et assassine tous ses opposants, y compris à l’étranger, et qui a déclenché la pire guerre en Europe depuis la désintégration de la Yougoslavie). Sans compter la Chine, qui est aussi une des dictatures les plus impitoyables au monde, au point de menacer directement ses critiques dans les démocraties, et dont les efforts en matière d’énergies renouvelables ne permettent pas d’annuler ses immenses émissions de gaz à effet de serre, en passe de dépasser celles, cumulées, des plus grands émetteurs historiques occiden
In Brazilië is de klimaatconferentie afgelopen. Er is een akkoord gevonden, zij het zonder een concreet plan om het gebruik van fossiele brandstoffen te beëindigen. Volg alle nieuws over de klimaatconferentie in Belém in Brazilië in deze blog.
Une analyse magistrale de 5 000 ans de civilisation soutient qu’un effondrement mondial est imminent si les inégalités ne sont pas éliminées. […] Nous ne pouvons pas fixer une date pour la fin du monde, mais en examinant les 5.000 ans de [civilisation], nous pouvons comprendre les trajectoires auxquelles nous sommes confrontés aujourd’hui et l’autodestruction est la plus probable », déclare le Dr Luke Kemp du Centre for the Study of Existential Risk (Centre d’étude des risques existentiels) de l’université de Cambridge (*).
87%. That’s how much the emissions of NVIDIA (worth 5 trillion dollars) increased in 2024, as an article from TruthDig is one of the only sources in the world to point out. This means it became the world’s most valuable company by answering soaring demand for AI… whilst doubling its carbon footprint. Not to mention water: Samsung’s next ‘mega-cluster’ of GPU fabs will consume half of Seoul’s water, says the same article.
« Je suppose qu’il est tentant, si le seul outil dont vous disposez est un marteau, de traiter tout comme s’il s’agissait d’un clou. » C’est ce qu’écrivait le célèbre psychologue Abraham Maslow en 1966. Si Maslow était encore parmi nous aujourd’hui, j’imagine qu’il approuverait le corolaire selon lequel si votre seul outil est la technologie, chaque problème semble avoir une solution technologique. Et c’est une caractérisation pertinente de la pensée centrée sur les « tech bro » qui prévaut aujourd’hui dans le discours public sur l’environnement.
Selon une nouvelle étude à laquelle a contribué l’Institut de recherche sur l’impact climatique de Potsdam (PIK), quatre éléments clés du système climatique terrestre sont en train de se déstabiliser. Les chercheurs ont analysé les interconnexions entre quatre éléments de basculement majeurs : la calotte glaciaire du Groenland, la circulation méridienne de retournement de l’Atlantique (AMOC), la forêt amazonienne et le système de mousson sud-américain. Tous quatre montrent des signes de diminution de leur résilience, ce qui augmente le risque de changements brusques et potentiellement irréversibles.

octobre 2025

Les articles sur l’environnement ne trouvent plus le même écho qu’auparavant. Les écrivains, les chercheurs et les militants remarquent ce changement : les contenus sur le climat qui suscitaient autrefois l’engagement passent désormais au second plan. La question n’est pas de savoir si les gens se soucient de la planète, mais plutôt que de nombreux lecteurs dépassent le stade des discours sur la prise de conscience et l’action individuelle (ou du moins, c’est ce qu’ils devraient faire, à mon avis !). Ils veulent comprendre le pouvoir. Ils veulent comprendre les systèmes. Ils veulent un espoir ancré dans la transformation collective, et non un optimisme vendu comme une thérapie personnelle.
L’humanité a franchi toutes les frontières visibles. Du feu à la roue, de la poudre à canon à la bombe atomique, de la voile au saut vers la Lune. Nous avons ouvert la croûte terrestre pour en extraire des minéraux, construit des villes qui brillent comme des étoiles artificielles, connecté la planète entière en quelques secondes, et pourtant nous sommes toujours prisonniers des mêmes guerres tribales d’il y a 3 900 ans, aujourd’hui maquillées de drones, d’algorithmes et d’ogives nucléaires.
Le Moyen-Orient traverse une période de turbulences politiques et économiques intenses, plusieurs pays de la région étant en proie à des conflits. Ces conflits se déroulent dans un contexte d’aggravation de la crise climatique. En 2023, le groupe de réflexion mondial Carnegie Endowment for International Peace a conclu que les pays du Moyen-Orient « comptent parmi les États les plus exposés au monde aux effets accélérés du changement climatique causé par l’homme, notamment les vagues de chaleur, la baisse des précipitations, les sécheresses prolongées, l’intensification des tempêtes de sable et des inondations, et l’élévation du niveau de la mer ».
Dans le sud de l’Ukraine, un convoi d’aide humanitaire de l’ONU a été ciblé mardi 14 octobre par des drones kamikazes russes, qui ont détruit deux camions. Quelques heures plus tard, des blogueurs militaires russes publiaient triomphalement une vidéo de l’attaque. Des images qui permettent de décrypter les tactiques des opérateurs de drones.
En 2024, pour la première fois, la température moyenne de la Terre a dépassé 1,5 °C par rapport aux niveaux préindustriels, un seuil critique dans la crise climatique. Dans le même temps, des conflits armés majeurs continuent de faire rage en Ukraine, à Gaza, au Soudan et ailleurs. Ce qui devient de plus en plus clair, c’est que la guerre doit désormais être comprise comme se déroulant dans le contexte de la crise climatique. La relation entre la guerre et le changement climatique est complexe. Voici trois raisons pour lesquelles la crise climatique doit remodeler notre façon de penser la guerre.
La fraude scientifique est devenue une « industrie », selon une analyse alarmante Des réseaux mondiaux sophistiqués infiltrent les revues scientifiques pour publier de faux articles […] Depuis des années, les enquêteurs qui étudient la fraude scientifique tirent la sonnette d’alarme sur l’ampleur et la sophistication de l’industrie qui produit en série de fausses publications. Aujourd’hui, une enquête approfondie a mis au jour des preuves d’une série d’acteurs malveillants tirant profit de la fraude. L’étude, basée sur l’analyse de milliers de publications, de leurs auteurs et de leurs éditeurs, montre que les usines à articles ne sont qu’une partie d’un système complexe et interconnecté qui comprend des éditeurs, des revues et des courtiers.

septembre 2025

Il y a donc eu ce billet « oui/non » sur Gaza, Israël et la Palestine (1, 2) et, comme je m’y attendais, il y a eu des réactions. Ça a été un moment plus intéressant qu’éprouvant pour lequel j’ai eu envie de prendre un peu de temps afin de l’analyser et peut être de le comprendre. J’ai écrit ces quelques réflexions, c’est long, ce sera donc assez peu lu ou partagé, mais cela n’a pas d’importance, il s’agissait pour moi d’éclaircir mes propres idées en les mettant par écrit.
Une équipe californienne a utilisé l’intelligence artificielle pour concevoir des génomes viraux avant qu’ils ne soient construits et testés en laboratoire. Ensuite, des bactéries ont été infectées avec succès par plusieurs de ces virus créés par l’IA, prouvant ainsi que les modèles génératifs peuvent créer des gènes fonctionnels. « La première conception générative de génomes complets. »
Une commission d’enquête des Nations unies a désormais confirmé ce que les organisations israéliennes, palestiniennes et internationales de défense des droits humains, ainsi que de nombreux spécialistes du génocide, affirmaient déjà : la guerre menée par Israël à Gaza équivaut à un génocide. La commission estime que les massacres, les attaques contre les infrastructures vitales, la famine, les déplacements de population et le refus de soins médicaux répondent à la définition juridique du crime le plus grave de l’histoire. Elle conclut que l’intention génocidaire est « la seule conclusion raisonnable » à tirer des déclarations des dirigeants israéliens et du comportement de leurs forces à Gaza.
Dès 2020, la personnalité de l’actuel Président des États-Unis faisait parler d’elle. Narcissique malfaisant, psycho et sociopathe, l’homme est décrit comme ayant une personnalité dangereuse i. A peine installé pour son deuxième mandat, il produit des décrets à la pelle. Touchant à des domaines aussi variés que les pailles en papier ii ou le secteur de l’énergie éolienne iii. Dès les premières semaines, une structure inédite est mise en place avec pour objectif d’effectuer le plus de coupes budgétaires possible au sein de l’administration américaine… Armée de l’IA, Doge va utiliser des méthodes contestées pour licencier en masse dans les administrations. Si l’objectif de 1.000 milliards d’économie annoncé ne sera jamais atteint, l’attaque frontale contre les structures mêmes de l’État occasionne des dégâts potentiellement irréversibles iv.
Les mauvaises nouvelles concernant le climat sont omniprésentes. L’Afrique est particulièrement touchée par le changement climatique et les phénomènes météorologiques extrêmes, qui ont un impact sur la vie et les moyens de subsistance de ses habitants. Nous vivons dans un monde qui se réchauffe à un rythme sans précédent depuis le début des relevés. Pourtant, les gouvernements tardent à agir.
Une bonne politique climatique repose sur une bonne science climatique. Et une bonne science climatique repose sur le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC*) depuis sa création par les gouvernements en 1988. Le GIEC est composé de dizaines de milliers de scientifiques issus de dizaines de pays, qui couvrent les multiples facettes du « pourquoi » et du « comment » du changement climatique. Il établit une ligne consensuelle dans des rapports (*) volumineux publiés tous les cinq ou six ans. Il a si bien rempli cette mission qu’il a reçu en 2007 le prix Nobel de la paix aux côtés de l’ancien vice-président Al Gore.

août 2025

Que se passe-t-il lorsque les masses prennent conscience de l’effondrement ? L’illusion collective et le réconfort du déni La société s’accroche à des illusions réconfortantes face au destin funeste. L’histoire offre des exemples qui donnent à réfléchir. Les psychologues décrivent le « biais de normalité », c’est-à-dire notre tendance à sous-estimer les menaces et à continuer comme si de rien n’était.

juillet 2025

Une grande partie des pesticides de synthèse sont des perturbateurs endocriniens. Ils en représentent l’immense majorité de notre exposition puisque l’on mange trois fois par jours, tous les jours de sa vie et même déjà au cours de la vie intra utérine pendant laquelle ils sont particulièrement toxiques.
L’idéologie dominante de l’extrême droite est devenue un survivalisme monstrueux, destructeur et suprématiste, expliquent Naomi Klein et Astra Taylor dans un article récent devenu incontournable. […] Elles appellent à construire un mouvement suffisamment fort pour l’arrêter.
Sensibilité climatique Les trois méthodes d’analyse – paléoclimat, observations satellites et modélisation climatique – indiquent une sensibilité climatique nettement plus élevée que la meilleure estimation du GIEC de 3 degrés Celsius ; notre meilleure estimation est de 4,5 degrés Celsius. Remarque : 4,5 °C se situe dans la plage très probable définie par le GIEC. « Sur la base de multiples sources de preuve, la plage très probable de la sensibilité climatique à l’équilibre est comprise entre 2 °C et 5 °C » (GIEC AR6 WG1 SPM A.4.4).
Les modèles climatiques utilisés par le GIEC, même les plus avancés tels CMIP6, intègrent les puits de carbone, mais le font de manière très incomplète et largement idéalisée. Ces modèles incluent des composantes biogéochimiques du sol et océaniques qui simulent le cycle du carbone dans les océans à travers des processus tels que la photosynthèse du phytoplancton, la respiration, la reminéralisation, la sédimentation, et la circulation océanique profonde. Cependant, ils s’appuient le plus souvent sur des paramètres calibrés à partir de moyennes historiques, en supposant une stabilité fonctionnelle du plancton océanique et de ses capacités de fixation du carbone. Ce qui est malheureusement faux.

juin 2025

Samedi 28 juin le temps d’une journée, l’association Banlieues Climat avait pour domicile l’ESSEC Business School de Cergy. Son but ? Parler environnement, inégalités climatiques et santé par et pour les premières personnes concernées : celles issues des quartiers populaires. Reportage.