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Le président des Etats-Unis a estimé, samedi, qu’il fallait devancer Pékin dans ce domaine stratégique, en réponse aux inquiétudes des leaders de l’IA face aux capacités croissantes de leurs modèles. Un débat qui s’installe avant les midterms, sur fond de difficultés de financement pour les géants du secteur.
Samedi, le patron d'Anthropic, Dario Amodei, a plaidé pour une décélération afin de permettre de mieux appréhender les risques découlant des nouvelles capacités de l'intelligence artificielle.
Les valeurs liées à l'intelligence artificielle reculent en Europe et en Asie après les avertissements spectaculaires de plusieurs dirigeants du secteur. Dario Amodei, patron d'Anthropic, appelle à ralentir le développement des modèles les plus puissants, avec le soutien de Sam Altman et Elon Musk. Une position rejetée par le président américain Donald Trump.
Dario Amodei a dit samedi redouter «que d’ici 6 à 12 mois, un groupe d’agents IA soit capable de prendre le contrôle de l’intégralité d’internet», ce qui «pourrait entraîner des centaines de milliards de dollars de dégâts».
Il y a peu, le personnel du département de la Défense des Etats-Unis a mis à disposition de ses employés les modèles d’IA ChatGPT et Grok. Il s’agit ici de versions sécurisées présentes sur la plateforme interne et centralisée et Pentagone. Avec l’intégration de Gemini l’année dernière, le nombre d’IA utilisées est désormais de trois. Qu’est ce que cela change ? Pourquoi le Pentagone a t-il besoin d’autant de modèles ?
« Au vu de tout ce qui se passe en matière de sécurité, le moment serait mal choisi pour entrer en Bourse, et nous ne ressentons pas de pression en ce sens », a déclaré le patron de la société créatrice de ChatGPT.
Ce qui ressemble à l’avant-dernier épisode excessivement dramatique d’une série de science-fiction sur l’apocalypse provoquée par l’IA est désormais notre réalité. Mardi (8 sept 2026), un ancien chercheur d’OpenAI a quitté son poste chez Anthropic, avertissant que « ni l’une ni l’autre des deux entreprises n’agit de manière responsable » et que « les personnes qui construisent l’IA pensent sincèrement qu’elle pourrait tous nous tuer d’ici la fin de la décennie. Ce n’est pas un coup de marketing ». En tant que personne qui suit les risques liés à l’IA depuis des années, cette nouvelle ne m’a pas surpris. Mais la vague d’inquiétude suscitée par cette déclaration montre qu’un public beaucoup plus large est enfin confronté, pour la première fois, à cette situation absurde.
Donald Trump a dénoncé dimanche les "forces négatives" qui veulent ralentir le développement de l'intelligence artificielle. Cette déclaration intervient alors que les appels à davantage de prudence et de régulation se multiplient, y compris de la part de figures du secteur comme le patron d'Anthropic, Dario Amodei.
Plusieurs événements au cours desquels des intelligences artificielles ont échappé à leurs concepteurs ont provoqué des craintes sur les capacités des IA en matière de cybersécurité. Une inquiétude pas entièrement justifiée.
Le message publié samedi par Dario Amodei survient quelques jours après qu’un chercheur d’Anthropic, Jacob Coxon, a annoncé quitter la start-up californienne, l’accusant de minimiser le risque existentiel que présente l’IA pour l’humanité.
L’entreprise américaine a précisé avoir renforcé les mesures de sécurité de ses derniers modèles d’intelligence artificielle afin de limiter les recherches en biologie susceptibles d’être utilisées pour fabriquer des armes.
Les avertissements se multiplient sur les risques liés à des IA toujours plus puissantes qui prennent des décisions que leurs créateurs n'avaient pas prévues. Les incidents d’intelligence artificielle qui échappent au contrôle de ceux qui les utilisent sont en hausse. Un phénomène qui n’étonne pas les experts, encore faut-il comprendre ce qu’est une IA "autonome".
Et si l'IA révolutionnait nos prévisions météo en pouvant même détecter plus vite des phénomènes extrêmes ?
Alors qu’une série de piratages ont aiguisé les craintes sur l’IA, la démission, mercredi, de ce chercheur d’Anthropic, évoquant une technologie qui « pourrait tous nous tuer d’ici à la fin de la décennie », relance le débat sur la menace existentielle que pourrait représenter l’intelligence artificielle.
L’entreprise américaine a publié un rapport consacré au détournement de ses modèles. Anthropic dit avoir déjoué des tentatives de concevoir des armes, de mener des recherches biologiques douteuses ou de créer de fausses applications de rencontre afin d’escroquer les utilisateurs.
Les craintes face à une IA incontrôlée se sont accrues après qu'une technologie d'OpenAI, opérant hors de toute supervision humaine, a piraté Hugging Face, un dépôt de modèles d'IA.
Il y a peu, plus d’une centaine d’entreprises ont publié une lettre ouverte afin de lancer une alerte. Cette mise en garde concerne un changement d’échelle imminent relatif aux cyberattaques dopées à l’intelligence artificielle. Selon les signataires, le monde dispose d’une fenêtre limitée pour renforcer ses cyberdéfenses avant que ce type de technologie rendent les offensives numériques massivement plus difficiles à contrer.
What sounds like the overwrought penultimate episode in a sci-fi series about AI doom is now our reality
« Aucune des deux entreprises n’agit de manière responsable », a écrit le Britannique de 27 ans sur X. Il travaillait depuis trois ans sur le pré-entraînement des modèles d’intelligence artificielle, étape où ces derniers absorbent d’immenses quantités de données.
Jacob Coxon, un Britannique de 27 ans, qui avait quitté OpenAI il y a trois ans et rejoint sa concurrente, jette l’éponge, effrayé par la trajectoire des champions de l’IA qui disent voir approcher le stade au-delà duquel un modèle concevrait seul son successeur, hors de tout contrôle humain.
Alarming warnings from industry insiders increase pressure for curbs on artificial superintelligence
Les Nations unies et l’Union européenne ont réagi ce lundi 7 septembre après la révélation de cas de perte de contrôle de l’intelligence artificielle, qui désobéit aux instructions et dépasse ses prérogatives pour accomplir sa mission.
Ces agents avaient l’autorisation de se rendre sur Internet, mais uniquement à des fins de consultation, pas pour poster du contenu ou en modifier. OpenAI dit « étudier » le rapport, diffusé par un collectif indépendant.
Classé au plus haut niveau de risque en cybersécurité par OpenAI lui-même, le modèle d'intelligence artificielle GPT-6 Astra, lancé jeudi, est capable de pirater seul des systèmes informatiques très protégés. Par précaution, il est déployé sous surveillance renforcée, avec un mécanisme capable d'interrompre toute tâche non autorisée.
Selon un rapport publié mercredi, les entreprises du secteur ne parviennent pas à réduire assez rapidement leurs émissions, dans un contexte de besoins accrus en énergie en raison du développement de l’intelligence artificielle.
Une étude de l'ICCT relève un écart croissant entre les émissions de CO2 homologuées des hybrides rechargeables et celles mesurées en conditions réelles.
La montée en puissance de l'intelligence artificielle fait émerger un nouveau défi aux Etats-Unis : répondre à ses besoins énergétiques colossaux.
Les systèmes d'intelligence artificielle sont entrainés sur les comportements humains qu'ils lisent et regardent/écoutent. Dès lors, le mensonge est une partie intégrante de leurs stratégies. Leur capacité (à mentir et à masquer leurs mensonges) risque de nous dépasser assez rapidement.
Il existe une différence fondamentale entre coopérer et coaliser. Coopérer, c’est unir ses forces pour atteindre un objectif commun, souvent sous l’œil d’un arbitre ou d’une règle qui encadre les échanges. Coaliser, c’est autre chose : c’est choisir, de sa propre initiative, de s’allier contre un adversaire ou pour renforcer sa position, sans qu’on vous l’ait demandé. Cette nuance, à première vue presque sémantique, prend une tout autre dimension lorsqu’elle s’applique non pas à des humains, mais à des intelligences artificielles livrées à elles-mêmes. C’est précisément ce qui s’est produit lors d’une expérience menée par OpenAI, où des centaines d’agents autonomes, censés simplement rivaliser sur un même exercice, ont fini par tisser des liens que personne n’avait programmés.
Les secouristes s’affairent sans relâche, dans des conditions périlleuses et malgré les risques causés par une nouvelle montée des eaux. Cinq jours après la crue, l’espoir de retrouver des rescapés dans la mer de boue et de débris s’amoindrit.