Uniquement les Articles de la décennie 2010
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Écologie
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Dans son dernier ouvrage, "Le marché contre l'humanité" (PUF), le philosophe Dominique Bourg plaide pour mettre fin à la souveraineté de la sphère économique, au profit des souverainetés politique et anthropologique. Il défend également une redéfinition de la notion de progrès. Son objectif est de sauver l'Humanité.
Le clivage et les violences se renforcent lorsqu’une société ne parvient pas à résoudre une urgence et un conflit d’intérêts latent. Face aux défis climatiques, on peut craindre pour l’avenir de la démocratie.
Le roi néoclassique est nu, mais le prétendant à sa succession est-il bien légitime ? Le champ des économistes présente en effet un certain air de famille avec les intrigues d’une série télévisée fantastique à la mode, avec une même aspiration à gouverner, une intolérance au pluralisme et une tendance à brouiller les frontières entre science et politique [Fourcade, Ollion et Algan, 2015], à ceci près que les affrontements y sont plus feutrés. En l’occurrence, la famille régnante depuis près de quatre décennies, les néoclassiques, souffre d’une sérieuse crise de légitimité, face au constat maintes fois répété de l’irréalisme tant de ses hypothèses [Keen, 2014 [2001]] que de ses prédictions et ses apories face à certains enjeux primordiaux, à commencer par l’écologie et le dérèglement climatique [Pottier, 2016]. La nature ayant horreur du vide (contrairement à certains auteurs, voir Klein et Romero, 2007), il se trouve heureusement un successeur tout désigné pour reprendre le flambeau de « science [lugubre] nor
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Dans Un sol commun (éditions Wildproject), dont nous publions ici les bonnes feuilles, Marin Schaffner dresse, sous la forme d'une série d'entretiens, le bilan des dix dernières années de l'écologie en France. Militante, auteure et journaliste à Mediapart, Jade Lindgaard œuvre depuis plus d’une décennie à recueillir les témoignages de territoires en lutte.
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Produire moi-même toutes ces choses que je pourrais acheter toutes faites à moins de cinq minutes à pied de chez moi me procure à la fois une intense satisfaction de type «C'est moi qui l'ai fait, et en plus c'est complètement écolo! Fuck le capitalisme!» suivie d'une vertigineuse remise en question de mon engagement féministe.
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Abeilles, papillons et autres insectes sont aujourd'hui cruellement trahis par les plantes qui les ont nourris pendant si longtemps en raison des produits chimiques que l'agriculture américaine continue d'utiliser malgré leur effet létal connu.
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Quelques fonctionnaires et des personnes engagées dans l’environnement et la politique, voudraient que se développe en Belgique une véritable politique de résilience territoriale locale. La résilience, cela signifie la capacité à rebondir après un choc, éventuellement extrême, et à reprendre une dynamique fonctionnelle, éventuellement différente. Alors que tous les signaux d’alarme retentissent pour nous avertir chaque jour de la hausse spectaculaire des catastrophes écologiques et de leur cortège de victimes, la résilience des territoires et de leurs habitants face aux chocs devient un impératif moral et politique absolu.
En incitant à l’autolimitation de la natalité, notre association a pour objet d’œuvrer pour la stabilisation de la population humaine, voire sa diminution sur le long terme. Excluant tout ce qui ne respecterait pas les droits humains ou qui remettrait en cause la liberté de procréer, notre démarche passe par une bonne information de chacun(e) sur les conséquences de la pression démographique pour les générations futures, les autres espèces et l’environnement.
Ces dernières décennies, les appels de scientifiques , de personnalités, pour une prise de conscience écologique sont souvent restés lettre morte. Des premiers documents du Club de Rome, jusqu’aux récents rapports du GIEC, cela fait déjà 50 ans que certains tirent la sonnette d’alarme, sans résultats. Les émissions de gaz à effet de serre continuent à croître et la biodiversité s’effondre. Pourquoi tant d’inertie ?
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Pour parler d’écologie dans les quartiers populaires, il faut partir de ce que vivent les gens, estime Fatima Ouassak dans cet entretien. Une lutte du quotidien qui mêle combat antiraciste, féministe et écologique. Reporterre poursuit une série d’entretiens de fond avec celles et ceux qui renouvellent la pensée écologique aujourd’hui. Parcours, analyse, action : comment voient-elles et voient-ils le monde d’aujourd’hui ?
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on ne peut pas s’interroger sur le sort de la planète sans s’interroger sur les fractures historiques qui traversent le monde. Trop souvent, la question coloniale ne semble même pas être considérée comme un problème; on pourrait donc réfléchir à la planète en faisant de l’histoire coloniale quelque chose de dépassé. Or penser l’écologie en omettant la constitution coloniale du monde, c’est comme essayer de réfléchir à un problème en se cachant un œil...
L'extraordinaire mobilisation en faveur de la transition écologique, celle des jeunes en particulier, devrait logiquement déboucher sur une "vague verte" aux élections du 26 mai prochain. On ne peut que s'en réjouir.
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Peut-on parler d’écologie sans évoquer la nature ? Peut-on être écolo sans craindre la catastrophe globale ou sans se contenter de petites initiatives déculpabilisantes ? Le philosophe Timothy Morton propose de penser grand avec La pensée écologique.
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Il n'y a pas d'emploi sur une planète morte. Le dérèglement climatique et la destruction de l'environnement surdéterminent désormais toutes les luttes syndicales. Inversement, les syndicats doivent intégrer comme une seule et même lutte l'écologie et la justice sociale, et peser de toutes leurs forces pour réaliser la transition sociétale exigée par le mouvement climatique.
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Pour Daniel Curnier, c’est évident: la société moderne doit se réinventer, car le modèle qu’elle adopte la rapproche des limites écologiques. Pourtant, la façon dont elle dessine son futur ne la mènera qu’à reproduire les mêmes erreurs.
La meilleure prise en compte des liens entre l’humain et le non-humain permet d’aborder les défis environnementaux de notre temps.
Quel est le rôle de l'enseignement dans la lutte pour le climat? Selon le chercheur Daniel Curnier, qui a consacré une thèse à cette question, l'école pourrait faire beaucoup mieux pour préparer les futurs acteurs de la transition écologique.
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Une fin de non-recevoir : c'est ce que la pensée écologique a toujours semblé opposer aux temps modernes. Et ce qui lui a valu, sans doute, d'être reléguée durant des décennies dans les marges militantes de la société. Mais aujourd'hui que les alertes rouges environnementales la rendent incontournable, la question resurgit : l'écologie est-elle vraiment l'utopie antilibérale que dénoncent certains, ou le sésame vers un nouveau monde, amendé de ses folies démiurgiques ?
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Terrestres est la chambre d’écho des livres, des pratiques et des idées qui redonnent des mondes et des écologies à la politique, au social et à la culture.
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Une longue enquête du Monde diplomatique s'attaque à l'image de Pierre Rabhi, figure de l'écologie option "spiritualité et retour à la Terre". Des tendances qui cacheraient mal un certain conservatisme s’accommodant fort bien du néo-libéralisme, et l'absence de toute base scientifique à ses travaux. Retour sur celui à qui les médias ont donné une large tribune bienveillante ces dix dernières années.
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