Uniquement les Articles de la décennie 2020
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hydrogène vert
Petit Poucet de l'énergie, l'hydrogène "vert" poursuit sa maturation en France mais requiert davantage de visibilité des pouvoirs publics pour monter en puissance et livrer ses promesses de souveraineté énergétique et de décarbonation pour l'industrie. Des « nouvelles un peu difficiles » mais pas que... "2025 a été vécue par tout le monde comme une année assez éprouvante", décrypte Nicolas Brahy, le président de France Hydrogène, à l'occasion du salon Hyvolution qui rassemble à Paris les acteurs du secteur. Il y a eu "quelques nouvelles un peu difficiles" avec des sociétés qui ont dû renoncer à leur projet, comme McPhy, fabricant français d'électrolyseurs, finalement reprise par la belge John Cockerill Hydrogen. Mais, d'autres plus positives sont attendues en 2026, souligne-t-il.
Pourra-t-on prochainement exploiter en Lorraine des millions de tonnes d'hydrogène naturel, possible source d'énergie décarbonée? Les recherches s'intensifient autour de ce gisement sous-terrain potentiellement unique au monde, dont les retombées économiques pourraient profiter à toute la région. A Pontpierre, à une quarantaine de kilomètres à l'est de Metz, une plateforme de forage de 41 mètres de haut, venue d'Autriche, a été érigée en périphérie du village de 800 habitants. La semaine dernière, les tiges ont atteint 2.600 mètres de profondeur. Et l'objectif est de creuser encore, jusqu'à 4.000 mètres courant février, à la recherche d'hydrogène blanc, ou natif, dissout naturellement dans les eaux souterraines.
Récemment, TotalEnergies a signé un accord avec plusieurs partenaires dans le cadre d’un ambitieux projet de nouveau carburant durable : l’e-gaz. Selon le géant français, ce nouveau produit n’aurait que des avantages, autant sur le plan environnemental que sur le plan logistique. L’un des attraits concernant l’e-gaz est sa similarité avec le GNL, simplifiant grandement sa fabrication, son traitement et sa distribution.
En Mongolie Intérieure, le plus grand fabricant privé d’éoliennes chinois vient de démarrer un imposant chantier. Le lieu accueillera un immense complexe associant notamment des éoliennes et un parc photovoltaïque afin d’alimenter en électricité des équipements de production d’hydrogène et d’ammoniac vert. L’objectif ? Prouver la viabilité de cette solution d’énergie renouvelable sur le long terme
Verso energy va fournir à l'industrie sidérurgique de la Sarre, en Allemagne, de l'hydrogène produit en Moselle à partir d'électricité "verte", ont annoncé vendredi l'énergéticien français et le groupe sidérurgique allemand SHS (Stahl-Holding-Saar), qui pourra ainsi décarboner sa production. Lors d'une conférence de presse à Dillingen, dans la Sarre, Verso energy et SHS ont annoncé avoir signé un contrat qui prévoit la fourniture d'au moins 6.000 tonnes d'hydrogène sur une période de dix ans à compter de 2029. Cela s'inscrit dans la stratégie de décarbonation du groupe allemand, qui entend remplacer le charbon par l'hydrogène dans son processus de fabrication de l'acier.
À Vannes, le groupe Michelin a mis en place une station d’hydrogène début 2024 pour décarboner le processus industriel de son usine. Mais moins d’un an après le lancement de ce projet, l’industriel a annoncé la fermeture de l’usine. Un exemple des défis que pose la décarbonation dans un contexte encore prégnant de désindustrialisation.
Trois réseaux de transport de gaz en Espagne et en France ont annoncé jeudi la création d'une société commune franco-espagnole, BarMar, qui pilotera la construction du futur pipeline maritime devant acheminer de l'hydrogène entre Barcelone et Marseille. Cette infrastructure s'inscrira dans le cadre du projet européen plus vaste H2Med, visant à relier les réseaux d'hydrogène de la péninsule ibérique à l'Allemagne et au nord-ouest de l'Europe "pour approvisionner le continent en hydrogène vert abordable", précise H2Med sur son site internet.
A 80 kilomètres à vol d’oiseau du cercle polaire, l’usine de Stegra devrait produire, fin 2026, de l’acier à partir d’hydrogène « vert », mais les réticences du gouvernement rendent la concrétisation du projet plus difficile que prévu.
Le groupe français de tubes sans soudure Vallourec a annoncé jeudi la certification de son système "unique au monde" de stockage vertical de l'hydrogène baptisé Delphy, qui pourra désormais être commercialisé pour décarboner l'industrie lourde ou soulager le réseau électrique national. Entre 1 et 100 tonnes d'hydrogène gazeux L'homologation, attribuée le 23 mai par l'organisme de certification DNV (DET-Norske-Veritas), "permet de démontrer la fiabilité et l'étanchéité du système", ainsi que la "résistance" des tubes et connexions à la fragilisation par l'hydrogène qu'ils subissent, a déclaré à l'AFP Vincent Designolle, ingénieur et directeur hydrogène au sein de Vallourec.
Le groupe pétrolier français TotalEnergies renforce sa coopération avec l'énergéticien allemand RWE qui lui fournira 30.000 tonnes d'hydrogène vert par an pour décarboner sa raffinerie de Leuna, une première pour cette quantité dans le pays, selon un accord annoncé mercredi. Le contrat signé avec RWE portera sur une durée de 15 ans à partir de 2030 et représente "la plus grande quantité d'hydrogène vert jamais contractualisée à partir d'un électrolyseur en Allemagne", a indiqué TotalEnergies dans un communiqué.
Un ambitieux projet australien, visant à approvisionner à terme le Japon et Singapour en hydrogène vert, a été mis en suspens par les autorités locales du Queensland qui lui ont retiré son soutien lundi soir. Ce projet prévoit la construction dans l'Etat du Queensland (nord-est) d'un site de production d'hydrogène qui après avoir été liquéfié, serait acheminé par bateau jusqu'au Japon et Singapour.
L'Observatoire européen austral (ESO) a alerté jeudi sur les risques de pollution lumineuse liés à un mégaprojet de production d'hydrogène et d'ammoniac vert dans le nord du Chili, une région particulièrement propice à l'observation du ciel. "Ce complexe menace le ciel pur de l'Observatoire de Paranal de l'ESO dans le désert d'Atacama", avertit l'organisation intergouvernementale dans un communiqué. Fin décembre, AES Andes, une filiale de la compagnie d'électricité américaine AES Corporation, avait annoncé soumettre le projet à une étude d'impact sur l'environnement.
TotalEnergies a signé un "contrat préliminaire de réservation du foncier" avec le Maroc afin de développer un projet de production d'hydrogène vert, selon un communiqué du géant pétrolier diffusé mardi.Annoncé à l'occasion d'une visite du président français Emmanuel Macron à Rabat, ce contrat permet de "lancer les études d'avant-projet", précise le communiqué.
La Tunisie veut développer la production d’hydrogène vert pour en exporter vers l’Europe. Mais cette stratégie nationale, qui mobilisera des éoliennes, des panneaux photovoltaïques et de grandes quantités d’eau, suscite des tensions. Ses opposants estiment que le pays devrait d’abord consacrer sa production d’électricité à sa population.
Le gouvernement espagnol a donné mardi son feu vert au début des travaux du projet de pipeline H2Med entre Barcelone et Marseille, censé approvisionner à l'horizon 2030 l'Europe du nord avec de l'hydrogène vert produit dans la péninsule ibérique.L'entreprise Enagas, gestionnaire du réseau gazier espagnol, a été "habilitée" à exercer ses "fonctions de développement" pour plusieurs installations liées au projet "H2Med", indique l'exécutif dans un communiqué.
L'Union européenne n'est pas en mesure d'atteindre ses objectifs en matière de production et d'importation d'hydrogène en 2030, a estimé mercredi la Cour des comptes européenne, qui dresse un bilan critique du déploiement de cette stratégie présentée comme un levier majeur de la décarbonation industrielle.
Plus de 250 projets basés sur l’hydrogène produit à partir de sources d’énergie renouvelables ont déjà vu le jour en Europe. Mais un audit de la Cour des comptes européenne estime que la stratégie industrielle mise en œuvre jusqu’à présent doit être entièrement repensée.
Faire avancer les tracteurs et les autres engins agricoles grâce à l’urine des porcs : cela peut paraître saugrenu et pourtant des chercheurs planchent sérieusement sur cette solution. L’idée est née il y a quelques années à Flobecq, commune à facilités hennuyère. Testée en laboratoire avec des urines synthétiques, elle passe en phase d’expérimentation grâce au soutien d’investisseurs publics et de plusieurs intercommunales de Wallonie picarde.
La crise énergétique actuelle est un puissant révélateur de la fragilité de notre modèle de société (économique, écologique et social) et impose d’accélérer la transition énergétique. Pour y répondre, les regards se tournent vers l’hydrogène comme un vecteur d’énergie propre, car sa combustion n’émet pas de CO2, ce qui constituerait une excellente alternative pour décarboner nos modes de vie.
Dans le Grand Est, les acteurs du marché de l’hydrogène vert se livrent à une intense concurrence pour être les premiers à émerger. Mais la filière tout juste naissante a du mal à décoller. Ce reportage est réalisé dans le cadre de la résidence de journalistes « médias alternatifs et défis environnementaux », créée par les chercheuses Audrey Alvès et Carole Bisenius-Penin, membres du Centre de recherche sur les médiations (Crem) de l’université de Lorraine, en partenariat avec Reporterre. Moselle, reportage (...)
Inauguration d'une giga-usine à Belfort jeudi, après une autre à Bordeaux fin mai: une filière industrielle naissante de l'hydrogène vert prend forme en France malgré des ratés au démarrage et dans un contexte d'incertitude sur les choix énergétiques du pays après la dissolution surprise de l'Assemblée nationale.
Hydrogène de France (HDF Energy) a inauguré jeudi à Blanquefort (Gironde), près de Bordeaux, la première usine au monde de piles à combustible de forte puissance, dont la production en série doit commencer en 2026.Le site, implanté sur celui d'une ancienne usine Ford, s'étend sur 7.000 mètres carrés - 5.000 autres peuvent être bâtis - et inclut neuf lignes d'assemblage. Sa construction a pris 14 mois et a coûté 20 millions d'euros.
L’hydrogène vert est produit par électrolyse, à partir d’énergies renouvelables. Pourra-t-il aider à diminuer les émissions de CO2 ?
La France vient de faire une découverte capitale dans l'est du pays : le plus gros gisement d'hydrogène blanc au monde.
La France va fournir à la sidérurgie de Sarre (ouest de l'Allemagne) l'hydrogène nécessaire à sa sortie du charbon, au moyen d'une canalisation de près de 100 kilomètres attendue mi-2027, a-t-on appris vendredi auprès du transporteur d'énergie GRTgaz.
Alternative de choix aux énergies fossiles, l’hydrogène reste une énergie verte même en cas de fuite lors de son stockage et de sa distribution… Mais il faut qu’il soit lui-même vert, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.
Le Maroc aspire à devenir un acteur majeur de l'hydrogène vert en Afrique du Nord, en misant sur son rôle pionnier dans les énergies renouvelables, avec l'idée de l'exporter vers l'Europe tout en l'exploitant localement dans la production d'engrais, secteur économique crucial.Fin juillet, le roi Mohammed VI a réaffirmé dans un discours les ambitions de son pays, appelant son gouvernement à "une mise en oeuvre rapide et qualitative" de "l'offre Maroc" pour l'hydrogène vert.
Dans la Lorraine désindustrialisée, deux géologues racontent leur découverte fortuite d'un gisement d'hydrogène potentiellement colossal qui suscite de grands espoirs.
Après avoir profité des énergies fossiles pendant des décennies, les monarchies arabes du Golfe lorgnent désormais sur l'hydrogène vert dans leur ambition de diversifier leurs économies et, par la même, concrétiser leur volonté affichée de lutter contre le changement climatique.L'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis mais aussi le sultanat d'Oman investissent massivement dans ce carburant qui semble résoudre bien des défis: peu polluant, ses utilisations potentielles sont nombreuses, ce qui pourrait le rendre à la fois lucratif et respectueux de la planète.
La décarbonation du secteur aérien est au cœur du Salon du Bourget, qui a ouvert ses portes le 19 juin. Pour façonner "l’avion vert", l’industrie privilégie le développement des carburants durables. Biocarburants, carburants de synthèse ou hydrogène, France 24 décrypte différentes pistes mises en avant et leurs limites.
L'entreprise la Française de l'énergie a annoncé la découverte d'importantes réserves d'hydrogène naturel dans le bassin minier lorrain. Les estimations font état de 46 milliards de tonnes, soit la moitié de la production annuelle mondiale actuelle d'hydrogène.
L'Uruguay va investir 4 milliards de dollars dans la construction d'une usine destinée à la production d'hydrogène "vert" et de carburants de synthèse, a annoncé jeudi le gouvernement du pays. "Dans ce contexte de transformation énergétique que connaît le monde, l'Uruguay a fait ses devoirs", a déclaré le président Luis Lacalle Pou depuis la ville de Paysandú, où sera implantée la nouvelle usine, à quelque 400 kilomètres au nord-est de Montevideo.La construction débutera cette année, a précisé le chef d'Etat.
Le groupe d'électrolyseurs américain Plug Power prévoit la construction de trois usines d'hydrogène vert en Finlande, pour décarboner l'industrie tout en s'intégrant dans la "dorsale" européenne en cours de constitution autour de 31 opérateurs de réseaux de transport de gaz du Vieux Continent.
Le voici, le voilà ! Le nouveau dada des adeptes de la green tech et de la croissance verte : l'hydrogène blanc (ou naturel), directement pompé sous forme H₂ dans le sol. On le pensait extrêmement rare... Mais on en a découvert d'énormes gisements au Mali, aux Etats-Unis et en Finlande dans les zones volcaniques, dans les fonds marins, en Amazonie... Le techno-capitalisme est sauvé ! Sur le papier, c'est LA source d'énergie parfaite : ça ne rejette que de l'eau, et n'exige pas d'électrolyse coûteuse et énergivore. Il suffit de le récolter dans le sous-sol, et de l'exploiter, pour décarboner nos vie et sauver la planète ! Oui, mais voilà...
Technip Energies, société française d'ingénierie et de services dans l'énergie, et la belge John Cockerill, spécialiste des électrolyseurs, ont annoncé jeudi la création d'une co-entreprise, Rely, qui ambitionne de devenir un "fournisseur unique" de solutions "compétitives" d'hydrogène vert.Basée en Belgique, Rely sera détenue à 60% par Technip Energies et à 40% par John Cockerill. Elle vise un déploiement international et un chiffre d'affaires de plus d'un milliard d'euros d'ici 2030.
De l'Andalousie au Pays basque, les mégaprojets d'hydrogène vert se multiplient en Espagne, pays en pointe dans ce secteur prometteur. Un pari, alors que le modèle économique de cette énergie du futur reste à trouver."Tout va très vite... Il y a tellement d'initiatives qu'il est impossible de toutes les recenser", résume Miguel Angel Fernandez, directeur du Centre national de l'hydrogène (CNH2), organisme public de recherche basé à Puertollano (centre).
L’hydrogène est un levier indispensable pour décarboner des pans entiers de notre économie. Mais comme toutes les «solutions miracles», il charrie aussi beaucoup d’illusions. Transports, industrie… Tour d’horizon de ce qu’il peut et ne peut pas pour la transition.
La "Banque européenne de l'hydrogène", une nouvelle structure destinée à soutenir le développement de l'hydrogène vert, sera "opérationnelle" d'ici fin 2023 et lancera "dès l'automne" de premières enchères pour financer sur fonds de l'UE des projets de production, a annoncé Bruxelles jeudi."D'ici la fin de l'année, tous les éléments de la Banque de l'Hydrogène devront être opérationnels", selon la Commission européenne.
Hydrogène de France (HDF Energy) a lancé vendredi la construction de la première usine au monde de piles à combustible de forte puissance, destinées à produire de l'électricité à partir d'hydrogène vert, sur un site symbole de la désindustrialisation, l'ancienne usine Ford de Blanquefort près de Bordeaux.La livraison de l'usine "est prévue pour novembre ou décembre 2023, et elle doit être opérationnelle au printemps 2024", a indiqué Damien Havard, PDG et fondateur d'HDF Energy, en marge de la cérémonie de la pose de la première pierre.
Le projet MidCat enterré, c'est un nouveau projet de pipeline qui vient d'être lancé pour relier la péninsule ibérique au nord de l'Europe, en passant par la France. Baptisé BarMar, il reliera Barcelone à Marseille par la mer et devrait transporter d'ici 2030 de l'hydrogène vert produit à partir d'énergies renouvelables. Cependant, des craintes s'expriment sur l'intérêt de lancer une telle infrastructure sans être sûr que les capacités de production d'électricité renouvelable, appelées à croître fortement, suivent et avant de connaître précisément les besoins du marché.
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