Jean-Baptiste Fressoz

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2026

Vers où nous entraîne la Silicon Valley ? Un futur où les percées technologiques, de l’intelligence artificielle à la fusion nucléaire, créeront une abondance et une richesse phénoménales pour tous, est-il bien réaliste ? En attendant, ces développements nous font engloutir chaque année une quantité croissante de ressources et aggravent l’état environnemental de la planète. L’ingénieur Philippe Bihouix et le dessinateur Vincent Perriot, les auteurs de Ressources, un défi pour l’humanité, explorent la matérialité du monde et ouvrent des perspectives pour mieux décrypter les enjeux environnementaux, industriels et géopolitiques de notre temps.
Imaginez une immense réserve d’eau minérale, née il y a plus de 200 millions d’années, nichée sous les collines vosgiennes. Une eau si pure, si chargée en minéraux, qu’elle a fait la renommée mondiale d’une petite ville thermale. Et pourtant, cette même ressource s’épuise aujourd’hui à une vitesse alarmante, au point que certains habitants de Vittel ne font plus confiance à leur robinet pour se désaltérer. Ce paradoxe n’a rien d’une fatalité géologique : il trouve son origine dans une décision administrative, prise il y a plusieurs années, qui a permis à un géant de l’agroalimentaire de puiser massivement dans cette nappe fragile. En ce début d’automne, alors que les débats sur la gestion de l’eau s’intensifient un peu partout en France, le cas vittellois résonne comme un signal d’alarme.
Alors que la préfecture du Finistère a alerté le 9 octobre sur des risques de « rupture d’alimentation » en eau dans certaines parties du département, la communauté d’agglomération de Morlaix se livre chaque jour à un exercice d’équilibriste pour approvisionner ses 79 000 habitants.
Les autorités s’inquiètent du niveau des grands réservoirs qui alimentent la population en eau potable. Les gestionnaires sont autorisés à déroger aux règles environnementales de protection du milieu naturel.
Faute de pluies, la situation de l’approvisionnement en eau potable a continué de s’aggraver dans le mois de septembre. Elle est sensiblement plus tendue dans de nombreux territoires d’outre-mer, notamment en Guadeloupe.
Le service public de l’eau potable Atlantic’eau a retrouvé un produit de dégradation de plusieurs fongicides dans ses points de prélèvement avec une quantité dépassant les seuils de qualité.
Le spécialiste des légumes préparés appelle les distributeurs à accepter des hausses après la baisse des rendements de l'été dernier.
De l’Ille-et-Vilaine à la Creuse, de la Mayenne à la Haute-Saône, les réserves en eau alimentant les réseaux de distribution sont toujours sous tension en raison du déficit pluviométrique.
Le ciel change de visage. Après des semaines de chaleur écrasante et de sols craquelés par la sécheresse, un vent d’humidité s’apprête à souffler sur une bonne partie du pays. Mais ce n’est pas un simple coup de vent ou une perturbation classique qui arrive : c’est un phénomène bien plus vaste, capable de transporter des quantités d’eau colossales sur des milliers de kilomètres. Son nom fait presque penser à une légende scandinave, mais il s’agit bien d’une réalité météorologique, déjà bien connue des scientifiques. Ce week-end, ce corridor invisible pourrait bien changer nos habitudes du quotidien.
Alors que la sécheresse continue de battre des records, de nombreux cours d’eau s’assèchent. Dans le Tarn, à Saint-Amans-Soult, environ 400 personnes ne peuvent plus consommer l’eau du robinet.
Alors que le rejet de l’eau par les centrales peut provoquer un réchauffement de l’eau des cours d’eau de 4 à 6 degrés, l’entreprise publique craint de devoir les mettre à l’arrêt plus fréquemment.
Alors que l'automne débute, la France reste confrontée à une sécheresse d'une ampleur exceptionnelle. 93 départements sont soumis à des restrictions d'eau et plus de 64 000 habitants dépendent déjà de solutions d'urgence pour leur approvisionnement.
L’été caniculaire et la sécheresse qu’il a causée ont des conséquences sur les cours d’eau du pays. Leur débit et leur niveau se sont affaiblis ces derniers mois et l’eau que ces cours d’eau permettent de puiser diminue avec. La Meuse en est un parfait exemple avec l’eau captée pour les Bruxellois.
À Matra (Haute-Corse), l’ancienne exploitation d’arsenic a laissé bien plus que des ruines : sa pollution affecte les cours d’eau et les organismes aquatiques. Au village, où l’eau courante est polluée, sécuriser l’approvisionnement est un chantier à plusieurs millions d’euros. On vous explique.
Après un été particulièrement chaud et sec, le déficit de précipitations continue de se creuser en Belgique. Sur les 90 derniers jours, la situation devient préoccupante dans plusieurs régions du pays. Selon Pascal Mormal, météorologue à l’IRM, le niveau de sécheresse est désormais comparable à celui observé en 2018 et pourrait même le dépasser dans les prochains jours.
Maisons de repos, gestionnaires de l’eau, des réseaux électriques, des transports en commun, acteurs de l’économie... Comment leurs plans, s’il y en avait, ont-ils tenu face à l’été dévastateur de 2026 ? « Le Soir » a mené l’enquête. Premier épisode ce mardi avec les hôpitaux.
Les entreprises de création de la cryptomonnaie, chinoises pour l’essentiel, sont massivement installées dans le pays, profitant de son fort potentiel hydroélectrique. Mais la sécheresse provoquée par le phénomène océanographique El Niño diminue les capacités des barrages.
Au Vietnam, un chercheur a alerté sur la pollution de l’eau des deltas des fleuves rouges et du Mékong. Selon l’intéressé, les eaux se destinant à la consommation peuvent contenir jusqu’à 300 fois plus d’arsenic que le seuil que les recommandations officielles. Pourquoi une telle situation ? Que faire pour l’arranger ?
L’année 2025 a été l’une des plus sèches depuis trente-cinq ans en matière de débits fluviaux, constate l’organisme des Nations unies dans son bilan mondial annuel de l’état des ressources en eau publié jeudi.
« Le déficit pluviométrique constaté depuis le printemps dernier, conjugué aux fortes chaleurs, maintient les cours d’eau à des niveaux particulièrement bas », explique la préfecture de Haute-Garonne.


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