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2026
Les pompiers sont restés mobilisés pour une "nuit calme" de vendredi à samedi dans les Hautes Fagnes, malgré "plusieurs reprises" de l'incendie qui a démarré il y a près d'une semaine dans parc naturel, renseignent samedi à l'aube les services du gouverneur de la province de Liège.
3366 hectares ont été brûlés dans les Hautes Fagnes. C’est l’équivalent de la surface des communes d’Uccle et Forest réunies. Ou de 4700 terrains de football. C’est cette surface que le Service public de Wallonie a calculé à l’heure actuelle.
Plus d'une semaine après l'incendie, les secours restent sur le terrain dans les Hautes Fagnes. Malgré une amélioration de la situation, l'accès au périmètre demeure interdit au public.
L'incendie qui a ravagé environ 3000 hectares des Hautes Fagnes depuis vendredi dernier est aujourd'hui contrôlé, mais les services de secours restent sur place. Les opérations se concentrent sur la surveillance des zones où l’incendie est maîtrisé (secteur Ouest) et sur l’extinction des éventuelles reprises de feu sur la partie est. Reste que d'autres inquiétudes émergent : la qualité de l'eau potable à proximité, et la crainte d'un manque d'eau après les importantes quantités pompées ces derniers jours.
Alors que l’incendie qui ravage les Hautes Fagnes depuis plusieurs jours est désormais encerclé et contenu, mais pas encore sous contrôle, les services de secours restent pleinement mobilisés. Aux côtés des pompiers, la Protection civile joue un rôle essentiel, mais souvent moins visible. Quelles sont ses missions sur le terrain et dispose-t-elle encore de moyens adaptés face à la multiplication des phénomènes climatiques extrêmes ? Nicolas Tuts, directeur de la Protection civile et chef de l’unité opérationnelle de Crisnée, était l’invité de Matin Première.
"Le feu finira par s’éteindre. Et après ?", interroge Roxane Beyns, écologue et biologiste de la conservation à l’ULB dans une publication sur son profil LinkedIn. Elle craint que l’incendie qui ravage les Fagnes ne change rien à la manière de préparer les risques à venir. Elle pointe le climato-scepticisme et la climato-procrastination, cette tendance à reporter les mesures qu’il faudrait prendre.
La Belgique est confrontée à un risque croissant de feux de forêt et y est d'autant plus vulnérable qu'elle fait face à une expertise limitée, à un manque de sensibilisation et de données, ainsi qu'à une structure administrative complexe.
Le feu qui embrase depuis vendredi 14 août le plateau des Hautes-Fagnes, dans l’est de la Belgique, continue de progresser.
Le pic de pollution a été mesuré dimanche en fin de matinée. À la station de Vielsalm, la quantité de particules fines en suspension dans l’air a atteint le niveau astronomique de 765 microgrammes par mètre cube. La qualité de l’air étant jugée "exécrable" à partir de 140 microgrammes. Aucun message Be-Alert n’a été envoyé à la population pour la prévenir.
Alors que 3000 hectares ont déjà brûlé dans les Hautes-Fagnes, le climatologue de l’Université de Liège Xavier Fettweiss estime, dans Matin Première ce lundi, que la Belgique doit se préparer à des incendies de forêt plus fréquents. Il avait déjà alerté les autorités sur ce risque en 2021. Cinq ans plus tard, son constat est sans appel : "Pour le moment, on n’est pas prêt".





