Jean-Baptiste Fressoz

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2026

Deux éditos publiés par le grand quotidien de droite montrent jusqu’où peut aller l’aveuglement volontaire face à la responsabilité humaine dans le changement climatique, et ses brûlantes conséquences.
Face aux extrêmes climatiques, Berlin accélère sa mutation en « ville éponge », mêlant végétalisation, rétention des eaux et mobilisation citoyenne. Une ambition politique inédite qui essaime.
On est en train de crever de chaud sous des canicules historiques, pourtant, quand vous allumez la télé, vous entendez un peu tout et n'importe quoi. Y a pas un truc bizarre, là ? C’est comme si la majorité des médias faisaient exprès d’être dans le déni de l’urgence du changement climatique. C’est exactement ce qui se passe et c’est tout sauf un hasard. C’est pas moi qui le dit, c’est l’ONU. Dans un rapport de mai 2025, la rapporteuse spéciale des Nations Unies Elisa Morgera affirme que, ces 60 dernières années, Ces stratégies qui visent à ralentir l'action climatique, c’est ce qu’on appelle l’obstruction climatique. En octobre 2025, une centaine de chercheurs et chercheuses du monde entier publient un des plus importants livres sur la question (« Climate Obstruction : a global assessment »). Leurs recherches montrent que les entreprises pétrolières et gazières, mais aussi des secteurs de l’aviation, du transport ou encore de l’élevage ont dépensé des milliards de dollars pour diffuser des mensonges dans l
De toekomst hoeft geen klimaatchaos en sociale afbraak te zijn. Het Global Justice Report, mee opgesteld door Thomas Piketty, biedt een concreet alternatief, maar wel een dat frontaal ingaat tegen de macht van miljardairs.
Les signataires du texte, publié dans les colonnes du «Monde» lundi 6 juillet, dénoncent «l’emprise de l’industrie fossile» et «l’inconséquence» «du débat politique».
La canicule tue. Il y aura des milliers de morts cet été. Le résultat d’inaction climatique, de décisions politiques pour maintenir la consommation d’énergies fossiles, et de médias comme Quotidien qui invitent les patrons du CAC40 tout sourire sans jamais les questionner concrètement sur ce qu’ils font pour la transition écologique.
Misschien is het probleem niet dat toekomstscenario's zoals die van het Global Justice Report onhaalbaar zijn, maar dat ze net iets te veel vragen stellen over onze huidige realiteit.
The Global Justice Project attempts to set out a new vision for global progress in the 21st century: grounding human development and equality in planetary habitability. It explores the conditions under which the world could move toward this horizon and traces an economically and ecologically consistent transition path from 2026 to 2100.
L’humanité peut améliorer les niveaux de vie, réduire les inégalités et maintenir le réchauffement climatique en dessous d’une hausse de 2 °C, selon une vision ambitieuse de la survie de la planète rapportée la semaine dernière par The Guardian. À une époque marquée par l’angoisse écologique, c’est une affirmation remarquablement optimiste. Cet optimisme provient du Global Justice Report, élaboré par le World Inequality Lab de Thomas Piketty. […] Ce rapport va à contre-courant de l’époque actuelle. La démagogie anti-immigration, le retour en grâce des combustibles fossiles, les attaques contre le multilatéralisme et la captation du pouvoir par les milliardaires s’opposent tous à la capacité redistributive de l’État que le rapport juge nécessaire. Pourtant, l’équipe du professeur Piketty affirme que la décarbonation, la « sobriété » et l’égalité peuvent permettre à la majorité de mener une vie agréable.
Une solution crédible et tangible pour réduire les émissions de CO2 » et « lutter contre le changement climatique ». C’est ainsi que TotalEnergies célébrait, en août 2025, le lancement opérationnel de Northern Lights – « aurores boréales » en anglais. Cette entreprise norvégienne, détenue par le groupe français et deux autres majors du pétrole (la norvégienne Equinor et l’anglo-néerlandaise Shell), gère le plus gros projet de captage et de stockage du carbone (CCS, carbon capture and storage) en Europe, et le seul en activité aujourd’hui. Les industriels belges espèrent bien pouvoir s’y associer pour y enfouir leur CO2. Mais les promesses semblent loin aujourd’hui. La technologie du CCS consiste à stocker le CO2 sous terre pour l’empêcher de réchauffer l’atmosphère. Elle est très critiquée par les écologistes pour son coût exorbitant, et parce qu’elle entretient la dépendance aux énergies fossiles. Mais grâce à un intense lobbying, le CCS s’est imposé comme la priorité politique de l’Union européenne (UE) pou


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