Jean Jouzel

OA - Liste

« L’urgence est là, nous regardons ailleurs »

filtre:
Elon

2026

Grâce aux actions prises depuis 15 ans, la trajectoire d'un réchauffement catastrophique de 3,3 à 5,7 °C d'ici à 2100 est devenue improbable. Mais dans le même temps, le scénario le plus optimiste, dans lequel la Terre ne se réchaufferait que de 1,5 °C d'ici à la fin du siècle, est désormais irréalisable. Explications avec Wim Thiery, auteur du Giec et climatologue belge.
La fortune de certaines familles est telle qu’elle leur permettrait d’acheter tous les logements d’une ville entière. Marseille et Strasbourg pour les Hermès, Lyon et Grenoble pour Bernard Arnault, Lille pour les enfants de Serge Dassault, Clermont-Ferrand pour François Pinault ou Montreuil (Seine-Saint-Denis) pour Xavier Niel… Il y a ces ultrariches, dont l’évolution très forte du niveau de vie moyen et la réalité de leur imposition sont discutées depuis plusieurs mois, mais pas seulement. «Se focaliser sur l’extrémité supérieure permet de fondre dans la masse des classes moyennes les populations riches situées juste en dessous», regrette le directeur de l’Observatoire des inégalités, Louis Maurin, dans l’avant-propos de la quatrième édition du «rapport sur les riches en France», publié mardi 2 juin.
Les signaux d’alarme de la machine climatique s’affolent. Selon les dernières projections de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) et du Met Office britannique, notre planète s’apprête à vivre une accélération thermique sans précédent. Les modèles scientifiques estiment qu’il y a désormais 75 % de chances que la température moyenne mondiale dépasse temporairement le seuil symbolique et international des 1,5 °C au cours des cinq prochaines années. Une trajectoire brûlante qui menace de redéfinir nos conditions de vie bien plus vite que prévu.
Alors que le conflit fait rage dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), il devient de plus en plus difficile de maîtriser l'épidémie d'Ebola. Le chef de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a appelé à un "cessez-le-feu immédiat".
L’humanité vit-elle à crédit sur une planète dont le coffre-fort est déjà vide ? Si la question semble familière, une étude couvrant deux siècles de données démographiques vient d’apporter une réponse d’une brutalité scientifique inédite. Selon les chercheurs de l’université Flinders, nous avons déjà franchi le point de non-retour de la durabilité, masquant notre chute par une dépendance toxique aux énergies fossiles. Pour que chaque être humain vive dignement sans détruire son propre foyer, la population mondiale devrait être divisée par trois. Un constat vertigineux qui place notre civilisation face à un mur biologique que nous ne pourrons plus contourner très longtemps.
Sous contrôle, l’hantavirus vient d’être ajouté à la liste des virus présentant un risque de pandémie. Depuis peu, le virus Ebola frappe à nouveau durement le continent africain. L’experte Helen Clark a été interrogée sur le sujet. Selon elle, le monde devrait faire plus d’efforts en termes de préparation afin de prévenir efficacement les prochaines pandémies.
L'épidémie d'Ebola qui touche la RD Congo se propage rapidement et le risque est passé d'"élevé" à "très élevé" au niveau national selon les critères de l'OMS. Il s'agit du niveau d'alerte maximum, même si le risque reste "élevé" au niveau régional et "faible" au niveau mondial, selon l'agence onusienne.
Une cargaison de poteries en provenance de Chine, débarquée au port de Bordeaux, livrée dans le Lot-et-Garonne. Lors du déballage, une reine fécondée de Vespa velutina cachée dans un colis aurait été libérée. C’était en 2004. Dès 2006, l’espèce avait déjà colonisé 13 départements du Sud-Ouest, se diffusant à une vitesse estimée entre 60 et 80 kilomètres par an. Vingt-deux ans après cet accident logistique, l’insecte occupe plus de 90 départements et la filière apicole française chiffre à près de 98 millions d’euros par an les pertes qu’il inflige à l’économie du vivant. Et selon les modèles scientifiques les plus récents, le temps qu’il reste aux colonies d’abeilles est bien plus court qu’on ne le pensait.
Alors que le produit a été autorisé en urgence pour une durée limitée, Yves Coppieters déplore une décision prise sans disposer de toutes les données sur ses risques sanitaires et environnementaux.
L’épidémie due à ce virus, souvent mortel malgré les vaccins et traitements, s’est déclarée dans la province de l’Ituri, selon l’agence sanitaire de l’Union africaine, qui a recensé 246 cas suspects dont 65 mortels.