« L’urgence est là, nous regardons ailleurs »
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Maroc
2026
L'Algérie, le Maroc et la Tunisie affrontent une vague de chaleur d'une intensité exceptionnelle. Le mercure frôle les 50 °C dans plusieurs régions de ces pays. Attisés par les vents, des centaines de feux de forêt mobilisent les secours depuis plusieurs jours.
En trois mois, le pays a connu quatre vagues de chaleur, avec des températures jusqu’à 12 °C au-dessus des normales saisonnières. La raréfaction de l’eau pour les populations affecte aussi l’agriculture, l’industrie et le tourisme.
Il y a une nuance que les météorologues nous rappellent chaque été : un simple pic de chaleur n’est pas une canicule. Le premier n’est qu’une bouffée passagère, souvent bienvenue au bord de la mer, tandis que la seconde installe une chaleur durable, de jour comme de nuit, jusqu’à mettre l’organisme et l’environnement à rude épreuve. Et c’est bien d’une canicule qu’il s’agit ici. Alors que la France pensait souffler après trois épisodes suffocants, une nouvelle masse d’air brûlante venue tout droit du Maroc s’apprête à franchir les Pyrénées. Dès mardi, le thermomètre repartira vers les sommets, jusqu’à flirter avec les 40 °C dans certaines régions. Décryptage d’un phénomène aussi spectaculaire qu’inquiétant.
Lors d'un sommet de la Cédéao à Freetown, son président Julius Maada Bio a annoncé, dimanche, la signature de l'accord relatif au gazoduc Afrique de l'Ouest-Maroc (NMGP). Long d'environ 6 000 km, il devrait traverser 13 pays africains sur la façade atlantique pour acheminer des milliards de mètres cubes de gaz.
Insuffisamment préparés, certains pays du Maghreb enregistrent des records de précipitations. L’inquiétude de la population grandit, la zone étant de plus en plus exposée aux inondations.
Une succession de dépression s'abat depuis une semaine sur le nord-ouest du Maroc. De larges zones des provinces de Sidi Kacem et de Larache sont inondéses. Environ 150.000 personnes ont dû être évacuées selon les autorités.
Au Maroc, au moins quatre personnes, dont trois enfants, ont trouvé la mort après avoir été emportées par de violentes crues dans le nord du pays, touché par des pluies exceptionnelles. Plus de 150 000 habitants ont été évacués alors que les intempéries doivent se poursuivre.
Plus de 140.000 personnes ont été évacuées dans le nord-ouest du Maroc à cause de pluies exceptionnelles et d'inondations.
Mi-décembre, 37 personnes avaient péri à Safi, sur la côte Atlantique, lors de crues soudaines et d’inondations, le plus lourd bilan de la dernière décennie pour des intempéries de ce type dans le pays.
Les personnes ont été en partie relogées chez des proches, et celles nécessitant une prise en charge ont été hébergées dans des campements provisoires, selon le ministère de l’intérieur marocain. Ces opérations se sont déroulées principalement dans la province de Larache, située à moins de 100 kilomètres au sud de Tanger.



