Jean-Marc Jancovici

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Emissions

2026

Depuis son arrivée au pouvoir en mars 2025, le Premier ministre libéral, Mark Carney, a aboli plusieurs mesures environnementales, notamment la taxe sur le carbone pour les particuliers et le plafond des émissions du secteur pétrolier.
Après environ un an de mise en service, la plus grande batterie au sable au monde, selon la société à l’origine du projet, en Finlande, a permis de réduire de 70 % les émissions de gaz à effet de serre du réseau de chauffage local. Stockant l’énergie thermique, la batterie aurait assuré une fiabilité de 100 % pour la redistribution de la chaleur urbaine et démontré une efficacité supérieure à 85 % pour le stockage énergétique, des résultats qui surpasseraient les attentes de l’entreprise.
Sans attendre la finale du Mondial de football, le 19 juillet à New York, on connaît le champion du monde toutes catégories du greenwashing climaticide. La FIFA (Fédération internationale de football) pulvérise le record des émissions de CO2 en réunissant 48 équipes dans trois pays. Ce Mondial 2026 est une incroyable aberration qui ne suscite aucune protestation à la mesure du problème.
Photosynthesis does not always result in wood growth, a key factor in carbon dioxide sequestration
Le règlement de l’Union européenne visant à lutter contre les émissions de ce puissant gaz à effet de serre, principal composant du gaz naturel, est vigoureusement contesté par les Etats-Unis comme par l’industrie fossile.
Vagues de chaleur marines en hausse, fonte du budget carbone... Ces indicateurs qui explosent témoignent du rythme sans précédent atteint par le réchauffement planétaire, estiment 73 chercheurs dans un rapport publié le 11 juin.
L’actualisation par plusieurs dizaines de scientifiques du monde entier d’indicateurs clés sur le changement climatique en 2025 contient des résultats inquiétants. Un budget carbone épuisé sous trois ans, des températures toujours plus proches du point de non-retour… Voici ce qu’il faut retenir de ce travail, publié ce jeudi dans la revue scientifique Earth system science data.
Aujourd'hui, nous publions la réactualisation annuelle (depuis le 6ème rapport du GIEC publié en 2021, AR6) des indicateurs clés de l'état du climat planétaire jusqu'en 2025, le travail de 73 scientifiques de 56 institutions et 17 pays : […] https://essd.copernicus.org/articles/18/3889/2026/essd-18-3889-2026-discussion.html […] Les émissions mondiales de gaz à effet de serre continuent à augmenter (3/4 dues aux énergies fossiles); l'augmentation des émissions de CO2 se ralentit. Leurs concentrations continent à augmenter dans l'atmosphère, et piègent davantage de chaleur. A cela s'ajoute la réduction de l'effet "parasol" lié à la baisse des émissions de soufre (effet refroidissant des particules de pollution).
Même si l’humanité cessait d’émettre du CO₂ demain, la planète resterait piégée dans un état de réchauffement pendant des centaines, voire des milliers d’années. Une nouvelle étude publiée dans Earth’s Future dessine trois futurs possibles — et révèle qu’il suffit des seules émissions du secteur alimentaire pour maintenir le réchauffement indéfiniment. Le moment d’agir est maintenant, pas demain.
Un angle mort s’est-il glissé dans les politiques climatiques ? Publiée le 11 juin dans la revue Science, une étude suggère qu’environ 15 % du réchauffement climatique, soit 0,3 °C, proviendrait de polluants non pris en compte dans la plupart des cadres politiques existants. Appelés « gaz à effet de serre indirects », ils comprennent notamment le monoxyde de carbone, les composés organiques volatils autres que le méthane, les oxydes d’azote ou encore l’hydrogène moléculaire.
Le débat sur ces substances chimiques est relancé au sein de l’Union européenne, alors que les machines qui permettent de s’adapter au dérèglement climatique sont incriminées, relève l’historien Jean-Baptiste Fressoz dans sa chronique au « Monde ».
Pendant des décennies, on a vendu l’Amazonie comme le poumon de la planète, le grand régulateur, l’assurance-vie verte de l’humanité face au dérèglement climatique. Cette certitude a volé en éclats en 2021 avec la publication d’une étude de Luciana Gatti et ses collègues dans la revue Nature : une grande partie de la forêt amazonienne émet aujourd’hui plus de CO2 qu’elle n’en absorbe, un basculement qui transforme ce qui était le plus grand allié naturel de l’humanité en un contributeur net au réchauffement climatique. Ce n’est pas une projection. C’est un constat mesuré dans l’air, à 4 500 mètres d’altitude, au-dessus de la canopée.
Le débat sur ces substances chimiques est relancé au sein de l’Union européenne, alors que les machines qui permettent de s’adapter au dérèglement climatique sont incriminées, relève l’historien Jean-Baptiste Fressoz dans sa chronique au « Monde ».
Les scénarios socio-économiques et les niveaux de réchauffement planétaire qui en résultent structurent la compréhension des chaines de causalité entre les émissions de gaz à effet de serre, le contrôle de la pollution atmosphérique, les changements d’usage des terres, la réponse du système Terre, les facteurs climatiques générateurs d’impacts, l’exposition, la vulnérabilité, les réponses d’adaptation, et les risques liés au climat.
Le Royaume-Uni s'est engagé à réduire de 87% ses émissions de gaz à effet de serre d'ici 2040, a annoncé mardi le ministère britannique de l'Energie, une étape intermédiaire supplémentaire vers son objectif de neutralité carbone en 2050.
Pendant des millénaires, les terres gelées de l’Arctique ont joué le rôle d’un immense coffre-fort naturel, retenant prisonnières des quantités astronomiques de carbone. Mais sous l’effet de la hausse des températures, ce bouclier est en train de céder. Une nouvelle étude britannique vient de démontrer que la fonte de ce pergélisol ne se contente pas de libérer des gaz à effet de serre : elle modifie radicalement la structure même du sol. En devenant une véritable passoire, la terre menace désormais de relâcher un fléau sanitaire totalement invisible.
Le 23 mai, un coup de grisou dans une mine de charbon de la province du Shanxi a coûté la vie à plus de 80 personnes. Cet évènement tragique a remis en lumière la dépendance de la Chine au charbon, malgré le développement fulgurant des énergies vertes sur le territoire du pays. Plus de la moitié de l’énergie produite en Chine (51%) provient encore des centrales à charbon et le pays reste le plus grand émetteur de gaz à effet de serre au monde. Reportage sur les routes de Chine et décryptage avec Hélène Van Rossum, chercheuse à l’IDDRI (Institut du Développement Durable et des Relations Internationales), responsable des recherches sur la diplomatie et les politiques pour le climat et spécialiste des questions énergétiques. Son travail se concentre notamment sur les relations entre la Chine et l’Union européenne au niveau de la coopération pour le climat.
Après la démocratisation de l’intelligence artificielle générative, les géants de la tech devraient faire des mondes virtuels un de leur prochain relai de croissance financière et technologique. Cependant, un rapport montre que cette transition pourrait mettre à mal les engagements du secteur en termes de réduction des émission de gaz à effet de serre (GES).
De plus en plus voraces en énergie, les data centers ont vu leurs émissions de gaz à effet de serre croître de 23 % en 2024 en France, selon une étude. Cette tendance devrait aller crescendo alors que le pays investit massivement dans ces installations, essentielles à l’essor fulgurant de l’intelligence artificielle.
Les gaz à effet de serre fluorés, qui se retrouvent dans les systèmes de réfrigération, d’air climatisé et de pompes à chaleur, ont un très fort pouvoir de réchauffement bien plus élevé que le CO2.

Ils publient sur les réseaux de Jean-Marc Jancovici : Adrien Couzinier, Cyrus Farhangi D’autres références : Adrien Couzinier, Cyrus Farhangi