Jean-Marc Jancovici

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2026

Le rapport d’une mission d’inspection interministérielle publié jeudi identifie quatre scénarios de dépollution de l’eau potable, représentant des surcoûts allant de 1,3 milliard à 5,7 milliards d’euros par an.
En établissant une série de conséquences attendues, ce rapport aurait pu permettre aux décideurs politiques de prendre des mesures.
Arthur Keller, ingénieur, consultant et expert des risques systémiques et des stratégies de résilience, explique pourquoi nous analysons mal la crise écologique et pourquoi notre modèle de société produit lui-même les catastrophes qu'il prétend combattre. Une analyse systémique du dépassement des limites planétaires, de l'effondrement de la biodiversité et des véritables défis du XXIᵉ siècle
Pendant longtemps, relier une tempête ou une canicule précise au changement climatique relevait presque de la mission impossible. Ou plutôt, cela paraissait scientifiquement risqué : la météo, capricieuse par nature, semblait échapper à toute imputation directe. Pourtant, en une décennie à peine, la donne a radicalement changé. Un rapport des National Academies of Sciences, publié en juillet 2026, vient confirmer que cette discipline, appelée attribution climatique, a franchi un cap décisif. Il est désormais possible de mesurer l’empreinte du réchauffement sur un événement extrême avec une confiance inédite. Une avancée qui rassure les chercheurs, éclaire les décideurs publics, et fait grincer des dents l’industrie fossile, qui redoute plus que jamais de devoir rendre des comptes.
Imaginez un instant que l’on demande à la communauté scientifique mondiale de dresser, pour la première fois, un portrait honnête et sans fard de l’intelligence artificielle. Non pas les promesses des géants de la tech, ni les scénarios catastrophes des films hollywoodiens, mais un état des lieux froid, factuel, adossé à des chiffres. C’est précisément ce que quarante chercheurs mandatés par l’Assemblée générale des Nations unies viennent de livrer. Leur verdict, contenu dans un rapport préliminaire d’une soixantaine de pages, a de quoi donner le vertige : l’IA agit désormais seule, prend des décisions et contourne parfois les consignes humaines, tandis que les gouvernements peinent à suivre la cadence. Voici ce que révèle ce document hors norme, et pourquoi le patron de l’ONU exhorte les dirigeants à ne surtout pas attendre.
Terwijl de federale regering op zoek is naar zo’n 10 miljard euro om de begroting weer op koers te brengen, biedt het jaarlijks zo’n 5,7 tot 7,4 miljard euro aan overheidssteun voor sterk vervuilende industrieën. Dat blijkt uit een nieuw rapport van Greenpeace België, dat oproept ermee te stoppen.
Alors que la France a vécu deux canicules en Mai et Juin 2026, et une flambée des prix du pétrole et du gaz, le HCC alerte sur l’urgence de changer d’échelle dans les politiques climatiques pour protéger la population française face au changement climatique et à la dépendance vis-à-vis des énergies fossiles. Afin que la France puisse atteindre ses objectifs de neutralité carbone et puisse protéger sa population, le rapport formule des recommandations pour renforcer l’efficacité des politiques climatiques actuelles, ainsi que des orientations pour engager une nouvelle génération de politiques publiques favorables à l’action climatique à l’horizon 2030/2035.
Lorsqu’une crise survient – et d’autant plus que les secours sont débordés –, un phénomène massif et systématique émerge : les personnes touchées s’entraident spontanément. Soixante-dix ans de recherche le confirment, et pourtant il reste invisible dans les doctrines, les plans et les formations qui organisent la gestion de crise. Ce rapport le documente à partir de six études de terrain (La Roya, Tchad, Australie, Ukraine, Briançon, La Réunion) et six webinaires, ainsi que d’un corpus de près de 300 références académiques. Ses résultats principaux : l’entraide émerge toujours, quelque soit la crise ; elle précède les secours institutionnels ; elle peut prendre diverses formes en fonction du rapport des habitants aux institutions et de leur degré de préparation ; avec le temps, elle se structure, ou bien s’épuise, selon la qualité des liens préexistants entre habitants ainsi que de leur articulation avec les institutions. Ces dernières, quant à elles, en ne nommant pas ces phénomènes d'entraide, ne peuvent n
Israël contrôle désormais 18 % des territoires occupés, contre 7 % avant la guerre à Gaza. Un rapport des ONG Peace Now et Kerem Navot documente l’accélération, depuis trois ans et demi, de l’accaparement des terres, de la construction de routes réservées aux colons et des expulsions de communautés locales.
Le 4 juin dernier, le World Inequality Lab (WIL) a lancé le « Global Justice Project », un programme destiné à « stimuler la recherche, l’élaboration des politiques et l’engagement citoyen afin de façonner un 21ème siècle plus juste, plus démocratique et plus durable ». Pour l’heure, il prend la forme d’un rapport, A Plan for Equality & Prosperity Within Planetary Boundaries, qui prolonge sept working papers du WIL – près de 970 pages de travail scientifique. L’effort est colossal. Comme le résume l’un des co-auteurs de l’étude, l’économiste Lucas Chancel, spécialiste des inégalités (Insoutenables inégalités, 2021) et de l’énergie (Énergie et inégalités, 2025) : « 24 mois de travail, 45 chercheurs venus du monde entier, combinant les connaissances issues de l’économie, de l’histoire et des sciences du climat ». À l’échelle de l’histoire de la macroéconomie, c’est l’équivalent d’une pyramide.
Les rapports sur l’état de la biosphère et du climat se succèdent, chaque année plus alarmants. En parallèle, les prescriptions sont de plus en plus élaborées, détaillées, prometteuses. Les ambitions de transition énergétique, par exemple, s’accompagnent d’un déploiement rapide des infrastructures de production d’énergie dite de substitution (ENS), quand la nécessaire réforme des modèles agricoles est étayée par des expérimentations de plus en plus encourageantes. Malgré tout, les résultats se font attendre. L’exploration des mythes et mythologies montre par ailleurs que nos inquiétudes environnementales sont anciennes : nous avons de longue date conscience de la fragilité de notre milieu et nous semblons, peut-être depuis toujours, avoir fait de notre mieux pour protéger le vivant ! Comment comprendre nos interrogations écologiques ancestrales, au regard des constats et des connaissances d’aujourd’hui ? Pourrions-nous envisager une "théorie écologique de l’esprit", qui réinscrirait notre parcours et notre
« Les rapports du GIEC » : on en entend souvent parler dans les médias, mais on ne sait pas toujours ce qui se cache derrière. Que renferment ces fameux rapports ? Qui les rédige ? Quel rôle jouent les réprésentant·e·s gouvernementaux·ales ? Où en est le GIEC aujourd’hui ? Quels sont les prochains sujets qui seront abordés ? À quoi servent les groupes de travail ? Dans cette Lettre, nous tentons d’apporter une réponse à ces différentes questions. Nous revenons d’abord sur la logique et le fonctionnement des rapports du GIEC, avant de présenter les rapports en cours de préparation ainsi que leur calendrier de publication. Ces explications sont enrichies par des témoignages et éclairages d’expert·e·s impliqué·e·s dans la rédaction des rapports. Bonne lecture !
Extreme hitte vormt een van de meest onderschatte bedreigingen voor de economische ontwikkeling wereldwijd. Vooral vrouwen die dichtbij de armoedegrens leven worden zwaar getroffen, stelt een nieuw rapport dat op de London Climate Action Week is gepresenteerd.
Als we onze eiwitbronnen verbreden naar meer duurzame productie en consumptie, zou dat niet alleen de druk op het milieu verminderen, maar ook de voedselzekerheid ten goede komen, stelt een nieuw rapport van het Europees Milieuagentschap (EEA) glashelder.
Misschien is het probleem niet dat toekomstscenario's zoals die van het Global Justice Report onhaalbaar zijn, maar dat ze net iets te veel vragen stellen over onze huidige realiteit.
«Des milliards de personnes sont touchées par une épidémie de chaleur extrême », a dû constater le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres1. Avec la hausse des températures liée au changement climatique, la chaleur présente un risque grandissant pour la santé au point que 546 000 décès annuels sont désormais liés aux fortes chaleurs à l’échelle mondiale2. Mais les décès en période de forte chaleur ne sont malheureusement pas la seule conséquence du changement climatique sur la santé humaine : celui-ci favorise désormais le développement et la propagation de 58 % des maladies infectieuses3. Des crises d’asthme déclenchées par des feux de forêt aux urgences cardiaques en passant par des impacts lors de la grossesse, le changement climatique menace la santé au point qu’il est devenu impossible de vivre en bonne santé sur une planète dont les signes vitaux sont engagés.
Ses arguments étaient particulièrement attendus. Le rapporteur public a demandé, lundi 15 juin, au Conseil d’Etat de rejeter les pourvois en cassation des opposants au chantier de l’autoroute A69. Le magistrat, dont l’avis est sollicité pour éclairer la prise de décision des juridictions administratives, argue que la «raison impérative d’intérêt public majeur», qui permet la dérogation à la protection des espèces, était justifiée.
Le Conseil d'Etat se penchera lundi 15 juin sur les autorisations environnementales de l’autoroute en construction entre Toulouse et Castres. Le rapporteur public, dont l’avis est généralement suivi, recommande d’acter la légalité du projet.
Vagues de chaleur marines en hausse, fonte du budget carbone... Ces indicateurs qui explosent témoignent du rythme sans précédent atteint par le réchauffement planétaire, estiment 73 chercheurs dans un rapport publié le 11 juin.
Dans un récent rapport, l’Organisation météorologique mondiale (OMM) a livré ses prévisions pour les cinq prochaines années en matière de climat. L’agence estime à 86% la probabilité qu’une année entre 2026 et 2030 batte le record de l’année la plus chaude jamais observée, à savoir 2024.

Ils publient sur les réseaux de Jean-Marc Jancovici : Adrien Couzinier, Cyrus Farhangi D’autres références : Adrien Couzinier, Cyrus Farhangi