Jean-Marc Jancovici

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2026

Le « deal » sur les exportations de diesel russe aux Etats-Unis fait les affaires du Kremlin. Le régime de sanctions sur le pétrole russe s’effrite ; la pression sur l’Ukraine s’accroît. Mais l’annonce d’un cessez-le-feu énergétique entre Moscou et Kiev se heurte aux exigences russes.
L’Ukraine "répondra" si la Russie ne respecte pas une trêve énergétique cet hiver, a déclaré lundi le président Volodymyr Zelensky, Moscou refusant pour sa part de confirmer l’entrée en vigueur d’une telle trêve, comme annoncé par Donald Trump.
Des sénateurs américains, républicains comme démocrates, soulignent qu’après l’invasion de l’Ukraine en 2022, le Congrès avait adopté un texte interdisant l’importation d’énergie russe.
La Russie a mené des frappes sur des installations énergétiques en Ukraine "après" l'annonce surprise du président américain sur un cessez-le-feu selon lui conclu entre entre Kiev et Moscou, a affirmé le président ukrainien Volodymyr Zelensky dimanche.
La mesure annoncée par le président des Etats-Unis est censée entrer en vigueur immédiatement. Mais Volodymyr Zelensky a fait savoir qu’il n’avait pas été informé et Moscou n’a pas réagi pour le moment.
De Jean-Luc Mélenchon à Gabriel Attal en passant par Dominique de Villepin, les réactions se sont multipliées ce week-end après le deal de Donald Trump avec Vladimir Poutine sur le gazole, puis sa volonté de remplacer le président Volodymyr Zelensky.
Les ministres des affaires étrangères européens valideront, lundi 12 octobre, de nouvelles mesures de restrictions contre le complexe militaro-industriel russe.
Le président ukrainien propose un échange de concessions pour réduire les attaques contre les infrastructures énergétiques des deux pays.
Le ⁠président ukrainien Volodymyr ​Zelensky s'est dit prêt dimanche ​à suspendre les attaques contre les raffineries de pétrole russes si Moscou ​cessait ‌ses propres frappes ⁠contre les infrastructures énergétiques ukrainiennes. Il estime que toute ‌mesure de désescalade du conflit doit être ⁠réciproque et assortie de garanties réelles.
Côté européen, le Premier britannique a exprimé sa «totale solidarité» au président ukrainien «après 24 heures difficiles», marquées par l’accord conclu entre les Etats-Unis et la Russie sur le gazole.
La levée de sanctions sur le diesel russe contribue à alimenter la guerre menée par le Kremlin contre l'Ukraine, a averti samedi la cheffe de la diplomatie de l'UE, Kaja Kallas, après l'accord annoncé par Washington avec Moscou concernant ce carburant.
Trump appelle à changer de président ukrainie, condamnant ses frappes sur les rafineries russes.
Moscou "exprime ses remerciements" après l'accord avec Washington sur des livraisons de diesel en frappant de nouveau l'Ukraine, a dénoncé samedi le président ukrainien Volodymyr Zelensky, alors que 15 personnes sont mortes dans des bombardements russes sur Zaporijjia (sud-est).
A quelques semaines des midterms, le président républicain a annoncé l’importation de tonnes de gasoil, dont la hausse pèse sur le quotidien des Américains et sur sa popularité ; ainsi que la levée de sanctions contre la Russie.
Le président américain a annoncé, vendredi, que la Russie s’engageait à fournir près de 5 millions de tonnes de gazole aux Etats-Unis et aux marchés mondiaux « dans une courte période ». Qu’importe les sanctions qui pèsent sur le pétrole russe. Ce « deal » suscite la consternation en Europe.
Face à l’envolée des prix, le ministre américain des Finances, Scott Bessent, a appelé dans la soirée de ce jeudi 1er octobre l’UE à mettre «immédiatement» du gazole sur le marché pour contrer l’envolée du prix du carburant.
Le syndicat présentera mardi après-midi au premier ministre deux demandes prioritaires : des aides supplémentaires pour affronter la flambée du gazole, et des détails sur la réorientation vers l’agriculture des économies réalisées dans d’autres ministères, promises pour le prochain budget.
La Russie a annoncé mercredi interdire les exportations de gazole, après avoir déjà pris une série d'autres restrictions ces derniers mois pour faire face aux pénuries de carburant provoquées par les frappes ukrainiennes sur ses raffineries.
Avec un coût du gasoil représentant désormais "pratiquement 60%" de son budget en raison de l'envolée des prix du pétrole, le capitaine Vincent Scotto, depuis son chalutier au départ du port de Sète dans l'Hérault, dresse le constat d'une profession "au bout du rouleau". Sur le pont depuis 2h30 du matin et sans arrêt jusqu'à 18h, les quatre pêcheurs et leur capitaine, à bord du "Jean-Louis Vincent", enchaînent les "cales", descentes puis remontées des filets, sous la pluie, sous le soleil, durant la nuit ou le jour, invariablement, et ce, cinq fois par semaine. "Je perds 200-300 euros par semaine depuis le conflit" au Moyen-Orient et la fermeture du détroit d'Ormuz, témoigne à bord Yohan Donadille, 46 ans, pêcheur sur les chalutiers depuis près de trente ans.
L'inquiétude monte quant au risque d'une pénurie de carburants routiers ou aériens au coeur de l'été alors que persistent les difficultés d'approvisionnement en hydrocarbures liées à la guerre entre l'Iran et les Etats-Unis. Vendredi, le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné a préparé les esprits à cette éventualité en affirmant que le monde risquait de connaître une "ère de pénurie énergétique comme celle que subissent déjà certains pays asiatiques", si le blocage du détroit d'Ormuz durait "encore deux ou trois mois". Quand parle-t-on de pénuries?

Ils publient sur les réseaux de Jean-Marc Jancovici : Adrien Couzinier, Cyrus Farhangi D’autres références : Adrien Couzinier, Cyrus Farhangi