Jean-Pascal Van Ypersele

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Ouragan

2026

Pour cette année 2026, plusieurs ministères et agences fédérales ont subi des coupes budgétaires importantes. Parmi ces entités, nous retrouvons l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA). La mesure suscite l’inquiétude chez certains experts pour qui certains phénomènes climatiques extrêmes comme les ouragans ne seront peut-être plus détectés de manière efficace.
Nous sommes sur le point de découvrir à quel point nous sommes préparés au changement climatique […] Un monstre climatique est en train de grandir dans l’océan Pacifique, peut-être le plus redoutable épisode El Niño depuis même avant que les scientifiques ne commencent à les modéliser. Ils connaissent désormais assez bien ce phénomène : une vague de chaleur marine dans le Pacifique bouleverse les conditions météorologiques mondiales et provoque, dans certaines régions, des sécheresses plus intenses et, dans d’autres, des pluies diluviennes et des inondations ; des perturbations des trajectoires des ouragans et des saisons de mousson, pouvant entraîner des pertes agricoles massives ; ainsi qu’une chaleur beaucoup plus écrasante.
Selon l’Unicef, 3,7 millions de personnes ont eu besoin d’aide humanitaire en Jamaïque, en Haïti et à Cuba après le passage de cet ouragan d’une puissance exceptionnelle en octobre 2025. Des épidémies mortelles se sont déclarées dans les zones sinistrées.
L’hiver ne se contente plus de mordre, il s’apprête à rugir. Alors que l’est des États-Unis grelotte déjà, les météorologues ont les yeux rivés sur un scénario redouté : la formation imminente d’une « bombe cyclonique ». Ce phénomène, techniquement appelé cyclogenèse explosive, menace de transformer ce week-end en cauchemar blanc pour des millions d’Américains, des Carolines jusqu’à la Nouvelle-Angleterre. Mais ce qui inquiète le plus les experts, ce n’est pas seulement la neige, c’est la mécanique thermodynamique violente qui est en train de se mettre en place au large des côtes.

2025

La cité côtière a été le point d’entrée de l’ouragan de catégorie 5 sur l’île des Caraïbes, mardi 28 octobre. Entièrement détruite, la ville a été qualifiée de « Ground Zero » par le premier ministre jamaïcain.
« Des milliers de maisons ont été inondées et des infrastructures critiques (…) bloquées momentanément par des débris », a fait savoir la protection civile d’Haïti, où 13 personnes sont encore portées disparues.
La Commission européenne libère 5 millions d’euros pour de l’aide d’urgence après le passage de l’ouragan Melissa en Jamaïque, à Cuba et en Haïti, a annoncé lundi Hadja Lahbib, commissaire européenne en charge de la gestion des crises.
Au total, l’ouragan a fait près de 60 morts pendant sa course de plusieurs jours dans les Caraïbes en début de semaine.
Melissa devrait désormais faiblir après avoir passé les Bermudes. Le bilan de l’ouragan pourrait encore s’alourdir. En Haïti, pas directement touché par Melissa mais victime de fortes pluies, 20 personnes sont portées disparues.
C’est en Haïti que le nombre de victimes est le plus important. Le cyclone reste dangereux, et le bilan pourrait s’alourdir, à mesure que la Jamaïque et Cuba vont redevenir accessibles.