Jean-Pascal Van Ypersele

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conflits

2026

Des médias européens ont révélé qu’au moins une vingtaine de contributeurs de l’un des rapports phares de l’instance chargée de synthétiser l’état des connaissances sur le climat avaient des liens directs avec le secteur pétrogazier.
Un État ou une entreprise peuvent-ils influencer le GIEC ? En théorie, c’est impossible, et pourtant. 11 chercheurs liés à l’Arabie saoudite figurent parmi les auteurs du prochain rapport de l’institution internationale, chargée de faire état des connaissances scientifiques sur le réchauffement climatique. Une enquête menée par l’Humanité, en partenariat avec le Guardian et quatre autres médias européens, révèle ces cas de conflits d’intérêts au sein de l’un des trois groupes de travail du GIEC.
Guardian investigation reveals fossil fuel links of IPCC authors, with experts declaring the body’s conflict of interest policy ‘not fit for purpose’
Employés par le géant pétrolier Saudi Aramco, des institutions et des entreprises saoudiennes, 11 auteurs du prochain rapport du groupe d’experts sur le climat sont en situation de conflits d’intérêts impliquant Riyad. Ces cas révélés par l’Humanité et ses partenaires, dont le quotidien britannique The Guardian, illustrent l’infiltration profonde des intérêts du royaume wahhabite au sein de l’organisation intergouvernementale. Au risque de ternir son intégrité scientifique.
L’Ukraine n’a pu abattre aucun missile russe, alors que de nouvelles frappes ont provoqué la mort de 17 personnes au moins à Kiev et dans ses environs, dans la nuit de mardi à mercredi. En cause, les systèmes américains Patriot capables d’appréhender ces missiles, et les munitions, font défaut. La prolongation du conflit entre les Etats-Unis et l’Iran met les stocks américains sous pression.
Le monde se climatise à toute vitesse : du Japon (91 % des foyers) aux États-Unis (90 %), l’équipement explose, quand l’Europe plafonne à un foyer sur dix.
En août 2025, le rapport annuel avait prévenu qu’Israël pourrait être ajouté à la liste des parties suspectées ou responsables de violences sexuelles en situation de guerre, sur laquelle figure déjà le Hamas.
Face à l'augmentation des "violences visant les infrastructures, les moyens de transport et le personnel de santé" lors des conflits, les dirigeants de l'Organisation mondiale de la santé, du Comité international de la Croix-Rouge et de Médecins sans frontières dénoncent, dimanche dans une déclaration commune, "un échec de la volonté politique" et lancent un "appel urgent à l'action".
Alors que les guerres s'amplifient, l'écologie politique opère une rupture. Deux courants s'opposent : l'un, soutenu par Les Écologistes, défend l'écologie de guerre ; l'autre soutient au contraire une écologie révolutionnaire.
A un moment où de multiples conflits secouent la planète, des voix s’élèvent pour que l’une des conséquences de ces guerres contemporaines soit réellement prise en compte : il s’agit de la destruction massive et durable des écosystèmes. Il y a un terme qui désigne cette destruction, il s’agit du mot écocide, qui est de plus en plus employé aujourd’hui, et qui peut être considéré comme un crime de guerre.