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2026
Il y a des lieux que l’on préférerait oublier, mais que la géologie et la chimie se chargent de nous rappeler régulièrement. Sous les rues tranquilles de Wittelsheim, dans le Haut-Rhin, une ancienne mine de potasse abrite depuis la fin des années 1990 un secret encombrant : 42 000 tonnes de déchets toxiques, jamais remontées, malgré une promesse initiale de réversibilité.
A l’initiative du réalisateur et de la directrice générale de l’ONG Bloom, un collectif de personnalités appelle le Parlement à légiférer au plus vite sur des mesures permettant de stopper les industries qui détruisent nos conditions de vie.
Quarante-quatre mille tonnes de déchets industriels extrêmement toxiques, ensevelies à plus de 500 mètres sous le sol alsacien : c’est le bilan du site StocaMine, à Wittelsheim, que l’État avait pourtant vendu comme un stockage réversible. Deux décennies de procédures plus tard, la justice a tranché en faveur du confinement définitif. Les déchets ne remonteront pas à la surface. Ils resteront scellés derrière des barrières de béton, sous l’une des plus grandes réserves d’eau souterraine du continent.
Faire cuire un œuf au plat sans qu’il n’accroche à la poêle : un geste tellement banal qu’on ne s’interroge jamais sur la prouesse chimique qui se cache derrière. Cette glisse parfaite, obtenue grâce à un revêtement mis au point au milieu du XXe siècle, a pourtant un revers insoupçonné. Car la molécule responsable de cette prouesse ne se contente pas de rester sagement collée au fond de nos casseroles. Elle s’est diffusée partout, dans l’air, dans l’eau, dans les sols, et finalement dans le sang de presque tous les êtres humains de la planète. Une contamination silencieuse, invisible, et pourtant d’une ampleur presque inimaginable.
Depuis 2022, la commune d'Uckange en Moselle, région réputée pour son passé industriel, est devenue un laboratoire à ciel ouvert de la phytoremédiation, une technique naturelle et écologique de dépollution des sols grâce aux plantes et aux micro-organismes.
Au Japon, des chercheurs ont mis au point une technique potentiellement révolutionnaire concernant les polluants éternels de type PFAS. L’innovation en question ne permet pas de les détruire directement mais de les traquer afin d’identifier leur origine exacte dans l’environnement. A quel niveau cette méthode pourrait changer la donne ?
Alors que les industriels de l’agrochimie pressés de pénétrer le marché européen avec leur nouveau pesticide à ARN interférent n’ont pas attendu l’approbation européenne pour demander en Belgique une dérogation d’urgence, Nature & Progrès Belgique et POLLINIS attaquent cette autorisation devant le Conseil d'État belge. Cette action vise à faire annuler l’autorisation d’urgence du Calantha, un insecticide génétique d’un genre nouveau, dont les risques environnementaux (à long terme) n’ont pas été évalués. Cette procédure constitue un rempart démocratique essentiel contre une décision publique qui fait l’impasse sur la sécurité environnementale.
La crise pétrolière et gazière au Moyen-Orient a des conséquences sur les cours de plusieurs matières premières, avec, à long terme, des risques de pénurie. L’aluminium est particulièrement touché, et peut-être demain le cuivre, menaçant l’automobile, l’aéronautique ou la construction.
Une loi adoptée en février 2025 prévoit une redevance de 100 euros pour 100 grammes de micropolluants rejetés. Mais le décret d’application a été repoussé plusieurs fois à la demande de Matignon et n’entrera en vigueur qu’en septembre, rapporte la radio publique.
La déréglementation croissante de l’industrie chimique européenne mue par une recherche frénétique de compétitivité freine l’encadrement des polluants éternels et la protection des populations, alerte un collectif d’associations et de citoyens dans une tribune au « Monde ».



