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2026
L'Irak a annoncé mercredi la reprise d'une fraction de ses exportations pétrolières, soit 250.000 barils de pétrole par jour (bpj) acheminés par oléoduc jusqu'à un port turc, après un accord avec les autorités du Kurdistan autonome irakien. Avec la guerre au Moyen-Orient déclenchée le 28 février par l'offensive israélo-américaine contre l'Iran, l'Irak membre fondateur de l'Opep avait totalement cessé ses exportations - totalisant d'ordinaire quelque 3,5 millions bpj - et les autorités cherchaient des alternatives au détroit d'Ormuz rendu quasiment impraticable par l'Iran.
Les autorités kurdes irakiennes ont annoncé vendredi que la production d'un champ pétrolier exploité par la société américaine HKN Energy avait été interrompue après une attaque. Une source sécuritaire a indiqué à l'AFP que l'attaque avait été perpétrée jeudi par deux drones. Un "groupe interdit en Irak a lancé une attaque terroriste contre le champ pétrolier de HKN dans le district de Sarsang", dans la province de Dohuk, endommageant le champ et "interrompant la production", a déclaré le ministère des Ressources naturelles de la région du Kurdistan irakien dans un communiqué.
L’agence de renseignement américaine se rapprocherait des groupes armés kurdes, illégaux en Iran, afin de permettre à un soulèvement populaire sur le territoire de s’organiser sans risquer la répression violente du régime de Téhéran, selon des responsables kurdes.
De nouvelles explosions ont retenti à Téhéran tôt jeudi matin alors que l'Iran affirme avoir tiré des missiles sur les quartiers généraux de forces kurdes en Irak, nourrissant les inquiétudes sur une extension de la guerre à travers le Moyen-Orient et sur son impact pour l'économie mondiale. Les gouvernements américain et israélien ont lancé samedi une offensive massive contre l'Iran, qu'ils accusent de vouloir se doter de l'arme atomique et de préparer une attaque.
Alors que les frappes américano-israéliennes se poursuivent, les regards se tournent vers les factions kurdes d’Iran. Réunies au sein d’une coalition inédite, elles pourraient tenter de profiter de l’affaiblissement du régime. Mais l’histoire des Kurdes, jalonnée d’alliances fragiles et d’abandons, nourrit autant d’espoirs que de prudence.
Les forces gouvernementales syriennes se sont déployées lundi à Hassaké, bastion kurde, en application d’un accord intégrant les autorités kurdes à l'État. Elles ont également commencé à se placer autour de Kobané, une poche kurde située plus à l'ouest dans la province d'Alep.
Les Kurdes syriens, qui contrôlent une zone autonome dans le nord de la Syrie, ont annoncé vendredi être parvenus à un accord "global" avec Damas en vertu duquel leurs forces et leur administration seront progressivement intégrées au sein de l'Etat syrien.
Après avoir repris des territoires dans le Nord-Est aux combattants kurdes des Forces démocratiques syriennes, le gouvernement syrien leur a donné jusqu'à samedi pour trouver un accord d'intégration avec l'État central. Pour les Kurdes de Syrie, le rêve d'un État autonome s'éloigne une fois de plus. Lâchés par la communauté internationale, ils entrent dans une période incertaine, selon le chercheur Adel Bakawan. Entretien.
Plus de 134.000 personnes ont été déplacées dans le nord-est de la Syrie, a estimé jeudi l’agence de l’ONU pour les migrations, suite aux affrontements entre l’armée et les forces kurdes forcées à abandonner leurs territoires.
Des accrochages entre forces gouvernementales et combattants kurdes ont été signalés lundi 19 janvier dans plusieurs villes de l’est syrien après la signature d’un accord qui entérine la reprise en main de la région par le pouvoir central de Damas.



