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Petit Poucet de l'énergie, l'hydrogène "vert" poursuit sa maturation en France mais requiert davantage de visibilité des pouvoirs publics pour monter en puissance et livrer ses promesses de souveraineté énergétique et de décarbonation pour l'industrie. Des « nouvelles un peu difficiles » mais pas que... "2025 a été vécue par tout le monde comme une année assez éprouvante", décrypte Nicolas Brahy, le président de France Hydrogène, à l'occasion du salon Hyvolution qui rassemble à Paris les acteurs du secteur. Il y a eu "quelques nouvelles un peu difficiles" avec des sociétés qui ont dû renoncer à leur projet, comme McPhy, fabricant français d'électrolyseurs, finalement reprise par la belge John Cockerill Hydrogen. Mais, d'autres plus positives sont attendues en 2026, souligne-t-il.
Pourra-t-on prochainement exploiter en Lorraine des millions de tonnes d'hydrogène naturel, possible source d'énergie décarbonée? Les recherches s'intensifient autour de ce gisement sous-terrain potentiellement unique au monde, dont les retombées économiques pourraient profiter à toute la région. A Pontpierre, à une quarantaine de kilomètres à l'est de Metz, une plateforme de forage de 41 mètres de haut, venue d'Autriche, a été érigée en périphérie du village de 800 habitants. La semaine dernière, les tiges ont atteint 2.600 mètres de profondeur. Et l'objectif est de creuser encore, jusqu'à 4.000 mètres courant février, à la recherche d'hydrogène blanc, ou natif, dissout naturellement dans les eaux souterraines.
Comprendre pourquoi l’hydrogène est en difficulté en France, en 2 minutes
L'avion à hydrogène qu'Airbus espère toujours concevoir dans les années 2040 est "plutôt pour le XXIIe siècle", a estimé mercredi le directeur général du motoriste Safran Olivier Andriès, pour qui la décarbonation ne peut pas non plus passer par la réduction du trafic aérien.
De l’hydrogène naturel pourrait se cacher en grandes quantités sous nos pieds. Un véritable trésor dans le contexte de transition énergétique. Et des chercheurs publient aujourd’hui la carte qui pourrait permettre de mettre enfin la main dessus.
Dans la course effrénée pour trouver des alternatives aux combustibles fossiles, l’hydrogène s’est imposé comme l’un des candidats les plus prometteurs. Propre, abondant, ne rejetant que de la vapeur d’eau lors de sa combustion, il semblait cocher toutes les cases du carburant miracle. Gouvernements et industriels ont investi des milliards dans cette technologie censée révolutionner les transports et l’industrie lourde. Mais une étude publiée dans Nature vient de jeter un froid : ce sauveur climatique contribue lui-même au réchauffement de la planète. Le mécanisme en cause est si subtil qu’il est passé sous les radars pendant des décennies.
L'Etat a accordé un nouveau permis dans le Sud-Ouest, pour rechercher de l'hydrogène naturel, ressource d'énergie convoitée pour décarboner l'industrie et les transports, selon un arrêté paru mercredi au Journal officiel. Ce "permis exclusif de recherches de mines d'hydrogène natif et d'hélium", dans le département des Pyrénées-Atlantiques, est accordé à la société TBH2 Aquitaine SAS, à laquelle l'Etat avait déjà délivré un permis similaire, dans une autre zone, d'environ 225 km2 en décembre 2023, le premier du genre en France. Ce nouveau permis couvre cette fois une superficie de "524 km2 environ", selon l'arrêté, qui précise qu'il "est accordé pour une durée de cinq ans" à compter de sa publication.
L’hydrogène bas carbone est considéré comme un vecteur d’énergie propre. Mais une fois de plus, les choses ne sont pas aussi simples. Des chercheurs nous expliquent aujourd’hui pourquoi nous ne devons pas faire aveuglément confiance à cette toute petite molécule.
Récemment, TotalEnergies a signé un accord avec plusieurs partenaires dans le cadre d’un ambitieux projet de nouveau carburant durable : l’e-gaz. Selon le géant français, ce nouveau produit n’aurait que des avantages, autant sur le plan environnemental que sur le plan logistique. L’un des attraits concernant l’e-gaz est sa similarité avec le GNL, simplifiant grandement sa fabrication, son traitement et sa distribution.
Pendant des décennies, l’hydrogène a été présenté comme le carburant du futur qui n’arrivait jamais. Trop cher à produire, impossible à stocker sans risque, nécessitant des infrastructures colossales. Mais une équipe de l’Université Brunel de Londres et l’entreprise Genuine H2 viennent de fracasser ces trois obstacles d’un seul coup. Leur technologie transforme l’eau de mer directement en hydrogène utilisable, le stocke dans un film plus fin qu’une feuille de papier, et promet de décarboner le transport maritime en quelques années. Si ça fonctionne à l’échelle annoncée, nous assistons peut-être à la naissance d’une véritable révolution énergétique.
En Mongolie Intérieure, le plus grand fabricant privé d’éoliennes chinois vient de démarrer un imposant chantier. Le lieu accueillera un immense complexe associant notamment des éoliennes et un parc photovoltaïque afin d’alimenter en électricité des équipements de production d’hydrogène et d’ammoniac vert. L’objectif ? Prouver la viabilité de cette solution d’énergie renouvelable sur le long terme
Verso energy va fournir à l'industrie sidérurgique de la Sarre, en Allemagne, de l'hydrogène produit en Moselle à partir d'électricité "verte", ont annoncé vendredi l'énergéticien français et le groupe sidérurgique allemand SHS (Stahl-Holding-Saar), qui pourra ainsi décarboner sa production. Lors d'une conférence de presse à Dillingen, dans la Sarre, Verso energy et SHS ont annoncé avoir signé un contrat qui prévoit la fourniture d'au moins 6.000 tonnes d'hydrogène sur une période de dix ans à compter de 2029. Cela s'inscrit dans la stratégie de décarbonation du groupe allemand, qui entend remplacer le charbon par l'hydrogène dans son processus de fabrication de l'acier.
Produire de l’hydrogène à partir du gaz qui se trouve dans nos mines, c’est l’idée du centre de recherche Matéria Nova à Mons. Ce centre travaille en effet sur une solution pour produire de l’hydrogène à l’échelle locale au départ de méthane, le tout sans émettre de CO2 dans l’atmosphère. Cette solution innovante intéresse des industriels.
L’urgence climatique impose des solutions innovantes pour remplacer les énergies fossiles. L’hydrogène, perçu comme une alternative prometteuse, attire l’attention en raison de sa capacité à produire de l’énergie sans émissions directes de gaz à effet de serre. Cependant, des études récentes, notamment celle du MIT, soulignent que les fuites d’hydrogène pourraient compromettre ses avantages environnementaux.
Est-ce déjà la fin de l'hydrogène dans le secteur automobile ? Stellantis vient de sabrer son programme d'utilitaires tandis que Renault a mis en liquidation début 2025 son usine d'utilitaires à hydrogène. Si certains constructeurs comme Toyota, continuent d'y croire, l'hydrogène vacille.
L'hydrogène est-il une énergie d'avenir pour l'automobile? Stellantis vient de répondre par la négative en sabrant son programme d'utilitaires, tandis que certains constructeurs comme Toyota y croient encore. La nouvelle direction de Stellantis (marques Fiat, Peugeot) a annoncé mercredi mettre fin à son programme de développement dans l'hydrogène, une nouvelle qui a résonné comme un coup de tonnerre mercredi matin dans l'usine de sa coentreprise Symbio, qui joue son avenir. Flambant neuve, l'usine de la banlieue lyonnaise prévoyait de produire 50.000 systèmes à hydrogène par an d'ici 2026, dont une grande partie pour Stellantis, pour accompagner la montée en puissance de son offre d'utilitaires. Stellantis représentait 80% de l'activité de Symbio et était même entrée au capital de l'entreprise. Fondée par Michelin et l'équipementier Forvia, Symbio compte 590 salariés en France et 50 à l'étranger.
À Vannes, le groupe Michelin a mis en place une station d’hydrogène début 2024 pour décarboner le processus industriel de son usine. Mais moins d’un an après le lancement de ce projet, l’industriel a annoncé la fermeture de l’usine. Un exemple des défis que pose la décarbonation dans un contexte encore prégnant de désindustrialisation.
Trois réseaux de transport de gaz en Espagne et en France ont annoncé jeudi la création d'une société commune franco-espagnole, BarMar, qui pilotera la construction du futur pipeline maritime devant acheminer de l'hydrogène entre Barcelone et Marseille. Cette infrastructure s'inscrira dans le cadre du projet européen plus vaste H2Med, visant à relier les réseaux d'hydrogène de la péninsule ibérique à l'Allemagne et au nord-ouest de l'Europe "pour approvisionner le continent en hydrogène vert abordable", précise H2Med sur son site internet.
« Le Bassin aquitain, le piémont pyrénéen et le bassin houiller lorrain apparaissent comme des zones à potentiel », selon le ministère de l’économie et de l’industrie, sans qu’on sache encore si le gaz est exploitable.
Ses puissantes piles à combustible ignorent la crise de croissance du secteur de l'hydrogène: à Belfort, la jeune pousse française Inocel a commencé à produire en juin des générateurs, destinés en priorité à l'exportation. "Les premiers générateurs sont en cours de livraison", se réjouit le directeur général Jules Billiet, dans son usine de 15.000 m2, où une première ligne de production a commencé à fonctionner. Deux autres doivent la rejoindre à terme: en 2030, l'entreprise envisage de produire 30.000 piles à combustible par an à Belfort, territoire qui se voit en capitale française de l'hydrogène.
A 80 kilomètres à vol d’oiseau du cercle polaire, l’usine de Stegra devrait produire, fin 2026, de l’acier à partir d’hydrogène « vert », mais les réticences du gouvernement rendent la concrétisation du projet plus difficile que prévu.
"Propre, silencieux, durable": Blue Spirit Aero a dévoilé officiellement mardi son petit avion à hydrogène Dragonfly, un appareil de quatre places destiné dans un premier temps aux écoles de pilotage et présenté sur l'aéroport du Mans en "première mondiale".
Le groupe français de tubes sans soudure Vallourec a annoncé jeudi la certification de son système "unique au monde" de stockage vertical de l'hydrogène baptisé Delphy, qui pourra désormais être commercialisé pour décarboner l'industrie lourde ou soulager le réseau électrique national. Entre 1 et 100 tonnes d'hydrogène gazeux L'homologation, attribuée le 23 mai par l'organisme de certification DNV (DET-Norske-Veritas), "permet de démontrer la fiabilité et l'étanchéité du système", ainsi que la "résistance" des tubes et connexions à la fragilisation par l'hydrogène qu'ils subissent, a déclaré à l'AFP Vincent Designolle, ingénieur et directeur hydrogène au sein de Vallourec.
Et si l’une des clés de la transition énergétique mondiale se trouvait sous nos pieds depuis toujours ? C’est l’hypothèse que renforcent de récentes recherches sur l’hydrogène naturel — un gaz produit en continu par la croûte terrestre et piégé dans ses entrailles depuis des millions, voire des milliards d’années.
Après un trou d'air dans la filière industrielle française de l'hydrogène, marquée par des faillites et des cessions d'entreprises, le secteur est désormais en voie de "consolidation", estime Matthieu Guesné, président du conseil d'administration du groupe d'hydrogène vert Lhyfe, né en Vendée. "Nous entrons dans une période de consolidation du marché, les entreprises les moins bien financées, les plus fragiles disparaissent car le marché est devenu plus dur, mais il se consolide autour d'acteurs qui deviennent de plus en plus forts", a déclaré M. Guesné à l'AFP au cours d'un entretien.
Du sel pour stocker de l'hydrogène. Le projet "Hypster", porté par Engie, a validé la faisabilité du stockage de la plus petite des molécules de gaz dans des cavités salines, ouvrant la voie à son déploiement à grande échelle pour accélérer la décarbonation de l'industrie et de la mobilité lourde ou produire de l'électricité. "On a une petite cavité dans laquelle on a simulé des stockages", montre Charlotte Roule, vice-présidente hydrogène d'Engie et directrice-générale de sa filiale Storengy, dédiée au stockage souterrain de gaz naturel. "Il faut bien comprendre que pour tout ce qui est stockage d'hydrogène, on est au stade des (projets) pilotes en Europe", ajoute-t-elle. "La cavité saline est ce qui est le plus sûr pour démarrer".
Les pays du Benelux et la Région française des Hauts-de-France ont signé mardi un plan d’action dont l’une des priorités est la création d’un réseau transfrontalier d’hydrogène d’ici 2030. Les régions travailleront ensemble autour du développement de telles infrastructures. En parallèle, des innovations seront encouragées dans les domaines de la réduction des émissions de CO2 et des réseaux énergétiques intelligents, afin de rendre l’industrie plus résiliente et durable, selon ce plan.
Le gouvernement a publié ce 16 avril la révision de la stratégie nationale de l'hydrogène décarboné. Partant d'un constat : le déploiement du marché depuis la première stratégie de 2020 a été « moins rapide qu’attendu, en France comme dans les autres pays du monde ».
Le gouvernement français a revu en baisse mercredi ses objectifs de capacité de production d'hydrogène bas carbone, avec désormais comme objectif "jusqu'à 4,5 gigawatts" installés en France en 2030 et 8 GW en 2035, contre respectivement 6,5 GW et 10 GW visés jusqu'à présent.
Dans cette vidéo, Greg De Temmerman, physicien, nous plonge au cœur des enjeux énergétiques actuels. De la transition énergétique à l'impact des énergies fossiles sur notre climat, il explique pourquoi la décarbonation est une nécessité, mais aussi un défi de taille. À travers des concepts clairs, il nous guide dans la complexité de l'énergie, des conversions thermiques aux solutions bas carbone comme l'hydrogène et le photovoltaïque. Un échange passionnant sur les solutions et les obstacles d'une transition énergétique globale.
Jusqu’où iront les futures routes de l’hydrogène ? Notre pays avait mis au point des plans très ambitieux en la matière mais le nouveau gouvernement fédéral, à la recherche d’économies, est en train de revoir sa copie. Voilà qui ne fait pas forcément plaisir aux industriels concernés, particulièrement en Wallonie.
Le groupe pétrolier français TotalEnergies renforce sa coopération avec l'énergéticien allemand RWE qui lui fournira 30.000 tonnes d'hydrogène vert par an pour décarboner sa raffinerie de Leuna, une première pour cette quantité dans le pays, selon un accord annoncé mercredi. Le contrat signé avec RWE portera sur une durée de 15 ans à partir de 2030 et représente "la plus grande quantité d'hydrogène vert jamais contractualisée à partir d'un électrolyseur en Allemagne", a indiqué TotalEnergies dans un communiqué.
Un ambitieux projet australien, visant à approvisionner à terme le Japon et Singapour en hydrogène vert, a été mis en suspens par les autorités locales du Queensland qui lui ont retiré son soutien lundi soir. Ce projet prévoit la construction dans l'Etat du Queensland (nord-est) d'un site de production d'hydrogène qui après avoir été liquéfié, serait acheminé par bateau jusqu'au Japon et Singapour.
Le 8e salon Hyvolution, consacré à l'hydrogène qui sert à décarboner l'énergie, l'industrie et la mobilité, présente à partir de mardi à Paris la vitrine mondiale d'un secteur en marche sur le plan des besoins, mais en panne sur les financements.Illustration de l'appétit de développement du secteur: le salon de Paris accueille 530 exposants dont 33% viennent d'autres pays, alors qu'il a commencé il y a moins de 10 ans, en 2016, avec une trentaine d'exposants seulement.
L'Observatoire européen austral (ESO) a alerté jeudi sur les risques de pollution lumineuse liés à un mégaprojet de production d'hydrogène et d'ammoniac vert dans le nord du Chili, une région particulièrement propice à l'observation du ciel. "Ce complexe menace le ciel pur de l'Observatoire de Paranal de l'ESO dans le désert d'Atacama", avertit l'organisation intergouvernementale dans un communiqué. Fin décembre, AES Andes, une filiale de la compagnie d'électricité américaine AES Corporation, avait annoncé soumettre le projet à une étude d'impact sur l'environnement.
Des géologues viennent de publier des estimations colossales de la quantité d’hydrogène naturel présent dans des poches souterraines. De quoi rêver d’une relance de la filière pour atteindre les objectifs carbone de la planète. Mais des questions essentielles demeurent.
Le développement d’une vallée de l’hydrogène en Wallonie, et plus particulièrement en région liégeoise, c’est le projet que vient de soutenir le Gouvernement wallon à hauteur de 25 millions d’euros. Le projet est porté par la société Virya Energy, de Braine-l’Alleud, avec l’appui du Gre-Liège, l’organisation rassemblant les forces vives liégeoises.
Le port du Havre va accueillir trois nouveaux projets industriels pour un investissement total estimé à 2,6 milliards d'euros avec à la clef 640 emplois, a annoncé jeudi le cabinet du ministère de l'Economie et des Finances. Des investissements dans le cadre de France 2030
TotalEnergies a signé un "contrat préliminaire de réservation du foncier" avec le Maroc afin de développer un projet de production d'hydrogène vert, selon un communiqué du géant pétrolier diffusé mardi.Annoncé à l'occasion d'une visite du président français Emmanuel Macron à Rabat, ce contrat permet de "lancer les études d'avant-projet", précise le communiqué.
L'Allemagne va déployer d'ici 2032 un réseau de 9.000 kilomètres de conduites d'hydrogène à travers le pays pour transporter les quantités nécessaires à sa transition énergétique, a annoncé mardi le ministre de l'Economie.Pour la première économie européenne, qui a renoncé au nucléaire en 2023 et qui veut se sevrer du charbon d'ici 2030 à 2038, l'hydrogène et ses dérivés sont la clé de la décarbonation de l'industrie et de la production d'énergie.
Présenté comme une solution pour décarboner l’économie, l’« hydrogène bleu » consiste à fabriquer ce gaz à partir d’énergie fossile tout en captant les émissions de CO₂. Mais une estimation de ces dernières, réalisée par le média anglo-saxon DeSmog, soulève des doutes sur l’impact climatique réel de cette technologie.
L’hydrogène, déjà vanté par Jules Verne en 1875, ne pourra être vraiment « vert » que s’il est produit à partir de renouvelables. Le premier enjeu de la révolution de l’hydrogène consiste donc à basculer vers une production non carbonée, et ceci à l’échelle industrielle.De Jules Verne à Jérémy Rifkin, nombreux ont été les visionnaires promettant une révolution de l’hydrogène. Écoutons l’ingénieur Cyrus Smith, personnage principal de L’Île mystérieuse (1875) :
Les promoteurs de l’hydrogène le présentent souvent comme une pièce maîtresse de la transition énergétique. La molécule a un rôle à jouer, mais elle est souvent présentée sous un jour trop optimiste.
Du très froid et du très lourd: dans les Vosges, des ouvriers mettent les bouchées doubles pour assembler des machines, vendues dans le monde entier, qui refroidissent l'hydrogène afin de le transporter plus facilement.L'hydrogène, l'élément le plus répandu dans l'univers, est considéré comme le gaz du futur, à condition qu'il soit produit de façon décarbonée. De lui dépend en partie l'avenir des mobilités.
L’hydrogène nous sauvera-t-il de la fin du monde fossile ? Nous en sommes pour l’instant loin, d’après Aline Nippert, journaliste scientifique et autrice de l'enquête Hydrogène Mania (Le passager clandestin, 2024), dans lequel elle s’interroge sur le bien fondé de cette obsession pour la molécule H2 censée décarboner nos sociétés.
La Tunisie veut développer la production d’hydrogène vert pour en exporter vers l’Europe. Mais cette stratégie nationale, qui mobilisera des éoliennes, des panneaux photovoltaïques et de grandes quantités d’eau, suscite des tensions. Ses opposants estiment que le pays devrait d’abord consacrer sa production d’électricité à sa population.
Les ventes de voitures à hydrogène sont en berne un peu partout dans le monde, la faute essentiellement à une offre famélique et à des infrastructures de recharge quasi inexistantes.
Le gouvernement espagnol a donné mardi son feu vert au début des travaux du projet de pipeline H2Med entre Barcelone et Marseille, censé approvisionner à l'horizon 2030 l'Europe du nord avec de l'hydrogène vert produit dans la péninsule ibérique.L'entreprise Enagas, gestionnaire du réseau gazier espagnol, a été "habilitée" à exercer ses "fonctions de développement" pour plusieurs installations liées au projet "H2Med", indique l'exécutif dans un communiqué.
L'Allemagne, qui mise sur l'hydrogène pour décarboner son économie, se prépare à devoir importer de 50 à 70% des quantités nécessaires, a indiqué mercredi le gouvernement sous la pression des acteurs de l'économie pour mettre en oeuvre cet objectif ambitieux.Pour la première économie européenne qui a renoncé au nucléaire en 2023 et qui veut se sevrer du charbon d'ici 2030 à 2038, l'hydrogène et ses dérivés sont la clé de la décarbonation de l'industrie et de la production d'énergie.
a Cour des comptes européenne a reproché mercredi (17 juillet) à la Commission européenne d’avoir fixé des objectifs irréalisables en matière de production et d’importation d’hydrogène pour 2030, tout en saluant le travail règlementaire de l’exécutif via l’adoption rapide de règles du marché.
L'Union européenne n'est pas en mesure d'atteindre ses objectifs en matière de production et d'importation d'hydrogène en 2030, a estimé mercredi la Cour des comptes européenne, qui dresse un bilan critique du déploiement de cette stratégie présentée comme un levier majeur de la décarbonation industrielle.
Plus de 250 projets basés sur l’hydrogène produit à partir de sources d’énergie renouvelables ont déjà vu le jour en Europe. Mais un audit de la Cour des comptes européenne estime que la stratégie industrielle mise en œuvre jusqu’à présent doit être entièrement repensée.
Le plus gros parti au Parlement européen désire revoir la mesure concernant l'interdiction des moteurs thermiques dès 2035.
Les véhicules à hydrogène retardent la transition énergétique et ne devraient pas être promus par Toyota pendant les Jeux olympiques de Paris, affirment une centaine de scientifiques dans une lettre ouverte publiée mardi.Cinq cents Toyota Mirai, la seule berline du marché équipée d'une pile à combustible, doivent intégrer la flotte officielle de l'événement, avant d'être reconverties en taxi à l'issue des Jeux. Une dizaine de bus doivent aussi transporter les athlètes.
Faire avancer les tracteurs et les autres engins agricoles grâce à l’urine des porcs : cela peut paraître saugrenu et pourtant des chercheurs planchent sérieusement sur cette solution. L’idée est née il y a quelques années à Flobecq, commune à facilités hennuyère. Testée en laboratoire avec des urines synthétiques, elle passe en phase d’expérimentation grâce au soutien d’investisseurs publics et de plusieurs intercommunales de Wallonie picarde.
La crise énergétique actuelle est un puissant révélateur de la fragilité de notre modèle de société (économique, écologique et social) et impose d’accélérer la transition énergétique. Pour y répondre, les regards se tournent vers l’hydrogène comme un vecteur d’énergie propre, car sa combustion n’émet pas de CO2, ce qui constituerait une excellente alternative pour décarboner nos modes de vie.
Dans le Grand Est, les acteurs du marché de l’hydrogène vert se livrent à une intense concurrence pour être les premiers à émerger. Mais la filière tout juste naissante a du mal à décoller. Ce reportage est réalisé dans le cadre de la résidence de journalistes « médias alternatifs et défis environnementaux », créée par les chercheuses Audrey Alvès et Carole Bisenius-Penin, membres du Centre de recherche sur les médiations (Crem) de l’université de Lorraine, en partenariat avec Reporterre. Moselle, reportage (...)
La société française McPhy inaugure jeudi à Belfort la plus grosse usine produisant des électrolyseurs en France: ces machines qui fabriquent de l'hydrogène à partir d'eau et d'électricité sont stratégiques pour engager la décarbonation de l'industrie lourde et d'une partie des transports.
La société McPhy a inauguré jeudi à Belfort la première usine française produisant des électrolyseurs en France, un défi industriel pour engager la décarbonation de l'industrie et des transports lourds, à condition que le prix de l'électricité permette la rentabilité de l'hydrogène bas carbone.
Inauguration d'une giga-usine à Belfort jeudi, après une autre à Bordeaux fin mai: une filière industrielle naissante de l'hydrogène vert prend forme en France malgré des ratés au démarrage et dans un contexte d'incertitude sur les choix énergétiques du pays après la dissolution surprise de l'Assemblée nationale.
TotalEnergies va s'approvisionner en hydrogène propre auprès du groupe américain de gaz industriels Air Products, qui s'est engagé à lui en fournir 70.000 tonnes par an à partir de 2030 et pendant 15 ans pour décarboner ses raffineries de pétrole en Europe.
Hydrogène de France (HDF Energy) a inauguré jeudi à Blanquefort (Gironde), près de Bordeaux, la première usine au monde de piles à combustible de forte puissance, dont la production en série doit commencer en 2026.Le site, implanté sur celui d'une ancienne usine Ford, s'étend sur 7.000 mètres carrés - 5.000 autres peuvent être bâtis - et inclut neuf lignes d'assemblage. Sa construction a pris 14 mois et a coûté 20 millions d'euros.
TE H2, co-entreprise des groupes TotalEnergies et Eren, et l'électricien autrichien Verbund ont annoncé mardi la signature d'un protocole d'accord avec la Tunisie en vue d'édifier un grand complexe de production et exportation d'hydrogène vert dans le sud du pays.Baptisé "H2 Notos", ce projet, qui en est à son tout début, vise à produire de l'hydrogène par électrolyse, à base d'électricité solaire et éolienne, pour l'exporter par pipeline vers l'Europe.
Industrie lourde, mobilité routière et aviation, chauffage des bâtiments et production d’électricité, la molécule H2 permettrait de décarboner toutes sortes d’activités polluantes. L’hydrogène incarne désormais le rêve techno-solutionniste : résoudre le problème du réchauffement climatique sans compromettre l’idéal de croissance. Face à ce consensus apparent, le monde entier s’emballe et les gouvernements débloquent des milliards pour prendre part à cette révolution annoncée.
[Enquête 2/2] Les secteurs aérien et maritime usent de l’argument de l’hydrogène « vert » pour justifier leurs ambitions de croissance. Au risque d’une « cannibalisation » de l’électricité disponible.
La découverte d’hydrogène dans le sous-sol de Folschviller, en Moselle, suscite des attentes aussi démesurées que médiatisées. La richesse est-elle à portée de bras ? Sur place, ils sont nombreux à y croire. Ce reportage est réalisé dans le cadre de la Résidence de journaliste « médias alternatifs et défis environnementaux », créée par les chercheuses Audrey Alvès et Carole Bisenius-Penin, membres du Centre de recherche sur les médiations (Crem) de l’université de Lorraine, en partenariat avec Reporterre. (...)
Les opérateurs GRTgaz et Creos ont annoncé mercredi qu'ils allaient investir ensemble pour mettre en service le tout premier réseau transfrontalier de transport d'hydrogène bas carbone entre la France et l'Allemagne, pour alimenter une aciérie sarroise, d'ici fin 2027.
Si le modèle a initialement été conçu pour parcourir 460 km sur un plein d’hydrogène, il est parvenu à effectuer 2340 km de plus lors d'un récent essai, établissant le record mondial d'autonomie pour un tel train.
L'Etat va accorder une aide de 149 millions d'euros pour financer l'installation d'un deuxième électrolyseur près du Havre afin de produire de l'hydrogène servant à décarboner l'industrie dans l'embouchure de la Seine, a annoncé le ministre de l'Industrie Roland Lescure lundi.
Cette source quasi inépuisable d'hydrogène naturel est capable de répondre à la demande énergétique mondiale prévue pendant des siècles.
Le géant énergétique français Engie a reculé de 2030 à 2035 son objectif de production d'énergie à base "d'hydrogène décarboné" a indiqué à l'AFP sa directrice générale Catherine MacGregor mardi lors de la semaine internationale de l'Energie à Londres."On a maintenu notre objectif de 4 gigawatts de production d'hydrogène décarbonée mais on l'avait à l'horizon 2030, on l'a poussé à 2035" dans un contexte de demande faible pour ces projets aux coûts élevés, a expliqué la dirigeante, ajoutant que "ça va prendre un peu plus de temps".
Ce fut une découverte inattendue, comme souvent en sciences: des chercheurs ont potentiellement découvert "la plus grande réserve du monde" d'hydrogène blanc, ou natif, dans le sous-sol houiller de la Moselle.Après 150 ans d'exploitation du charbon, le bassin minier lorrain renferme-t-il encore des secrets ? C'est ce que tentent de découvrir, depuis quatre ans, des chercheurs du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), via un projet de recherche baptisé Regalor.
Quelque 10.000 tonnes de béton détruites en une poignée de secondes: la plus haute tour de la centrale électrique de Saint-Avold (Moselle) a été "foudroyée" dimanche, comme un symbole de la conversion annoncée du site du charbon à l'hydrogène.Tout près de la frontière allemande, la centrale Emile Huchet, propriété de GazelEnergie, a dynamité la tour aéroréfrigérante numéro 5 à 11H00, dans un panache de fumée grise et sous l'oeil de centaines de spectateurs captivés.
Un tour du monde sans escale en huit jours dans un avion avec l'hydrogène vert pour carburant: après Solar Impulse, Bertrand Piccard lance Climate Impulse, un nouveau projet pour promouvoir les technologies zéro émission et "montrer qu'il y a des solutions".Conçu en partenariat avec le chimiste belge Syensqo, qui s'est scindé en décembre de Solvay, l'avion aura un double fuselage avec le cockpit installé au milieu et 37 mètres d'envergure, moitié moins que Solar Impulse.
On connaissait l’avion propulsé à l’énergie solaire : Solar Impulse. Voici à présent le projet Climate Impulse, qui pour objectif de développer un avion qui volera à l’hydrogène. L’explorateur suisse Bertrand Piccard et Ilham Kadri, ex-PDG du groupe belge Solvay et à présent directrice générale de Syensqo (société issue de la scission du groupe chimique Solvay) étaient les invités de la Première ce matin pour nous parler de ce nouveau projet qui mêle technologie et climat.
L'Allemagne a confirmé lundi son projet de développement massif de nouvelles centrales à gaz, convertibles à l'hydrogène, éléments-clé mais aussi controversés de la transition énergétique du pays.Le gouvernement d'Olaf Scholz a validé le cap fixé il y a près d'un an, mais récemment remis en cause par les difficultés budgétaires de la première économie européenne et des divergences politiques au sein de la coalition.
Le premier réseau de transport d'hydrogène par canalisation en France, qui reliera la Moselle en France à la Sarre en Allemagne, va être annoncé "très prochainement" a indiqué la nouvelle directrice générale de GRTGaz, Sandrine Meunier.
La France reste très éloignée de son objectif de production d'hydrogène décarboné d'ici 2030, malgré un doublement de sa capacité l'an passé, et a annoncé mardi un rassemblement de ses forces de recherche publique pour tenter de débloquer certaines impasses techniques.Début 2024, la France est capable de produire 12 tonnes d'hydrogène décarboné par jour, avec une capacité d'électrolyse installée de 30 mégawatts (MW), contre seulement 13 MW début 2023, a indiqué l'association France Hydrogène au premier jour du salon Hyvolution à Paris.
L’hydrogène vert est produit par électrolyse, à partir d’énergies renouvelables. Pourra-t-il aider à diminuer les émissions de CO2 ?
La France vient de faire une découverte capitale dans l'est du pays : le plus gros gisement d'hydrogène blanc au monde.
La France va fournir à la sidérurgie de Sarre (ouest de l'Allemagne) l'hydrogène nécessaire à sa sortie du charbon, au moyen d'une canalisation de près de 100 kilomètres attendue mi-2027, a-t-on appris vendredi auprès du transporteur d'énergie GRTgaz.
La quantité d'électricité à produire pour atteindre les objectifs fixés par l’UE en matière d’électro-carburants est incompatible avec une hausse conséquente du trafic.
La Wallonie, qui dispose d'acteurs de premiers plans dans la filière, veut jouer un rôle prépondérant dans l'hydrogène vert et même devenir "une vallée de l'hydrogène", a déclaré le ministre wallon du Climat et de l'Énergie, Philippe Henry, samedi en marge de la COP28 à Dubaï. Pour ce faire, un plan d'action régional est dans les cartons.
Le gouvernement a dévoilé mardi les contours de la nouvelle stratégie hydrogène française, qui s'ouvre davantage aux transports.La France vise désormais un objectif de production de 6 gigawatts d'hydrogène jusqu'en 2030 et 10 en 2035, a indiqué la ministre de la Transition énergétique.Agnès Pannier-Runacher inaugurait mardi près de Lyon une grande usine de piles à combustible lancée par Symbio (coentreprise de Michelin, Forvia et Stellantis), qui doit équiper des utilitaires et des bus.
Michelin, Forvia et Stellantis ont inauguré mardi leur "giga-usine" de piles à combustible au sud de Lyon, qui vont faire rouler des utilitaires et bus à l'hydrogène.L'usine de leur coentreprise Symbio vise à produire 15.000 systèmes à hydrogène en 2024, puis monter à 50.000 par an d'ici 2026, alors que les ventes de véhicules à hydrogène doivent encore décoller.Avec 700 salariés, dans la zone industrielle de Saint-Fons (Rhône), cette usine appelée "SymphonHy" est la plus grosse usine de piles à combustible d'Europe, et compte déjà une vingtaine de clients.
Fabriquer des électrolyseurs, des piles à combustible pour équiper des bus ou des utilitaires à hydrogène, installer 500 km de pipelines et des stations-services: la France a confirmé mardi son ambition de développer l'hydrogène pour décarboner son industrie lourde et une partie des transports.
Le gouvernement français a autorisé pour la première fois en France un projet de recherches d'hydrogène dit "blanc", un gaz naturellement présent dans le sous-sol et dont l'intérêt est croissant pour décarboner l'industrie et les transports, a appris dimanche l'AFP auprès du ministère de la Transition énergétique.
Storengy, la filiale d'Engie qui gère 75% des capacités françaises de stockage souterrain de gaz, engage sans attendre la transformation de ses installations pour accueillir de l'hydrogène, une molécule vue comme indispensable à la transition énergétique."On ne peut pas être sur une logique où l'on attend que le marché de l'hydrogène soit mûr pour décider qu'on veut du stockage parce que sinon, on aura un décalage dans la mise en place du marché", a indiqué lors d'une conférence de presse jeudi la nouvelle directrice générale de Storengy, Charlotte Roule.
Au coeur d'un complexe chimique de la Ruhr, en Allemagne, deux douzaines de modules d'électrolyse rutilants sont prêts à démarrer. Leur destination: produire de l'hydrogène vert pour l'industrie lourde qui tente de se désintoxiquer du charbon et de réduire sa dépendance au gaz fossile.Les fines membranes empilées composant chaque module formeront le plus grand électrolyseur d'Europe, dont la mise en service à Oberhausen est prévue d'ici quelques jours pour décarboner des usines alentours.
Alternative de choix aux énergies fossiles, l’hydrogène reste une énergie verte même en cas de fuite lors de son stockage et de sa distribution… Mais il faut qu’il soit lui-même vert, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.
Joe Biden annoncera vendredi les sept nouveaux "pôles d'hydrogène" qui seront financés par son gigantesque plan d'investissements, l'IRA, une volonté pour le président démocrate de stimuler l'économie grâce à l'énergie verte avant les élections de 2024. Virginie Occidentale, Texas, Californie, ou encore un pôle Minnesota avec Dakota du Nord et Dakota du Sud: sept régions ont été choisies, dont certaines seront clés pour l'élection présidentielle de 2024.
Une turbine à gaz alimentée à 100% avec de l'hydrogène a été testée avec succès pour la première fois au monde, ouvrant la voie à la décarbonation de sites tels que des cimenteries, très énergivores, a annoncé mercredi le consortium européen à l'origine du projet.
Lorsque le poids lourd s'avance au coeur de Berlin, aucun bruit de moteur ne couvre les applaudissements: le véhicule est propulsé à l'hydrogène et a battu un record d'autonomie qui met en lumière le potentiel de cette technologie décarbonée.Leader mondial de la production de camions, Daimler Truck s'est livré à une démonstration de force cette semaine en faisant parcourir 1.047 kilomètres à son prototype "GenH2".
Le Maroc aspire à devenir un acteur majeur de l'hydrogène vert en Afrique du Nord, en misant sur son rôle pionnier dans les énergies renouvelables, avec l'idée de l'exporter vers l'Europe tout en l'exploitant localement dans la production d'engrais, secteur économique crucial.Fin juillet, le roi Mohammed VI a réaffirmé dans un discours les ambitions de son pays, appelant son gouvernement à "une mise en oeuvre rapide et qualitative" de "l'offre Maroc" pour l'hydrogène vert.
L'équipementier automobile français Plastic Omnium a lancé lundi le chantier de sa plus grande usine à date de réservoirs d'hydrogène, destinés notamment aux bus et poids lourds alors que le secteur des transports tourne doucement le dos aux carburants fossiles. "Ce sera la plus grande usine de réservoirs à hydrogène en Europe", a lancé le directeur général du groupe, Laurent Favre, avant la pose symbolique de la première pierre. Derrière lui, quelques premières machines ont timidement démarré les travaux sur un vaste terrain de la commune de Lachelle, près de Compiègne (Oise).
Fin 2023, la Chine contrôlera la moitié de la capacité installée d'électrolyseurs produisant de l'hydrogène bas carbone dans le monde, indique l'Agence internationale de l'énergie (AIE) dans un rapport qui s'inquiète par ailleurs du ralentissement des projets de nouvelles installations dû à l'inflation.
Dans la Lorraine désindustrialisée, deux géologues racontent leur découverte fortuite d'un gisement d'hydrogène potentiellement colossal qui suscite de grands espoirs.
Après avoir profité des énergies fossiles pendant des décennies, les monarchies arabes du Golfe lorgnent désormais sur l'hydrogène vert dans leur ambition de diversifier leurs économies et, par la même, concrétiser leur volonté affichée de lutter contre le changement climatique.L'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis mais aussi le sultanat d'Oman investissent massivement dans ce carburant qui semble résoudre bien des défis: peu polluant, ses utilisations potentielles sont nombreuses, ce qui pourrait le rendre à la fois lucratif et respectueux de la planète.
L’« hydrogène blanc », dont une forte concentration a été détectée en mai en Lorraine, est une nouvelle ressource énergétique qui attire. Reste à savoir si celle-ci est vraiment renouvelable et exploitable.
La Commission européenne a autorisé jeudi Berlin et Paris à accorder respectivement 2 milliards et 850 millions d'euros d'aides publiques aux aciéristes Thyssenkrupp et ArcelorMittal pour financer des projets de décarbonation de leur production grâce à l'hydrogène. L'institution a "autorisé la subvention directe de 550 millions d'euros et le (...) paiement conditionnel d'un montant maximal de 1,45 milliard d'euros accordés par l'Allemagne pour aider ThyssenKrupp", et "une mesure française d'un montant de 850 millions d'euros pour ArcelorMittal France", selon un communiqué.
L'équipementier automobile allemand Bosch a annoncé jeudi un milliard d'euros d'investissement supplémentaire pour développer les batteries à hydrogène tout en appelant l'Union Européenne à faire plus dans son soutien à cette technologie face aux États-Unis. "Entre 2021 et 2026, Bosch aura investi près de 2,5 milliards d'euros dans le développement de technologies basées sur l'hydrogène. C'est un milliard d'euro de plus que prévu", a déclaré le patron du groupe, Stefan Hartung, lors d'une conférence de presse à Stuttgart.
Des chercheurs ont découvert un gisement potentiel d’hydrogène naturel dans le bassin houiller lorrain… Lequel pourrait être le plus gros réservoir mondial de ce gaz !
Le retard pris par les projets d'infrastructure d'hydrogène est un "péril" pour l'agenda climatique en Europe, affirme Pierre-Etienne Franc, directeur-général du fonds d'investissement Hy24, l'un des plus importants du monde à s'être spécialisé dans l'hydrogène bas carbone, lors d'un entretien avec l'AFP.
Cet hydrogène naturellement présent sous la surface de la Terre commence à intéresser les industriels. Dans plusieurs pays, dont la France, des entreprises sont à la manoeuvre pour tenter de mettre la main sur ce trésor enfoui.
La décarbonation du secteur aérien est au cœur du Salon du Bourget, qui a ouvert ses portes le 19 juin. Pour façonner "l’avion vert", l’industrie privilégie le développement des carburants durables. Biocarburants, carburants de synthèse ou hydrogène, France 24 décrypte différentes pistes mises en avant et leurs limites.
Texte-clef du plan climat de l'UE, la loi sur les énergies renouvelables prévoira une exemption permettant à la France de tenir compte de son hydrogène produit à partir de l'énergie nucléaire, selon le compromis des Vingt-Sept publié lundi.Cette loi, qui impose 42,5% d'énergies renouvelables dans la consommation européenne d'ici 2030, avait fait l'objet d'un accord fin mars entre les eurodéputés et la présidence suédoise de l'UE, qui négociait au nom de États membres. Mais l'incertitude régnait dans l'attente du feu vert formel des États et du Parlement européen.
Les biocarburants doivent permettre de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Mais le transport aérien mise à terme sur l'hydrogène, une source d'énergie aux multiples contraintes, qui induit de très nombreux de changements.
La première station de production et de distribution d'hydrogène parisienne, présentée comme la plus grande d'Europe, a été inaugurée mercredi à l'ouest de la capitale."Si nous sommes réunis ici pour célébrer ce projet remarquable, c'est pour développer et illustrer concrètement une solution de mobilité zéro émission", a affirmé Loïc Voisin, le président de HysetCo, start-up à l'initiative du projet.
L'entreprise la Française de l'énergie a annoncé la découverte d'importantes réserves d'hydrogène naturel dans le bassin minier lorrain. Les estimations font état de 46 milliards de tonnes, soit la moitié de la production annuelle mondiale actuelle d'hydrogène.
L'Uruguay va investir 4 milliards de dollars dans la construction d'une usine destinée à la production d'hydrogène "vert" et de carburants de synthèse, a annoncé jeudi le gouvernement du pays. "Dans ce contexte de transformation énergétique que connaît le monde, l'Uruguay a fait ses devoirs", a déclaré le président Luis Lacalle Pou depuis la ville de Paysandú, où sera implantée la nouvelle usine, à quelque 400 kilomètres au nord-est de Montevideo.La construction débutera cette année, a précisé le chef d'Etat.
Une ligne de production "pilote" d'électrolyseurs servant à la production d'hydrogène décarboné a été inaugurée jeudi sur le site de Genvia à Béziers (Hérault), étape vers la production à grande échelle dans un secteur clé pour la transition énergétique et la reconquête industrielle.
Le groupe d'électrolyseurs américain Plug Power prévoit la construction de trois usines d'hydrogène vert en Finlande, pour décarboner l'industrie tout en s'intégrant dans la "dorsale" européenne en cours de constitution autour de 31 opérateurs de réseaux de transport de gaz du Vieux Continent.
Le voici, le voilà ! Le nouveau dada des adeptes de la green tech et de la croissance verte : l'hydrogène blanc (ou naturel), directement pompé sous forme H₂ dans le sol. On le pensait extrêmement rare... Mais on en a découvert d'énormes gisements au Mali, aux Etats-Unis et en Finlande dans les zones volcaniques, dans les fonds marins, en Amazonie... Le techno-capitalisme est sauvé ! Sur le papier, c'est LA source d'énergie parfaite : ça ne rejette que de l'eau, et n'exige pas d'électrolyse coûteuse et énergivore. Il suffit de le récolter dans le sous-sol, et de l'exploiter, pour décarboner nos vie et sauver la planète ! Oui, mais voilà...
Technip Energies, société française d'ingénierie et de services dans l'énergie, et la belge John Cockerill, spécialiste des électrolyseurs, ont annoncé jeudi la création d'une co-entreprise, Rely, qui ambitionne de devenir un "fournisseur unique" de solutions "compétitives" d'hydrogène vert.Basée en Belgique, Rely sera détenue à 60% par Technip Energies et à 40% par John Cockerill. Elle vise un déploiement international et un chiffre d'affaires de plus d'un milliard d'euros d'ici 2030.
Un consortium composé notamment de GTT et TotalEnergies a signé un accord pour le développement d'un navire dédié au transport d'hydrogène liquide, un gaz souvent considéré comme crucial pour la décarbonation de différentes industries, mais dont le développement se heurte à des questions d'infrastructures.
De l'Andalousie au Pays basque, les mégaprojets d'hydrogène vert se multiplient en Espagne, pays en pointe dans ce secteur prometteur. Un pari, alors que le modèle économique de cette énergie du futur reste à trouver."Tout va très vite... Il y a tellement d'initiatives qu'il est impossible de toutes les recenser", résume Miguel Angel Fernandez, directeur du Centre national de l'hydrogène (CNH2), organisme public de recherche basé à Puertollano (centre).
Le premier forage est en cours depuis quelques semaines dans le Nebraska. Des gisements sont à l’étude en Australie, au Brésil, en Islande, mais aussi en France. Et les perspectives de cette source d’énergie que personne n’attendait affolent scientifiques et industriels.
Le Pr Patrick Hendrik nous fait le plaisir de participer à notre mini-série cette semaine, pour nous parler de la place entre autres d’hydrogène, mais de beaucoup d’autres choses également. Nous aborderons plusieurs questions telles que : « L’hydrogène est-il vert ? » « Quelles sont les étapes pour le rendre vert ? » « Où en est-on en termes de capacité de production ? » « Où sont les points bloquants ? » « Quels sont les secteurs à prioriser ? » « Est-ce que la législation peut être un point bloquant ? » « L’hydrogène, une vraie solution ? »
Pour lutter contre le dérèglement climatique, Tokyo table sur le développement de l’hydrogène par un investissement massif et planifié. Une annonce qui tombe juste avant l’organisation du G7 par le pays.
L'accord conclu jeudi à Bruxelles pour doubler la part d'énergies renouvelables dans l'Union Européenne d'ici 2030 ouvre la voie à une possible résolution du conflit opposant Berlin à Paris sur le recours ou non à l'énergie nucléaire pour produire de l'hydrogène propre.A quoi sert l'hydrogène ? L'hydrogène produit de façon industrielle sert dans l'industrie pétrochimique, dans l'électronique, comme réactif pour fabriquer des fibres textiles, ou de carburant pour les fusées.
L'Union européenne a validé lundi la fin des moteurs à essence et diesel dans les voitures neuves à partir de 2035, mais les libéraux allemands ont obtenu qu'on ouvre la voie aux carburants de synthèse, auxquels croient des constructeurs comme Porsche ou Ferrari. Ces carburants sont pourtant encore très rares, énergivores et polluants.Comment sont produits les "e-fuels"? Les carburants de synthèse (ou "e-fuels") sont pour la plupart produits en combinant de l'hydrogène et du CO2.
L’hydrogène est un levier indispensable pour décarboner des pans entiers de notre économie. Mais comme toutes les «solutions miracles», il charrie aussi beaucoup d’illusions. Transports, industrie… Tour d’horizon de ce qu’il peut et ne peut pas pour la transition.
La "Banque européenne de l'hydrogène", une nouvelle structure destinée à soutenir le développement de l'hydrogène vert, sera "opérationnelle" d'ici fin 2023 et lancera "dès l'automne" de premières enchères pour financer sur fonds de l'UE des projets de production, a annoncé Bruxelles jeudi."D'ici la fin de l'année, tous les éléments de la Banque de l'Hydrogène devront être opérationnels", selon la Commission européenne.
Je vous parle de la voiture à hydrogène et de ses limites.0:00 • Introduction1:17 • La voiture à hydrogène4:23 • Un peu de physique sur l'H2
Un projet aussi ambitieux que controversé visant à approvisionner à terme le Japon en hydrogène produit en Australie à partir de charbon va recevoir 220 milliards de yens (1,5 milliard d'euros) du gouvernement japonais pour préparer sa phase commerciale.
Le Japon souhaite importer d'Australie de l'hydrogène produit au départ du charbon. Un projet qui pourrait... augmenter les émissions de CO₂ au lieu de les réduire.
It looks like we have to wait a little more to see the end of the oil age. Our desire to burn more and more stuff knows no limits — at least not when talking about the foreseeable future. Statements like “oil will be needed for at least another 10 years” or “independent experts agree that global oil and natural gas demand will increase over the next 30 years” suggest that transitioning to ‘renewables’ will have to wait a little. Will we burn as much carbon as we see fit then? Well, as usual, reality will have a thing or two to say in the matter.
Hydrogène de France (HDF Energy) a lancé vendredi la construction de la première usine au monde de piles à combustible de forte puissance, destinées à produire de l'électricité à partir d'hydrogène vert, sur un site symbole de la désindustrialisation, l'ancienne usine Ford de Blanquefort près de Bordeaux.La livraison de l'usine "est prévue pour novembre ou décembre 2023, et elle doit être opérationnelle au printemps 2024", a indiqué Damien Havard, PDG et fondateur d'HDF Energy, en marge de la cérémonie de la pose de la première pierre.
La course à l'hydrogène sur fond de transition climatique est aussi une course à la réindustrialisation et un enjeu géopolitique entre la France et l'Allemagne, déclare à l'AFP Philippe Boucly, président de France Hydrogène, en marge du salon "Hyvolution" mercredi à Paris.Question: Quel est le rapport entre hydrogène et climat?
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Le projet de pipeline européen d'hydrogène H2Med qui vise à développer l'emploi de l'hydrogène sur le continent va être étendu des pays du sud-ouest européen à l'Allemagne, ont annoncé dimanche le président français Emmanuel Macron et le gouvernement espagnol.
Le chimiste américain Chemours, issu d'une scission du groupe DuPont en 2015, a annoncé jeudi un investissement de quelque 200 millions de dollars en France pour une usine fabriquant les membranes d'électrolyseurs nécessaires à la production industrielle d'hydrogène décarboné.
Cette source d’énergie prometteuse dans la lutte contre le réchauffement climatique est liée à la moitié des brevets déposés à l’échelle mondiale de 2011 à 2020. L’Union européenne a dépassé le Japon et les États-Unis. Et l’Allemagne est particulièrement bien placée, se réjouit la “Frankfurter Allgemeine Zeitung”.
Les géants norvégien Equinor et allemand RWE ont convenu jeudi de coopérer en vue de décarboner l'énergie en Allemagne grâce à l'hydrogène, un ambitieux projet qui pourrait voir la pose d'un pipeline sous-marin entre les deux pays.Signé à l'occasion d'une visite à Oslo du ministre allemand de l'Economie et du Climat Robert Habeck, le protocole d'accord prévoit de construire un nombre indéterminé de centrales, d'abord alimentées par du gaz norvégien, pour remplacer les centrales à charbon que Berlin veut fermer d'ici 2030.
L’hydrogène perturbe les gaz à effet de serre. Une étude révèle qu’émettre 1 tonne d’hydrogène dans l’atmosphère revient à y rejeter 13 tonnes d’équivalent CO₂. Non, l’hydrogène n’est pas neutre pour le climat. Le potentiel de réchauffement global de l’hydrogène atteint la valeur 12,8 (± 5,2) sur 100 ans, d’après une nouvelle étude parue dans la revue scientifique Communications Earth & Environment le 26 novembre. Dit autrement, 1 tonne d’hydrogène rejetée dans l’atmosphère équivaut à relâcher près de 13 tonnes (...)
les SAF constituent l’arme de décarbonation massive de l’aviation mondiale, qui vise la neutralité carbone pour 2050. Ils pourraient à eux seuls représenter les deux tiers du chemin à parcourir. L’énergie électrique ? Pas assez performante pour espérer réduire fortement les émissions de CO2 des avions. L’hydrogène, porté par Airbus et son projet devant aboutir en 2035 ?
Le projet MidCat enterré, c'est un nouveau projet de pipeline qui vient d'être lancé pour relier la péninsule ibérique au nord de l'Europe, en passant par la France. Baptisé BarMar, il reliera Barcelone à Marseille par la mer et devrait transporter d'ici 2030 de l'hydrogène vert produit à partir d'énergies renouvelables. Cependant, des craintes s'expriment sur l'intérêt de lancer une telle infrastructure sans être sûr que les capacités de production d'électricité renouvelable, appelées à croître fortement, suivent et avant de connaître précisément les besoins du marché.
Mais c’est quoi exactement de l’hydrogène vert ? Le diable est dans les détails. Une chronique de Charles Cuvelliez et Patrick Claessens, de l'École Polytechnique de Bruxelles (ULB).
Le mécanisme vise plusieurs secteurs, comme l’acier, l’aluminium, le ciment, l’électricité ou encore l’hydrogène.
Les quatre gestionnaires de transport de gaz français, espagnol et portugais ont signé mardi un accord de coopération industrielle pour le développement du projet H2Med, le futur pipeline sous-marin qui doit acheminer de l'hydrogène vert depuis la péninsule ibérique vers le nord de l'UE. Le gestionnaire du réseau de transport de gaz espagnol Enagás, les Français GRTgaz et Teréga et le portugais gaz REN "ont signé un protocole d'accord pour formaliser leur engagement à collaborer de manière coordonnée au développement conjoint de H2Med", ont-ils annoncé dans un communiqué conjoint.
Le fabricant britannique dit être à l’origine d’une première mondiale. Celui-ci a testé au sol un réacteur d’avion fonctionnant entièrement à l’hydrogène. Bien que cette nouvelle donne l’espoir de voir réellement l’hydrogène devenir le carburant zéro émission du futur, des doutes subsistent.
Le projet « H2Med » ou « BarMar » a été lancé vendredi lors d’une réunion entre les dirigeants français, portugais et espagnol. Il devrait coûter 2,5 milliards d’euros.
La Commission européenne mettra en consultation d’ici quelques jours un projet de règlement qui définira quand la production d’hydrogène peut être qualifiée de verte.
Le développement des capacités de production d'hydrogène décarboné en France devrait suivre le scénario le plus ambitieux imaginé en 2021 par la filière, avec plus 250 projets recensés et 225 stations de recharge pour véhicules d'ici 2025, a indiqué mercredi France Hydrogène.
Pour se faire, le géant pétrolier va s'associer à l'entreprise NuScale Power.
L’hydrogène et les technologies de « CCUS » (captage, stockage et utilisation du CO2) « sont appelés à jouer des rôles importants et complémentaires pour atteindre l’objectif de neutralité carbone de la Chine » avant 2060, estime l’Agence internationale de l’énergie (AIE)(1). Pour l’heure, la production chinoise d’hydrogène est toutefois très carbonée. 5% de la consommation chinoise de charbon dédiée à la production d’hydrogène
L’hydrogène est à la fois l’atome le plus petit et le plus abondant de l’univers. Il est notamment présent dans l’eau (H2O) et souvent associé au carbone dans les molécules organiques, et constitue ainsi 92 % des atomes de l’univers et 63 % des atomes de notre corps (et respectivement 75 % et 10 % en masse)1.
This study evaluates how Europe can fulfil its goal of “achieving resource security” and “reducing strategic dependencies” for its energy transition metals, through a demand, supply, and sustainability assessment of the Green Deal and its resource needs.
Le groupe français HDF Energy s'est vu attribuer par le gestionnaire public du réseau électrique sud-africain Eskom la location de 1.700 hectares de terrain pour développer d'ici à 2027 des centrales électriques solaires à hydrogène vert dans la province minière de Mpumalanga, qui concentre 80% de la production de charbon d'Afrique du Sud. Ce projet, dont l'investissement total porte sur 3 milliards de dollars, est l'un des fers de lance de la transition énergétique du pays voué à abandonner à terme les centrales au charbon.
Le Parlement européen a voté un amendement permettant de qualifier de « renouvelable » l’hydrogène produit avec de l’électricité qui ne le serait pas. Une triple menace – climatique, financière et industrielle – pour l’Union européenne, soulignent, dans une tribune pour « Le Monde », trois responsables du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies renouvelables (CEA).
Le Premier ministre Alexander De Croo a lancé mardi, à la Maison du Port d'Anvers, la stratégie fédérale en matière d'hydrogène.
Le fonds Hy24 a réuni 2 milliards d’euros auprès de très grandes entreprises et banques, dont TotalEnergies, Axa, Airbus ou encore la Société générale, pour financer des projets autour du carburant décarboné. Signe d’un engouement croissant pour ses promesses d’énergie “propre”.
Au moment où les pays européens cherchent à réduire leur dépendance au gaz russe, l’Allemagne mise en partie sur une source encore peu connue du grand public : l’ammoniac et l’hydrogène “bleu”, présentés comme plus écolo. À raison ? Le bleu est le nouveau vert. Du moins pour les Allemands, dans leur recherche effrénée d’une alternative au gaz russe. Dans cette optique, une piste est de plus en plus souvent évoquée à Berlin – et qui apparaît, en plus, moins polluante : l’ammoniac et l’hydrogène bleu. Pour être précis, il s’agit en fait de variantes, censées être moins polluantes, de l’ammoniac, déjà utilisé notamment pour la fabrication d’engrais, et de l’hydrogène. Des variantes qui pourraient constituer une alternative au gaz ou au charbon pour fabriquer de l’énergie.
Dans l’épisode de "Déclic – Le Tournant" de cette semaine, nous explorons les enjeux liés au développement de la filière hydrogène et en particulier, de l’hydrogène vert. Présentée comme pierre angulaire de l’avenir économique de l’Union Européenne par Ursula Von der Leyen elle-même, où en est aujourd’hui la production d’hydrogène ? Est-ce une alternative crédible aux carburants fossiles ?
La présidente de la Commission Européenne vient d’annoncer la création d’une « banque de l’hydrogène » pour bâtir le socle énergétique de l’économie européenne du futur. Mais qu’entend-on par « hydrogène vert » ou « hydrogène bleu » ? Quelles sont ses propriétés ? comment le produit-on ? Où en est le développement industriel de la filière ? 40 minutes pour y voir clair avec la professeure de chimie Aurore Richel (ULiège), le professeur de thermodynamique et spécialiste de la transition énergétique Francesco Contino (UCLouvain) et une visite chez John Cockerill, entreprise liégeoise en pointe dans le développement des électrolyseurs « nouvelle génération » nécessaires à la synthétisation de l’hydrogène vert.
La Première ministre Elisabeth Borne a annoncé mercredi une première liste de 10 projets retenus pour créer une "filière souveraine" décarbonée de production d'hydrogène en France et espérer faire du pays un des leaders mondiaux dans ce domaine. "Avec l'hydrogène, nous pourrons décarboner massivement notre économie, y compris les secteurs les plus consommateurs comme la sidérurgie ou la mobilité lourde. Nous améliorerons notre bilan carbone. Nous pourrons faire émerger une nouvelle filière, synonyme d'emplois durables et d'indépendance énergétique", a fait valoir Mme Borne, après avoir visité le site de recherche et développement de l'équipementier automobile Plastic Omnium situé à Venette près de Compiègne (Oise).
Si l’Afrique a du pétrole, elle a aussi des idées, notamment celles portant sur la diversification de ses ressources énergétiques. De nombreux projets de production d’hydrogène vert sont en effet en voie de concrétisation dans divers pays africains.
Dans un contexte de crise énergétique et de guerre en Ukraine, la présidente de la Commission européenne a consacré l’essentiel de son discours à ces questions.
Depuis quelque années, l’hydrogène est considéré comme un des maillons importants d’un mix énergétique décarboné, notamment comme carburant. Sachant que l’hydrogène est actuellement une matière première pour l‘industrie (en particulier des engrais) fabriqué à base d’hydrocarbures ou de charbon, le chemin restant à parcourir est long.
Finies les locomotives diesel: l'Allemagne a inauguré mercredi la première ligne ferroviaire au monde fonctionnant entièrement à l'hydrogène, une avancée majeure pour la décarbonation du rail, malgré les défis d'approvisionnement posés par cette technologie innovante.



