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GIEC

2026

Des médias européens ont révélé qu’au moins une vingtaine de contributeurs de l’un des rapports phares de l’instance chargée de synthétiser l’état des connaissances sur le climat avaient des liens directs avec le secteur pétrogazier.
Employés par le géant pétrolier Saudi Aramco, des institutions et des entreprises saoudiennes, 11 auteurs du prochain rapport du groupe d’experts sur le climat sont en situation de conflits d’intérêts impliquant Riyad. Ces cas révélés par l’Humanité et ses partenaires, dont le quotidien britannique The Guardian, illustrent l’infiltration profonde des intérêts du royaume wahhabite au sein de l’organisation intergouvernementale. Au risque de ternir son intégrité scientifique.
Guardian investigation reveals fossil fuel links of IPCC authors, with experts declaring the body’s conflict of interest policy ‘not fit for purpose’
Un État ou une entreprise peuvent-ils influencer le GIEC ? En théorie, c’est impossible, et pourtant. 11 chercheurs liés à l’Arabie saoudite figurent parmi les auteurs du prochain rapport de l’institution internationale, chargée de faire état des connaissances scientifiques sur le réchauffement climatique. Une enquête menée par l’Humanité, en partenariat avec le Guardian et quatre autres médias européens, révèle ces cas de conflits d’intérêts au sein de l’un des trois groupes de travail du GIEC.
Les scénarios qui serviront de repères au prochain rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat sont scientifiquement intenables, constatent, dans une tribune au « Monde », l’historien des sciences Jean-Baptiste Fressoz et l’ingénieure et doctorante en sciences sociales Lou Stührenberg.
Netbeheerder Elia verwacht dat ons stroomverbruik de komende 10 jaar met bijna 60 procent zal stijgen. Vooral het toenemende aantal elektrische autos, energieverslindende datacenters en warmtepompen die onze gasverwarming moeten vervangen, drijven de vraag naar stroom op. Om daaraan te voldoen, is het equivalent van 4 grote energiecentrales nodig en zal België 30 procent van zijn stroom moeten invoeren.
Cet été a été marqué par d'importantes vagues de chaleur entraînant une forte surmortalité. Entre le 18 juin et le 3 juillet 2026, 2 035 décès supplémentaires ont été recensés en Belgique, soit 50% de plus que la normale à cette période. Sur l'ensemble de l'été 2026, on arrive à 2 935 décès liés à la chaleur en Belgique. Quelle part de responsabilité le réchauffement climatique a-t-il dans cette surmortalité ? Comment notre corps réagit-il aux températures élevées ? Sommes-nous toutes et tous égaux·ales face aux canicules ? Comment s’adapter à ce monde de plus en plus chaud ? Cette Lettre synthétise les principaux liens entre climat et santé. L’épidémiologiste français Kévin Jean a répondu à nos questions de manière à la fois précise et pédagogique; nous l’en remercions chaleureusement, ainsi que pour sa disponibilité.
In 2023 en 2024 gaf de federale overheid minder staatssteun aan fossiele brandstoffen dan de jaren voordien. Dat blijkt uit nieuwe cijfers. De daling is een trendbreuk, nadat de fossiele subsidies tijdens de energiecrisis opnieuw waren gestegen. Dat komt vooral doordat er minder aardgas verbruikt is en er minder tankkaarten zijn uitgedeeld.
« Les rapports du GIEC » : on en entend souvent parler dans les médias, mais on ne sait pas toujours ce qui se cache derrière. Que renferment ces fameux rapports ? Qui les rédige ? Quel rôle jouent les réprésentant·e·s gouvernementaux·ales ? Où en est le GIEC aujourd’hui ? Quels sont les prochains sujets qui seront abordés ? À quoi servent les groupes de travail ? Dans cette Lettre, nous tentons d’apporter une réponse à ces différentes questions. Nous revenons d’abord sur la logique et le fonctionnement des rapports du GIEC, avant de présenter les rapports en cours de préparation ainsi que leur calendrier de publication. Ces explications sont enrichies par des témoignages et éclairages d’expert·e·s impliqué·e·s dans la rédaction des rapports. Bonne lecture !
Très critique du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat depuis des années, le Rassemblement national opère un revirement spectaculaire pendant cette canicule. Les cadres du parti reprochent au gouvernement de ne pas avoir suffisamment écouté les scientifiques… qu’ils jugeaient trop «alarmistes» il y a trois ans.
Le vice-président RN de l’Assemblée, Sébastien Chenu, a reproché vendredi 19 juin aux gouvernements passés de ne pas avoir anticipé le réchauffement climatique face aux alertes des scientifiques. Des mises en garde pourtant vilipendées par les cadres du parti.
Le GIEC vient d’écarter officiellement son scénario climatique le plus catastrophique, le jugeant désormais improbable. Une décision que les climatosceptiques s’empressent de récupérer comme preuve d’une science défaillante. C’est exactement l’inverse. Derrière ce retrait se cache une réalité plus nuancée — et une urgence climatique qui, elle, ne disparaît pas.
Vorig jaar heeft de elektrische auto recordverkopen geboekt in bijna honderd landen, en dit jaar komt de energiecrisis daar nog bij. Het Internationaal Energieagentschap verwacht dat drie op de tien nieuwe auto’s dit jaar elektrisch zullen zijn.
Dans le nouveau scénario le plus pessimiste, la hausse des températures sur Terre atteindra tout de même près de 3,5°C au-dessus des niveaux préindustriels d'ici 2100. Contre jusqu'à 5,7°C précédemment.
Bordeaux, le 15 avril 2026. Une équipe de chercheurs publie dans Science Advances une projection qui recalibre tout ce qu’on croyait savoir sur l’avenir climatique de l’Europe. L’AMOC, la Circulation méridienne de retournement de l’Atlantique, pourrait ralentir de 51 % d’ici à la fin du siècle dans un scénario d’émissions de gaz à effet de serre médian, selon ce papier publié par des chercheurs de l’Université de Bordeaux et du CNRS. Jusqu’à présent, les modèles climatiques prédisaient une diminution de 32 % en moyenne. La différence peut sembler abstraite. Elle ne l’est pas.
Middenveldorganisaties en oppositiepartijen komen met voorstellen om de overwinsten van oliebedrijven te belasten en de prijzen onder controle te houden. Zo neemt de druk op de regering om maatregelen te nemen in deze energiecrisis toe.
Ce collectif, né au moment de l’accord de Paris, ne compte dans ses rangs quasiment aucun spécialiste des sciences du climat. Certains de ses membres bénéficient pourtant d’une importante visibilité, notamment dans les médias libéraux et d’extrême droite.
L’IPBES a sorti une nouvelle évaluation dédiée aux dépendances et impacts des entreprises vis-à-vis de la nature. En voulant impliquer le secteur privé, l'institution scientifique de référence a intégré plusieurs salarié·es de grandes compagnies polluantes parmi les auteurs principaux du rapport.
Une nouvelle évaluation de l’IPBES souligne que la perte de biodiversité fait peser un « risque systémique et généralisé » sur l’économie. Elle livre des pistes d’action pour faire face à ce défi majeur.
Le Groupe intergouvernemental scientifique et politique sur les produits chimiques, les déchets et la pollution se réunit pour la première fois cette semaine, alors que le phénomène est aussi vieux que la Révolution industrielle du XIXe siècle et tue plus que les guerres, le sida ou la crise climatique.
Après le Giec du climat et le "Giec de la biodiversité" (Ipbes), la lutte contre la pollution chimique entend bien, elle aussi, se doter d'un panel d'évaluation composé d'experts indépendants.
Le décret fixant la trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique a été publié dimanche au « Journal officiel », après une consultation publique lancée en septembre.
Depuis 1988, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat accumule des milliers de pages de recherches rigoureuses pour alerter l’humanité sur les dangers du réchauffement climatique. Pourtant, selon une étude britannique fracassante publiée dans Nature Climate Change, l’organisme pourrait involontairement saper la confiance du public dans ses propres conclusions. Le coupable ? Un simple choix de vocabulaire qui transforme des avertissements scientifiques sérieux en prédictions que personne ne prend au sérieux. Une erreur de communication aux conséquences potentiellement catastrophiques.
Donald Trump poursuit son offensive climatique : les Etats-Unis annoncent leur retrait du Giec, de la Convention des Nations unies sur le climat, et de plusieurs dizaines d’accords internationaux.
Les États-Unis ont annoncé mercredi 7 janvier leur retrait de deux organisations internationales majeures consacrées au climat. Un coup porté au combat écologique, certes, mais qui, loin d’être perdu pour autant, peut se mener à une multitude de niveaux.
Le retrait des États-Unis du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) et de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques est "profondément regrettable", a réagi jeudi le climatologue Jean-Pascal van Ypersele.
Donald Trump a signé mercredi 7 janvier un décret ordonnant le retrait de son pays de 66 organisations internationales qui «ne servent plus les intérêts américains», notamment climatiques ou en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes.
Mercredi, le président américain a signé un décret ordonnant le retrait des États-Unis de 66 organisations internationales qui «ne servent plus les intérêts américains». Parmi elles, la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), traité fondateur de tous les autres accords climatiques internationaux.

2025

James Hansen : « Ce à quoi nous assistons aujourd'hui, c'est à une réticence scientifique poussée...
Près de 600 membres du Groupe d'experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) se réunissent cette semaine aux portes de Paris pour la préparation de leur septième rapport de référence. Dans un contexte de reculs écologiques, l’organisation onusienne voit son fonctionnement sévèrement attaqué.
A partir du 1er décembre, près de 600 experts internationaux du climat se réunissent à Saint-Denis pour lancer leurs nouveaux travaux. Un événement inédit organisé pour soutenir les scientifiques, lourdement attaqués par Donald Trump et les climatosceptiques.
Pour la quatrième fois en deux ans, les pays n’ont pas réussi à s’accorder sur le calendrier du rapport phare du groupe d’experts du climat. Certains pays veulent repousser sa parution pour amoindrir l’action climatique.
La participation du médiatique expert climat dans des vidéos valorisant les solutions «durables» du groupe industriel français lui vaut d’être accusé de «science washing».
Le chercheur François Gemenne apparait dans des vidéos tournées par le géant français des matériaux de construction Saint-Gobain. Un exemple de «science washing», selon plusieurs observateurs. Autrement dit, l’entreprise aurait noué ce partenariat rémunéré avec le scientifique pour acheter sa crédibilité.
Une bonne politique climatique repose sur une bonne science climatique. Et une bonne science climatique repose sur le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC*) depuis sa création par les gouvernements en 1988. Le GIEC est composé de dizaines de milliers de scientifiques issus de dizaines de pays, qui couvrent les multiples facettes du « pourquoi » et du « comment » du changement climatique. Il établit une ligne consensuelle dans des rapports (*) volumineux publiés tous les cinq ou six ans. Il a si bien rempli cette mission qu’il a reçu en 2007 le prix Nobel de la paix aux côtés de l’ancien vice-président Al Gore.
Un article de l’historien Jean-Baptiste Fressoz relance le débat sur l’activité du groupe-3 du GIEC. Il l’accuse de technophilie, et de sous-estimer le volet sociétal de l’action contre le changement climatique. Mais d’où vient le problème ?
L’historien Jean-Baptiste Fressoz estime que l’institution onusienne donne la priorité aux solutions technologiques, y compris « spéculatives », au détriment d’autres options, comme la sobriété. Les scientifiques retarderaient ainsi les transformations structurelles.
Leurs responsabilité dans l'échec des conférences sur le climat ou le plastique est de plus pointée du doigt. Quelles sont les solutions?
Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) a dévoilé la liste des auteurs de son septième rapport d’évaluation. Parmi les 761 chercheurs sélectionnés dans le monde, sept sont issus de la communauté scientifique belge. Un signal fort de la qualité et de l’engagement de la Belgique dans la lutte contre le changement climatique, a indiqué la Politique scientifique fédérale (Belspo) mercredi.
This article examines the technocentric bias that characterizes climate mitigation literature, focusing on the reports of the IPCC's Working Group III. This bias stems from structural features of the scientific field that prioritizes innovation, leading to the overrepresentation of technological solutions in climate research. Funding mechanisms further reinforce this tendency by incentivizing collaboration with industrial R&D, creating a self-reinforcing loop in which scientific authority and industrial interests converge. The IPCC's institutional positioning—as a policy-relevant yet politically cautious body—amplifies this dynamic by favoring allegedly “cost-effective” technological pathways that lack practical feasibility.



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