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Deux mois jour pour jour après le brasier qui a ravagé 42 000 hectares, plusieurs salves de plaintes sont en préparation de la part de centaines d’habitants du Porge, commune la plus meurtrie par les flammes. Ils dénoncent de nombreuses défaillances de la part des autorités.
Jeudi, pour son premier déplacement de campagne, Marine Le Pen a rendu visite aux victimes du mégafeu qui a meurtri la Gironde en juillet dernier. La candidate à l'élection présidentielle a repoussé à plus tard ses propositions pour lutter contre le réchauffement climatique, tout en relayant des discours favorisant l’inaction.
En Gironde, l’élu et médiatique représentant des sylviculteurs Bruno Lafon juge les « normes environnementales » responsables des feux. Quid des propriétaires des forêts, qui ont intérêt à perpétuer les monocultures ? Et de l’État, qui ne compense pas suffisamment les pare-feux ?
La Gironde, en proie à un mégafeu depuis le 22 juillet, a vu une partie importante de sa forêt reculer au profit des habitations au cours du temps. Une modification du territoire qui a pu augmenter le risque d’incendie, et la difficulté pour les pompiers de combattre le feu, analyse, dans un entretien au « Monde », la géographe Christine Bouisset.
Le mégafeu en Gironde, qui a ravagé 42 000 hectares depuis plus d'une semaine, est "contenu dans son périmètre", bien que "des secteurs actifs" persistent, a informé vendredi la préfecture du département. La situation est "stable" du fait des conditions météorologiques "favorables" de la nuit.
Laurent Guilloteau est pompier dans les Bouches-du-Rhône et représentant syndical CGT des Services départementaux d’incendie et de secours (Sdis). Il revient de Gironde, où il a prêté main-forte à ses collègues locaux contre l’incendie qui ravage une partie du département. Dans cet entretien à Vert, il raconte la lutte contre le feu, la solidarité… et le manque de moyens.
Les fumées du gigantesque incendie qui ravage la Gironde et les Landes ont provoqué une pollution atmosphérique d’une intensité exceptionnelle jusque dans l’agglomération bordelaise. Les autorités appellent la population à rester chez elle et à éviter tout effort physique.
Les incendies qui continuent de ravager la Gironde ont atteint, ce mardi après-midi, le camp militaire de Souge, situé entre Martignas-sur-Jalle et Saint-Médard-en-Jalles.
Si, ces jours-ci, la machine administrative s’active avec efficacité pour gérer l’urgence de la situation en Nouvelle-Aquitaine, les gouvernants devront être à la hauteur pour penser un changement plus que nécessaire.
Alors que l’incendie gagne encore du terrain en Gironde, quelques touristes et locaux tentent de profiter des dernières heures d’insouciance à la plage. À une dizaine de kilomètres, les pompiers continuent de lutter contre un feu incontrôlable.
Les flammes reculent, l’inquiétude non. Dans les Landes de Gascogne et en Gironde, où 40 000 hectares de forêt sont partis en fumée cet été, les fournisseurs d’eau potable savent que le vrai risque commence quand les pompiers rangent leurs tuyaux. Sous ce massif de pins maritimes repose l’une des plus grandes réserves d’eau douce du pays, et c’est justement cette proximité entre le sol brûlé et la nappe qui inquiète les techniciens chargés de la surveiller.
Un incendie peut-il fabriquer sa propre météo, ses propres vents et même ses propres éclairs ? Cet été, en pleine canicule, la Gironde a répondu à cette question de la pire des manières. Au-dessus d’un brasier hors norme s’est dressé un nuage monstrueux, capable de générer des orages nés du feu lui-même. Un phénomène qualifié d’inédit en France par les pompiers, sur un incendie qui a déjà ravagé environ 32 700 hectares.
Depuis samedi 25 juillet, les pompiers de Gironde font face à ce phénomène météo extrême et imprévisible au sein même de l’incendie, qui crée son propre vent et des éclairs. C’est la première fois qu’ils l’observent en France.
Trois heures du matin, vendredi 24 juillet 2026. Les téléphones vibrent d’un coup dans toute la presqu’île du Cap-Ferret, avec ce signal sonore reconnaissable entre tous que les habitants du Bassin d’Arcachon n’oublieront pas de sitôt. Un message FR-Alert, sec et sans appel, ordonne d’évacuer immédiatement, par la route ou par la mer, après que la préfecture a activé ce dispositif pour ordonner l’évacuation de tous les villages de la presqu’île. Cinq jours plus tard, le bilan tombe : 220 000 personnes déplacées, un chiffre que la France n’avait plus connu depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.
EN IMAGES - Le changement de direction du vent a plongé Bordeaux sous un dôme de fumée vendredi soir, alors que l’incendie s’approche de la métropole girondine. Entre passants médusés, téléphones sortis et masques absents, plongée dans une ville stupéfaite.
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