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Dans une enquête interne, l’université Paris-Cité a découvert des copier-coller dans les deux tiers de la thèse du philosophe, révèle ce jeudi 11 juin le média en ligne. La fac confirme à «Libé» avoir «prononcé des décisions individuelles» à son encontre.
Le philosophe, mort vendredi à l’âge de 104 ans, a tout au long de sa vie gardé sa fraîcheur et ses enthousiasmes, prêchant la fraternité contre toutes les formes de violences. […] Qu’il ait gardé pour l’éternité le pseudonyme adopté dans la résistance, «Morin», dit tout du personnage. Jusqu’au bout, c’est-à-dire ses 104 ans, Edgar Morin, né Edgar Nahoum, aura tenté de résister. Contre le populisme, contre le totalitarisme, contre le nationalisme, contre la violence, contre les dommages causés à l’environnement, contre la colonisation israélienne, contre l’hégémonie du profit, contre les inégalités, contre la haine, contre la bêtise, contre tout ce qui divise et sépare. Il n’a jamais renoncé, jamais baissé les bras.
Le philosophe de l'environnement Rupert Read dit à Ella Whelan la panéliste Moral Maze pourquoi nous ne pourrons peut-être plus profiter du même niveau de vie pour le bien de la planète et des générations futures.
Jeudi 12 février, la professeure invitée par le Collège de France à la chaire « L’invention de l’Europe par les langues et les cultures » proposait de répondre à la déraison qui s’est emparée du monde en repensant le socialisme comme une « aspiration à la réalisation la plus complète de la liberté », concept-clé des Lumières. Extraits.
Comment procéder pour que l’urgence climatique soit un enjeu qui mobilise plus de citoyens ? C’est sur cette question que se penche le philosophe Pierre Charbonnier. Il invite à créer une « coalition climat » et attire, aussi, notre attention sur le positionnement de la Chine en matière climatique. Il était l’invité du podcast de Pascal Claude "Dans quel Monde on vit".
Les terrifiantes idées de Curtis Yarvin, un « philosophe » du trumpisme Sous le nom provocateur de Dark Enlightenment, une frange de la droite intellectuelle américaine – inspirée par Curtis Yarvin (né en 1973) – prône un renversement des valeurs du XVIIIe siècle : raison, égalité, universalité des droits. Il croit l’humanité aboutie et prône presque son extinction. Il ne veut plus de démocratie. Et je pense qu’il arrivera à ses fins : il est improbable que les élections présidentielles de 2028 ne soient autre chose qu’un plébiscite au candidat unique : un fils de Donald Trump. Sous le pseudonyme de Mencius Moldbug, ce blogueur-philosophe californien théorisait dès 2007 la faillite inéluctable et programmée de la démocratie libérale, qu’il jugeait faible, inefficace et corrompue. Face à ce constat, il propose une destruction méthodique, c’est-à-dire un redémarrage complet du système.
Véritable agitateur de consciences, le philosophe slovène navigue avec aisance dans les eaux du politiquement incorrect. Il affirme que nous sommes entrés dans une nouvelle ère, où il ne s’agit plus de rêver à un monde meilleur, mais simplement de survivre. Avec LéNA, découvrez le meilleur du journalisme européen.
Kohei Saito voit le monde au bord de l’effondrement climatique. Seul un communisme de guerre axé sur la décroissance pourrait nous permettre de retrouver des jours meilleurs.
Marx attaque. Le projet de ce jeune penseur : dépoussiérer la pensée de Karl Marx pour l’adapter à l’urgence écologique. Son dernier livre, Moins ! La décroissance est une philosophie (Seuil, 2024), vient d’être traduit en français. Portrait.
À quelques heures d'un scrutin historique, Futura s'est entretenu avec le philosophe Dominique Bourg. Au centre de l'échange, la crise climatique passée sous silence dans les débats publics. Silence lourd, dangereux, parfois interrompu par une expression qui l'est plus encore : celle d'écologie punitive.
Le philosophe Kohei Saïto, né à Tokyo en 1987, est une star du marxisme au Japon. Dans son pays, son livre Hitoshinsei no Shihonron (Le capital dans l’anthropocène), publié dans sa version originale en 2020 et non traduit en français, s’est vendu à plus d’un demi-million d’exemplaires. Ses ouvrages synthétisent ses recherches, qui articulent marxisme et écologie. « Aux Etats-Unis, le terme “communisme” revêt des connotations négatives. Au Japon, c’est pratiquement pareil », explique Saïto depuis son bureau à l’université de Tokyo, où il est professeur associé et « le seul » expert sur le marxisme. Il a également publié La nature contre le capital : l’écologie de Marx dans sa critique inachevée du capital.
Face aux crises écologiques, les nécessaires renoncements doivent être anticipés et tenir compte des attachements et dépendances des populations au monde actuel pour être justes et démocratiques, souligne le philosophe.
Dans le climat d’éco-anxiété ambiant, la philosophe Corine Pelluchon délivre un message d’espoir: c’est la fin d’un monde mais aussi l’occasion d’un changement, d’un horizon d’espérance.
Baptiste Morizot s’est immergé à Bialowieza, dernière forêt primaire d’Europe à la frontière entre la Pologne et le Bélarus. Entretien.
Début octobre, quelques 450 philosophes du monde entier ont signé la « déclaration de Montréal », qui condamne « l’exploitation animale », qualifiée d’« injuste et moralement indéfendable ». Une invitation à élargir notre sensibilité morale, à étendre l’humanisme au-delà de notre espèce, à réfléchir à notre relation à la nature mais aussi à la représentation que nous nous faisons de nous-mêmes. Conversation avec l’un des signataires, Mark Hunyadi, professeur de philosophie morale et politique à l’UC-Louvain.
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