Uniquement les Articles de la décennie 2010
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À la fin des années 1960, deux organisations américaines se mobilisaient déjà pour défendre la vie privée et dénoncer les risques liés à l'automatisation.
Les 10% des Belges les plus pauvres émettent quatre fois moins de CO2 que les 10% les plus riches, selon une étude de l'université d'Anvers en collaboration avec l'ULB et le Bureau du plan, relayée jeudi par De Morgen.
Serait-ce l’utopie du XXIe siècle? Celle qui manquerait à notre époque quelque peu morose qui voit resurgir de vieux démons. Celle qui se cherche un «nouveau monde», tout en peinant à en définir les contours. Les objections au revenu universel sont nombreuses. Et souvent d’ordre économique, pragmatique, mais aussi terriblement philosophique. Donner sans retour (apparent) sur investissement: une idée qui n’a pas le vent en poupe. Pourtant, lorsque les congés payés furent adoptés au siècle dernier, il s’agissait d’une utopie aussi puissante que celle que peut représenter pour certains le concept de revenu universel.
En Belgique, on parle généralement d’allocation universelle. Philippe Van Parijs, à qui revient la paternité de l’expression, explique qu’il a choisi cet intitulé pour marquer le parallèle avec « suffrage universel » : il s’agirait, dans les deux cas, d’un droit inconditionnel de citoyenneté, prenant ici la forme d’une allocation forfaitaire versée à l’ensemble de la population sans condition d’âge ou de revenu.
Il n'est pas possible de mener à bien un débat sur le revenu de base et les modèles concurrents sans clarifier les approches et repérer les différences structurantes.
L’idée d’un revenu de base inconditionnel, qui serait versé à chaque personne indépendamment de son activité professionnelle, anime les milieux académiques et politiques depuis plusieurs décennies. L’une des propositions les plus récentes, formulée par le Mouvement français pour un revenu de base, s’élève à hauteur du RSA (soit 465 euros par mois et par adulte pour 2015).
Le revenu universel a des qualités indéniables. Au moins théoriques : il permet de concevoir la déconnexion entre croissance et emploi et de retrouver le lien entre économie et réalité physique d’un monde aux ressources limitées.
L’idée de l’helicopter money selon laquelle les banques centrales pourraient verser directement de l’argent aux citoyens fait son chemin et fait souvent l’objet de confusion avec l’idée du revenu de base. Quelles sont les convergences possibles entre deux concepts dont les justifications théoriques sont pourtant bien distinctes ?
En 2013 nous publiions « Un Projet de Décroissance ». Ce livre propose des pistes, des étapes, des stratégies et propositions sur différents niveaux afin de sortir de la société de croissance et d’initier des transitions démocratiques et sereines vers de nouveaux mondes souhaitables, soutenables, conviviaux et autonomes. Cet ouvrage invite les lecteurs à se réapproprier le sens de leurs consommations : qu’est ce qu’on produit, comment et pour quels usages ? Ainsi certaines critiques nous reprochaient notre choix délibéré de ne pas apporter de réponses chiffrées.
Depuis plusieurs semaines, l’idée d’un Revenu de Base (RdB) revient régulièrement dans les débats publics. Il y a d’un côté ses partisans et de l’autre ses détracteurs. Et chacun-e y projette ses craintes ou ses espoirs, comme si chacun-e y projetait, en creux, des projets de société totalement différents.
Philippe Van Parijs, professeur à la Faculté des sciences économiques, sociales et politiques de l’Université catholique de Louvain, est à Zurich ce jeudi pour parler du revenu inconditionnel de base Les Suisses voteront le 5 juin sur une initiative populaire réclamant la création d’un revenu de base inconditionnel. L’idée? Attribuer à chaque citoyen, pauvre ou riche, une somme de base, sans contrepartie. Philippe Van Parijs, professeur ordinaire à la Faculté des sciences économiques, sociales et politiques de l’université de Louvain, observe le débat naissant en Suisse avec enthousiasme. Pour le philosophe qui a fondé le BIEN (Basic income earth network) dans les années 1980, le revenu de base est un vecteur d’émancipation. Il est de passage à Zurich ce jeudi pour croiser le fer avec un opposant à ce projet, l’économiste Reiner Eichenberger*.
Billet invité. À propos de La Grande Dissociation. Ouvert aux commentaires. On peut tirer de nombreuses conséquences de l’article sur la Grande Dissociation. Si l’on maintient un apport suffisant et constant d’énergie et de matière dans le système techno-économique, il apparaît aujourd’hui déjà quasiment certain que les progrès scientifiques et techniques vont mener à ce que le travail de la machine (1) chasse à terme l’essentiel du travail humain, jusqu’à impacter la majorité de la population active. Sauf si l’on en décidait autrement, l’emploi humain disparaîtrait. Or le lien actuel entre travail humain, emploi et revenu est aujourd’hui en Occident et dans les parties du monde qui s’occidentalisent, la convention sociale qui permet aux individus employés de se procurer les biens et services produits afin de répondre à leurs besoins de base et leurs autres désirs (2). En cas de machinisation complète du travail, ce lien conventionnel ne pourra plus être maintenu. Si nul travail humain n’est nécessaire, qu’es
L’ouvrage “Un projet de décroissance, manifeste pour une dotation inconditionnelle d’autonomie” prône l’instauration d’un revenu inconditionnel démonétarisé, versé majoritairement en droit de tirage sur les ressources et en monnaie locale plutôt qu’en euros. Interview de Vincent Liegey, l’un des quatre co-auteurs.
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