Articles 2020

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Uniquement les Articles de la décennie 2020

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agriculture

février 2026

Un détricotage de la réglementation environnementale est en cours sous la pression de la FNSEA et de la Coordination rurale. Mais la baisse et les inégalités de revenu des exploitants sont-elles liées à ces normes ?
Alors que le nombre de fermes en difficulté économique ne cesse d’augmenter, l’État a opéré dans son budget 2026 des coupes drastiques dans les dispositifs d’aides. Une situation largement dénoncée par les syndicats.
Loin de l'«unité» prétendue du monde agricole, plusieurs grands syndicats représentent la profession. Leurs visions de l'agriculture et de l'écologie ainsi que des modes d'action sont radicalement différentes. Vert fait le point.
De loin, la ferme photovoltaïque de Tom Warren ressemble à n'importe quelle autre. Jusqu'à ce qu'apparaisse une centaine de moutons en train de brouter à l'ombre des panneaux solaires. Pour rien au monde l'éleveur australien, installé à environ 400 kilomètres à l'ouest de Sydney, ne reviendrait sur sa décision de les faire cohabiter. Lorsqu'il a été approché par l'entreprise Neoen, il y a d'abord vu une nouvelle source de revenus "qui ne dépend ni de la météo, ni du prix de la laine", explique-t-il sur son exploitation à Dubbo, qui compte plus de 30.000 panneaux sur une cinquantaine d'hectares.
De plus en plus de paysans s’installent à plusieurs. Accès aux terres facilité, pratiques écologiques, meilleures conditions de travail… Les fermes collectives dessinent une voie pour sortir du système productiviste.
En Wallonie, les producteurs bio et régénératifs supportent un coût croissant tandis que le principe du pollueur-payeur reste lettre morte. Les pollueurs doivent assumer la dette écologique des sols.
Cultiver sans pesticides est faisable techniquement et économiquement, sous certaines conditions. La mise en œuvre de ces systèmes de production suppose notamment une diversification des successions culturales, des filières de commercialisation adaptées, et une valorisation économique des produits issus de ces systèmes. Ce sont les résultats d’une étude menée durant 10 ans sur 9 systèmes de cultures (grande culture et polyculture-élevage) conçus en lien avec des conseillers agricoles et des agriculteurs au sein d’unités expérimentales. Coordonnée par INRAE et impliquant l’école d'ingénieurs de Purpan et le Cirad, cette étude est publiée dans Plant Disease.
On favorise souvent les variétés de céréales qui ont, en moyenne, les meilleurs rendements. Mais les hétérogénéités climatiques et aléas croissants viennent chahuter ce paradigme.
Comme à Gaza, l’armée israélienne mène dans le sud du Liban ce que des ONG et scientifiques appellent «un écocide». Dernière attaque en date : la pulvérisation de quantité très importante d’un puissant herbicide, début février.
Le président américain a pris un décret mercredi pour faciliter sa fabrication, estimant qu’il est indispensable à la sécurité alimentaire du pays.
Auditions parlementaires, pétitions, États généraux, protection de l’eau : les pesticides n’ont pas cessé de faire parler d’eux au cours des derniers mois. D’un côté, ils sont l’un des piliers du modèle agro-industriel ; de l’autre, les coups qu’ils portent à la santé humaine et à l’environnement sont largement reconnus.
Monsanto, filiale du géant allemand de l'agrochimie Bayer, a annoncé mardi aux États-Unis un accord pouvant atteindre 7,25 milliards de dollars pour régler les plaintes "en cours et futures" concernant le Roundup, son herbicide au glyphosate accusé d'être cancérigène.
Bien davantage que les autres groupes, les oiseaux inféodés aux milieux agricoles se sont effondrés de 32,5 % entre 2001 et 2025. La première cause du déclin est l'intensification de l'agriculture, avec, en tête, le rôle délétère des pesticides.
Si les pesticides ont longtemps assuré la protection des cultures, leurs effets délétères sont aujourd’hui largement documentés. Réduire cette dépendance est devenu une urgence sanitaire, environnementale et économique. Les stratégies de lutte contre les ravageurs intègrent aujourd’hui de nouvelles techniques innovantes. L’analyse de la situation en France et au Brésil livre un éclairage croisé sur cette question.
La mobilisation du 15 janvier visait les modalités du zonage des captages, et non les ambitions environnementales.
Imaginez un supermarché moderne où les légumes, en ce milieu de février, ont encore le goût de la terre froide et où chaque euro dépensé atterrit quasi intégralement dans la poche de celui qui a produit la nourriture. À Nîmes, ce n’est pas une utopie, mais une réalité commerciale florissante orchestrée par une armée de 600 producteurs locaux déterminés à reprendre leur destin en main face aux géants de l’agroalimentaire. Plongée au cœur du Mas des agriculteurs, la preuve éclatante qu’une relocalisation alimentaire massive est non seulement souhaitable pour notre santé, mais parfaitement réalisable économiquement. Ce modèle, qui remet l’humain et le bon sens au centre de l’assiette, pourrait bien changer notre façon de consommer.
Mis sous pression par les Etats-Unis, le président colombien, Gustavo Petro, a décidé de reprendre cette pratique à laquelle il était pourtant opposé, en raison des risques pour la santé humaine, lorsqu’il était sénateur.
Depuis le début des mouvements de protestation agricole, de nombreuses promesses pour calmer la profession constituent des reculs sans précédent sur la gestion de l’eau.
L’opposition à la nouvelle tentative du sénateur Laurent Duplomb pour réintroduire des pesticides toxiques pour la santé et la biodiversité prend de l’ampleur. La pétition citoyenne a dépassé les 100 000 signatures et gagne en visibilité.
Visage de la lutte contre les pesticides et contre la maladie, Fleur Breteau a lancé au printemps 2025 un collectif pour «politiser le cancer, attaquer ses causes». En première ligne de la mobilisation contre la loi Duplomb, elle revient pour Vert sur ce moment sans précédent.
Mardi, le syndicat agricole a annoncé déposer une cinquantaine de plaintes contre X pour dénoncer les gardes à vue jugées abusives après leur action dans une annexe du ministère de l’agriculture, le 14 janvier.
Le débat sur la pétition contre la loi Duplomb se tient ce mercredi à l'Assemblée nationale, après une opposition citoyenne massive. Documentation des effets des pesticides, mise en avant des victimes, interpellations… Vert vous raconte de l'intérieur les secrets de ce mouvement historique, qui ressurgit ces derniers jours.
Dans un hémicycle clairsemé, les député·es de tous bords ont débattu ce mercredi pendant trois heures des conséquences de ce texte agricole adopté il y a sept mois. Les discussions se sont concentrées sur la question de la réautorisation de plusieurs pesticides interdits en France, pourtant censurée de la loi. Vert y était.
C’était à prévoir. Si en interdisant l’utilisation de trois pesticides de la famille des néonicotinoïdes (dont l’acétamipride), la censure partielle de la loi dite Duplomb à l’été 2025 constituait bel et bien une petite victoire politique, celle-ci n’en laissait pas moins la porte ouverte à une “V2”. Texte qui, rappelons-le, promettait de “lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur” au mépris de la santé des Français et de la biodiversité.
Les producteurs maraîchers font face à des défis majeurs liés aux effets du changement climatique, tels que l’irrégularité des pluies, la hausse de la température, l’aggravation des maladies et la perturbation du calendrier agricole. L’agriculture sous serre, comme solution d’adaptation, est de plus en plus expérimentée par les maraîchers locaux. Ceux-ci utilisent des matériaux locaux pour réduire le coût de la construction des serres. Ils optent pour les cultures exotiques très recherchées dans les grandes surfaces, pour rentabiliser leur investissement.
En réponse à la nouvelle proposition de loi du sénateur Les Républicains pour réautoriser des pesticides nocifs pour la biodiversité et la santé, une pétition a été déposée sur le site de l’Assemblée nationale. Elle atteint déjà plus de 52 000 signatures.
Alors que la ratification de l’accord UE-Mercosur reste en suspens, la Commission européenne pourrait appliquer provisoirement le traité sous la pression de certains Etats membres.
Alors que le gouvernement prépare une loi d’urgence, plus de 650 experts dénoncent, dans une tribune au « Monde », une politique qui privilégie le court terme au détriment de la remise en cause d’un modèle agricole dont les limites sont établies de longue date par la recherche.
Au micro d’ICI Pays d’Auvergne ce lundi 9 février, le sénateur réitère les mêmes arguments qu’il avait déployés pour justifier sa première loi sur la réintroduction de deux néonicotinoïdes controversés.
Le long du tracé de l’A69, des agriculteurs attendent toujours de récupérer une partie des terres cédées au concessionnaire. Une opération d’aménagement foncier d’ampleur, qui fracture durablement le monde agricole.
La production alimentaire et les combustibles fossiles causent 5 milliards de dollars de dégâts environnementaux par heure Un rapport du PNUE affirme que mettre fin à ces dommages est essentiel à la transformation mondiale nécessaire « avant que l’effondrement ne devienne inévitable ».
Châtellerault, Lille, Pontarlier, Brest, Angoulême… Une trentaine de manifestations sont prévues dans tout l'Hexagone ces 7 et 8 février pour dénoncer les reculs écologiques et agricoles en cours. Un nouveau souffle pour l'opposition aux lois Duplomb, alors que de nouvelles journées de mobilisation se dessinent ces prochaines semaines.
Le gouvernement wallon a approuvé, jeudi, le renouvellement de la convention liant la Région à Agricall, l’asbl offrant un soutien global aux exploitations agricoles du sud du pays. Cette dernière sera par ailleurs chargée d’élaborer un baromètre de la santé mentale des agriculteurs et agricultrices en Wallonie.
La Coordination rurale se revendique apolitique, sur le papier seulement. Dans les faits, plusieurs cadres du syndicat agricole sont proches de l’extrême droite et d’autres nourrissent leur radicalité sur les réseaux sociaux. Focus sur quatre d’entre eux.
Le sénateur Laurent Duplomb a déposé un nouveau texte pour réintroduire l’acétamipride, insecticide interdit et décrié, dans sa loi Duplomb. Face à ce passage en force, de nombreux rassemblements sont prévus en France.
Dans une tribune exclusive à Vert, plus de 80 organisations écologistes, paysannes, syndicales et plusieurs scientifiques appellent à manifester dans tout le pays les 7 et 8 février «pour protéger notre santé, l’environnement et les paysans». Un grand rassemblement est prévu le 11 février près de l'Assemblée nationale, jour du débat sur la pétition contre la loi Duplomb.
Dans l'État du Maine, les autorités et l'université proposent des solutions pour que les agriculteur·ices victimes des «polluants éternels» puissent continuer à travailler. Pour comprendre, Vert s’est rendu dans deux exploitations concernées.
Le collectif Cancer Colère, qui vise à politiser cette maladie, s’est implanté dans les campagnes, là où l’exposition aux pesticides est la plus forte. Pour Caroline et Fabienne, militer est devenu essentiel.
Ce nouveau texte vise, selon le sénateur républicain, à « atténuer une surtransposition relative à l’utilisation de produits phytopharmaceutiques afin d’éviter la disparition de certaines filières agricoles ».

janvier 2026

L'ONG Générations Futures alerte sur une concentration trop élevée d'un fongicide, le fluopyram, dans l'eau d'une quarantaine de villes du nord de la France. Cette molécule est autorisée en France et en Europe, mais l'Autriche a déposé une demande pour qu'elle soit classée "suspect cancérigène". Elle appartient à une classe de fongicides qui bloque la respiration cellulaire des champignons et pourrait, pour cette même raison, avoir des effets toxiques sur la santé humaine.
Le fluopyram, un fongicide appartenant à la famille des PFAS contamine l’eau de plus de 45 communes. La direction générale de la santé a saisi l’Agence nationale de sécurité sanitaire.
L’agriculture verticale a longtemps été présentée comme une solution miracle pour nourrir les mégapoles tout en réduisant leur empreinte environnementale. Mais derrière les promesses high-tech, la réalité est contrastée. Entre des succès spectaculaires en Asie et des faillites retentissantes en Europe et aux États-Unis, le modèle cherche encore sa voie.
Comment vont les sols agricoles wallons ? A quel point les terres de grande culture sont-elles polluées par une catégorie d’insecticides néfastes aux pollinisateurs, les néonicotinoïdes ? Des scientifiques de l’Earth and Life Institute de l’UCLouvain ont effectué des prélèvements dans 86 parcelles agricoles aléatoires en Wallonie. Leurs résultats montrent une contamination massive et durable de ces sols, même s’ils n’ont jamais été traités avec cet insecticide.
A l’initiative d’agriculteurs bio de Loir-et-Cher, des prélèvements ont été effectués dans des potagers et des vergers privés. Des résidus de prosulfocarbe, deuxième herbicide le plus vendu en France, sont détectés à des seuils supérieurs aux limites autorisées.
Du prosulfocarbe, un herbicide utilisé dans les grandes cultures céréalières, a été retrouvé dans les fruits et légumes cultivés chez des particuliers, révèlent des analyses menées dans le Loir-et-Cher.
Selon une étude de chercheurs de l’UCLouvain, 78 % des terres agricoles dans le nord de la Wallonie sont contaminées par cet insecticide qui décime les populations d’abeilles.
De Téhéran au fleuve Colorado, les signes d’un effondrement durable des ressources en eau se multiplient. La planète consomme aujourd’hui plus d’eau douce qu’elle n’est capable d’en renouveler. Sous l’effet du changement climatique et de décennies de surexploitation, de nombreuses régions du monde ne parviennent plus à se remettre des périodes de manque d’eau. Cette situation, que nous qualifions de « faillite hydrique », est omniprésente : elle touche déjà des milliards de personnes avec des conséquences déjà visibles sur les sociétés, l’agriculture et les écosystèmes.
Fleur Breteau est fondatrice et porte-parole du collectif Cancer Colère, qui se décrit comme “un collectif ouvert de (ex et futurs) malades pour politiser le cancer et attaquer ses causes structurelles : pesticides et inégalités sociales”. Le 12 janvier, Fleur et son collectif ont participé à des actions au côté de la Confédération paysanne et des Soulèvements de la terre, en soutien au mouvement de colère agricole et contre le traité UE-Mercosur. A priori, cette alliance peut sembler étrange : pourquoi un mouvement qui dénonce le rôle de plus en plus avéré des pesticides dans l’épidémie de cancer qui frappe le pays soutient un mouvement de colère agricole dont une partie importante des participants réclament “moins de normes” sanitaires et écologiques ?....
Larissa Bombardi est une géographe brésilienne, actuellement enseignante à l’Université libre de Bruxelles. Cette spécialiste des questions environnementales dans les échanges agricoles dénonce, dans un entretien au « Monde », l’hypocrisie de l’Europe sur ces sujets.
Le géant allemand de l’agrochimie avait été condamné en octobre 2023 à une indemnisation de 1,25 million de dollars à un homme ayant développé une forme de cancer attribuée à son exposition à l’herbicide controversé.
Qualité de l’eau du robinet, pesticides épandus, part de bio à la cantine… L’association Générations futures lance «Source commune», un outil qui rassemble des données publiques environnementales, commune par commune, à l’approche des élections municipales.
Malgré l’existence d’un fonds d’indemnisation dédié aux victimes des pesticides, les ouvriers agricoles exposés au chlordécone durant des décennies aux Antilles peinent toujours à se faire reconnaître.
Après un scandale sanitaire, un État du sud de l’Inde a pris la décision pionnière de se passer des pesticides. Malgré la précarité et les obstacles structurels persistants, des coopératives de fermiers tentent d'innover.
Bilan de 2 jours de procès, à Marseille, contre un large réseau d’importation d’Espagne de pesticides interdits : des peines de prison ferme contre un mastodonte du maraîchage et son fournisseur, et de fortes amendes.
Sous la pression du syndicat majoritaire FNSEA, le gouvernement prépare un nouveau texte de «simplifications» pour l'agriculture, qui laisse craindre d'énièmes reculs environnementaux. En prime, le premier ministre a chargé les préfectures d'actions immédiates sur les questions de l'eau ou de la pollution aux nitrates.
La plupart des espèces d'oiseaux sont moins abondantes en France dans les zones où les achats de pesticides sont plus élevés, concluent des chercheurs dans une étude publiée mercredi, suggérant qu'une baisse de l'utilisation de ces produits aiderait à protéger la biodiversité.
L’administration wallonne a identifié une entreprise de la région liégeoise comme étant à l’origine d’une pollution de la Meuse au propamocarbe, un fongicide agricole, a indiqué mardi le Service public de Wallonie (SPW) à Belga, confirmant une information de l’agence néerlandaise ANP.
Le Service public de Wallonie a identifié une entreprise liégeoise comme responsable de la pollution de la Meuse au fongicide propamocarbe. Le dossier est désormais entre les mains du parquet.
Dans un village du Pas-de-Calais, Yves Courtaux fait partie des rares agriculteurs à encore résister au canal Seine-Nord Europe, dont le chantier va grignoter ses terres. Il dénonce un abus de pouvoir de la part de la société donneuse d’ordres.
L’agriculture représente près d’un quart du PIB du pays et emploie un Brésilien sur cinq. Un décollage amorcé il y a quarante ans et qui repose en grande partie sur le développement des OGM et la transformation des sols.
Avec des responsables politiques de tous bords hostiles et une forte mobilisation des agriculteurs, la pression était forte sur l’exécutif, Emmanuel Macron évoquant, jeudi, un traité « d’un autre âge ».
Fleuve ayant vu éclore les premières civilisations humaines, le Tigre est aujourd’hui en grand danger. En effet, la sécheresse et les pollutions mettent à mal cet important cours d’eau, au point d’impacter de nombreux aspects de la vie : les activités agricoles, l’accès à l’eau potable mais également, les modes de vie traditionnels. Cependant, il existe une autre menace toute aussi préoccupante.
Vous écoutez Les éclaireurs invisibles par Nature et Progrès, le podcast qui incarne le changement pour un mieux, que ce soit des associations, des agriculteurs, des chercheurs.Notre ambition est de révéler les acteurs dans une réalité positive pour susciter un basculement de société. […] Aujourd'hui, nous recevons Céline Bertrand, experte en santé publique au sein de la cellule Environnement Santé de la Société Scientifique de Médecine Générale.
Ils sont à Paris : les tracteurs de la Coordination rurale ont rallié la capitale au petit matin, ce jeudi. Adepte des actions coup de poing, le syndicat agricole a réussi à se rassembler devant la tour Eiffel, l'Arc de Triomphe ou encore l'Assemblée nationale. Venu·es de tout le pays, ses adhérent·es dénoncent le mal-être paysan en France.
Mardi dernier, notre chargé de plaidoyer Gaëtan Seny (à droite sur la photo) est intervenu devant les députés de la Commission de la Santé, de l’Environnement et de l’Action sociale du Parlement wallon, aux côtés d’Agathe Defourny, de Canopea (au milieu sur la photo) et Dries Verhaege de Dryade (à gauche sur la photo). Ils y ont rappelé les constats scientifiques: l’usage actuel des pesticides est non seulement insoutenable sur le long terme, mais aussi profondément destructeur pour la biodiversité, et dangereux pour notre santé.
L’interdiction de cinq pesticides doit encore obtenir l’aval de Bruxelles, où Annie Genevard se rend mercredi pour une réunion spéciale avec ses homologues européens sur le Mercosur et la politique agricole commune.
Alors que la Commission européenne s’apprête à signer un accord commercial entre l’UE et les pays latino-américains du Mercosur qui provoque la colère des syndicats agricoles européens, Ursula von der Leyen fait un geste envers la profession en crise.
Ce mardi, la commission de la Santé, de l’Environnement et de l’Action sociale du Parlement wallon a reçu quatre représentants d’un collectif citoyen namurois. Apolitique, le groupe est venu défendre une pétition de 1.300 signatures demandant l’interdiction progressive des pesticides de synthèse en Wallonie. En ligne de mire : leur présence dans l’alimentation et l’environnement, et leurs effets potentiels sur la santé de la population. Si le message a été entendu, le ministre wallon Yves Coppieters tempère déjà certaines attentes.
Médecin, Louis-Adrien Delarue refuse de voir défiler dans son cabinet davantage de malades du cancer. Il a décidé de se battre contre les pesticides et les élus les promouvant. Quitte à finir au centre d’une plainte d’une députée d’extrême droite.
Initialement prévu mercredi, le débat parlementaire sur la pétition aux deux millions de signatures est finalement repoussé à février. Raison invoquée : permettre la présence de la ministre de l'agriculture, en déplacement à Bruxelles.
Pour tenter d'apaiser la colère des agriculteurs, qui dénoncent une concurrence jugée déloyale de pays aux normes moins strictes, le Premier ministre français Sébastien Lecornu a annoncé dimanche la suspension prochaine d'importations sud-américaines contenant des substances interdites en Europe. La mesure doit encore obtenir le feu vert de la Commission européenne.
Les études qui servent de base à l’attribution des volumes prélevables en été sont contestées par les agriculteurs. La loi Duplomb, qui exige des diagnostics socio-économiques en cas de baisse des quotas, les conforte.

décembre 2025

Les barrages contre le protocole sanitaire en cas de dermatose nodulaire ont réuni des agriculteurs membres de deux syndicats opposés, la Coordination rurale et la Confédération paysanne. Chez cette dernière, l’alliance fait débat.
Pour lutter contre la dégradation de la qualité de l’eau potable, un « groupe national captage » réuni par l’Etat devait définir des zones d’exclusion de traitements aux pesticides. Mais les principaux syndicats agricoles en ont claqué la porte, le 16 décembre.
Pour garantir une eau potable préservée de toute pollution phytosanitaire, le syndicat d’eau potable de la région de Jurançon a racheté plus de 80 hectares convertis en prairies permanentes qui n’exigent aucun pesticide.
Jeudi, 10 000 agriculteur·ices ont protesté à Bruxelles contre les politiques européennes, accusées de mettre «à genoux l’agriculture». Au cœur de la colère : le très controversé accord de libre-échange avec les pays sud-américains du Mercosur, dont la signature a finalement été reportée à janvier. Vert a suivi le cortège.
Dans la nuit du 17 au 18 décembre, les locaux de Vienne Nature, Poitou-Charentes Nature et France Nature Environnement Nouvelle-Aquitaine ont été volontairement dégradés à Fontaine-le-Comte (Vienne). Des personnes se revendiquant de la Coordination rurale de la Vienne ont déversé trois bennes de déchets, plus de 100 pneus et du lisier projeté jusqu’à 4 m de hauteur, bloquant l’accès aux bureaux.
Parmi les régions les plus touchées se trouvent les bassins viticoles (Bordeaux, Bourgogne) et les plaines céréalières (autour de l’Ile-de-France).
La mesure dite de simplification, mise sur la table par la Commission européenne ce mardi 16 décembre et qui inquiète les ONG vertes, doit encore être soumise aux Etats membres et aux eurodéputés.
La Commission européenne présente le 16 décembre un règlement visant à autoriser indéfiniment des pesticides. 90 % des substances actives seraient concernées, craignent scientifiques et associations environnementales.