Uniquement les Articles de la décennie 2020
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NDC
La transition énergétique est entrée dans une phase nouvelle : sans que l’urgence climatique ait disparu, la décarbonation se déploie désormais dans un monde marqué par la guerre, la fragmentation géopolitique et la militarisation croissante des chaînes de valeur.
Le capitalisme n'est pas contre la nature : il l'a intégrée à son système. Comment déjouer cette ruse à l'ère de l'Anthropocène ? Dans une grande étude théorique parue chez Princeton University Press, Alyssa Battistoni explore le concept de « don gratuit » pour nous aider à repenser les biens communs et mieux les soustraire aux forces du marché.
En Europe, certains pensent que la guerre entre la Russie et l’Europe n’a pas encore commencé. […] Pour le cerveau géopolitique de Poutine, il faut cesser d’être naïf : « cette guerre a déjà commencé. Simplement, nous ne l’appelons pas encore ainsi. Notre véritable adversaire est bien l’Europe. »
Dans une enquête menée entre le Chili, le États-Unis, le Portugal et l’Espagne, la chercheuse Thea Riofrancos mène une réflexion cruciale sur les rôle des mines comme nouveaux nœuds stratégiques dans la géopolitique de l’ère post-carbone.
Plus de 80 pays n’ont toujours pas remis leur plan de baisse d’émissions de gaz à effet de serre pour 2035, alors qu’ils étaient tenus de le faire avant le coup d’envoi du sommet mondial. Une situation qui illustre la difficulté croissante à faire converger les efforts. […] Elles portent un nom abscons, mais, dans cette COP30 qui a débuté lundi 10 novembre à Belém, au Brésil, leur rôle est crucial. Les NDC, pour «contributions déterminées au niveau national», désignent les plans climatiques par lesquels chaque Etat s’engage, devant le reste du monde, à baisser ses émissions de gaz à effet de serre et rendre compte de ses progrès. Instituées par l’accord de Paris en 2015, ces feuilles de route doivent être actualisées tous les cinq ans, et les pays ont l’obligation de rehausser leur degré d’action à chaque nouvelle mouture.
Dix ans après l’accord de Paris sur le climat, le monde est méconnaissable. Est-il encore possible de réussir la transition ? Dans leur dernier ouvrage, Emmanuel Guérin et Laurence Tubiana donnent un cap et une méthode.
Les États-Unis ont un problème de stocks — et Xi Jinping l’a très bien compris. En arsenalisant certains minéraux critiques, en armant l’Iran, la « géo-bureaucratie » chinoise s’attaque à l’intimité du complexe militaro-industriel américain et exerce une pression constante sur sa production. Jean-Michel Valantin étudie le rôle des missiles dans l’affrontement entre Pékin et Washington.
Dans un discours historique et anti-impérial qui a électrisé la salle de l’Assemblée générale des Nations unies avant l’entrée en scène de Donald Trump, Lula s’en est pris à l’ingérence américaine en articulant une doctrine : un nouvel exceptionnalisme sud-américain — la possibilité d’une renaissance du multilatéralisme depuis un continent sans arme de destruction massive et construit sur l’aspiration des peuples à la justice et à la paix.
Les besoins en investissements pour la transition sont énormes, chiffrés dans le plan fédéral énergie-climat de 2023 à environ 60 milliards dans l’énergie et l’isolation des bâtiments, et 22 à 27 milliards pour la mobilité décarbonée d’ici 2030. Une grande partie de ces investissements nécessaires devrait être publique, y compris au niveau fédéral. Pourtant, l’accord Arizona se distingue par l’absence de nouveaux investissements publics dans ces domaines. Pire, il acte des coupes budgétaires importantes dans des secteurs vitaux.
L’idée de créer un régime unique du 28e État européen n’est pas nouvelle. Elle naît du besoin de dépasser la diversité des régimes nationaux et de renforcer l’Union des marchés de capitaux. Si plusieurs initiatives ont déjà été lancées — du projet de code civil européen à la création de la forme juridique de la Société européenne (SE) — c’est surtout ces dernières années, grâce aux rapports d’Enrico Letta et de Mario Draghi, que la question a repris de l’ampleur.
Comment les révolutions de la modernité occidentale ont-elles reconfiguré notre rapport à la nature ? Du rapport à la montagne aux métamorphoses du droit en passant par l'abattage puis la protection des bisons, Steve Hagimont et Charles-François Mathis ont coordonné une très utile somme couvrant trois siècle d'histoire.
Depuis 2003, les Européens sont engagés dans les négociations nucléaires avec l’Iran avec un objectif clef : éviter l’éclatement d’une nouvelle guerre au Moyen-Orient 1. Face à Donald Trump, cette approche, qui visait à faire de l’Europe un pôle de stabilité au sein d’un ensemble occidental plus vaste, vole en éclats.
Le directeur de la Fondation Tara Océan défend la cause de la biodiversité marine au sommet international des océans à Nice.
L’écologue Philippe Grandcolas revient sur l’effondrement des populations d’insectes enregistré en Europe. Des « chiffres terrifiants » qui se traduisent, entre autres effets, par une chute de la productivité agricole.
Alors que la science n’a sans doute jamais été aussi nécessaire pour éclairer nos choix collectifs, à l’âge du bouleversement climatique et de l’érosion de la biodiversité, sommes-nous face à un nouvel obscurantisme ? Pour analyser ce déni de la parole scientifique, Socialter a interrogé deux chercheurs, le climatologue Christophe Cassou, co-auteur en 2021 du 6e rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), engagé dans l’opposition à l’A69, et l’écologue Philippe Grandcolas, spécialiste de la biologie de l’évolution, fin connaisseur des travaux de l’IPBES (plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques) et des COP sur la biodiversité.
Curtis Yarvin n’a pas toutes les réponses, mais quand on ne sait pas d’où commencer, abasourdis face aux énormités de l’administration Trump, la réponse est souvent : Curtis Yarvin.
Alors que le président ukrainien rappelait que l’invasion russe remontait à l’annexion de la Crimée en 2014 et que l’Ukraine a déjà signé un cessez-le-feu que la Russie n’a pas respecté, le vice-président américain J.D. Vance l’a violemment interrompu, lui reprochant de plaider sa cause devant les médias américains, exigeant qu’il remercie Trump pour son soutien et insistant sur le fait que l’Ukraine manquait de soldats.
À l’heure où s’engage entre les États-Unis et la Russie une négociation à l’issue incertaine, où un défaitisme inquiétant semble prendre le dessus en Europe, il faut parvenir à regarder avec lucidité et réalisme les intentions et les motivations profondes du président russe.
La COP16 de Cali s'était achevée en novembre sans que les pays ne prennent de décision sur le financement des aires protégées. 4 mois plus tard, à Rome, ils essayent de parvenir à un accord. Une session de rattrapage, moins de 6 mois plus tard parce qu'il faut faire vite. L'effondrement de la biodiversité s'accélère. Entretien avec le Philippe Grandcolas, directeur adjoint scientifique national pour l’écologie et l’environnement au CNRS.
À Munich, cet après-midi, le vice-président des États-Unis n’a pas vraiment parlé de sécurité — et n’a évoqué l’Ukraine, Poutine ou la Russie qu’en passant. […] Persuadé que « la principale menace [pour l’Europe vienne] de l’intérieur », ciblant les élites politiques et souhaitant faire sauter les cordons sanitaires érigés contre l’extrême droite en Allemagne, J. D. Vance a articulé pour la première fois la vision maximaliste de la Maison-Blanche de Donald Trump pour le continent : un changement de régime.
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