– Outil de recherche de références documentaires –
Uniquement les Articles
Les champs auteur(e)s & mots-clés sont cliquables. Pour revenir à la page, utilisez le bouton refresh ci-dessous.
filtre:
focusclimat solastalgie stress blues écoanxiété éco-anxiété
L’effondrement écologique est tout sauf un fantasme millénariste : c’est une réalité documentée, incontestable. Les émissions de CO2 continuent à augmenter au niveau mondial, la biodiversité animale et végétale est anéantie à un rythme toujours plus accéléré, le cycle de l’eau est profondément perturbé, les diverses formes de pollution continuent à transformer le monde entier en poubelle (notamment en poubelle à micro-plastiques), les points de bascule irréversibles sont atteints et franchis les uns après les autres, etc. Pas la peine de dresser ici une énième fois et dans le détail un tableau apocalyptique, on peut aller directement à la conclusion, qui est assez évidente : une partie de l’espèce humaine, la plus riche, la plus soumise à la folie productiviste et consumériste, la plus inconsciente, la plus égoïste, est en train de rendre la Terre inhabitable.
L'éco-anxiété est « une détresse psychologique (mal-être) découlant des inquiétudes face à la crise environnementale », rappelle l'Ademe qui note que ce phénomène « semble prendre une ampleur qui s’accentue ». L'agence y a consacré une étude, publiée en avril 2025, pour faire « un état des lieux de façon objectivée » sur le sujet (étude accessible en fin d'article).
Dernièrement, l’ADEME a publié une étude portant sur l’éco-anxiété en France. Dans notre pays, pas moins de 4,2 millions de citoyens sont fortement touchés par ce phénomène et certains s’exposent même à des risques psychopathologiques.
Ce sentiment de détresse face au changement climatique est l’un des risques psychosociaux auxquels un salarié peut aujourd’hui faire face. Même s’il s’étend, rares sont les entreprises à considérer sérieusement le sujet.
Si certains profils sont plus à risque, aucune catégorie de la population n’est épargnée par l’angoisse liée à la catastrophe environnementale en cours, selon une étude de l’Ademe.
Comment s'engager politiquement dans cette ère de destruction inouïe ? Le philosophe québécois Alain Deneault évoque l'écoangoisse qui nous saisit, et comment réorienter cette énergie vers l'action. Une piste ? Les biorégions.
La COP29 débute sa deuxième semaine en Azerbaïdjan avec, pour la deuxième année seulement, une journée dédiée à la santé à l’ère du changement climatique. L’intégrité physique est en jeu pour un nombre croissant de populations. La santé mentale en pâtit également et l’anxiété écologique fait désormais l’objet de nombreuses recherches. Entretien avec Hélène Jalin, psychologue clinicienne et doctorante chercheuse à l’université de Nantes, qui étudie le phénomène depuis son véritable essor, autour de 2017.
Le changement climatique fait non seulement des ravages sur la planète, mais aussi sur notre santé mentale. La vice-présidente du GIEC nous explique comment elle gère cette difficulté.
“Je ne sais pas comment vous faites pour tenir”. Un message que je reçois tous les jours en privé et parfois publiquement, depuis bientôt 4 ans et depuis que Bon Pote n’est plus anonyme. Lorsque je réponds à cette question, c’est toujours succinct.
En collaboration avec « Le Soir », le groupe d’experts « Psychologie et société », publie les premiers résultats du « baromètre de l’environnement », une grande enquête qui a pour objectif de mieux comprendre comment les Belges perçoivent les enjeux liés à la crise environnementale.
Bienvenue à la Wasserette ! Le temps de laver, sécher et plier leur linge, nos deux invités en profitent pour se livrer. Au programme (eco) de ce sixième épisode : l’éco-anxiété. Manon, étudiante de 23 ans, est éco-anxieuse depuis son enfance. Vinz, lui, a quitté sa profession de DJ et d’animateur radio pour un changement de métier radical. Il est aujourd’hui un vidéaste et militant très actif de la cause environnementale. Ces deux-là partagent de grandes inquiétudes quant à l’avenir de notre planète, mais ils gardent leur humour et leur envie d’agir.
Les climatologues souffrent-ils de l’indifférence autour de leur travail ? Iris Dion leur donne la parole dans la bande dessinée « Horizons climatiques », qui mêle vulgarisation scientifique et réflexions intimes.
Selon le rapport annuel du CESE - Conseil Economique, Social et Environnemental - publié en octobre 2023, 80 % des Français se disent « inquiets des conséquences du dérèglement climatique sur le monde » . Partant de ce constat, début février, quatre professionnels de la santé mentale ont été invités à échanger et livrer leur bilan et leurs recommandations aux sénateurs, sur l'éco-anxiété. Pierre-Eric Sutter, psychothérapeute et spécialiste de l’éco-anxiété, a participé à cette table ronde. Selon lui, l’éco-anxiété est un concept à part entière qu’on ne doit ni négliger ni dénigrer et qui devrait être posé comme une question de santé publique de premier ordre. Interview.
La colère pousse davantage les citoyens à agir pour l’environnement que l’éco-anxiété. C’est la conclusion d'une étude menée par une équipe de chercheurs de l'UCLouvain.
Vous connaissez sûrement Vinz, l'animateur vedette de Fun Radio et NRJ. Pourtant, vous ne savez peut-être pas qu'il y a deux ans, un changement radical a bouleversé sa vie, après une 'claque environnementale'. Pendant le confinement, il a pris le temps de lire le rapport complet du GIEC. De là est née une inquiétude grandissante, liée à l'éco-anxiété. C’est cette anxiété qui guide désormais Vinz vers une passion pour l’environnement, les autres, et les actions collectives. Il a lancé son propre média de vulgarisation scientifique "Limit", pour expliquer les enjeux climatiques.
Vous connaissez sûrement Vinz, l'animateur vedette de Fun Radio et NRJ. Pourtant, vous ne savez peut-être pas qu'il y a deux ans, un changement radical a bouleversé sa vie, après une 'claque environnementale'. Pendant le confinement, il a pris le temps de lire le rapport complet du GIEC. De là est née une inquiétude grandissante, liée à l'éco-anxiété. C’est cette anxiété qui guide désormais Vinz vers une passion pour l’environnement, les autres, et les actions collectives. Il a lancé son propre média de vulgarisation scientifique "Limit", pour expliquer les enjeux climatiques.
Contrairement à une idée reçue largement répandue, les personnes les plus âgées d'entre nous se sentent concernées par l'avenir de notre planète et ce qui attend les jeunes générations.
Climat qui dérape, agonie du vivant, millions de personnes durement touchées… Il y a de quoi avoir le bourdon. Camille Etienne, Lucie Lucas, Corinne Morel-Darleux et d’autres nous donnent leurs recettes pour retrouver de l’élan en cette heure cruciale pour notre avenir.
L'éco-anxiété est un phénomène qui touche 48% des jeunes entre 18 et 34 ans, selon une enquête Ipsos réalisée en mai 2023 en collaboration avec GoodPlanet Belgium et dont les résultats ont été publiés jeudi.
La planète brûle et les jeunes stressent, parfois plus que leurs parents. Pour tenter de régler ce que l’on nomme l’éco-anxiété, le psychologue Yvan-Marc Juillard, auteur d’un livre* sur la question, donne ses conseils.
Avec la campagne de sensibilisation «Tu flippes?», le mouvement On est prêt veut rendre visible l’éco-anxiété. Dans cet entretien à Vert, sa figure de proue et héroïne de la série Clem sur TF1, la comédienne Lucie Lucas revient sur des peurs «saines» dans un monde malade et appelle le cinéma à prendre la mesure de l’urgence.
Un chercheur Belge en proie à une éco-anxiété presque paralysante avait trouvé refuge auprès d’Eliza, un chatbot utilisant la technologie de ChatGPT. Mais au terme de six semaines d’échanges intensifs, il s’est donné la mort.
Crise économique, crise migratoire, dérèglement climatique, crise sanitaire, guerres, et plus récemment crise...
Dans cet épisode du podcast du « Monde » consacré au défi climatique, la pédopsychiatre Laelia Benoit revient sur l’écoanxiété et l’impact du réchauffement de la planète sur notre notre santé mentale. L’angoisse face au changement climatique porte un nom : l’écoanxiété. Elle concerne en France près de 80 % des jeunes et de très nombreux adultes. Comment faire pour ne pas être dévoré par cette inquiétude ? Pour ne pas paniquer en regardant sur Instagram la forêt amazonienne qui brûle et les koalas australiens qui meurent ? Comment ne pas sombrer dans la dépression alors que les choses n’avancent pas assez vite ?
Face à la crise climatique, l’écoanxiété peut devenir un moteur d’engagement, écrivent les auteurs de cette tribune. Les émotions, dont la colère, peuvent prendre une réelle tournure politique.
En 2021, un article du Lancet révélait que, sur 10 000 jeunes de 16 à 25 ans interrogés dans dix pays, la moitié déclarait que le changement climatique les rendait tristes, anxieux, en colère, impuissants et coupables.
L’angoisse liée à la crise climatique a désormais un nom : l’écoanxiété. Comment les jeunes vivent-ils en s’attendant au pire ? Pourquoi l’écoanxiété est-elle devenue un outil au service du pouvoir ? Comment les émotions peuvent-elles devenir une arme politique ? Les trois volets de notre enquête.
Thérapies, stages... Un business se développe autour de l’écoanxiété. Autant d’injonctions à prendre soin de soi, qui dépolitisent la question écologique. Pour les chercheurs, le pouvoir chercherait ainsi à rendre les opposants « inoffensifs ».
Dans le petit milieu universitaire de la recherche environnementale, exercer son métier est devenu un défi psychologique à part entière. Face aux vagues de « mauvaises nouvelles » scientifiques, à l’inaction générale et à la désinvolture des politiques, de plus en plus de chercheurs ne cachent plus leur anxiété. Bien souvent, celle-ci prend la forme d’un stress diffus mais permanent, encore mal compris par les hiérarchies concernées. Enquête.
Pour les militant écologistes, l’absence de réaction des politiques et l’atonie générale face à la catastrophe annoncée peuvent être source d’inquiétude, avec des conséquences bien réelles.
Des scientifiques de l’UCLouvain ont mené une importante étude dans 8 pays d’Europe et d’Afrique sur l’éco-anxiété, soit l’impact des changements climatiques sur notre bien-être psychologique. Résultats ? 1 personne sur 10 est fortement impactée psychologiquement par l’urgence climatique, via des troubles du sommeil, de la dépression ou des pleurs. Conclusion ? L’éco-anxiété entrave le bien-être d'une proportion importante de la population. Et lorsqu’elle est trop intense, elle coupe toute capacité d’action.
Several terms have been used to describe the negative mental health implications of environmental degradation, including ecological grief, solastalgia, climate and eco-anxiety. The American Psychological Association defines eco-anxiety as a “chronic fear of environmental doom”. Some psychiatrists describe this as an anticipated trauma or a “pre-traumatic stress disorder”.
Deux jours après l’ouverture de la COP26, les climatologues ne sont guère optimistes quant aux engagements qui seront pris par les États, à en croire un sondage publié le 1er novembre par la revue Nature.
A chaque rapport du GIEC, COP ou catastrophe écologique, des vagues de patients «éco-anxieux» déferlent dans les cabinets de psychothérapeutes sensibilisés à la question. Un état de fait qui pousse la discipline à l’introspection.
Une enquête récente, auprès d’un large échantillon de jeunes dans dix pays, révèle que 84 % d’entre eux sont « au moins modérément inquiets en raison du changement climatique » ; et que plus de la moitié ressentent des émotions négatives telles que la tristesse, la colère, l’impuissance ou la culpabilité. Enfin, plus de 45 % ont déclaré que ces sentiments négatifs à l’égard du changement climatique affectent leur vie quotidienne.
The World’s Next Big Problem Is That We’re Too Depressed and Traumatized to Fix All the Others
La COP 26 qui se tient du 31 octobre au 12 novembre sera un rendez-vous important pour l’avenir des futures générations d’adultes. Confrontées à de plus en plus de vagues de chaleur, d’inondations et de feux de forêts, et submergées d’informations sur une planète en pleine crise, celles-ci voient leur santé mentale décliner. Témoignages.
abs_empty
Nous sommes tous concernés par le changement climatique, car nous sommes tous à risque lors de certains épisodes extrêmes, comme les canicules par exemple. Les effets nous semblent être surtout physiologiques : on dort mal, on est fatigué… en réalité, derrière ces effets biologiques, les conséquences sont aussi psychologiques, car le corps est soudainement soumis à un stress, ce qui augmente la probabilité de développer un trouble psychiatrique.
Le sentiment d’impuissance, en particulier durant la pandémie et la crise écologique que nos sociétés traversent, est une expérience commune qui pourrait bien constituer le symptôme de notre temps.
![]()

