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collapsologie
À bord de la Station spatiale internationale, les systèmes de support de vie ne sont pas un sujet parmi d’autres, ils conditionnent tout le reste. Composition de l’air, température, pression, hygrométrie, nourriture, recyclage des matières, etc. : tout paramètre vital est surveillé en continu, et au moindre écart, la mission est mise sur pause et rétablir les conditions de survie devient l’unique priorité. Le parallèle avec la Terre est patent : elle aussi a ses systèmes de support de vie (les biomes, l’hydrosphère, le climat…) sans lesquels elle serait inhabitable. Or, les activités humaines dégradent ces systèmes à un rythme effréné.
Récemment, des chercheurs britanniques et étasuniens ont mené une étude majeure démontrant que des catastrophes biologiques d’ampleur se produisent lorsque le rythme des changements environnementaux dépasse la vitesse d’adaptation biologique des espèces. Dans le cadre de leurs travaux, les scientifiques ont analysé des grandes crises qui se sont déroulées lors des 450 derniers millions d’années.
And why when we do see it, we fail to act.
Collection Entraide et Crises : Rapport global "Reconnaître et renforcer ces liens qui nous sauvent"
(07/07) - Véronique de Geoffroy,Pablo Servigne,Lorsqu’une crise survient – et d’autant plus que les secours sont débordés –, un phénomène massif et systématique émerge : les personnes touchées s’entraident spontanément. Soixante-dix ans de recherche le confirment, et pourtant il reste invisible dans les doctrines, les plans et les formations qui organisent la gestion de crise. Ce rapport le documente à partir de six études de terrain (La Roya, Tchad, Australie, Ukraine, Briançon, La Réunion) et six webinaires, ainsi que d’un corpus de près de 300 références académiques. Ses résultats principaux : l’entraide émerge toujours, quelque soit la crise ; elle précède les secours institutionnels ; elle peut prendre diverses formes en fonction du rapport des habitants aux institutions et de leur degré de préparation ; avec le temps, elle se structure, ou bien s’épuise, selon la qualité des liens préexistants entre habitants ainsi que de leur articulation avec les institutions. Ces dernières, quant à elles, en ne nommant pas ces phénomènes d'entraide, ne peuvent n
Dix jours de canicule en juin nous laissent collectivement traumatisés. Trop de souffrance, de deuils, de morts, mais aussi d’inconséquence et d’inanité du débat politique concernant les leçons à tirer, les ruptures à mettre en œuvre et les processus législatifs à enclencher pour prévenir l’effondrement. La douleur a été incommensurable : hôpitaux submergés, soignants exténués, patients à même le sol pour des hyperthermies, des malaises cardiaques, des insuffisances respiratoires…
Quelles seront nos conditions d’existence dans vingt-cinq ans et quelle sera l’habitabilité humaine à Thessalonique, en Laponie ou à Rennes ? A quoi ressemblerait notre vie quotidienne, en 2049, sur une Terre qui franchirait les principaux points de basculement ? Fort de savoirs actualisés, ce séminaire de Nathanaël Wallenhorst, qui s’est tenu à Paris le 19 mai 2026, anticipe d’une façon concrète ce que pourrait être 2049 pour les écosystèmes, le climat et la société. Aurons-nous toujours des saisons en 2049 ? De quoi sera faite notre alimentation ? Quels seront nos loisirs ? Climat, eau, santé et migrations, Nathanaël Wallenhorst raconte notre quotidien dans ce futur proche si rien ne change.
Dans la foulée de l'encyclique du pape Léon consacrée à la question, Laetitia Pouliquen et Étienne de Rocquigny lancent deux parcours pour aider les décideurs face aux rapides bouleversements technologiques. "Entre les accélérationnistes, idéologues purs et durs qui affirment que le salut viendra par la Tech, et les collapsologues qui assènent que l'on court à la catastrophe, nous pensons qu'il est possible d'utiliser l'IA de manière éthique et appropriée."
Et si le monde fossile était plus fragile qu’on ne le pensait ? Et si le début de son repli précipitait son effondrement chaotique ?
While the term “Anthropocene” is well established across scientific disciplines and social spheres, interpretations are diverse. Taking account of the 2024 rejection by a geological commission to accept the Anthropocene as a geological epoch and the related scientific debate, here we offer a future-oriented perspective from the viewpoint of Earth system science. We describe different pathways in the Anthropocene up to the year 3,000, systematically characterizing them according to impacts and causes. We discuss the enormous global consequences of anthropogenic pressures on the Earth system and quantify the corresponding long-term commitment to change. Regarding the causes, we conservatively explore best-case and middle-of-the road emission scenarios, in combination with climate sensitivities drawn from within the IPCC likely range. We also discuss implications for Earth system resilience that could result in what we call worst case scenarios for Anthropocene outcomes. We conclude that, beyond the slow pace of
Il y a un paradoxe au cœur de la crise que nous vivons. La plupart des gens savent — à des degrés divers — que quelque chose ne va pas. Que le climat se dérègle. Que les inégalités explosent. Que les ressources s’épuisent. Que le système financier est fragile. Que la biodiversité s’effondre. Et pourtant, la grande majorité continue de vivre comme si tout allait continuer comme avant. Continue d’acheter, de planifier, d’investir dans un futur qui ressemblerait au présent. Continue de regarder ailleurs quand les chiffres deviennent trop alarmants. Ce n’est pas de la stupidité. Ce n’est pas non plus de la mauvaise foi — dans la plupart des cas. C’est du déni. Et le déni mérite d’être compris avant d’être jugé.
Une équation mathématique empruntée à la physique des verres et des matériaux amorphes vient de reproduire 12 000 ans de croissance démographique humaine avec un seul paramètre. Publiée dans Chaos, Solitons & Fractals, cette étude revisite aussi la prédiction la plus inquiétante de la démographie : si la capacité de charge de la Terre chutait brutalement à 2 milliards de personnes, l’humanité pourrait être réduite de moitié d’ici 2064.
Traduction IA - Au cours des dernières années, j'ai observé avec une attention croissante une profonde transformation psychologique au sein de la culture moderne. Dans de nombreux espaces, le cynisme, la conscience de l'effondrement, l'ironie et le désespoir existentiel sont devenus normalisés — non plus simplement comme des réactions émotionnelles à l'instabilité, mais comme des marqueurs d'intelligence, de réalisme et de sophistication psychologique. Après des décennies consacrées à critiquer la positivité toxique, la manipulation institutionnelle, l'optimisme forcé et le contournement spirituel, de nombreuses sociétés ont dérivé vers une pathologie opposée. Ce qui avait commencé comme un rejet légitime de la malhonnêteté émotionnelle s'est progressivement durci en une culture de négation permanente, où le manque d'espoir est confondu avec la profondeur, la suspicion avec la sagesse, et le désespoir lui-même devient un refuge pour ceux qui peinent à naviguer dans la fragmentation, la désillusion et
L’humanité vit-elle à crédit sur une planète dont le coffre-fort est déjà vide ? Si la question semble familière, une étude couvrant deux siècles de données démographiques vient d’apporter une réponse d’une brutalité scientifique inédite. Selon les chercheurs de l’université Flinders, nous avons déjà franchi le point de non-retour de la durabilité, masquant notre chute par une dépendance toxique aux énergies fossiles. Pour que chaque être humain vive dignement sans détruire son propre foyer, la population mondiale devrait être divisée par trois. Un constat vertigineux qui place notre civilisation face à un mur biologique que nous ne pourrons plus contourner très longtemps.
How Cynicism Became the New Psychological Performance
Commençons par une chose importante : penser à soi est une bonne chose. C'est même rationnel. Dans un monde de plus en plus stressant, oppressant, incertain, vouloir préserver son confort, se faire plaisir, protéger sa famille, c'est sain. Personne ne devrait être culpabilisé pour ça. Ni par les militants, ni par les politiques, ni par personne. Cet article est pour vous. Pas pour la planète, pas pour les générations futures. Pour vous, maintenant, demain, concrètement. Je vais vous montrer que la meilleure stratégie égoïste est probablement celle que personne ne vous vend et pourquoi on vous en éloigne.
Je sais exactement où tu es assis(e) en ce moment. Tu regardes un graphique des températures de surface de l’Atlantique Nord, observant une ligne rouge s’envoler vers un territoire inconnu et terrifiant. Encore une donnée horrible qui confirme ce que tu sais déjà. Tu ressens cette chute familière et creuse dans ton estomac en prenant conscience de la réalité biophysique : les systèmes de la planète se désagrègent.
A Letter to the Newly Awake. I know exactly where you are sitting right now. You are staring at a chart of North Atlantic sea surface temperatures, watching a red line spike into uncharted, terrifying territory. Yet another horrible data point proving what you already know. You feel a familiar, hollow drop in your stomach as you register the biophysical reality: the planet’s systems are unraveling.
Les recherches s’accumulent sur la capacité de survie des êtres humains face aux températures thermomètre-mouillé. Un problème qui devient de plus en plus concret avec le réchauffement climatique, malgré le déni écologique international actuel. Pendant que nous avons les yeux rivés sur le Moyen-Orient, les USA vient de connaître le mois de mars le plus chaud de leur histoire (sur 132 ans de mesure), qui est aussi le mois individuellement « le plus anormalement chaud » par rapport aux moyennes climatiques.
Les recherches s’accumulent sur la capacité de survie des êtres humains face aux températures thermomètre-mouillé. Un problème qui devient de plus en plus concret avec le réchauffement climatique, malgré le déni écologique international actuel. Pendant que nous avons les yeux rivés sur le Moyen-Orient, les USA vient de connaître le mois de mars le plus chaud de leur histoire (sur 132 ans de mesure), qui est aussi le mois individuellement « le plus anormalement chaud » par rapport aux moyennes climatiques.
Et vous, qui appelleriez-vous en premier lors d'une catastrophe ? Dans son nouveau livre intitulé Le réseau des tempêtes, le collapsologue Pablo Servigne plaide pour un élargissement de nos liens sociaux comme seul rempart face aux crises qui s'annoncent. Entretien.
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