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Après les catastrophes écologiques de l’été et leurs effets sur nos vies, l’idée selon laquelle notre civilisation pourrait s’effondrer connaît un regain d’intérêt. Revenue en force depuis les années 2010, elle a pourtant été beaucoup critiquée.
Dans une série documentaire, le journaliste Jean-Robert Viallet retrace deux siècles d’industrialisation à outrance à des fins économiques, à contre-courant des alertes scientifiques face au réchauffement climatique.
Regional Resilience and Vulnerability to Global Catastrophic Risk
What places on Earth are most resilient to global catastrophic risk (GCR)? We provide the first study of what locations are more resilient against the impacts of nuclear war, near-Earth objects, large-magnitude volcanic eruptions, large-scale cyberattacks, high altitude electromagnetic pulse, geomagnetic storms and pandemics. This shows there is no place on Earth which is resilient against all kinds of GCR. Australia shows resilience across the widest range of GCR scenarios in the literature we reviewed, but even for it, continued international cooperation and trade are essential. Across the different risks, common resilience factors that show up most are geographic isolation (e.g. islands), self-sufficiency (especially in food production), high governance quality (more democratic and lower inequality) and decentralization to mitigate single point catastrophic failures (e.g. impacting trade or food supply). Many of these factors stand in tension with each other and trade-offs are required to balance between d
Pour la sociologue Monique Pinçon-Charlot, la crise climatique ne relève pas d’une responsabilité collective indistincte. Elle découle d’un système qui concentre les richesses, alourdit les émissions des plus fortunés et transforme jusqu’à la catastrophe écologique en opportunité de profit.
À bord de la Station spatiale internationale, les systèmes de support de vie ne sont pas un sujet parmi d’autres, ils conditionnent tout le reste. Composition de l’air, température, pression, hygrométrie, nourriture, recyclage des matières, etc. : tout paramètre vital est surveillé en continu, et au moindre écart, la mission est mise sur pause et rétablir les conditions de survie devient l’unique priorité. Le parallèle avec la Terre est patent : elle aussi a ses systèmes de support de vie (les biomes, l’hydrosphère, le climat…) sans lesquels elle serait inhabitable. Or, les activités humaines dégradent ces systèmes à un rythme effréné.
Récemment, des chercheurs britanniques et étasuniens ont mené une étude majeure démontrant que des catastrophes biologiques d’ampleur se produisent lorsque le rythme des changements environnementaux dépasse la vitesse d’adaptation biologique des espèces. Dans le cadre de leurs travaux, les scientifiques ont analysé des grandes crises qui se sont déroulées lors des 450 derniers millions d’années.
Compte tenu des événements météorologiques violents que nous subissons, inondations, canicules à répétition, … à moins d'être borné il n'est plus possible de nier la réalité du dérèglement du climat de la planète. La théorie n'est pas nouvelle car le réchauffement planétaire a été matérialisé par plusieurs auteurs, puis modélisé, dès 1896, par Svante Arrhenius. Mais, c'est seulement vers 1950 que les perfectionnements des méthodes de mesure ont permis de quantifier la concentration de dioxyde de carbone 1 (CO2) dans l'atmosphère terrestre et de mettre en évidence les conséquences de son influence sur le réchauffement du climat.
And why when we do see it, we fail to act.
Collection Entraide et Crises : Rapport global "Reconnaître et renforcer ces liens qui nous sauvent"
(07/07) - Véronique de Geoffroy,Pablo Servigne,Lorsqu’une crise survient – et d’autant plus que les secours sont débordés –, un phénomène massif et systématique émerge : les personnes touchées s’entraident spontanément. Soixante-dix ans de recherche le confirment, et pourtant il reste invisible dans les doctrines, les plans et les formations qui organisent la gestion de crise. Ce rapport le documente à partir de six études de terrain (La Roya, Tchad, Australie, Ukraine, Briançon, La Réunion) et six webinaires, ainsi que d’un corpus de près de 300 références académiques. Ses résultats principaux : l’entraide émerge toujours, quelque soit la crise ; elle précède les secours institutionnels ; elle peut prendre diverses formes en fonction du rapport des habitants aux institutions et de leur degré de préparation ; avec le temps, elle se structure, ou bien s’épuise, selon la qualité des liens préexistants entre habitants ainsi que de leur articulation avec les institutions. Ces dernières, quant à elles, en ne nommant pas ces phénomènes d'entraide, ne peuvent n
Dix jours de canicule en juin nous laissent collectivement traumatisés. Trop de souffrance, de deuils, de morts, mais aussi d’inconséquence et d’inanité du débat politique concernant les leçons à tirer, les ruptures à mettre en œuvre et les processus législatifs à enclencher pour prévenir l’effondrement. La douleur a été incommensurable : hôpitaux submergés, soignants exténués, patients à même le sol pour des hyperthermies, des malaises cardiaques, des insuffisances respiratoires…
Quelles seront nos conditions d’existence dans vingt-cinq ans et quelle sera l’habitabilité humaine à Thessalonique, en Laponie ou à Rennes ? A quoi ressemblerait notre vie quotidienne, en 2049, sur une Terre qui franchirait les principaux points de basculement ? Fort de savoirs actualisés, ce séminaire de Nathanaël Wallenhorst, qui s’est tenu à Paris le 19 mai 2026, anticipe d’une façon concrète ce que pourrait être 2049 pour les écosystèmes, le climat et la société. Aurons-nous toujours des saisons en 2049 ? De quoi sera faite notre alimentation ? Quels seront nos loisirs ? Climat, eau, santé et migrations, Nathanaël Wallenhorst raconte notre quotidien dans ce futur proche si rien ne change.
Dans la foulée de l'encyclique du pape Léon consacrée à la question, Laetitia Pouliquen et Étienne de Rocquigny lancent deux parcours pour aider les décideurs face aux rapides bouleversements technologiques. "Entre les accélérationnistes, idéologues purs et durs qui affirment que le salut viendra par la Tech, et les collapsologues qui assènent que l'on court à la catastrophe, nous pensons qu'il est possible d'utiliser l'IA de manière éthique et appropriée."
Et si le monde fossile était plus fragile qu’on ne le pensait ? Et si le début de son repli précipitait son effondrement chaotique ?
Cet article rapporte la difficulté du secteur manufacturier en Grande Bretagne à faire face à l’augmentation du cout de l'énergie. Dans l'ombre de cet article apparait ce qui sera la réalité à un moment donné, sans pétrole bon marché, l'industrie manufacturière ne peut pas fonctionner dans les conditions actuelles. Le contrat social sera rompu et il faudra réinventer une manière de vivre ensemble. La situation en Grande Bretagne est peut-être exacerbée par le Brexit et la situation insulaire mais elle est l'avant-poste de ce qui attend une bonne part du monde industrialisé, à moins de relancer le charbon avec toutes les conséquences sur le dérèglement climatique et la santé des personnes que nous connaissons.
Four months into US oil blockade, Cubans see island drained as state electric company fights to provide even a few hours of power a day Ruaridh Nicoll in Havana - The doctor called from the darkness, a shadowy figure sitting on the stoop of his apartment building. “I want to tell you we’ve been four days without light,” he said. “And without electricity, water is also a problem. And there are mosquitoes everywhere.”
While the term “Anthropocene” is well established across scientific disciplines and social spheres, interpretations are diverse. Taking account of the 2024 rejection by a geological commission to accept the Anthropocene as a geological epoch and the related scientific debate, here we offer a future-oriented perspective from the viewpoint of Earth system science. We describe different pathways in the Anthropocene up to the year 3,000, systematically characterizing them according to impacts and causes. We discuss the enormous global consequences of anthropogenic pressures on the Earth system and quantify the corresponding long-term commitment to change. Regarding the causes, we conservatively explore best-case and middle-of-the road emission scenarios, in combination with climate sensitivities drawn from within the IPCC likely range. We also discuss implications for Earth system resilience that could result in what we call worst case scenarios for Anthropocene outcomes. We conclude that, beyond the slow pace of
Entre 2001 et 2025, 40 % des hirondelles rustiques ont disparu de France. Pas à cause d’un virus, d’un prédateur ou d’une catastrophe naturelle. À cause de nos travaux de rénovation. Le même chantier qui permet de réduire la facture de chauffage d’une famille française condamne, à quelques centimètres de là, un nid construit depuis des générations.
Il y a un paradoxe au cœur de la crise que nous vivons. La plupart des gens savent — à des degrés divers — que quelque chose ne va pas. Que le climat se dérègle. Que les inégalités explosent. Que les ressources s’épuisent. Que le système financier est fragile. Que la biodiversité s’effondre. Et pourtant, la grande majorité continue de vivre comme si tout allait continuer comme avant. Continue d’acheter, de planifier, d’investir dans un futur qui ressemblerait au présent. Continue de regarder ailleurs quand les chiffres deviennent trop alarmants. Ce n’est pas de la stupidité. Ce n’est pas non plus de la mauvaise foi — dans la plupart des cas. C’est du déni. Et le déni mérite d’être compris avant d’être jugé.
Une équation mathématique empruntée à la physique des verres et des matériaux amorphes vient de reproduire 12 000 ans de croissance démographique humaine avec un seul paramètre. Publiée dans Chaos, Solitons & Fractals, cette étude revisite aussi la prédiction la plus inquiétante de la démographie : si la capacité de charge de la Terre chutait brutalement à 2 milliards de personnes, l’humanité pourrait être réduite de moitié d’ici 2064.
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