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Des millions de volailles mortes de chaud, un risque accru d’incendie pendant les moissons, des fruits cuits sur pied… Depuis dimanche 5 juillet, la France est traversée par une nouvelle vague de chaleur, la troisième, déjà, depuis le début de la canicule mi-mai. Ces épisodes précoces et rapprochés fragilisent élevages et cultures, forçant les agriculteurs à trouver des solutions d'urgence pour s’adapter.
L’Allemagne a enregistré environ 5100 décès liés à la chaleur lors de la canicule qui a frappé l’Europe occidentale fin juin, selon les chiffres dévoilés jeudi par l’Institut Robert Koch (RKI). Les journées caniculaires comprises entre le 22 et le 28 juin ont été particulièrement meurtrières, avec 4310 décès.
La dernière vague de chaleur a entraîné une surmortalité inédite en Belgique, 1700 morts de plus. La Wallonie et Bruxelles sont particulièrement touchées. Plus que prévu…
Record en Europe de l'Ouest, surmortalité en Belgique et océans plus chauds : Copernicus détaille les marqueurs d'un mois de juin hors norme.
Des milliers de décès ont été liés à cette envolée des températures, principalement en France, en Espagne et en Belgique, et plus des deux tiers des Européens – soit 410 millions de personnes – ont subi des températures dépassant les 35 °C pendant la vague de chaleur du 15 au 30 juin.
Provoquée par un anticyclone au large du Portugal et des îles britanniques, la chaleur s’est installée lundi dans une large partie du territoire, avec des valeurs allant jusqu’à 38 °C, voire 40 °C, dans le Sud-Ouest et le Languedoc. Le troisième épisode caniculaire de l’année s’annonce intense et durable, probablement autour d’une douzaine de jours.
Le chercheur Julien Ruffault estime, dans un entretien au « Monde », que les politiques d’aménagement du territoire sont essentielles pour tenter de s’adapter à des saisons des feux rendues plus intenses, plus longues et plus extrêmes par le réchauffement.
Une semaine de canicule, tel que nous l’avons vécue, inquiète. Mais projetons-nous en 2036, dans dix ans. Deux mois de canicule extrême feraient basculer le pays dans une réalité tout autre. Ce ne serait plus un simple épisode météo, ni même une anomalie saisonnière. Ce serait une crise générale, lente et implacable : sanitaire, urbaine, énergétique, forestière, agricole et sociale. La chaleur deviendrait une contrainte permanente, une pression continue exercée sur les corps, les bâtiments, les transports, les hôpitaux, les forêts et l’ensemble des infrastructures.
Barcelone a enregistré mercredi un record absolu de température, à 40,5°C dans les hauteurs de la ville, ont annoncé les services météorologiques régionaux, battant le précédent record de 40°C enregistré en juillet 2024.
Les fortes chaleurs, qui fragilisent le matériel ferroviaire, contraignent une nouvelle fois la compagnie à revoir à la baisse son trafic jusqu’à jeudi.
La Belgique a compté 1747 décès de plus qu’attendu entre le jeudi 18 juin et mercredi 1er juillet 2026. C’est 47,8% de plus que la normale. La faute à la vague de chaleur que nous avons connue. La Wallonie a été la région la plus durement touchée, avec une surmortalité de 76%. Et cette vague de chaleur n’a pas touché que les personnes âgées : on constate une surmortalité de 61,3% chez les personnes âgées de 15 à 64 ans.
Pour le ministre wallon de la Santé Yves Coppieters, les chiffres de surmortalité pendant la vague de chaleur de fin juin publiés mercredi par Sciensano sont "préoccupants".
Nathanaël Wallenhorst : «Les pics caniculaires iront jusqu’à 55 degrés en 2049 si on ne change rien»
(07/07) - Nathanaël Wallenhorst,Le chercheur en sciences de l’environnement appelle à mettre en place de toute urgence des mesures d’«atténuation» du réchauffement climatique au lieu de parler de capacités d’«adaptation». […] Conclusion : sans un changement radical de nos modes de production et de consommation, l’horizon qu’il décrit est tout simplement apocalyptique.
Une hausse de 30 % de la mortalité en une semaine : c’est le bilan provisoire de la canicule survenue fin juin. Entre l’augmentation des risques d’AVC et l’aggravation des maladies chroniques, il pourrait encore s’alourdir dans les prochaines semaines.
Le nombre de décès en France a augmenté de presque 30 % au cours des jours de canicule record des semaines dernières qui ont frappé l’Europe, selon les autorités sanitaires. Plus de 2 000 décès supplémentaires ont notamment été enregistrés, les personnes âgées de 65 ans et plus étant les plus touchées. Ces chiffres soulignent la manière dont le réchauffement climatique affecte directement les populations européennes dans ce qui pourrait être l’année la plus chaude jamais enregistrée sur le continent.
Les signataires du texte, publié dans les colonnes du «Monde» lundi 6 juillet, dénoncent «l’emprise de l’industrie fossile» et «l’inconséquence» «du débat politique».
Après des années d’atonie, le mouvement pour le climat renaît-il de ses cendres ? Les récentes canicules ont créé un sursaut de mobilisation dans de nouvelles catégories de la population, en particulier sur l’enjeu de l’adaptation.
Les records de température tombent les uns après les autres. En Belgique comme dans une grande partie de l'Europe, la canicule s'installe plus tôt, plus longtemps et plus intensément. Face à cette nouvelle réalité, nous sommes appelés à adapter nos bâtiments, nos habitudes… et parfois nos équipements.
Dix jours de canicule en juin nous laissent collectivement traumatisés. Trop de souffrance, de deuils, de morts, mais aussi d’inconséquence et d’inanité du débat politique concernant les leçons à tirer, les ruptures à mettre en œuvre et les processus législatifs à enclencher pour prévenir l’effondrement. La douleur a été incommensurable : hôpitaux submergés, soignants exténués, patients à même le sol pour des hyperthermies, des malaises cardiaques, des insuffisances respiratoires…
Pour les scientifiques du World Weather Attribution, qui analysent le rôle du changement climatique dans les phénomènes météorologiques extrêmes, la vague de chaleur actuelle est directement liée au réchauffement causé par les émissions humaines de gaz à effet de serre. Une nouvelle alerte, qui confirme que ces épisodes extrêmes sont amenés à se multiplier et à s’intensifier avec le dérèglement climatique.
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