Jean-Baptiste Fressoz

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calotte glaciaire

2025

L’avenir de l’Antarctique au-delà de 2100 inquiète : des émissions élevées entraîneront une perte de glace majeure à long terme. Une étude publiée le 05 décembre 2025 dans Nature Communications avertit que le destin de la calotte glaciaire antarctique, le plus grand réservoir de glace d’eau douce de la planète, jouera un rôle décisif dans l’élévation future du niveau de la mer.
Au fond de la mer de Scotia, dans les eaux glaciales qui entourent l’Antarctique, des carottes de sédiments viennent de révéler un secret vieux de 130 000 ans. Ce que les chercheurs y ont trouvé remet en question notre compréhension du plus grand courant océanique de la planète et suggère que notre climat pourrait basculer d’une manière que personne n’avait anticipée. Car contrairement à ce que l’on pensait, cette gigantesque bande transporteuse d’eau froide n’a jamais été aussi stable qu’elle en avait l’air.
Les océans nous permettent de respirer, absorbent le CO2 et régulent le climat mais aujourd’hui ils sont en danger. Le réchauffement des océans impacte la biodiversité marine mais aussi les phénomènes météorologiques extrêmes.
Et si notre Planète approchait d’un point de non-retour ? À mesure que la Terre se réchauffe, des systèmes entiers (des calottes glaciaires aux forêts tropicales) risquent de changer de manière irréversible. Ces « points de basculement » pourraient transformer le visage du monde tel que nous le connaissons. Mais faut-il pour autant céder au fatalisme ?
Une catastrophe silencieuse d’une ampleur inouïe vient d’être révélée sous les glaces du Groenland. En 2014, une inondation souterraine d’une puissance phénoménale a libéré 90 milliards de litres d’eau, perforant la calotte glaciaire sur près de 91 mètres d’épaisseur. Cette découverte, qui a pris les scientifiques par surprise, bouleverse notre compréhension des mécanismes cachés qui régissent la fonte des glaces arctiques et pourrait redéfinir les prévisions climatiques mondiales.
Une équipe de scientifiques, en partie financée par l'Agence spatiale européenne (ESA), a découvert qu'un lac sous-glaciaire du Groenland s'était vidé en remontant et en fracturant la surface de la calotte glaciaire, a annoncé mercredi l'ESA en parallèle de la publication de cette recherche dans la revue Nature Geoscience. Ces nouvelles découvertes apportent un éclairage sur le potentiel destructeur de l'eau fondue stockée sous la calotte glaciaire.
La fonte des calottes glaciaires aggrave la hausse du niveau de la mer de manière plus importante que ce qui était anticipé jusqu’à présent, alerte une nouvelle étude scientifique.
Une étude révèle l'existence de tremblements de glace sous la calotte glaciaire du Groenland. Voici pourquoi c'est important.

2024

La calotte glaciaire du Groenland a perdu 563 miles cubes de glace entre 2010 et 2023. Une vidéo basée sur des données de la NASA et de l’ESA montre cette fonte en moins de 30 secondes. La fonte du Groenland est un des principaux contributeurs à l’élévation du niveau des mers dans le monde.
La fonte des calottes glaciaires est probablement largement sous-estimée, affirme une étude publiée ce mardi 25 juin dans la revue Nature Geoscience. Car l’eau de mer s’infiltre sous les glaces terrestres, accélérant leur disparition.
Le changement climatique et la fonte de la calotte glaciaire qu'il occasionne, provoquent le ralentissement de la rotation de la terre sur son axe. Si bien que le changement climatique a aussi un impact sur le temps, ressort-il d'une étude publiée par la revue Nature mercredi.

2023

La fonte des glaces de l'Antarctique occidental devrait s'accélérer considérablement au cours des prochaines décennies et pourrait augmenter le niveau des mers, même si le monde respecte ses engagements pour limiter le réchauffement climatique, selon une étude publiée lundi 23 octobre.
Selon une étude, la calotte glaciaire du Groenland est arrivée à la moitié d'un point de basculement qui pourrait provoquer la fonte de sa partie sud. Une disparition de l'inlandsis augmenterait de sept mètres le niveau des mers.
Depuis le début du XXIᵉ siècle, les calottes glaciaires du Groenland et de l’Antarctique ont perdu plus de 500 milliards de tonnes… soit six piscines olympiques chaque seconde pendant 8 451 jours. Publiée le 14 février dans la revue Nature Communication, une étude démontre que la contribution de ces étendues blanches à la montée du niveau des océans a été sous-estimée. Jusqu’à présent, les modèles climatiques s’appuyaient exclusivement sur l’effet de la hausse des températures de l’air sur la glace. Seulement, (...)
Une étude alerte sur l'imminence d'un emballement de la fonte des calottes polaires et du relèvement du niveau marin.
Mercredi 18 janvier, une nouvelle étude scientifique concernant le Groenland a été publiée. Celle-ci souligne que la partie la plus haute de la calotte glaciaire de cette région a battu des records de températures dans la décennie allant de 2001 à 2011.
L'effondrement de la calotte glaciaire de l'Antarctique occidental - qui pourrait causer une montée des océans...

2022

Disparition de la calotte glaciaire du Groenland, mort des récifs coralliens… Les points de bascule climatique sont nombreux et pourraient intervenir dès 1,5 °C de hausse de la température mondiale, alertent des scientifiques.
Des géophysiciens américains révèlent pour la première fois l’existence d’un système profond d’eaux souterraines en Antarctique occidentale. Comprendre l’influence de ce gigantesque réservoir sur le comportement de la calotte glaciaire sera essentiel pour prévoir l’évolution du continent blanc dont la glace fond à toute allure.
Une étude publiée dans la prestigieuse revue Science relate la mise au jour d'un gigantesque réservoir d'eau souterrain sous la calotte glaciaire de l'Antarctique occidental. Une découverte qui pourrait bouleverser l'estimation des conséquences du changement climatique.
La calotte glaciaire orientale de l’Antarctique, l’un des endroits les plus froids sur Terre, a connu ces derniers jours un épisode de chaleur sans précédent. Le thermomètre affichait des températures de 40°C au-dessus de la moyenne.
Le réchauffement climatique est particulièrement alarmant dans l’Arctique, où il est survenu ces dernières décennies à un rythme trois voire quatre fois supérieur au reste de la planète, selon les dernières études scientifiques.
Le philosophe Olivier Remaud donne une autre perspective sur les icebergs dans son dernier livre Penser comme un iceberg (Actes Sud). Son travail sur ce qui se révèle être bien plus que des simples blocs de glace à la dérive, conduit à repenser ce qu’est le vivant et les différentes échelles d’interactions existantes dans la nature entre les écosystèmes et ceux qui les habitent.

2021

Dans l'espoir de mieux comprendre ce qui attend l'Antarctique pour les années à venir, les chercheurs ont une nouvelle fois interrogé le passé. Leur objectif : révéler comment la glace a réagi à des changements climatiques il y a plusieurs millions d'années. Et ils ont découvert que l'Antarctique pourrait être plus vulnérable au réchauffement climatique anthropique qu'ils ne le pensaient jusqu'alors.
Selon de nouveaux travaux basés sur l’étude de sédiments marins et soutenus par un ensemble grandissant de preuves, la désintégration partielle de la calotte glaciaire de l’Antarctique pourrait se jouer en ce moment même. Les résultats sont publiés dans la revue scientifique Nature Communications ce 18 novembre.
Le changement climatique est l'une des préoccupations majeures auxquelles le monde moderne est confronté aujourd'hui. Des émissions de carbone à la hausse des températures et à la fonte des calottes glaciaires, le changement climatique affecte notre planète de plusieurs manières. Et il existe également un grand nombre d'effets secondaires qui vont beaucoup plus loin que nous ne le pensons. L'un de ces effets secondaires est l'impact sur le cycle de l'eau.
Le monde sous-estime les conséquences géologiques du réchauffement climatique, qui pourrait déclencher des tremblements de terre et des tsunamis catastrophiques alors que la fonte des calottes glaciaires réduit le poids de la croûte sous-jacente et déclenche une intense activité sismique, prévient un éminent scientifique
Cet épisode pluvieux intervient alors que des températures inhabituelles de plus de 20 °C ont été enregistrées dans le nord du Groenland pendant l’été.
Une vague de chaleur au Groenland, avec des températures plus de dix degrés supérieures aux normales saisonnières, a provoqué cette semaine un épisode de fonte "massive" de la calotte glaciaire groenlandaise, ont averti des glaciologues.
Le texte est sans ambiguïté sur le seuil de dangerosité à ne pas franchir: aller au-delà de 1,5°C entraînera "progressivement, des conséquences graves, pendant des siècles, et parfois irréversibles". Entre autres phénomènes, la dislocation des calottes glaciaires du Groenland et de l'Antarctique serait en effet irréversible à l'échelle historique des temps. Or, la disparition des glaciers menacés dans ces régions (pour certains glaciologues, le processus est engagé et ne s'arrêtera pas) ferait monter le niveau des océans de 13 mètres environ, dans les siècles à venir.
Le carbone noir, nom donné aux particules polluantes provenant notamment du fioul lourd qui propulse les navires, se retrouve sur la calotte glaciaire de l'Arctique et contribue à l'accélération de sa fonte.
Comme si la fonte de l’inlandsis groenlandais ne se suffisait pas à elle-même, de récentes analyses de l’eau qui s’en échappe ont montré que cette dernière était étonnamment riche en mercure. Les tenants et aboutissants de ces observations ont paru le 24 mai dernier dans la revue Nature.
Plusieurs récentes études révèlent que la fonte accélérée d’une partie de la calotte glaciaire au Groenland, notamment à l’Ouest, est désormais quasi irréversible. Ces zones menacent en effet de ne plus se régénérer.
Scientists say ice equivalent to 1-2 metres of sea level rise is probably already doomed to melt
Températures moyennes, records de chaleur, émissions et concentrations de CO2 et de méthane, dégel du pergélisol, fonte des banquises et des calottes glaciaires, hausse du niveau de la mer, tempêtes, acidification des océans, courants marins, forêts, sols, biodiversité, incendies, sécheresses, inondations, déplacements de populations… Tour d’horizon d’une Terre en surchauffe.
C’est une tendance observée depuis quelques années et une étude parue dans la revue Nature la confirme. Le Gulf Stream, ce courant océanique qui régule le climat, en particulier dans l’hémisphère nord, ralentit de façon très inquiétante. Du jamais vu depuis 1000 ans.
La calotte glaciaire qui couvre l'ensemble du Groenland depuis les deux derniers millions d'années a potentiellement déjà disparu dans son entièreté auparavant, sous un climat plus chaud, de l'ordre de 1 à 2°C par rapport aux niveaux pré-industriels, selon une étude internationale à laquelle a participé le laboratoire de glaciologie de l'ULB. Ce constat se base sur l'analyse de sédiments prélevés il y a plus de 50 ans et qui avaient été perdus de vue pendant des années.
Selon une étude, publiée le 3 juin 2021 dans la revue scientifique Earth System Dynamics, une forte corrélation existerait entre les calottes glaciaires du Groenland et de l’Antarctique occidental, la forêt amazonienne, et la circulation océanique de l’Atlantique. Si l’un de ces éléments est bouleversé, un effet domino important pourrait avoir lieu.

2020

Une nouvelle étude dirigée par des chercheurs du Laboratoire de Climatologie de l’ULiège prévoit une fonte de la calotte du Groenland 60% plus importante que ce qui était prévu initialement. Le modèle MAR, développé également par l’ULiège avait été le premier à démontrer que la calotte du Groenland allait fondre davantage avec un réchauffement de l’Arctique en été.


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