« L’urgence est là, nous regardons ailleurs »
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2026
Le rapport d’une mission d’inspection interministérielle publié jeudi identifie quatre scénarios de dépollution de l’eau potable, représentant des surcoûts allant de 1,3 milliard à 5,7 milliards d’euros par an.
Les polluants éternels que nous répandons nous-mêmes sur nos champs Pour comprendre l’ampleur du problème, il faut remonter à un geste qui partait pourtant d’une bonne intention. Chaque année, des millions de tonnes de biosolides — ces boues issues du traitement des eaux usées municipales — sont épandues sur les sols comme engrais, souvent présentées comme une alternative naturelle aux produits pétrochimiques. Le hic, c’est qu’une grande partie de ces boues est contaminée par les PFAS. En croyant nourrir la terre, on l’a donc en réalité intoxiquée pendant des années.
Depuis plus d'un an, la consommation de l'eau du robinet est interdite dans une vingtaine de communes de la Meuse et des Ardennes en raison d'une pollution record aux Pfas. Alors que des alertes similaires aux polluants éternels se multiplient en France, les solutions pérennes peinent à émerger. En cause, les défis logistiques et les coûts astronomiques de la dépollution.
La dose journalière admissible dans l’eau et l’alimentation concernant le plus petit des Pfas est revue à la baisse par l’autorité de sécurité alimentaire européenne. Une reconnaissance des risques que présente cette substance omniprésente dans l’environnement.
Sur la base de nouveaux travaux scientifiques, l’Autorité européenne de sécurité des aliments a fortement abaissé ce mercredi 22 juillet la dose limite d’exposition de l’acide trifluoroacétique. De quoi ouvrir la voie à des contrôles plus stricts sur le continent.
Au Japon, des chercheurs ont mis au point une technique potentiellement révolutionnaire concernant les polluants éternels de type PFAS. L’innovation en question ne permet pas de les détruire directement mais de les traquer afin d’identifier leur origine exacte dans l’environnement. A quel niveau cette méthode pourrait changer la donne ?
Onderzoeksjournalist Yunus Aslan onderzocht wie opdraait voor de miljardenkosten van de PFAS-vervuiling. Terwijl vervuilende bedrijven buiten schot blijven, betaalt de bevolking de rekening via haar waterfactuur, belastingen én gezondheid.
Les PFAS (substances per — et polyfluoroalkylées) ont d’abord été célébrés comme une innovation industrielle, permettant notamment de lutter plus efficacement contre les incendies. Aujourd’hui, ils sont pourtant au cœur d’une crise sanitaire et environnementale mondiale. Les pompiers sont pris au piège d’un cycle infernal, entre le besoin de PFAS pour protéger les populations (et eux-mêmes !), l’exposition à ces composés dangereux, et la contribution au réchauffement climatique des gaz fluorés libérés lors des feux… qui aggrave en retour les risques d’incendie.
Des études confirment l’omniprésence d’un PFAS cancérogène en Haute-Savoie, terre historique du fabricant de poêles antiadhésives Tefal. Les niveaux de ce polluant éternel dépassent parfois les seuils sanitaires.
Début 2026, la France a interdit certains produits à l’origine de pollution aux perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées, ou PFAS. Cette évolution de la législation anticipe la réglementation européenne qui pourrait changer fin 2026, à la suite d’un projet de restriction déposé par plusieurs États européens et soutenu par la France. Deux comités consultatifs de l’Agence européenne des produits chimiques ont déjà livré des avis favorables au projet. Mais la transcription finale dans le droit européen devrait se jouer courant 2027.



