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Carbone
2026
2025 tutoie la barre de 1,5°C. La moyenne 2023-2025 la dépasse. Celle de la période 2025-2029 possède à ce stade 70% de chance de la franchir… Et de nombreux modèles climatiques prévoient l’arrivée d’un phénomène « réchauffant » El Nino dès 2026.
Les projets de compensation conçus pour permettre aux gros pollueurs de réduire le bilan de leurs émissions de CO2 sont en majorité pilotés par des entreprises étrangères. Ils couvrent un peu plus de 5 millions d’hectares.
Avec leur train de vie faste, les 1% les plus riches de la planète ont consommé la totalité de leur budget carbone annuel le 10 janvier, selon l’ONG Oxfam. De deux tonnes de CO2 par personne et par an, il doit permettre de limiter le réchauffement climatique à +1,5°C par rapport à l’ère préindustrielle.
Ce samedi 10 janvier, les plus grandes fortunes de la planète ont déjà relâché autant de CO2 que ce qu’ils auraient dû en un an, selon l’ONG Oxfam. L’homme le plus riche de France, Bernard Arnault, a lui dépassé ce seuil dès le 1er janvier.
Extraire le pétrole des immenses gisements du Venezuela : Donald Trump en rêve, mais c’est une mauvaise idée. Pollution, biodiversité ruinée, peuples opprimés... Reporterre fait le point sur cette véritable « bombe climatique ».
Dans une tribune au « Monde », Matthieu Auzanneau, directeur du think tank Shift Project et spécialiste des questions pétrolières, montre que l’Europe peut encore échapper à la vassalisation à condition de miser avec lucidité sur ses faibles sources domestiques d’énergie décarbonées, renouvelable et nucléaire.
2025
Le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières entre en vigueur dans l’UE le 1ᵉʳ janvier. Bruxelles a élargi, en décembre, le champ d’application de ce dispositif, qui impose une taxe aux importations des produits industriels les plus polluants. Censé protéger l’Europe de la concurrence, il est jugé insuffisant par de nombreux industriels.
La forêt amazonienne serait en train d’évoluer vers un état « hypertropical » à mesure que les sécheresses deviennent plus longues, plus fréquentes et plus intenses, selon une étude — des conditions qui ne se seraient pas produites sur Terre depuis des dizaines de millions d’années. Il s’agit d’un état au cours duquel les arbres sont soumis à un stress exceptionnel augmentant significativement leur mortalité et entravant leur capacité à séquestrer du carbone. Ces conditions pourraient se multiplier même pendant la saison des pluies si le rythme de réchauffement climatique actuel persiste.
Dans le Grand ouest, plusieurs cimentiers et chaufourniers projettent de décarboner leurs industries en capturant le CO2 produit avant de l’enfouir sous la mer du Nord. Cinq départements sont concernés. Vert fait le point sur ce projet à 2,5 milliards d’euros, qui pose de nombreuses questions écologiques.
Il y a quelques mois Google annonçait des chiffres très encourageants au niveau de la consommation de l’IA en eau et en énergie. Cependant, un chercheur néerlandais a passé en revue ces estimations avant de réaliser sa propre analyse. Selon l’intéressé, le géant étasunien s’est lourdement trompé.
L’hydrogène bas carbone est considéré comme un vecteur d’énergie propre. Mais une fois de plus, les choses ne sont pas aussi simples. Des chercheurs nous expliquent aujourd’hui pourquoi nous ne devons pas faire aveuglément confiance à cette toute petite molécule.
C'est un virage qu'il faudra tous prendre : dès 2026, les installations au mazout ou au charbon seront interdites en Wallonie, dans tous les bâtiments neufs. Le gaz reste toléré, mais plus pour très longtemps : l'objectif est clair, décarboner le bâtiment, un secteur qui pèse encore très lourd dans les émissions de CO2.
La consommation d'énergies fossiles en Chine plafonne en raison d'une part croissante de l'électricité dans la consommation d'énergie finale, et d'une part croissante des énergies bas-carbone dans le mix électrique (notamment solaire, puis éolien dans une moindre mesure, puis nucléaire, voir autre graphique en commentaire). La part croissante d'énergies variables est jugulée par un déploiement massif de batteries de stockage (voir encore un autre graphique en commentaire).
Le gouvernement a présenté vendredi sa Stratégie nationale bas carbone (SNBC) à horizon 2030 et 2050, une feuille de route attendue depuis deux ans. Plutôt que d’annoncer de nouveaux moyens pour atteindre les ambitieux objectifs climatiques édictés au niveau européen, il a opté pour une approche technosolutionniste et fait des clins d’œil à l’extrême droite.
Les feux de forêt ont entraîné en 2025 le niveau d’émissions de carbone le plus élevé jamais enregistré depuis le début des relevés, il y a 23 ans, selon le service climatique du programme européen Copernicus. Au total, pas moins de treize mégatonnes de carbone ont été rejetées dans l’atmosphère.
Le Canada a besoin de se diriger vers une économie carboneutre et les secteurs de la biomasse ont un rôle clé à jouer dans cette transition.
À la COP30, Européens et Chinois n’affichent qu’une coopération minimale autour de l’Accord de Paris. Derrière une convergence de façade se dessinent deux trajectoires opposées. L’Europe tente de renforcer sa résilience énergétique ; la Chine cherche à consolider son ascension et à redéfinir les rapports de force du monde bas carbone. Comprendre le « comment » et le « pourquoi » de cette divergence est devenu indispensable pour anticiper les trajectoires industrielles et géoéconomiques qui détermineront qui produit, qui dépend et qui décide.
Souvent présenté comme un levier indispensable pour décarboner nos économies, le numérique est loin d’être une solution miracle. Derrière ses promesses techniques et économiques se cachent des coûts environnementaux et humains croissants. La planète ne bénéficiera pas nécessairement d’une numérisation massive qui risque, au contraire, d’aggraver notre dépendance en termes de et d’énergie.
Il est désormais officiel que l’objectif de 1,5 °C fixé par l’Accord de Paris sera dépassé. Pourtant, ce seuil reste essentiel pour la stabilité de la planète, et les climatologues recommandent de le viser à long terme. Chaque dixième de degré supplémentaire nous ferait entrer davantage dans une « météo de science-fiction ». Les experts soulignent également les risques de points de bascule climatiques irréversibles, comme l’effondrement de la circulation océanique ou la disparition des récifs coralliens, et demandent que leur prévention soit clairement poursuivie. Le scientifique Tim Lenton appelle à agir d’urgence pour éviter un enchaînement de catastrophes.
Une étude conduite par l’association Bloom, avec The Shift Project, évalue les émissions de gaz à effet de serre du secteur de la pêche maritime à 0,2 % du total de l’empreinte carbone de la France.
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Ils publient sur les réseaux de Jean-Marc Jancovici : Adrien Couzinier, Cyrus Farhangi D’autres références : Adrien Couzinier, Cyrus Farhangi



