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2026
Vous servez-vous un grand verre d’eau fraîche en cette douce période estivale, pensant vous hydrater sainement sans l’ombre d’un doute ? Avec la chaleur qui s’installe ces jours-ci, le réflexe du mitigeur est grandement plébiscité. Pourtant, entre les récents scandales liés aux polluants éternels, aux résidus de pesticides et aux gaz toxiques divers, notre eau courante n’a pourtant jamais semblé aussi mystérieuse et potentiellement menaçante. Face à cette inquiétude grandissante, parfaitement justifiée, qui touche la quasi-totalité du territoire, il est légitime de se demander ce qui coule réellement de notre propre robinetterie. L’heure n’est pas au fatalisme, bien au contraire. L’objectif est aujourd’hui de s’informer sereinement, sans culpabiliser, pour mieux reprendre la main sur sa consommation quotidienne d’eau potable et protéger les siens tout au long de l’été.
Le lancement par Emmanuel Macron de «concertations» pour accélérer sur la consigne des bouteilles en plastique, annoncé mi-mai, n’a pas convaincu les ONG spécialistes du sujet. Dans cette tribune à Vert, elles proposent des solutions pour réduire l’utilisation des emballages en polymère, lutter contre cette pollution et prévenir les conséquences sanitaires.
Le lac Baïkal contient à lui seul 20 % de toute l’eau douce liquide de la surface terrestre. Plus d’eau que les cinq Grands Lacs américains réunis. Assez pour alimenter l’humanité entière pendant 40 ans si toutes les autres sources venaient à disparaître. Ce réservoir exceptionnel, vieux de 25 millions d’années, est aussi l’un des écosystèmes les plus uniques et les plus fragiles de la planète — et il est aujourd’hui sous pression.
D’ici 2030, l’intelligence artificielle pourrait consommer autant d’eau que l’ensemble de la population mondiale en boit chaque année. Un rapport des Nations Unies brise un mythe tenace : non, les gains d’efficacité des modèles d’IA ne réduiront pas leur impact environnemental. Au contraire. Un principe économique vieux de deux siècles explique pourquoi la situation risque de s’aggraver bien plus vite que prévu.
La contamination de l’eau potable aux PFAS met les communes en grande difficulté : elles doivent gérer une pollution dont elles ne sont pas à l’origine. Une situation qui relance le débat sur le principe du pollueur-payeur et sur la protection sanitaire des populations exposées.
Depuis le début de l’année, l’analyse des «polluants éternels» dans l’eau potable est obligatoire en France. Pourtant, plus du tiers des réseaux de distribution d’eau n’ont toujours pas de données à jour. Vert a conçu une carte interactive pour vous permettre de savoir si votre eau du robinet est polluée aux PFAS.
Il est partout, dans l’eau du robinet, nos céréales, nos pâtes : le TFA franchit un nouveau seuil d’alerte. L’Europe vient de classer le plus petit des «polluants éternels» parmi les substances présumées toxiques pour la reproduction. On vous explique.
Islamabad a annoncé qu’il considérerait toute modification du débit des cours d’eau comme «un acte de guerre».
Jean-Louis Ledeux multiplie les casquettes – et les risques de conflits d’intérêts potentiels. Vert révèle que les activités de sa société sont examinées dans le cadre d’une enquête sur de possibles drainages irréguliers de zones humides. Des pratiques suspectées d’être menées à grande échelle dans un territoire éprouvé par la sécheresse et les tensions sur le partage de l’eau.
Contrairement à d’autres pays, la France ne laisse pas la répartition de l’eau à la seule loi du marché, en confiant cette prérogative à des organismes locaux. Mais ce système est souvent critiqué pour son opacité et son déséquilibre à l’égard des nouveaux agriculteurs.
Quelques jours après l’adoption d’un projet de loi d’urgence agricole, une quarantaine d’associations et la Confédération paysanne ont organisé un rassemblement pour dénoncer la politique du gouvernement en matière d’eau et ses concessions aux syndicats agricoles majoritaires.
4 000 personnes se sont rassemblées à Rennes dimanche pour défendre l’eau, à l’appel d’un collectif d’associations et d’ONG environnementales. En toile de fond, le blocage par certains syndicats agricoles d’une mesure inédite en matière de protection de la ressource face aux pesticides. Vert s’est rendu dans la capitale bretonne.
Sur la totalité de l’eau présente sur Terre, 97,5 % est salée, cantonnée dans les océans et les mers. L’eau douce ne représente que 2,5 % de l’eau mondiale, soit environ 35 millions de kilomètres cubes, et la majorité (69 %) de cette infime fraction reste inaccessible, piégée dans les glaciers et les calottes polaires. Ce chiffre, confirmé par le Rapport mondial des Nations Unies sur l’eau (UNESCO), change radicalement la façon dont on devrait regarder le robinet de sa cuisine.
Si l’eau en générale est très abondante sur Terre, l’eau douce est beaucoup plus rare et sa répartition est inégale. Pourtant, celle-ci est vitale pour les humains. Dernièrement, une infographie a permis de lister les pays les plus gros consommateurs d’eau douce au monde par an et par habitant. Les usages principaux sont l’agriculture et l’industrie, loin devant la consommation des foyers.
Face à la polémique et aux inquiétudes liées aux fortes chaleurs attendues pendant le Mondial 2026, la Fifa a finalement autorisé les spectateurs à apporter une bouteille d'eau en plastique dans les stades.
L’acide trifluoroacétique aussi appelé TFA est un tout petit PFAS, extrêmement stable et donc particulièrement persistant dans l’environnement. Comme il est très mobile et très soluble dans l’eau, il se retrouve dans tous les milieux. En outre, les procédés habituels de traitement de l’eau potable ne peuvent pas éliminer le TFA.
240 000. C’est le nombre de particules de plastique qu’une équipe de l’université Columbia a dénombré dans un seul litre d’eau en bouteille. Publiée en janvier 2024 dans la revue scientifique PNAS, l’étude révèle des quantités jusqu’ici insoupçonnées de minuscules particules de plastique dans l’eau embouteillée. Un chiffre qui renverse une conviction profondément ancrée : celle que la bouteille, c’est la garantie de boire propre.
Le Pakistan a assuré jeudi que des projets indiens sur des cours d'eau transfrontaliers pourraient "faire de l'eau une arme" et violeraient un traité majeur entre les deux voisins, menaçant New Delhi de représailles. L'Inde a annoncé deux projets distincts cette année et affirme être dans son droit concernant les eaux qu'elle contrôle, bien que ses initiatives puissent impacter son voisin. Elle a déclaré l'an dernier suspendre le traité sur les eaux de l'Indus, qui régit l'utilisation des cours d'eau dont dépendent des centaines de millions de personnes, au moment où les deux voisins dotés de l'arme nucléaire étaient au bord d'un conflit armé.
Dans une lettre ouverte au gouvernement, la conférence nationale des unions régionales des professionnels de santé met en avant la menace que représente la pollution de l’eau potable par les pesticides, les PFAS et les microplastiques. La Fondation pour la recherche médicale interpelle également les pouvoirs publics sur la nécessité de tenir compte des liens entre santé et environnement
La conférence des Unions régionales des professionnels de santé libéraux s’alarme sur la pollution chimique – pesticides, Pfas, microplastiques – qualifiée de «menace systémique», qui a conduit 19 millions de personnes à consommer au moins une fois de l’eau non conforme en France en 2024.
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Ils publient sur les réseaux de Jean-Marc Jancovici : Adrien Couzinier, Cyrus Farhangi D’autres références : Adrien Couzinier, Cyrus Farhangi



