Jean-Marc Jancovici

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2026

Encore très marqué par la catastrophe de Fukushima en 2011, le Japon tente de revenir à un « usage maximal » du nucléaire. Evidemment, ceci va de paire avec la recherche de nouveaux sites de stockage définitif pour le combustible usé. Dernièrement, le gouvernement nippon a identifié une île inhabitée perdue dans l’océan Pacifique qui pourrait accueillir un de ces sites sensibles. Une étude préliminaire devrait bientôt débuter.
L’idée que nous vivons les « derniers jours » n’est plus l’apanage de quelques prédicateurs isolés. Une étude menée par l’Université de Colombie-Britannique révèle qu’un tiers des Américains et des Canadiens sont persuadés que l’apocalypse surviendra de leur vivant. Loin d’être anecdotique, cette conviction influence radicalement la manière dont une partie de la population réagit face aux crises climatiques, aux pandémies ou à la menace nucléaire. Et contre toute attente, ce sont les plus jeunes qui sont les plus pessimistes.
La semaine qui a suivi le séisme du 11 mars 2011 au Japon, cinq unes de «Libération» ont été consacrées à cet événement aux conséquences dévastatrices. Plongée dans plusieurs de ces numéros emblématiques qui ont marqué ceux qui les ont fabriqués.
Quinze ans après l’accident nucléaire de Fukushima survenu le 11 mars 2011 après un tsunami dévastateur dans la région, le réalisateur Thomas Licata est retourné au Japon, filmer le retour des habitants sur place. La zone est rouverte au public depuis 2017 et l’État tente d’y attirer de nouvelles familles à coups d’incitants financiers. Mais la région n’est pas très attractive. C’est ce que l’on découvre dans l'épisode 2 du podcast "Retour à Fukushima".
Face au défi du stockage des déchets nucléaires, le pays envisage d'utiliser une île déserte du Pacifique.
Une quarantaine de représentants d'États sont reçus mardi à Paris pour un sommet dédié à la relance du nucléaire civil. Désavoué depuis la catastrophe de Fukushima en 2011, l'atome connaît un regain d'intérêt partout dans le monde, porté par les enjeux de souveraineté énergétique ou encore la nécessité de décarboner l'énergie.
En mars 2011, la catastrophe de Fukushima bouleversait le Japon. Quinze ans plus tard, les opérations de décontamination ont progressé, mais le retour à la normale reste incertain. Comment fixer le curseur de ce que serait un niveau de décontamination suffisant ? Les populations déplacées reviennent-elles vivre dans les villages évacués ? L’enjeu n’est plus seulement environnemental, il est également social, et révèle des fractures territoriales profondes.
À Washington, les planificateurs militaires étudient une option à haut risque : le déploiement de forces spéciales au sol pour sécuriser le stock d’uranium hautement enrichi de l’Iran. Depuis la destruction des sites de Natanz et Fordow lors du conflit de juin dernier, l’incertitude plane sur la localisation exacte de 441 kilogrammes de matériau de qualité militaire. Pour Donald Trump, l’enjeu est désormais d’identifier et de neutraliser ces 16 cylindres métalliques avant qu’ils ne soient transformés en une dizaine d’ogives nucléaires.
Het zijn moeilijke tijden voor vrede en veiligheid. Het laatste nucleaire wapenbeheersingsverdrag is donderdag 5 maart afgelopen. Bovendien stuurt de militaire lobby in Europa ook steeds meer aan op het snel uitbreiden van “vreedzame” kernenergie.
Le conflit entre l’Iran et Israël vient de franchir un seuil de tension inédit. Dans une déclaration qui fait l’effet d’une détonation diplomatique, Téhéran a ouvertement menacé de frapper le site de Dimona, le cœur battant et ultra-protégé du programme nucléaire israélien. Cet avertissement, lancé en réponse aux stratégies occidentales de « changement de régime », place désormais l’installation la plus secrète du désert du Néguev au centre d’une escalade militaire sans précédent. En visant ce sanctuaire, la République islamique s’attaque au pilier de la survie stratégique d’Israël, transformant une guerre de l’ombre en un face-à-face atomique potentiel.
Le 3 mars 2026, la base spatiale de Vandenberg en Californie a été le théâtre d’un événement spectaculaire et hautement stratégique. Sous le nom de code « Glory Trip 255 », l’US Air Force a procédé au lancement d’un missile balistique intercontinental (ICBM) LGM-30G Minuteman III. Bien que non armé, cet engin de 36 tonnes a traversé l’océan Pacifique à une vitesse vertigineuse pour valider la précision chirurgicale de la force de frappe américaine. Au-delà de la simple routine, cet essai a révélé une configuration rare à deux véhicules de rentrée, envoyant un signal clair sur la fiabilité d’un système qui, malgré son âge, reste le pilier terrestre de la triade nucléaire des États-Unis.
"Nous prendrons les mesures qui s'imposent", a déclaré le Kremlin.
Le Conseil des gouverneurs de l'AIEA a adopté jeudi une résolution, malgré l'opposition inédite des Etats-Unis, pour exprimer sa "préoccupation" face aux "attaques répétées et intensifiées contre les infrastructures énergétiques de l'Ukraine", qui représentent une "menace pour la sûreté nucléaire", selon des diplomates. Depuis l'invasion russe de l'Ukraine en 2022, il s'agit de la première résolution adoptée par cette instance de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) sans les Etats-Unis.
Le Japon envisage d'utiliser une île déserte et reculée de l'océan Pacifique, située à près de 2.000 kilomètres de Tokyo, comme site d'enfouissement de déchets nucléaires, ont indiqué des responsables gouvernementaux. A l'heure où l'atome civil a de nouveau le vent en poupe à travers le monde, trouver des sites de stockage définitif pour le combustible usé, potentiellement dangereux pendant des dizaines de milliers d'années, constitue un épineux défi.
Aperçu sur un chantier naval chinois, le sous-marin nucléaire d’attaque Type 095 semble être en cours d’armement et devrait bientôt arpenter les océans. Au-delà des innovations importantes caractérisant cet engin, il s’agit pour la Chine de se rapprocher de la puissance maritime des Etats-Unis dans le Pacifique. Par ailleurs, le Type 095 fait parler de lui dans un contexte actuel de tensions à l’échelle régionale.
Depuis quatre ans, Zaporijia, la plus grande centrale nucléaire d’Europe, est occupée par les forces armées russes. L’association ukrainienne de défense des droits humains Truth hounds vient de sortir un rapport pour documenter les exactions sur les civil·es et les employé·es du site. Elle dénonce des crimes de guerre et une menace constante sur la sûreté nucléaire.
Fears US-Israeli onslaught could lead regime to push for bomb or embolden other groups to steal uranium stockpile
Le 2 mars 2026, depuis la base opérationnelle de l’île Longue, dans le Finistère, Emmanuel Macron a présenté une actualisation de la doctrine française de dissuasion nucléaire. En annonçant une augmentation du nombre d’ogives et une participation accrue des partenaires européens, le chef de l’État concrétise l’européanisation de la dissuasion qu’il avait appelée de ses vœux en 2020 et formalise un nouveau cadre, la « dissuasion avancée ». Une inflexion qui redéfinit la place de la France dans l’architecture stratégique européenne.
La France et l’Allemagne ont mis en place un « groupe de pilotage nucléaire de haut niveau », qui doit servir de cadre « pour le dialogue doctrinal et la coordination de la coopération stratégique », ont affirmé les deux pays dans une déclaration conjointe rendue publique après le discours d’Emmanuel Macron.
La Belgique va coopérer avec la France à sa dissuasion nucléaire avancée. Le Premier ministre Bart De Wever l’a confirmé avec sept autres partenaires européens. On est encore loin d’une dissuasion européenne, mais c’est un signal envoyé aux potentiels rivaux, et aussi aux États-Unis.

Ils publient sur les réseaux de Jean-Marc Jancovici : Adrien Couzinier, Cyrus Farhangi D’autres références : Adrien Couzinier, Cyrus Farhangi